38 témoins
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303 critiques spectateurs

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lilyzab
lilyzab

26 abonnés 172 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 mai 2018
J'ai eu du mal avec ce film comme avec les critiques qui en parlent parce que je constate o combien l'être humain réagit de façon différentes face à la situation dramatique du meurtre devant des témoins qui ne bougent pas ! les sensibilités sont très diverses et parfois les "peu sensibles me font peur".
Quand je lis dans une critique : la culpabilité de Yvan Attal est peu crédible je me demande alors ce que celui qui a écrit cela peut trouver de crédible dans la vie, dans les drames ......Assister à un meurtre ne laisse pas indemme (normalement)... aussi, même si je trouve la réalisation parfois pénible ( le début par exemple et ses multiples plans interminables sur le cargo...) néanmoins je trouve que le ton du film est juste par rapport à la situation , et pousse à s'interroger sur la lâcheté des humains.
Moi je m'interroge : l'amour survit il à la lâcheté??
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 août 2025
Une jeune fille est assassinée dans un quartier habité, 38 habitants d’un immeuble voisin disent tous n’avoir entendu sauf un, pourquoi ? Question principale du film auquel le réalisateur n’apporte finalement pas de réponse, car il ne juge pas, il ne fait que montrer la lâcheté de l’être humain sans jamais devenir moralisateur. Bien que le film soit imparfait, dû à un casting inégal et à des dialogues manquant parfois de naturel, il n’en reste pas moins saisissant, et même s’il ne démontre rien, interloque clairement le spectateur.
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 mars 2012
Le Havre semble être à la mode au cinéma en ce moment. Je n'ai entendu parler de ce film que quelques jours avant sa sortie en voyant par hasard une bande annonce au cinéma, et j'ai été intrigué. Je pensais que ça allait être une sorte de 12 hommes en colère, ou bien un thriller, un truc avec un complot, sauf que le sujet est bien plus original que ça.
On a un film qui se bonifie avec la durée, le début est très calme, (enfin tout le film est très lent), c'est assez planant, lancinant avec cette musique très simple que j'aime beaucoup, et on se demande un peu ce qui se passe, et puis au fur et à mesure du film on comprend de quoi ça peut bien parler, j'avoue qu'au départ ça ne me semblait pas forcément très clair, et puis ça se clarifie jusqu'à ce qu'on comprenne complètement le sujet du film qui est en fait extrêmement pessimiste, enfin réaliste.
Ce film parle de l'indifférence ordinaire, de la lâcheté de l'être humain, et je pense que le pire dans tout ça, c'est qu'on ne peut pas forcément contredire le film, qu'il est très bien écrit, nous spectateurs sommes comme Sophie Quinton, on est spectateur, on n'était pas là lors du crime, on n'a rien pu faire, et on voit ces gens qui eux auraient pu faire quelque chose, mais qui n'ont rien fait.
Le film arrive à dire des choses vraiment intéressantes là dessus, que ça soit sur la culpabilité (très bien signifiée dans le film), ou bien sur le genre humain et pourquoi il ne faut pas le juger, même si c'est atroce.
Le film est aussi très bien joué, ils ont tous des visages fatigués, que ça soit Attal ou bien Feroleto, on sent qu'ils n'en peuvent plus, qu'il y a des choses qui les rongent.
Je suis ravis que ça ne soit pas un polar ordinaire, mais un film sur la loi du silence, et le pire dans tout ça c'est qu'on ne peut pas dire qu'on aurait pas fait pareil, qu'on aurait appelé la police, et ça c'est dur.
Le film est aussi bien mis en scène, avec un certain détachement, il n'y a pas de compassion pour eux, et pas forcément de jugement, leurs actes (ou l'absence d'acte) parlent d'eux même.
Et la fin est assez terrible.
Je pense que c'est un bon film, intéressant, bourré de bonnes idées.
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 16 mars 2012
Après Disco, La Fée et Le Havre, cette ville de Normandie est décidemment très à la mode au cinéma. Pourtant rien de sexy ni d’attrayant dans cette ville morne et triste. C’est sans doute ce qui la rend si cinématographique. Pour son nouveau film Lucas Belvaux plante donc sa caméra sur cette désormais fameuse Rue de Paris au Havre. Après la réussite du formidable triptyque Un couple épatant Cavale Après la vie, le très honnête La raison du plus faible et le très moyen Rapt, ce 38 témoins nous laisse un peu mitigé. Il traite des côtés les plus sombres de l’âme humaine, la peur, la culpabilité et surtout la lâcheté. Il nous entraine pour cela dans un fait divers sordide ayant vraiment eu lieu dans les années 60 aux USA. L’idée de départ est très bonne mais le tout est vraiment fait d’une manière très lourde...
La suite sur : http://lecinedefred2.over-blog.fr/article-38-temoins-101692496.html
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 mars 2012
Le Havre : cette charmante cité balnéaire semble être devenue la ville préférée des réalisateurs étrangers tournant en France. En effet, depuis un an, cette ville a été le décors de "La Fée" (un des 3 réalisateurs est belge, une autre australienne), de "Le Havre" de Kaurismaki, finlandais et, maintenant, de "38 témoins" du belge Lucas Belvaux. Le scénario de ce film s'inspire du roman "Est-ce ainsi que les femmes meurent ?" de Didier Decoin, roman lui-même inspiré par l'affaire Kitty Genovese qui eut lieu à New-York en 1964. Le fait divers, le roman, le film, c'est une histoire de lâcheté : une jeune femme qui se fait assassinée par une nuit d'hiver et, dans les immeubles alentour, 38 personnes qui prétendent n'avoir rien vu, rien entendu. Jusqu'au moment où Pierre, l'un d'eux, finit par craquer et par soulager sa conscience en allant tout raconter à la police. Louise, sa compagne, qui n'était pas là la nuit du drame, a du mal à suivre son comportement. Sont aussi "convoquées" dans le film, face à cette lâcheté contagieuse, la police, la justice et la presse. Le début du film est très fort, très tendu. Lucas Belvaux excelle à filmer les énormes bateaux porte-containers et les quais du port. Au bout d'une demi-heure, le film se met à ronronner, Pierre devient bavard, trop bavard. Il souffre et cherche à le faire savoir. Heureusement, cette période ne dure qu'une demi-heure et le film retrouve une grande force. Yvan Attal, qui joue Pierre, semble moins crédible que d'habitude : rappelons nous "Rapt" du même Lucas Belvaux. Par contre, Sophie Quinson, qui joue le rôle de Louise, est excellente. Aucun problème avec la journaliste Nicole Garcia, le flic François Feroleto et le procureur Didier Sandre : on croit à leurs personnages. En résumé, il est dommage que Lucas Belvaux ait cru bon d'en rajouter une couche dans la rédemption de Pierre. Ce film qui est globalement plutôt bon et intéressant eut été excellent sans ces quelques excès.
norman06

