Note moyenne
3,8
6181 notes
En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
5
165 critiques
4
257 critiques
3
169 critiques
2
108 critiques
1
86 critiques
0
85 critiques
Trier par :
Filtrer par :
Toutes les notes
Je suis assez mitigé sur ce film certes le film et l'histoire sont poignants, puissants mais il y a des mots, des scènes qui ne me plaisent pas spécialement.
Un film "médical", avec de bons moments. Le sujet est très émouvant, hélas peu original. Mais le film n'est pas un chef d’œuvre, la voix of est énervante, la salade musicale contestable, et l’addiction des parents à la clope gênante (quel impact sur la santé du bébé ?). Les comédiens principaux sont très bons, comme les médecins (M. Pierlot en particulier).
« On va t’enlever la boule que tu as dans la tête » ou comment vivre le drame du cancer chez l’enfant. Du vécu malheureusement par les acteurs. C’est bouleversant malgré quelques lourdeurs et une BO – dont une belle chanson sur la solitude - parfois surprenante. Crises d’angoisse, moments de liesse... le couple va-t-il résister ?
Scènes irréalistes.
Ça fume et ça picole, pas très adapté pour un film qui parle de cancer.
Langage grossier par moment.
C'est mal joué et il y a des longueurs qui n'apportent rien à cette histoire.
Bref, pas de quoi en faire un bon film
Ça fume et ça picole, pas très adapté pour un film qui parle de cancer.
Langage grossier par moment.
C'est mal joué et il y a des longueurs qui n'apportent rien à cette histoire.
Bref, pas de quoi en faire un bon film
vraiment pas emballé par ce couple. quelques moments beaux mais j'ai eu beaucoup de mal à comprendre les réactions de ce couple bobo et très égoïste. le succès de ce film est uniquement du à cette situation médicale tragique mais je ne suis pas certain qu'il fallait en faire un film
La Guerre est déclarée aurait pu être un film écrasé par son propre sujet. Il choisit au contraire de le fuir, ou plutôt de le déplacer. Là où l’on attendait un récit douloureux sur la maladie, Valérie Donzelli propose une déclaration d’amour à la vie, au couple, au mouvement même du cinéma. Il y a dans La Guerre est déclarée quelque chose d’un peu désordonné, d’inégal, mais aussi d’irréductiblement vivant. Un film qui ne cherche pas la perfection, mais l’élan et qui, dans cet élan même, finit par toucher juste.
tire larmes un peu facile. Scénario sans surprise, film sans intérêt particulier. J'ai eu du mal l à rester jusqu'au bout.
Racontant la lutte d’un jeune couple face à la maladie de leur bébé, ce film est une œuvre touchante, respirant l’authenticité, que ce soit par son écriture ou par la fraicheur de ses comédiens, permettant ainsi au film de dégager une réelle sensibilité. Chargé en émotion sans jamais être mièvre, le long-métrage de Valérie Donzelli s’avère être une belle réussite.
Réalisé il y a maintenant une dizaine d'années, La Guerre est Déclarée, second film de Valérie Donzelli s'inspire d'une histoire en tous points authentique: celle du combat du jeune fils de la réalisatrice et de son compagnon (et partenaire à l'écran) Jéremie Elkaïm, contre une tumeur au cerveau, qui est apparue à l'âge de 18 mois.
A sa sortie, le film avait été controversé, il me semble, à cause de son dispositif novateur, mais il est vrai assez perturbant, qui consiste à fabriquer une sorte de thriller, de film à suspense, à partir d'un combat contre la maladie. La controverse pouvait tout à fait se comprendre, d'autant plus que l'on parlait d'une maladie mortelle -en l’occurrence le cancer du cerveau- qui guette de surcroît un trés jeune enfant.
Cependant, il faut bien reconnaître que le film gagne sur les deux tableaux, à la fois comme thriller et comme film intimiste et médical. Pour l'aspect thriller, la réalisatrice a vraiment mis les moyens, visuels et sonores (d'ailleurs la bande son est très bonne). Et pour ce qui est de l'émotion on est à l'opposé de la retenue, tout étant volontairement extériorisé, voir survolté. On est presque aux antipodes de la pudeur, telle qu'elle est habituellement montrée à l'écran.
