Michael Kohlhaas
Note moyenne
3,0
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269 critiques spectateurs

5
18 critiques
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59 critiques
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68 critiques
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74 critiques
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31 critiques
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19 critiques
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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 septembre 2013
Très beau film sur l'injustice. Âpre, fort, et étrangement contemporain
calliphilus
calliphilus

8 abonnés 78 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 septembre 2013
« Avant de faire de la dysharmonie, il faut connaitre l’harmonie » disait Paul Klee. Avant de faire du Tarkovski faut-il encore maitriser la photo, la prise de vue, les cadrages, la bande son, le récit, bref tout ce que le cinéma russe, très académique, enseigne à merveille et qu’un Tarkovski ou un Lounguine ont su transcender sans jamais trahir ces fondamentaux.
Arnaud des Pallières néglige tous ces éléments. Dès les premiers plans, l’ennui vous gagne : photos sombres, montage bâclé, kyrielles de gros plans insipides. Quant au récit – que les Russes savent si bien dérouler avec clarté sans la pesanteur démonstrative des Américains- (lire à ce sujet « l’art de raconter » de Dominique Fernandez) il devient ici incompréhensible. Sans la notice présentant le film, je crois que je n’aurais rien compris au scénario. La prise de son (ou le mixage ?) se révèle de mauvaise qualité : les bruits de fond sont trop amplifiés (passage du pont assourdissant) alors que les voix manquent de netteté.
Concernant les acteurs, Mikkelsen a de la présence mais il aurait fallu le doubler par un acteur à la voix de bronze (puisque feu Alain Cuny pourquoi pas Jean Réno ?) car son accent gène la compréhension du texte. Bruno Ganz et Denis Lavant sont excellents, Delphine Chuillot insipide et Roxane Duran (la princesse) nullissime : aucune présence et diction déplorable. Imaginez Marina Vlady à sa place : souvenez-vous d’elle dans la princesse de Clèves, sa seule présence éblouissait l’écran. Il y en a vraiment assez de ces jeunes actrices françaises contemporaines totalement nulles qui apparaissent dans les castings on ne sait comment alors que notre théâtre amateur regorge de talent. La scène de coucherie des parents surpris par leur fille est inutile. Les plans sont d’une longueur interminable et injustifiée. Seule la musique (Martin Wheeler je crois) intemporelle et originale a retenu mon attention quoiqu’elle ne soit pas toujours utilisée à bon escient. Conclusion : un film ennuyeux et décevant réalisé par un cinéaste qui ne maitrise pas son sujet. Cela dit, ça reste du cinéma par opposition aux frères Dardenne ou à Joachim Lafosse qui eux font tout ce que l’on voudra sauf du cinéma.
Septième Sens
Septième Sens

99 abonnés 762 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 septembre 2013
La justice est l'une des plus vieilles notions au monde. Des millions de personnes se sont battus à travers les siècles et ont donné leurs vies pour pouvoir la préserver. Les morts ne comptent pas quand il s'agit de rétablir un certain équilibre. C'est en tout cas comme cela que Michael Kohlhaas l'entend, un marchand s'étant fait volé deux de ses plus beaux chevaux. Après que sa plainte ait été refusée, ce père de famille décide de se venger lui-même.

Des Pallières vise avec son œuvre une dimension mythique de par des paysages impressionnants et habités par une brume quasi surréaliste, mais aussi par son interprète principal (Mikkelsen) qui n'a plus besoin de prouver que les rôles flirtant entre l'homme sage et la bête lui vont comme un gant (Le Guerrier Silencieux de Refn). Malgré cette ambiance bien présente et une photographie travaillée, on se lasse vite de ce Michael Kohlhaas. L'ensemble est lent, peu attractif et indigeste. Certaines scènes auraient méritées d'être plus creusées alors que d'autres au contraire pouvaient ne pas apparaître.

Il faudra attendre l'apparition de Denis Lavant (Les Amants du Pont-Neuf, Holy Motors) pour que le film s'élève là où il aurait directement dû aller. La discussion entre le théologien et Kohlhaas, en plus d'être intéressante, ajoute à ce film un dynamisme qui en avait bien besoin et que nous n'attendions plus. Avec des dialogues pertinents, éclairés et visant au cœur le problème de l'antihéros, on se rend compte que cet homme est perdu, habité par des démons intérieurs le poussant à mettre la terre à feu et à sang pour rétablir ce qu'il croit être juste.