425 abonnés 1 823 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 mars 2012
Lucas Belvaux frappe encore fort dans cette chronique judiciaire et sociale, synthèse de ses
précédents films. Le faux semblant de la réalité fait écho à sa trilogie, et on retrouve tant le naturalisme stylisé de "La raison du plus faible" que la trame policière subtile de "Rapt".
vidalger

378 abonnés 1 311 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 mai 2014
A partir d'un sujet plutôt intéressant (tous des lâches?), Lucas Belvaux nous donne une leçon de morale appuyée et même lourdingue. Pour faire plus Simenon, on a pris un décor gris et déshumanisé (est-ce la même ville que celle de Kaurismäki?) et pour faire plus Hitchcock, on a pris le très sombre Attal. Mais ce n'est pas James Stewart! Remplacer tout sourire par une grimace amère, toute phrase aimable par un silence signifiant ne suffit pas à faire un film noir, d'autant qu'ici le suspens a du mal à nous ébouriffer. Le film peine à démarrer entre un fait divers sordide, une histoire d'amour finissante et un documentaire sur le travail portuaire. Pour les patients, le film finit par nous intéresser dans sa dernière demi-heure: la reconstitution du crime, les dialogues un peu théâtraux mais donnant enfin du sens à toute cette histoire nous montrent la voie qu'aurait pu prendre ce film où on a privilégié l'esthétisme au détriment de l'histoire et du cinéma. Bravo à Sophie Quinton qui réussit à tirer son épingle du jeu.
pierre72
pierre72

