Comédie réalisée par Dan Mazer, Dirty Papy est un film à peine moyen. L'histoire nous fait suivre Jason Kelly, un avocat un peu coincé sur le point d'épouser la fille autoritaire de son patron. Mais, alors qu'il vient d'enterrer sa femme, son grand-père Dick, un vieil obsédé sexuel, le convainc de l'accompagner en Floride pour quelques jours. Seulement, le voyage ne va pas être de tout repos car Dick compte bien profiter de la vie au maximum et embarque son petit-fils dans des aventures rocambolesques qui va alors remettre en question sa perspective de mariage. Ce scénario ne s'avère pas aussi divertissant qu'espéré à visionner pendant toute sa durée d'un peu plus d'une heure et demie. Une durée relative qui se fait hélas largement ressentir. La faute à une intrigue vraiment très basique qui multiplie pourtant les scènes trash et politiquement incorrect. Mais justement, tous ces excès en font carrément trop lors de situations allant toujours plus loin dans la provocation. Le principal problème provient du fait qu'absolument tout tourne autour du sexe, de la drogue et de l'alcool. Mais surtout du sexe qui est omniprésent partout, tout le temps. Résultat, ça devient vite fatigant tant le métrage n'a rien d'autre à offrir. L'humour est uniquement porté sous la ceinture et se veut grossier, vulgaire et graveleux. Il parvient tout de même à décrocher quelques rires et sourires, mais plus les minutes passent, et plus on devient consterné et fatigué par cette débauche sexuelle à outrance. L'ensemble est porté par des personnages hauts en couleur. Des rôles interprétés par une distribution convaincante comportant Robert De Niro en vieillard libidineux et Zac Efron en petit-fils ayant honte des agissements de son aïeul. Leur duo fonctionne tout de même bien. Ils sont entourés par d'autres comédiens tout aussi appréciables comme Zoey Deutch, Aubrey Plaza, Julianne Hough, Dermot Mulroney, Adam Pally, Jason Mantzoukas, Jeffrey Bowyer-Chapman, ou encore Danny Glover qui fait une brève apparition bienvenue. Malheureusement, tous ces individus entretiennent des rapports limités puisqu'ils ne tournent qu'autour de la sexualité. Des échanges soutenus par des dialogues grossiers parfois amusants. Sur la forme, la réalisation du cinéaste américain est correcte. Sa mise en scène est assez quelconque mais elle nous gratifie de séquences assez originales et impactantes. De plus, elle évolue dans des lieux se renouvelant souvent puisque l'action bouge constamment à la faveur de leur périple. Ce visuel ensoleillé est accompagné par une bande originale composée de titres festifs collants bien avec l'ambiance légère et fun. Reste une fin sans surprise venant mettre un terme à Dirty Papy qui, en conclusion, est un long-métrage davantage irritant que divertissant à cause de son sujet unique gras et sans aucune subtilité, faisant qu'on passe un moment plus ennuyant que distrayant.