Michael Kohlhaas, doté d'une ambition esthétique et ayant un certain goût pour le western, nous dépasse. D'abord ébahis par tant de froideur à l'écran, le spectateur décrochera de cette quête, et finira même par se moquer du problème central qui est évoqué : la vie de tant d'individus vaut-elle la peine d'être sacrifiée pour cette noble cause ?
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 1 septembre 2013
Autant j'ADORE Mads.M, autant j'ai détesté ce film, auquel je n'ai pas compris grand chose, j'avoue. C'est long, c'est chiant, sans cohérence, et sans intérêt, mais promis Mads, j'irai quand même voir ton prochain film ;)
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 23 septembre 2013
un film pour taiseux qui m'a fait penser à ce sketch des inconnus : "même couche pour un tryptique amoureux"... à éviter lorsque cela passera sur Arte
BeatJunky
BeatJunky

192 abonnés 1 934 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 septembre 2013
Intéressant mais pas passionnant non plus. L'interprétation a beau être magnifique et très juste et ce sans beaucoup de dialogues, tout passe par les regards qui nous ressentir énormément d'émotion. Mais c'est un peu long et terne, à vrai dire, je me suis un peu ennuyé même si la fin m'a bien réveillé et fait cogiter par la suite....
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 31 août 2013
ce que j'ai aimé c'est admirer mards mikkelsen, absolument magnifique ! les paysages dénudés et les chevaux racés. l'histoire manque effectivement d'émotion. et j'ai surtout dormi la moitié du temps car voir un beau mec c'est chouette mais pendant 2 h sur la toile c'est un peu long.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 31 août 2013
Des Cévennes austères et protestantes, venteuses et froides, des chevaux, une lumière de fin de journée, de fin de saison, de fin de vie.
Et une vengeance poussée jusqu'à l'absurde.
Allez-y!
lara crid
lara crid

81 abonnés 123 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 août 2013
Un rôle de guerrier qui va à merveille à M. Mikkelsen. C’est une belle épopée personnelle et moderne que mène cet homme rongé par l’injustice. Si la société nous rappelle ses lois et ses devoirs à la fin, le monde est filmé depuis l’œil du héros et il est difficile de s’y soustraire. Les nombreux gros plans permettent de mettre en scène les différentes émotions du personnage qui sont, tout au long du film fort nuancées. Enfin, l’ensemble est soutenu par une musique ressemblant étrangement à un roulement de tambour et suggère une violence lancinante.
Thierry M
Thierry M

191 abonnés 2 435 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 30 août 2013
FIlm totalement raté , d'une lenteur incroyable , ou les comédiens semble s'ennuyer.
Skipper Mike
Skipper Mike

111 abonnés 650 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 août 2013
Un beau film marqué par une reconstitution réussie et une interprétation remarquable de la part de Mads Mikkelsen. Les paysages sont magnifiques et bien utilisés tandis que le sujet est particulièrement intéressant. Malheureusement, il est difficile de suivre l'histoire, qui se perd dans des dialogues pas toujours utiles. Cela dit, le film invite à une véritable réflexion sur les notions de justice et de vengeance, et se conclue par une fin tout à fait réussie. D'une manière générale, on reste fasciné par ce personnage intègre et inflexible, motivé par une soif de justice mais qui va plutôt utiliser les armes de la vengeance, faisant de lui un homme idéaliste mais d'un certain point de vue perverti par lui-même.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 30 août 2013
A part la scène avec Denis Lavant, ce film est formidable. Le comédien est extraordinaire, particulièrement dans cette dernière scène. Les cevennes sont admirablement filmés et le combat de cet homme, presque aberrant pourtant, nous tient au corps et au cœur. A voir vite et absolument.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 29 août 2013
Inspiré d'une œuvre romantique allemande, MICHAEL KOHLHAAS est une aventure personnelle, où Mads Mikkelsen campe un héros assoiffé de justice, plus que de vengeance. L'image est superbe, entre plans ténébreux des lieux clos et échappées dans les grands espaces Cévenols. Mais la narration, pataude et incertaine dessert le film et gâche un peu la fête...
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 29 août 2013
Pour aller voir Mads Mikkelsen, enfin, "Michael Kohlhaas", j'ai fait 40 km en voiture. Il fallait que je le voie, ce western à la sauce campagne française du 16ème siècle, avec sa belle affiche que je ne me lasse toujours pas d'admirer.