162 abonnés 367 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 mars 2012
Une jeune femme se fait sauvagement assassiner vers 3 heures du matin dans une des artères principales du Havre. Visiblement, personne n'a rien vu, rien entendu. Seulement Pierre, bourré de remords, avoue à la police que ce soir là des cris horribles l'ont réveillé et qu'il a vu la victime tituber et s'effondrer. L'enquête est relancée, révélant que finalement 38 personnes avaient préféré le silence...
A partir de ce thème de société fort, la lâcheté, le silence devant le drame, Lucas Belvaux avait un sujet en or. Malheureusement, il est passé à côté, la faute à un scénario lourdingue, donnant la vedette à un couple peu crédible.
Prenons, Pierre, Yvan Attal, comme d'habitude taciturne et renfermé, est une boule de souffrance, n'osant pas avouer ce qu'il a vu cette terrible nuit. C'est un taiseux mais dès qu'il doit argumenter un peu, on se croirait dans une tragédie de Corneille. On a droit à l'emphase, à la psychologie profonde, aux tourments exarcébés. C'est vite grotesque, peu approprié à l'action. Les rapports avec sa fiancée (Sophie Quinton) sont de la même eau. Absente la nuit du drame, elle pressent beaucoup de choses (trop à mon avis) et son comportement la fait ressembler à une future sainte à canoniser.
Devant tant de lourdeur, le spectateur décroche un peu. Heureusement, le personnage de la journaliste fouille-merde, jouée par Nicole Garcia (très bien) et le procureur soucieux de maintenir l'ordre public (Didier Sandre) amènent un point de vue beaucoup plus juste et plus intéressant.
Lucas Belvaux, par contre, a réussi une reconstitution du crime glaçante et sidérante, moment très fort du film. Remarquablement mise en scène, montée au cordeau, dialoguée au plus précis, elle synthétise admirablement le propos du film.
La fin sur le blog
http://sansconnivence.blogspot.fr/2012/03/38-temoins-de-lucas-belvaux.html
DarioFulci
DarioFulci

130 abonnés 1 412 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 août 2012
L'indifférence ordinaire. Voilà le sujet principal de ce polar noir, très bien construit et réalisé. Les témoins oculaires d'un meurtre préfèrent se taire plutôt que de s'engager. Une lâcheté qui peut s'appliquer à tout. Incapacité à défendre un point de vue, à s'engager sentimentalement, politiquement... Un constat plutôt pessimiste et clairement effrayant. Lucas Belvaux dénonce frontalement la peur de s'exposer. Même lorsqu'il s'agit de la mort d'une personne. Une société égoïste et poltronne, parfait terrain pour cultiver les angoisses à des fins pas toujours bienveillantes. Le film a des airs un peu trop didactiques et théâtraux, mais le sujet est passionnant et l'ensemble très bien maîtrisé.
Patrick Braganti
Patrick Braganti

101 abonnés 425 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 mars 2012
Plus qu’un polar classique, le réalisateur belge de Rapt livre une sorte d’œuvre intimiste et philosophique, où dominent les thèmes de lâcheté, de culpabilité et d’indifférence, mais aussi et plus étonnamment ceux de la relation du couple formé par Pierre et Louise. Cette multiplication de sujets rend bancal l’ensemble qui souffre avant tout d’incohérence, alternant les scènes silencieuses (les plus réussies mais de plus en plus rares) et les conversations très écrites entre les différents protagonistes (Pierre, Louise, la voisine ou encore la journaliste) qui sonnent plutôt faux et enferment le film dans une psychologie lourde et sans intérêt. Pourtant Lucas Belvaux fait preuve d’un talent de metteur en scène indéniable, hormis justement lors des échanges tendus entre le pilote et sa future femme platement filmés en champ contrechamp. La première demi-heure est ainsi prometteuse avec le motif de l’imposant navire se présentant sur les côtes havraises, distillant une inquiétude latente annonciatrice d’un dérèglement à venir. Loin de la vision colorée de Kaurismaki (Le Havre) et encore plus fantaisiste de La Fée (par la triplette Abel/Gordon/Romy), le réalisateur de La Raison du plus faible opte pour des tonalités froides et grises, sachant tirer profit de la structure géométrique du deuxième port français. Un entrelacs de lignes droites et perpendiculaires qu’on retrouve dans les panneaux muraux de l’appartement de Pierre et Louise.

