Certes Danny Boyle est très doué pour film les gens, les rendre beaux et passionnants. Mais la perfection nécessite aussi une histoire qui transcende la réalisation. Dès le début, on sent bien que les twists vont être légion, ce qui ne devrait pas nous déplaire. Or, à trop jouer avec les hallucinations, on se perd vers le gros twist qui ne nous fait plus bondir, et qui lorgne sur le succès d'Inception, sans jamais l'atteindre. Dommage.
Danny Boyle livre avec "Trance" une réalisation qui laisse un goût plutôt mitigé. Simon Newman, un jeune comisseur-priseur est chargé de la séance de mise aux enchères d'un célèbre tableau de Goya estimé à plusieurs millions de livres sterling. En conséquence, des moyens de sécurité plus ou moins importants ont été mis en oeuvres afin d'empêcher tout incident, évidemment, le tableau va être dérober par un des malfrats, et Simon, en tentant de protéger celui-ci, va se retrouver à l'hôpital suite à un choc violent au crâne que lui assène un des voleurs. Le tableau manquant à l'appel, Franck, l'instigateur du vol revient vers Simon, persuadé qu'il s'en est emparé afin de le récupérer, seul bémol, Simon est devenu amnésique à cause du traumatisme crânien qu'il a subit. Les hommes vont donc s'orienter vers une spécialiste de l'hypnose afin de fouiller les souvenirs de Simon à la recherche du tableau. Boyle s'amuse ici à jouer avec le spectateur, tentant de brouiller les pistes à travers une mise en scène parfois relativement innovante et réussie, tantôt affreusement racoleuse et approximative. Tentant de souffler le chaud et le froid et de semer le doute sur les tenants et aboutissants de ce vol, il parvient à maintenir une intrigue convenable jusqu'à un dénouement attendu. Même si l'on en ressort avec une insatisfaction, dans le sens ou l'on pouvait s'attendre à beaucoup plus au vu du thème abordé - le cerveau et toutes ses facultés. Si l'ambiance est tout de même au rendez-vous et que Boyle se montre relativement adroit à certains niveaux - scènes d'hypnoses tout de même assez inventives en terme de visuel -, on regrettera finalement une forme plus travaillé qu'un fond pas véritablement transcendant, sans mauvais jeu de mots. Côté casting, James McAvoy nous offre une interprétation de très haut de gamme dans le rôle de ce personnage multi-facettes, Vincent Cassel est quant à lui irréprochable en leader des bad guys. "Trance" parvient somme toute à faire travailler un minimum les neurones du spectateur, même si l'on pouvait légitimement s'attendre à un fond plus "travaillé".
Dernier film de Danny Boyle, "Trance" nous fait suivre le vol d'un tableau de Goya ainsi que ses conséquences où au final, le seul sachant où est caché le tableau après le vol reçoit un coup sur la tête et devient en parti amnésique. Le début est intriguant, plutôt inventif, et très bien ficelé, on peut regretter que le film devienne un peu moins passionnant au fur et à mesure que le coté psychique se fait de plus en plus présent, sans néanmoins que ça devienne ennuyant ou inintéressant, mais à force de proposer trop de rebondissements et de "situations complexes", ça devient plus prévisible, moins subtile et le final n'est pas forcément bien mené. Néanmoins "Trance" a quand même des qualités, malgré tout c'est un film intriguant de bout en bout, bien interprété que ce soit McAvoy, Cassel ou Dawson. Sans être grandiose la mise en scène de Boyle est efficace, de plus ce dernier maitrise bien sa caméra ainsi que l'utilisation des musiques. Parfois hypnotique mais on n’a pas toujours le temps d'être fasciné, dommage, un bon film à défaut d'être une référence du genre.
Excellent thriller manipulateur qui prouve une nouvelle fois que Danny Boyle possède l'art et la manière de dresser une intrigue au couteau. Le film s'essouffle vers son milieu pour faire place à des scènes de lit qui selon moi coupent la narration principale... mais c'était une erreur, car dans ce genre de film rien n'est laissé au hasard et toutes les scènes trouvent finalement leur place dans ce casse tête ambivalent. Très clairement, nous avons là un long métrage qui ne ment pas sur sa marchandise, un vrai délice :-)
Un véritable labyrinthe dans lequel on est ravi de rentrer mais dont on est encore plus heureux de sortir parce que, il faut bien le reconnaître, on n'a pas tout compris, ou même on n'a rien compris du tout...
Plutôt une bonne surprise. Le film de Danny Boyle est sorti en catimini et pourtant, ce labyrinthe entre vol, amnésie, hypnose et manipulation est bien agréable. Les acteurs prennent un réel plaisir à jouer des rôles ambigus – notamment James McAvoy enfin dans le rôle d'un gars qui n'est pas foncièrement bon. Après, il est clair que la succession de rebondissements, de “qui manipule qui ?” pourra en lasser (voire perdre) quelques uns mais pour ceux qui auront suivi jusqu'au bout, ils ne regretteront pas d'avoir payé leur ticket.
A travers ce thriller psychologique, on se fait mener en barque, puis en bateau puis même en paquebot. Lorsqu'on croit savoir, on se rend compte qu'on ne savait rien du tout. Certains points sont à un tel niveau d'élévation et d'abstraction, qu'on prend du plaisir à se laisser porter par la réalisation de Danny Boyle ainsi que cet incroyable scénario.
Cassel joue un rôle un tantinet différent d'habitude parmi ce trio et c'est une surprise plutôt agréable. Quant à James McAvoy, je considère ce rôle comme un tremplin pour lui, un rôle qui lui donne plus de crédibilité que dans ses précédents films.
Rosario Dawson semble distante dans son rôle au début du film, mais il n'en est rien.
Pour conclure: Trance, est une très bonne surprise et peu même devenir une référence en tant que film du genre.
Bien que Trance démarre sur une base assez classique de casses de tableaux, on accroche rapidement à l'intrigue mais plus le film avance, plus on s'enfonce dans les méandres de l'hypnose et moins l'histoire se fait intéressante même si bizarrement, cela reste plutôt agréable à suivre grâce à l'ambiance prenante. Les développements paraissent aussi chaotiques que le subconscient de Simon et le dénouement extrêmement peu crédible finit d'achever les derniers espoirs. Alors bien sûr, Danny Boyle est derrière tout ça donc on a droit à une réalisation, une photo et une bande-originale soignées qui parviennent à compenser un scénario, il faut bien l'avouer, pas à la hauteur, trop brouillon et trop abracadabrantesque.
Oh une bonne grosse déception comme j'en avais pas eu depuis longtemps. Trance, le dernier film en date de Danny Boyle, est carrément en dessous de tout ce qu'il a fait dans sa carrière. A cause d'un scénario tellement tiré par les cheveux que ça en arrache la peau du crâne. La finalité du film, le message, l'idée de départ qui pourrait structurer le film, il y en a aucune. On suit juste le défilement d'une histoire qui plus avance, plus nous expulse de son intrigue tellement c'est abracadabrantesque. Encore cela serait une sorte d’expérimentation pour utiliser des plans spécifiques, mais le bougre de réalisateur le fait à chacun de ses films. Ce qui me choque le plus, c'est la gratuité du récit pour ne rien raconter. Certes il essaye de tenir en haleine, ou de nous perdre dans son récit, mais ça ne marche pas. Un concept qui aurait pu aboutir sur quelque chose, mais on se retrouve sans vision finale du film. Pour preuve, une journée plus tard, je ne savais même plus me souvenir de quoi j'avais vu la veille. Bah c'était Trance. Vacuité totale pour aucun souvenir.