Enfin assise sur mon (petit) fauteuil, j'admire les jolies images, les chevaux et, bien entendu, son interprète principal - irréprochable comme toujours. De Valhalla Rising à Royal Affair, ce mec sait décidément tout jouer. Et le film de M. des Pallières, en compétition à Cannes, n'a a priori pas de défaut... Il lui manque juste deux choses : l'émotion et le suspense. Dommage quand on veut raconter l'histoire d'un homme partant en croisade contre l'injustice, tel un desperado des Cévennes. Pendant 2h (et des poussières), j'ai espéré un frisson, un tremblement, la chair de poule. Rien. Du froid, du brouillard, du documentaire. Bon, c' est vrai que le réalisateur n'est pas au départ un homme de fiction, Mais je voulais juste être emportée loin de mon fauteuil rouge.

Au final, un film stylé, un destin hors du commun et l'indiscutable talent de Mads Mikkelsen. ce film est fait pour lui, de toute façon; les seconds rôles (Deplphine Chuillot, Mélusine Mayence, Sergi Lopez, ...) étant très en retrait, presque effacés. J'étais venue pour un acteur, alors je ne suis pas déçue. Si vous aimez les chevaux, c'est bien aussi.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 août 2013
Les critiques souvent assez dures qui avaient accueilli la projection à Cannes ne m'avaient pas laissé envisager que je verrai un si bon film. J'ai en effet beaucoup aimé l'histoire complexe de Michael Kohlhaas, filmée avec beaucoup de rigueur et de justesse par Arnaud des Pallières, qui refuse toute facilité pour arriver à une œuvre qui donne à penser.

Dans les beaux et rudes paysages des Cévennes du XVIème siècle, Michael Kohlhaas est un homme prospère et heureux, puisqu'il a tout pour l'être: la sécurité d'un amour partagé, avec une femme et un enfant, une aisance matérielle et une activité dont il est fier, avec l'élevage de magnifiques chevaux. Kohlhaas est un homme libre, qui vit selon ses convictions protestantes et qu'on imagine plutôt privilégié dans un monde que l'on devine difficile. Mads Mikkelsen prête magnifiquement ses traits, forts et harmonieux, à ce personnage avec lequel il fait corps.
Jusqu'au jour où Michael Kohlhaas est victime des agissements malhonnêtes d'un petit baron local: deux de ses chevaux sont abîmés et un de ses valets est méchamment rossé. A compter de cet événement, le marchand de chevaux, qui menait jusque là une vie paisible, ne va cesser de tout mettre en œuvre pour réclamer justice, quel qu'en soit le prix, allant jusqu'à déclencher une guerre.

Arnaud des Pallières mène son film comme Kohlhaas mène sa quête: sans varier, sans jamais s'éloigner de son objectif. Il s'attache sans fioriture et sans effet aux pas de son personnage, ce qui a pu faire prononcer le mot ennui à certains. Il est vrai que durant les deux heures du film, l'esprit vagabonde parfois, mais Arnaud des Pallières sait toujours capter à nouveau l'attention de son spectateur et je dirais même davantage: il lui laisse la liberté de réfléchir.
Car enfin, quelle est réellement la motivation de Kohlhaas ? La justice, l'orgueil, le fanatisme ?
Et que penser de lui ? Bien sûr, sa quête de justice touche, car sur le fond, il a totalement raison, dramatiquement raison. Mais une fois encore que penser d'un homme prêt à mettre tellement dans la balance: sa famille, ses amis, son existence toute entière et même les innocents qu'il entraîne, des Don Quichotte ventripotents chevauchant des bidets fatigués ?
Kohlhaas émeut autant qu'il terrifie; car au final lui seul est comptable du sang qui est versé à profusion et qui jamais ne l'arrête.
Kohlhaas n'est ni pragmatique, ni politique, adjectifs à la connotation souvent négative, et pourtant, s'il l'était davantage ! Ces aspects apparaissent d'ailleurs nettement lors du face à face entre le marchand de chevaux et la princesse, Marguerite de Navarre, qui est, elle, politique jusqu'au bout de ses jolies mains jointes. Il s'agit d'un personnage magnifiquement abouti en une seule scène, interprété avec maestria par Roxanne Duran, une jeune comédienne de 20 ans qui m'a époustouflée.

De par sa droiture inflexible, Michael Kohlhaas est au final un homme incroyable, dont les dernières larmes gardent tout leur mystère. Un homme d'exception, qui donne vraiment envie de célébrer les hommes ordinaires.
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