Foxcatcher
Note moyenne
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pierrepp
pierrepp

14 abonnés 301 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 janvier 2015
j'ai trouvé le rythme trop mou, le film trop long, dommage car le sujet est interessant surtout que c'est une histoire vraie, mais les personnages ne sont pas assez creusés.
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 748 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 janvier 2015
Brillantissime numéro d’acteurs, film fort et film d’hommes (le seul rôle féminin est celui de la vieille dame Du Pont, autoritaire et castratrice, qui vit avec son fils dans cet immense manoir de la campagne de Pennsylvanie, au milieu de ses chevaux) film sur la lutte, comme sport , mais aussi lutte pour le pouvoir, pour la gloire…film sur une manipulation perverse, d’un rejeton dégénéré, capricieux, mégalomane, autoproclamé, ornithologue , philatéliste, philanthrope …et coach de lutte gréco-romaine…le pouvoir de l’argent…sur deux champions olympiques, et du monde, aux palmarès impressionnants… mais qui comme nos frères Guénot , n’arrivent pas à faire fructifier leur médaille d’or…Steve Carell livre une composition extraordinaire et troublante en John Du Pont, teint livide, regard d’acier et profil d’aigle, c’est d’ailleurs ainsi qu’il veut se faire appeler…Chamming Tatum et Mark Ruffalo sont tout aussi excellent en frères Schultz, promenant leur démarche chaloupée de lutteur…la fin est irracontable…mais le film reprend un fait divers authentique qui défraya le monde sportif le monde sportif et extra-sportif en 1996…et lui reste assez fidèle.
Benjamin A

815 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 janvier 2015
Tous deux champions olympiques de luttes en 1984, les frères Mark et Dave Schultz vont peu à peu rencontrer l'énigmatique milliardaire John du Pont qui souhaite devenir leur coach, notamment en vue des championnats du monde 1987 et des J.O. de Séoul 1988.

Bennett Miller adapte ce fait divers pour nous emmener au cœur de la vie de ses deux frères ayant subi une enfance difficile avant de devenir champion olympique en 1984. C'est surtout le petit frère Mark qui intéresse Miller, le décrivant comme réservé, talentueux mais marqué par l'influence de son frère, souvent à ses côtés. C'est à la rencontre de ce milliardaire aussi ambigu que riche et mégalo qu'il va découvrir un nouveau sens à sa vie et souhaiter d'affranchir de son frère. Miller prend bien le temps de développer les personnages, de d'abord les faire évoluer chacun de leur côté avant de les faire rencontrer.

Jeu de manipulation, de force psychologique et d'image de soi, "Foxcatcher" rentre peu à peu dans le drame sportif où Miller tisse des liens ambigu et destructeur entre les personnages. Facilement influençable Mark se retrouve confronté entre son frère et ce milliardaire quand ce dernier voit à travers les catcheurs ce qu'il a toujours rêvé d'être et qui lui cherche à se libérer d'une mère castratrice. Ce sont ses liens qu'exploite Miller à travers une justesse d'écriture et des personnages qu'il rend intéressant voire même attachant pour les deux frères. Mais c'est aussi le milieu du sport de haut niveau, toute sa difficulté (toujours s’entraîner durement et rester à un poids limite) physique et psychologique, ses exigences, excès et rivalités qu'il retranscrit, montrant que rester au haut niveau est au moins aussi dur que d'y accéder.

La tension et l'intensité montent peu à peu et il donne tour à tour un côté violent, éprouvant, impitoyable, oppressant et émouvant à son film, quand on ressent toute la sueur, les coups et la dureté durant les entraînements et les matchs de luttes. Derrière la caméra Miller se fait sobre, ne tombant pas dans l'académisme ou l'excès mais retranscrivant très bien toute la tragédie du récit. Il a le sens du détail et s'attache à beaucoup de symboles à l'image des animaux et de l'aigle pour John. Quand Steve Carell est méconnaissable et livre une prestation ambigu, manipulatrice et dérangé, Mark Ruffalo hérite d'un rôle ingrat dont il s'acquitte à merveille et Channing Tatum incarne avec présence et talent un imposant lutteur en proie à des doutes, des rivalités et contenant toute sa rage.