Mais ce qui est vraiment fort dans La Guerre est Déclarée, c'est que tout le pathos et tous les artifices formels à l'écran ne nuisent jamais au réalisme du film. Qui, dans tout son aspect hospitalier, est vraiment criant de vérité. Et même s'il s'agit de la reconstruction d'un véritable vécu -et donc un travail d'archives et de mémoire-, ce n'en est pas moins impressionnant. En disant cela, je pense, outre les lieux et les ambiances, aux différents interprètes qui jouent les médecins (pédiatre, neurologue, puis enfin neurochirurgien). Tous sont criants de vérité. Avec une mention trés spéciale à Frédéric Pierrot, qui réussit à être tellement charismatique et convaincant dans son rôle de chirurgien sur qui tout repose in fine, que si l'on mettait un véritable professionnel à côté de lui, les gens les confondraient probablement. Il faut bien admettre que ce type de personnage de docteur, apportant sagesse et bienveillance aux autres, lui va vraiment à merveille, comme il le prouvera plus tard dans l'excellente série En Thérapie.
A sa sortie, le film avait été controversé, il me semble, à cause de son dispositif novateur, mais il est vrai assez perturbant, qui consiste à fabriquer une sorte de thriller, de film à suspense, à partir d'un combat contre la maladie. La controverse pouvait tout à fait se comprendre, d'autant plus que l'on parlait d'une maladie mortelle -en l’occurrence le cancer du cerveau- qui guette de surcroît un trés jeune enfant.
Cependant, il faut bien reconnaître que le film gagne sur les deux tableaux, à la fois comme thriller et comme film intimiste et médical. Pour l'aspect thriller, la réalisatrice a vraiment mis les moyens, visuels et sonores (d'ailleurs la bande son est très bonne). Et pour ce qui est de l'émotion on est à l'opposé de la retenue, tout étant volontairement extériorisé, voir survolté. On est presque aux antipodes de la pudeur, telle qu'elle est habituellement montrée à l'écran.
Mais ce qui est vraiment fort dans La Guerre est Déclarée, c'est que tout le pathos et tous les artifices formels à l'écran ne nuisent jamais au réalisme du film. Qui, dans tout son aspect hospitalier, est vraiment criant de vérité. Et même s'il s'agit de la reconstruction d'un véritable vécu -et donc un travail d'archives et de mémoire-, ce n'en est pas moins impressionnant. En disant cela, je pense, outre les lieux et les ambiances, aux différents interprètes qui jouent les médecins (pédiatre, neurologue, puis enfin neurochirurgien). Tous sont criants de vérité. Avec une mention trés spéciale à Frédéric Pierrot, qui réussit à être tellement charismatique et convaincant dans son rôle de chirurgien sur qui tout repose in fine, que si l'on mettait un véritable professionnel à côté de lui, les gens les confondraient probablement. Il faut bien admettre que ce type de personnage de docteur, apportant sagesse et bienveillance aux autres, lui va vraiment à merveille, comme il le prouvera plus tard dans l'excellente série En Thérapie.
Bien que l’approche soit parfois un peu excessive et grandguignolesque, ce film traite d’une façon originale, sur la forme, le thème éprouvant du cancer au cerveau chez le jeune enfant. Sur le fond, le récit est très linéaire et sans surprise. Quelques moments émouvants, sur de bien belles musiques, pour souligner les émotions.
Film tout en nuance et subtilité centré sur les rapports au sein d'un couple suite à la maladie de leur enfant. Très belle histoire d'amour. Je regrette que la réalisatrice ait fait l'impasse sur la période consécutive à la guérison de cet enfant. Cette période se limite à une voix "off" qui précise l'évolution de leurs rapport jusqu'à leur séparation. La dernière scène où ce couple est montré avec cet enfant sans qu'à aucun moment il n'y ait le moindre contact entre eux n 'est pas très claire.
Film qui vous attrapé par le bout du cœur que l'on soit parent ou ex enfant malade.
Un film sensible réaliste, ressemble bien à une vraie histoire, avec du suspens jusqu'à la fin. Un film suspendu à la vie quotidienne veut gagner : MAGNIFIQUE
Un film sensible réaliste, ressemble bien à une vraie histoire, avec du suspens jusqu'à la fin. Un film suspendu à la vie quotidienne veut gagner : MAGNIFIQUE
Un bon film dramatique.