Peut-être le sujet auquel s’est attaqué Lucas Belvaux était-il trop vaste, le choix personnel et courageux d’une forme hybride entre thriller et œuvre psychologique pas complètement assumé, n’évitant pas une simplification manichéenne, toujours est-il que l’impression générale demeure partagée. On saisit par bribes et par instants plus qu’on ne la voit réellement à l’écran l’ampleur du projet qui finit par patiner sur l’avenir compromis du jeune couple. Irrégulier, inabouti et inutilement explicatif dans la scène finale, même si celle-ci est particulièrement bien organisée, 38 témoins déçoit un peu de la part d’un cinéaste qu’on a beaucoup aimé jusqu’alors.
stanley
stanley

83 abonnés 769 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 mars 2012
38 témoins est assez déceptif. Une déception relative mais au vu de la réussite de tous ses films précédents, on ne peut recevoir le film, très plat, qu'avec ennui. Lucas Belvaux semble hésiter entre plusieurs thèmes (la culpabilité, le remord, la ville, l'intrigue policière, la vie de couple, les failles de la presse, celles de la justice) sans en approfondir un seul. Le film reste toujours en surface, trop distancié dans son propos, sans la moindre altérité. Certes, les interprétations sont bonnes (soulignons celles de Natacha Régnier très lumineuse qu'on aurait pu mettre à la place de Sophie Quinton) mais on ressent une certaine gêne, un manque d'investissement. La mise en scène, avec la répétition de ces facades d'immeubles, tourne à vide. On reconnaît d'ailleurs bien le style de Lucas Belvaux mais les gros plans sont trop présents malgré les impressionnants bâteaux... Une scène sublime cependant : celle de la reconstitution du meurtre qui est d'un grand impact émotionnel. C'est très peu pour un film si ambitieux dont la volonté de montrer le remords par les seules visions de l'homme à la fenêtre et celle de la reconstitution est un peu juste. 38 témoins est juste moyen, sans vértiable originalité.
Misoramengasuki
Misoramengasuki

79 abonnés 399 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 avril 2012
Un film honorable, dominé par le jeu tout en intériorité d’Yvan Attal et à qui propose en outre des plans remarquables sur la ville du Havre et son port. On peut toutefois regretter que l’intérêt dramatique du sujet n’ait pas été exploité à fond: Lucas Belvaux s’intéresse davantage à la dynamique du couple Attal – Quinton qu’aux fameux "38 témoins", ou plutôt "non-témoins", sommairement présentés comme lâches et hypocrites, alors que le phénomène est plus subtil que ça. "Est-ce ainsi que les femmes meurent ?", le livre de Didier Decoin dont s’inspire le film, est tiré lui-même d’un fait divers réel, le meurtre de Kitty Genovese à New York en 1964, qui est devenu un classique de la psychologie sociale concernant l’inertie collective: plus il y a de témoins potentiels, plus chacun est individuellement tenté de s’abriter derrière la masse et d’attendre qu’un autre fasse le premier pas. Ce phénomène et les questions qu’il engendre ne sont malheureusement qu’effleurés dans le film. Côté comédiens, on retiendra les belles prestations de Natacha Régnier, trop rare à mon goût depuis quelques années, et de Didier Sandre. En revanche, Sophie Quinton n’impose pas grand-chose.
rocky6
rocky6

46 abonnés 1 867 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 avril 2014
Un très bon film qui traite avec justesse de la lâcheté humaine dans notre société ultra individualiste. Les acteurs sont très bons (mention spéciale à Yvan Attal qui incarne brillamment un homme rongé par les remords) et le scénario (inspiré d'un fait divers) est construit habilement.
Le film pose des questions et nous interpelle sur nos propres comportements.
A voir.
-Vinz-
-Vinz-

44 abonnés 240 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 mai 2012
Assez long à démarrer, ce film fini par apporter une réflexion intéressante et cruelle du comportement humain face à la peur.
Fbienne D
Fbienne D

16 abonnés 95 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 mars 2012
La réflexion est intéressante : aurions-nous fait quelque chose si quelqu'un avait hurlé, à plusieurs reprises, dans sa rue, à 3 heures du matin ? Mais j'ai trouvé les dialogues très théâtraux et les personnages assez peu convaincants. Le port du Havre et ses immenses bateaux étaient, par contre, magnifiquement filmés.
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