Peu à peu une atmosphère éprouvante et violente se met en place, permettant à Bennett Miller d'exploiter un jeu psychologique entre deux frères lutteurs et un milliardaire pour un film brillant par sa mise en scène, son écriture et ses interprétations.
Alex*56*
Alex*56*

307 abonnés 314 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 janvier 2015
Ce qui m'a attiré dans cette salle obscure c'est sa bande annonce, et la surprise de voir un Steve Carell métamorphosé, tant physiquement que dans un rôle de composition ! Et puis la mise sous tension que laissait présager la bande annonce exerçait une force assez grande pour que je me déplace. Derrière la transformation physique de Steve Carell en John du Pont, ponte milliardaire américain dont la famille a fait fortune grâce à l'industrie de l'armement, il y a une prestation mesurée et soignée qui oscille entre sérénité d'esprit et soif irréaliste de possession. C'est ce personnage qui lie tout les autres, une sorte de pilier sur lequel on ne peut malheureusement pas s'appuyer, un triste paradoxe qui donne justement un intérêt au film et à l'adaptation de cette histoire vraie, il nous faut du sordide pour nous captiver n'est-ce pas ? Les faits divers passionnent les Hommes, incitants à nous poser des questions sur le pourquoi du comment, la façon dont "ceci" a put arriver, et la note finale tant attendue d'une épopée marquée par le seau d'un destin tragique ? C'est donc dans cela que vous allez puiser votre curiosité ici ! Malgré tout le scénario reste un peu terne, la faute à un rythme assez lent qui gâche la partie émotionnelle du film, la ou "Million Dollar Baby" a réussi à instauré des liens forts entre les protagonistes, des liens capables de nous émouvoir lors de la partition finale. Je ne peux pas m'empêcher de comparer ces deux films personnellement, on y retrouve des points semblables comme les rapports coach/sportif, l'objectif d'être le meilleur dans sa catégorie sportive, l'entrainement omniprésent durant le film, et puis.. le sport quoi !

On frôle parfois l'état végétatif, mais les rebondissements, pas très nombreux au demeurant, arrivent à point nommé pour raviver notre attention sur le court de l'histoire. En parlant de la prestation de Steve Carell plus haut, je suis obligé de mentionner celles de Channing Tatum et Mark Ruffalo, ce dernier étant pour moi le meilleur du film ! Et pourtant ce n'est pas le plus "atteint" psychologiquement parlant dans la trame de l'histoire, là ou le personnage de Tatum semble simplet avec un complexe d'infériorité par rapport à son frère, et une posture de chien battu le dos voûté et la tête basse, l’œil presque vitreux cherchant le réconfort affectif d'un homme qui lui promettait un cocon paternel. Le personnage de Carell c'est pareil, il a lui aussi sa pathologie psychique, spoiler: dû au manque de considération causé par sa mère, un manque qui aura un rôle majeur dans ses relations avec les frères lutteurs
. Par contre la reconstitution et la ressemblance entre les acteurs et les véritables hommes ayant crées l'histoire est bluffante, j'ai visionné quelques images après coup et c'est du traits pour traits quasiment. Les acteurs ont donc bien été choisis, autant physiquement que dans leur interprétations remarquables.

Et cette histoire ne semblait menée nul part, un simple parcours sportif jonché d’entraînements glorifiant le dur labeur d'un futur champion en devenir, mais la mise en scène de Bennett Miller est astucieuse pour venir nous cueillir dans un final redorant le blason de ce Foxcatcher. Un dénouement surprenant qui change du tout au tout le rythme ambiant, ça tranche bien avec la musique lancinante qui le précédait, créant des pauses pour accentuer les émotions des protagonistes, ces pauses étant souvent attribuées à John du Pont, comme celle dans l'écurie (comprendront ceux qui ont vu le film).
En bref ce biopic fait partie des bonnes surprises de ce début d'année, mais notre (en tout cas "mon") désintérêt pour la Lutte, ce sport millénaire, vient nous embourber dans un rythme presque ennuyeux mais ponctué d'une mise en scène et d'un final explosif ! Mais la principale attraction de Foxcatcher est son trio d'acteurs remarquables, avec un Steve Carell à contre emploi qui nous livre une de ses plus impressionnantes performances ! Mark Ruffalo m'a également bluffé, c'est d'une justesse incroyable et il arrive à insuffler à son personnage une empathie plus que bienvenue. Tatum arrive également à tirer son épingle du jeu.