L'histoire est poignante et le couple est efficace.
L'ambiance est parfois pesante mais interessante à suivre.
L'émotion est présente et la force de ces parents est une belle leçon de vie.
Un film donc réussi, c'est touchant et cela sonne juste.
L'histoire est poignante et le couple est efficace.
L'ambiance est parfois pesante mais interessante à suivre.
L'émotion est présente et la force de ces parents est une belle leçon de vie.
Un film donc réussi, c'est touchant et cela sonne juste.
https://leschroniquesdecliffhanger.com/2023/05/24/la-guerre-est-declaree-critique/
Une mère, un fils, un scanner et ce bruit de l’enfer, annonciateur du pire à venir. Juste avant, c’est la rencontre entre… Roméo et Juliette… Ou l’insouciance des amoureux urbains. Ils auront un enfant et évidemment avec la prédestination de leur amour patronymique, comment ne pas donner au bébé le nom du premier homme, Adam. Les débuts seront quelque peu chaotiques, les nuits sans sommeil, et les jours forcément plus énervés. Puis, ils vont se régler, se réguler.
Leur amour va continuer à s’épanouir, au rythme des vomis, des comptines, du marouflage des murs du nouvel appart. Puis l’enfant idéal a la tête qui penche à droite, tire beaucoup la langue, se déplace tellement plus lentement que les autres, et c’est alors le couple qui est en balance, en question. L’amour fou et inconditionnel devient alors le risque sans encore les nommer de la maladie, des complications, de la mort. Le pédiatre, puis un ORL, ensuite un neurologue. La guerre se déclare doucement, inexorablement. Roméo et Juliette vont d’abord se soutenir beaucoup, rire souvent, pleurer parfois et ensuite s’aimer encore plus fort ?
Roméo maroufle encore et toujours, tout en chorégraphie. L’homme, l’amoureux, l’amant, le papa, peint le mur de la future chambre de bébé. On danse avec les pots de peinture auprès de Roméo. Juliette file à Marseille pour rencontrer une star de la neuropédiatrie, suspendue au diagnostic du super héros. On est avec elle, morts d’inquiétudes dans la chambre d’hôpital. On est avec eux tout le temps, partout, dans le tourbillon de leur énergie de vie. Jamais La guerre est déclarée ne s’apitoie, toujours ce film totalement pop, tournoie. Magie et force d’une mise en scène terriblement empathique et névrotique au rythme de leurs grandissantes inquiétudes. Le thriller de vie s’installe. Juliette court dans les couloirs de l’hôpital de Marseille, s’effondre, l’image se floute, le son sature, la guerre est déclarée.
La folle course d’amour, les interminables mais déjantées déambulations de Juliette et Roméo dans les couloirs blanchâtres et jaunis de l’hôpital public, à qui le film est joliment dédié, vont rythmer la suite, toujours avec ce génie virevoltant de mise en scène, cette permanente inventivité, à l’image de toute la bande son et de la chanson des amoureux de Roméo et Juliette : Ton grain de beauté avec les arrangements de Benjamin Biolay. Ils aiment se rattraper et se décrivent avec la minutie des amants attentionnés, qui aiment les détails et imperfections de l’autre, le sel de la vie, une série de sanctuaires.
Juliette et Roméo sanglotent, se marrent, picolent et exacerbent toutes leurs névroses. On est dans la vie. La guerre est déclarée, c’est une affaire poétique de cœur, dans cet amour inconditionnel que l’on porte à son enfant, le plus pur, le plus dur, le plus grand. Avec Juliette, Roméo et Adam, on voudra juste tous ensemble dès à présent aller cueillir les roses de la vie.
Une mère, un fils, un scanner et ce bruit de l’enfer, annonciateur du pire à venir. Juste avant, c’est la rencontre entre… Roméo et Juliette… Ou l’insouciance des amoureux urbains. Ils auront un enfant et évidemment avec la prédestination de leur amour patronymique, comment ne pas donner au bébé le nom du premier homme, Adam. Les débuts seront quelque peu chaotiques, les nuits sans sommeil, et les jours forcément plus énervés. Puis, ils vont se régler, se réguler.
