Steve Rogers tente de mener une vie normale lorsqu'il se retrouve une intrigue secrète ayant infiltré le SHIELD qui menace la liberté mondiale. Rien que ça ! Ah oui, chez Marvel, il faut que les enjeux soient phénoménaux. Captain America et Black Widow vont devoir faire face à l'agence même qui les emploie, passée du côté de l'Hydra, elle a aussi pour but de les éliminer. Nos super-héros trouvent un allié précieux en l'ancien soldat Falcon avant d'être confronter àun ennemi inattendu : Le soldat de l'hiver.
Captain America, il est trop fort. Il saute sans parachute, imbattable au corps à corps, en plus il a un bouclier indestructible qui fonctionne et lui obéit comme un boomerang. C'est du made in USA, alors on aime bien prouver sa grandeur en étalant tout son armement, toute sa technologie futuriste meurtrière pour impressionner l'ennemi, mais aussi le spectateur. Mais là, pas de bol l'ennemi vient de l'intérieur. C'est Monsieur Robert Redford en personne qui incarne Alexander Pierce, secrétaire du Conseil de sécurité mondial, ami proche de Nick Fury, directeur d'une cellule Hydra au sein du SHIELD et responsable du Soldat de l'Hiver et lui il croit que pour construire un monde meilleur, il faut parfois détruire l'ancien. C'est du made in USA, les méchants sont très radicaux et les sauveurs super-patriotiques. Même lui se demande qui a tué Nick Fury ?
Mais mon personnage préféré dans cette petite bande de casse-cou, c'est Black Widow jouée par Scarlett Johansson, espionne venue du froid. Elle est sans scrupule, franche, indiscrète, mystérieuse, secrète, et dépourvu de charme. Natasha et Steve mènent l'enquête.
C'est violent, il y a de l'action, il y a des explosions, de belles scènes de combat où tous les coups sont permis. De tous les héros de Marvel ce sont les plus vulnérables, alors on se sent obligé de les prendre en sympathie et dans cet opus, ils prennent cher ! Ma note sera de 4 sur 5. Parce que à chaque fois je me laisse embarquer dans fantastiques et invraisemblables aventures. Je suis de moins en moins surpris, mais à chaque fois ils nous promettent une suite, alors … Suspens.
Phildard la Pelote éprouve un ras le bol
Phildard La Pelote persiste et signe : il préfère les battements de cœur aux explosions numériques, les silences d’un regard aux fracas d’immeubles en CGI, et assumons-le, les jolies actrices aux armures en plastique patriotique.
Face à Captain America: Le Soldat de l'hiver, notre homme frôle l’asphyxie. Marvel, selon lui, n’est plus un studio mais une chaîne de montage : on y assemble des scénarios prémâchés où l’on sauve le monde avec une régularité de métronome et un intérêt décroissant à chaque itération. Même tension factice, même grand méchant interchangeable, même bouillie sonore censée tenir lieu d’émotion. À ce niveau, ce n’est plus du cinéma, c’est du conditionnement.
Et puis, au milieu de ce vacarme industriel, surgit une éclaircie : la Veuve Noire. Scarlett Johansson impose une présence, un regard, presque une promesse de cinéma dans cet univers qui en a oublié jusqu’à la définition. Une anomalie bienvenue. Une respiration.
Pour le reste ? Captain America, parangon de vertu amidonnée, laisse Phildard de glace. Il lui concède un unique moment de grâce : celui où il disparaît sous les flots. Enfin du calme. Enfin du repos. Alors oui, quel soulagement pour nos pauvres sens agressés : sortir de la salle, retrouver le silence, et s’offrir l’illusion fugace d’un air plus pur, débarrassé de cette éructation clinquante au bouclier étoilé.