Malgré tout le film manque d'une émotion pure et d'un scénario plus palpitant. Tout ça sous la houlette de Bennett Miller, un réalisteur très prometteur !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 25 janvier 2015
N'y connaissant absolument rien à l'univers de la lutte, je suis allé voir ce film avec un certain recul. Malgré un début assez ennuyant, le film s'est lancé peu à peu et le jeu des acteurs était tout simplement bluffant avec un final pour le moins... inattendu !
Très bonne surprise. Je recommande vivement !
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 25 janvier 2015
Extremement mou, extremement long et donc pas captivant, sur une histoire pourtant intéressante
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 24 janvier 2015
Déjà moi la lutte.... bon, mais je me suis intéressé au film - pas comme d'autres qui se sont endormi !!!! - Difficile à tenir en effet, tant c'est longuet et ... peu attractif... on ne comprend pas bien l'intérêt - sinon malsain - du généreux John du Pont pour ce champion, très doué mais aussi très compliqué .... Bref... étrange et à oublier très vite !! **
joelle g
joelle g

102 abonnés 948 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 janvier 2015
Steve Farel est fabuleux ...Channing Tatum ...très convaincant aussi ....pourtant je suis déçue par ce film ....les deux etoiles sont justement pour les acteurs ....sinon c'est trop lent ....trop trop lent et je me suis ennuyée ...
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 24 janvier 2015
Une histoire intéressante sachant qu'elle est basée sur des faits réels, interprétée par des acteurs bluffant et une réalisation efficace malgré la lenteur volontairement imposée par le réalisateur.
Flaw 70
Flaw 70