Leur amour va continuer à s’épanouir, au rythme des vomis, des comptines, du marouflage des murs du nouvel appart. Puis l’enfant idéal a la tête qui penche à droite, tire beaucoup la langue, se déplace tellement plus lentement que les autres, et c’est alors le couple qui est en balance, en question. L’amour fou et inconditionnel devient alors le risque sans encore les nommer de la maladie, des complications, de la mort. Le pédiatre, puis un ORL, ensuite un neurologue. La guerre se déclare doucement, inexorablement. Roméo et Juliette vont d’abord se soutenir beaucoup, rire souvent, pleurer parfois et ensuite s’aimer encore plus fort ?
Roméo maroufle encore et toujours, tout en chorégraphie. L’homme, l’amoureux, l’amant, le papa, peint le mur de la future chambre de bébé. On danse avec les pots de peinture auprès de Roméo. Juliette file à Marseille pour rencontrer une star de la neuropédiatrie, suspendue au diagnostic du super héros. On est avec elle, morts d’inquiétudes dans la chambre d’hôpital. On est avec eux tout le temps, partout, dans le tourbillon de leur énergie de vie. Jamais La guerre est déclarée ne s’apitoie, toujours ce film totalement pop, tournoie. Magie et force d’une mise en scène terriblement empathique et névrotique au rythme de leurs grandissantes inquiétudes. Le thriller de vie s’installe. Juliette court dans les couloirs de l’hôpital de Marseille, s’effondre, l’image se floute, le son sature, la guerre est déclarée.
La folle course d’amour, les interminables mais déjantées déambulations de Juliette et Roméo dans les couloirs blanchâtres et jaunis de l’hôpital public, à qui le film est joliment dédié, vont rythmer la suite, toujours avec ce génie virevoltant de mise en scène, cette permanente inventivité, à l’image de toute la bande son et de la chanson des amoureux de Roméo et Juliette : Ton grain de beauté avec les arrangements de Benjamin Biolay. Ils aiment se rattraper et se décrivent avec la minutie des amants attentionnés, qui aiment les détails et imperfections de l’autre, le sel de la vie, une série de sanctuaires.
Juliette et Roméo sanglotent, se marrent, picolent et exacerbent toutes leurs névroses. On est dans la vie. La guerre est déclarée, c’est une affaire poétique de cœur, dans cet amour inconditionnel que l’on porte à son enfant, le plus pur, le plus dur, le plus grand. Avec Juliette, Roméo et Adam, on voudra juste tous ensemble dès à présent aller cueillir les roses de la vie.
La Guerre est déclarée tente, par une surenchère d’effets capricieux aux retombées moins comiques qu’irritantes, de conjurer le drame de son sujet : la tonalité burlesque, qui sur le papier promet une belle idée de cinéma, ne bénéficie pas d’une maîtrise du rythme ou d’une direction d’acteurs essentielles pourtant à l’accomplissement de la comédie. La défilade de chansons écrase tout sur son passage, telle une musique jouée trop fort au milieu d’une conversation intime ; elle occasionne, par mimétisme, une mise en scène par petits clips interposés sans montée en puissance ni construction d’une atmosphère dans la durée.
Seul Jérémie Elkaïm incarne cet entrelacs des registres : grand adolescent projeté trop vite dans le monde des adultes, synonyme de responsabilités, de concessions et de violences endémiques, il mêle le lyrisme foufou de l’amoureux, le tragique à fleur de peau d’un père qui sait la différence de son enfant et l’extériorise – par des cris, par des gestes, par des remarques, par des regards surtout – et le comique d’un clown prêt à amuser la galerie. Il constitue l’unique vecteur émotionnel d’un film approximatif et redondant qui ne parvient jamais à extraire de son avalanche d’idées désordonnées un peu de cinéma.
Seul Jérémie Elkaïm incarne cet entrelacs des registres : grand adolescent projeté trop vite dans le monde des adultes, synonyme de responsabilités, de concessions et de violences endémiques, il mêle le lyrisme foufou de l’amoureux, le tragique à fleur de peau d’un père qui sait la différence de son enfant et l’extériorise – par des cris, par des gestes, par des remarques, par des regards surtout – et le comique d’un clown prêt à amuser la galerie. Il constitue l’unique vecteur émotionnel d’un film approximatif et redondant qui ne parvient jamais à extraire de son avalanche d’idées désordonnées un peu de cinéma.
- Meilleurs films
- Meilleurs films selon la presse
