Kirikou et les Hommes et les Femmes, troisième film de Michel Ocelot, reprend le dispositif du grand‑père dans sa grotte bleue qui narre cinq nouveaux souvenirs de l’enfance de Kirikou, centrés sur la façon dont il aide les hommes et les femmes de son village et d’ailleurs. Il vient ainsi au secours de la femme forte dont le toit a été détruit par Karaba, retrouve un vieux grincheux égaré dans la savane, protège une griotte menacée, perce le mystère d’une créature bleue et révèle, grâce à une flûte, le pouvoir libérateur de la musique.
Visuellement, on retrouve les couleurs chaudes, les décors africains stylisés et la musique entraînante qui font la patte Ocelot, avec une 3D discrète utilisée pour jouer sur les ombres et la profondeur. Les contes gagnent en intensité au fil du film, notamment celui du jeune Touareg perdu dans le désert, véritable leçon de tolérance, ainsi que le segment final, plus politique, sur la résistance à l’injustice et le rôle des artistes.
Le film assume une dimension très pédagogique, abordant racisme, peur de l’étranger, transmission des histoires et solidarité, parfois au détriment de la subtilité, ce qui peut laisser certains adultes en retrait par rapport aux deux premiers volets. Mais pour les enfants, Kirikou reste un héros vif, généreux et malin, au cœur d’un univers toujours magique et bienveillant, ce qui en fait un opus encore très recommandable
Un très bon film d’animation, visuellement toujours aussi soigné et fidèle à l’univers de Kirikou. En grandissant, on perçoit mieux la profondeur du message autour de la solidarité, de la transmission et de la manière dont chacun peut apporter quelque chose à la communauté, même avec de petites actions. Le film reste toutefois ancré dans certains clichés liés à l’Afrique traditionnelle, ce qui peut parfois limiter la nuance dans certaines scènes. SMalgré ça, l’ensemble fonctionne très bien et garde une vraie douceur, une vraie identité et un charme unique.
Un film simple, beau, avec une morale positive qui parle du courage, de l’entraide et de la sagesse au quotidien.
Tout comme le second film des aventures de Kirikou, ce long métrage d'animation nous conte certaines aventures vécues par Kirikou lorsqu'il était enfant. Je n'en garde pas un très grand souvenir, car le scénario est vraiment inférieur à celui du premier film. Néanmoins je trouve qu'il y a une petite amélioration par rapport au second, qui était plutôt décevant...
Bon film, bonne suite avec toujours l'effet magique de kirikou ce petit vaillant. Le film à toujours son énergie de ses belles histoires, et est une bonne fin de cette trilogie des films kirikou “Kirikou et la Sorcière” 1998, “Kirikou et les bêtes sauvages” 2005, “Kirikou et les Hommes et les Femmes” 2012. J'aime bien la fin du film qui nous laisse avec la petite musique crée par le village et karaba. Bon point pour l'animation qui est bien meilleur que s'est précédent film kirikou. Michel Ocelot a fait un bon travail.
On sait que l'Afrique est un fantasme bobo car elle est censée abriter des gens "authentiques" et "près de la nature", loin de notre méchant matérialisme. En tout cas, l'auteur semble tomber dans ces clichés, à en croire les bonus. D'où sans doute ce volet de plus de Kirikou, dont la première aventure, dessinée, renvoyait vraiment aux contes pour enfants avec une dimension magique, tandis que celui-là enchaîne des histoires peu captivantes au message ambigu. Les personnages du village sont plutôt fades, on se demande bien ce que la sorcière fait de ses journées, les fétiches tombent un peu dans le ridicule et, surtout, les voix sont très peu crédibles, la diction hachée n'est pas naturelle et rend les dialogues barbants. Une déception un peu compensée par les jolies couleurs, mais déception quand même.
5 contes africains avec Kirikou mis en valeur par le talent de Michel Ocelot. Kirikou est un personnage étonnant aussi atypique qu'un super héros, aussi petit qu'il est vif et intelligent. Le tout a une certaine crudité et c'est sur cette base que Kirikou tout en étant souvent mésestimé déploie des talents face aux villageois parfois rebutants et la sorcière avec sa troupe de fétiches qui sont comme des sbires. Kirikou est surtout gentil et astucieux, capable de se faire des amis de tout ceux qui le croise.
Même s'il est toujours intéressant de retrouver la tribu et Kirikou, ce dernier épisode est assez faible du fait que le film est divisé en petites histoires qui font perdre en charme et en singularité au film.
Voilà, j'ai enfin regardé le troisième et dernier Kirikou. Une très bonne fournée également, découpé en plusieurs mini-histoires, on a ici plusieurs situations de la peur de l'autre, de l'inconnu avant de le connaître et de finalement l'apprécier. Un délit de faciès qui se fini toujours bien. Encore une belle philosophie mise en image par Michel Ocelot. Une belle trilogie incontournable!
Encore une belle réussite d'Ocelot. Un film qui prend son temps et qui nous ramène à l'essentiel: la terre, le feu, l'eau et l'air, les êtres, dans des images somptueuses et des récits touchants. Magique.
Bien que j’ai les deux premiers volets des aventures de Kirikou en Blu-Ray à la maison et que mes enfants les ont déjà vus de nombreuses fois, j’en avais jusqu’à présent seulement vu quelques extraits mais jamais un film dans son intégralité. C’est désormais chose faite et le moins que l’on puisse dire c’est que c’est mieux d’en voir quelques extraits plutôt que le film en entier en une fois. En effet, c’est avant tout une berceuse très efficace – j’ai vraiment lutté pour ne pas m’endormir et tous, dans la salle, parmi les parents, n’ont pas eu ma volonté – avec une réalisation qui prend son temps pour planter le décor et les situations. Le film est composé de plusieurs petites histoires indépendantes les unes des autres et aurait gagné à s’arrêter juste avant la dernière histoire au scénario navrant spoiler: : même ma fille de 6 ans a eu envie de mettre les deux enfants, qui pleuraient à cause du vent, à l’intérieur de la maison la plus proche pour arrêter leurs pleurs… Par contre, les chansons qui concluent chaque histoire sont vraiment parfaites. Le film est très simpliste à tous les niveaux et avant tout en terme d’animation mais l’intérêt est ailleurs : Kirikou, tel Mac Giver, a toujours une bonne idée pour venir à bout des situations les plus compromises. C’est plein de bon sens, de bons sentiments et très frais mais davantage destiné aux très jeunes enfants qu’à leurs grands frères et sœurs ou à leurs parents. Je persiste néanmoins à dire que le format du film – plusieurs saynètes indépendantes – serait plus adapté à des programmes courts à la télévision qu’à une sortie en tant que long métrage au Cinéma. En tout cas, mes deux enfants, comme toujours, ont adoré et, en tant que parent, on éprouve un plaisir certain à voir ses enfants entrer dans ce conte tellement positif. N.B. : j’ai lu qu’à cause de la nudité des personnages le producteur de la série n’a pas pu distribuer ces films au Moyen-Orient et … aux USA ! Je trouve cela vraiment incroyable tant il n’y a pas plus pur contenu (tolérance envers les étrangers, hospitalité, don de soi, etc.) que celui des aventures de ce personnage alors que d’autres films, sans nudité, sont beaucoup plus pervers par les idées qu’ils véhiculent…