276 abonnés 422 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 janvier 2015
Bennett Miller s'est clairement imposé comme un faiseur de biopics au cours de sa, pour l'instant, courte carrière car en seulement 3 films il n'a réalisé que des films basés sur des histoires vraies. On a eu tout d'abord le très réussi Truman Capote qui traitait l'histoire du personnage comme une véritable tragédie grecque puis on a eu Moneyball, biopic plus convenu qui vaut plus pour son casting que pour le traitement de son histoire mais il reste relativement bon. Ici il s'attaque à un fait divers qui défraya la chronique en 1996, une histoire trouble et fascinante qui est clairement du pain béni pour Hollywood. Car il est rare que Hollywood laisse en paix les bonnes histoires, car aussi cynique que cela puisse paraître dramaturgiquement parlant ceci est une bonne histoire. On se croirait presque devant un drame shakespearien, tout les éléments étant réunis, la présence fantomatique du père absent qu'on recherche par tous les moyens, le besoin maladif d'être aimé et admiré par sa mère, la rivalité fraternelle, les jeux de pouvoirs, etc. On est véritablement devant une histoire passionnant qui se raconte toute seule mais qui, dans une première partie, est vraiment transcendé par ses scénaristes. Globalement tous le scénario se forge sur les silences et les non-dits, ce qui le rend totalement opaque et cela en fait sa force laissant libre court à l'imagination du spectateur mais aussi sa faiblesse car celui-ci restera globalement détaché des personnages en raison d’ellipses certes excellemment utilisés mais trop nombreuses et d'un manque de développement des rapports humains dans la seconde partie du récit. La première partie, elle, arrive brillamment à poser les personnages en raison de la mise en scène surtout qui nous permet de les comprendre avec peu de mots, le début du film étant très silencieux, mais elle permet aussi de développer les personnalités troubles et les relations entre les personnages tout en faisant un parallèle judicieux avec la part sombre de l'Amérique. Pour cela le film use d'un habile jeu de miroirs, John Du Pont et Mark Schultz étant très similaires, nourrit par les mêmes obsessions et la même vision du monde, tout deux veulent sortir de l'ombre d'un de leurs proches. C'est donc l'histoire d’écorchés vifs, l'un a besoin d'un ami ce qu'il n'a jamais eu et l'autre a besoin d'un père ce qu'il n'a jamais connu tandis que dans une certaine mesure le troisième personnage, Dave Schultz, a besoin d'assurer la sécurité et la stabilité de sa famille. Ce sont trois personnages à la recherche d'un idéal, du rêve qu'ils ont toujours eu à tel point qu'ils en deviennent des obsessions. Pour Du Pont, un être choyé qui vit dans sa bulle protectrice d'autosuffisance où il croit que tout lui réussi alors que la vérité est autre, c'est un perdant, il l'a toujours été et il veut à tous pris prouvé à sa mère qu'il peut une fois dans sa vie gagné, c'est son rêve à atteindre, un rêve qui le fera tomber dans la paranoïa et la jalousie. On peut donc très vite comprendre pourquoi il se prêtant aussi patriote, comme la scène ou il explique que des hommes sont morts sur son domaine pour défendre la liberté, ce sont des histoires à succès, le patriotisme est une sorte d'élite dont se complaît le personnage ou il peut y afficher toute sa dominance aussi illusoire soit-elle car elle ne provient que de son argent. Pour les frères Schultz, les obsessions seront bien différentes, Mark ne veut pas vraiment être le meilleur au monde comme il le dit, il veut juste être meilleur que son frère, sortir de son ombre et devenir sa propre personne, le seul moyen qu'il est trouvé de faire ça étant l'auto-destruction, durant toute sa vie il n'a été que second et en ça il se rapproche de Du Pont, même dans le choix de son métier la lutte il n'est que l'extension de son frère. Dave lui aura des motivations plus pures, s'imposant même comme le personnage le plus noble de cette histoire, ce qu'il fait c'est avant tous pour sa famille, il ne veut pas recréer les erreurs de son passé et veut faire au mieux pour tous le monde, c'est le bon père de famille et le frère aimant, celui qui obtient le succès alors qu'il ne l'a jamais vraiment cherché, c'est pour cela qu'il est autant jalousé. Au final aucuns n'aura eu ce qu'ils désiraient, Dave sera contraint de plonger ses enfants dans ce qu'il a vécu, une enfance sans père et sans attaches, Mark vivra toujours dans l'ombre de son frère qui dans sa mort à atteint une forme de gloire éternelle et Du Pont finira seul, dans la misère et la disgrâce. Et c'est la que pour moi ce qui est le personnage centrale du récit prend toute sa valeur, le domaine de Foxcatcher. C'est ici que cumule tout les rêves des personnages, la lutte n'est au final qu'un moyen illusoire de parvenir aux succès, Foxcatcher qu'on pourrait traduire par attrapeur de renard est très symbolique, le renard est un rêve à atteindre et à attraper, d'ailleurs Du Pont fait un phrase très révélatrice et ironique sur cela " Maman avez-vous attrapé le renard ?" dit-il lorsqu'il fait un discours sur son succès, le renard est un rêve que sa mère à probablement attrapé mais pas lui. Foxcatcher devient donc un attrape-rêves, les personnages sont pris dans cette toile de promesses et sont condamnés à se consumer les uns les autres. On pourrait même étendre ça au pays en lui-même, l'Amérique étant les pays des promesses et des opportunités, le rêve américain comme on dit, ce qui dans cette effet de miroir constant rend l'ensemble captivant. Cet aspect de l'histoire est purement mystique et fascinant, la première partie de l'histoire arrive bien à capter cela dans les relations sinueuses des personnages, la lenteur de son rythme et dans son coté contemplatif. Malheureusement la deuxième partie s'accélère, s’intéresse plus à la lutte et moins aux personnages et à leurs relations, l'histoire s'efface derrière le fait divers et peine à susciter l'émotion nécessaire, ce qui fait que la fin du film tombe complètement a plat, elle se voulait poignante et dramatique mais on reste un peu de marbre. Surtout que le film ne s'est pas donné la peine de développer la vie de famille de Dave ce qui fait que l'on n'est pas touché parce qu'il se passe, Dave ayant aussi été relégué au second plan et les derniers plans sur les photos de familles fait bien trop grandiloquent et larmoyant qu'ils perdent de leurs impacts. De plus pas mal de longueurs viennent ce joindre au récit ce qui fait que l'ennui pointe le bout de son nez et enlève l'aspect fascinant et captivant de l'histoire. Le film avait pleins d'ambitions mais n'a pas trop su comment les gérer et à donc fait de mauvais choix. Personnellement j'aurais suivi l'aspect mystique de l'histoire en faisant du domaine un personnage à part entière, le filmant comme un purgatoire ou les personnages n'en sortent pas, mettant les ellipses narratives durant les matchs de boxe extérieur, m'intéressant davantage à leurs relations autodestructrices avec une ambiance de plus en plus sombre et désespéré au fur et a mesure des ellipses, cela aurait rendu le récit plus impactant et sa fin plus marquante, faisant donc un huit clos métaphysique et oppressant. C'est ce que m'avait promis la première partie du film qui disposait de pleins de bonnes idées comme la relation presque homo-érotique entre John et Mark. Malheureusement le film ne sait pas trop sur quel pied danser et se trouve donc être plus classique que prévu et que je ne l'aurais souhaité. Néanmoins le casting est parfait, d'ailleurs le film est comme je l'imaginais de ce côté, c'est un film qui se tourne d'avantage vers ses performances d'acteurs, ils sont d'ailleurs tous excellent. On retiendra bien sûr Steve Carell, ici à contre-emploi qui fait un travail fantastique qui dépasse même les prothèses qu'il porte. Il est méconnaissable mais pas que dans son physique, aussi dans son jeu. Il se place en bon concurrent pour les prochains Oscars. Mark Ruffalo aussi impressionne dans ce qui est probablement un des ses meilleurs rôles, il campe ce personnage à la perfection mais je ne le vois pas gagné l'Oscar malgré son superbe travail, après tout J.K. Simmons est en face. Sinon Channing Tatum prouve qu'il est un acteur plus intéressant qu'on ne pouvait l'imaginer, même si il reste mutique voir monolithique une bonne partie du récit, il prouve grâce à des scènes clés qu'il est un acteur formidable lorsqu'il est bien dirigé.
La réalisation est magnifique grâce à une photographie soignée, un montage acéré et une parfaite gestion de la musique, elles se font rares mais elles sont utilisées avec intelligence. La mise en scène de Bennett Miller se veut très contemplative, instaurant un rythme lent et une ambiance angoissante assez savoureuse. Les scènes s'installent dans la longueurs et sont en perpétuelles évolutions comme les scènes de luttes qui sont excellemment filmés qui commence presque comme des câlins pour au final finir dans la fureur ( comme la scène de l'entrainement entre les deux frères ). Les plans sont magnifiques notamment la scène des chevaux vers la fin du récit et globalement la mise en scène se fait classique mais ne tombe jamais dans l'académisme, l'ensemble est donc d'une maîtrise incroyable et n'a, selon moi, pas volé son Prix de la mise en scène au dernier festival de Cannes. En conclusion Foxcatcher est un bon film, même le premier bon film de 2015 pour moi, c'est une oeuvre intelligente, habile et maîtrisée. Mais qui selon moi aurait vraiment pu prétendre à plus, dans certains choix que je juge bancal elle se perd dans des longueurs inutiles qui finissent par agacer, elle a tendance à se répéter dans la deuxième partie du récit comme si les mêmes scènes se répétaient en boucle et le film est bien trop froid ainsi qu'il fini par prendre bien trop de distance avec ses personnages pour impliquer ou marquer le spectateur. C'est d'autant plus dommage car le final est traité de la même façon qu'un drame qui se voudrait larmoyant mais cela ne fonctionne pas. C'est un film qui a donc clairement des allures de grands films que je peux comprendre qu'on le prenne comme tel, mais personnellement je me suis érigé une image trop parfaite de ce film pour que je sois pleinement convaincu de celle qui m'est offert là. Typiquement le genre de film qui après l'avoir vu j'aimerais le refaire pour qu'il corresponde à mes attentes mais je le redis et je le confirme, il reste un bon film.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 24 janvier 2015
J ai trouvé ça moyen car je trouve que Channing Tatum surjoue Steve Carell est méconnaissable donc pour moi tres bon pour une fois.Ce film promu pour 5 oscars pourquoi? si ils doivent en donner un c est a Mark Ruffalo qui dans un second role est formidable.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 28 janvier 2015
Foxcatcher est un très bon drame américain réalisé par Bennett Miller, écrit par E. Max Frye et Dan Futterman qui raconte l'histoire de deux lutteurs Mark et Dave Schultz engagé par John Eleuthère du Pont un philanthrope américain et un héritier de la fortune de la famille du Pont (qui c'est faite sur la vente des armes) qui a créé une équipe de lutte dans sa ferme nommée « Foxcatcher ».... A noter l'excellente performance des trois acteurs Steve Carell (métamorphosé en John Eleuthère du Pont Millionnaire très possessif), Channing Tatum (en lutteur simple et bourrin) et Mark Ruffalo (en grand frere entraineur)... Foxcatcher est largement salué par la critique professionnelle, comme un presque chef d'oeuvre, alors que pour moi ce long métrage n'est qu'un grand film qui parle de manipulation par une sorte de gourou ultra patriotique qui se prend pour un coach sportif, très sobrement réalisé par Bennett Miller a qui on doit les très bon Truman Capote et Le Stratège (Moneyball)... Donc un grand film, mais pas le chef d'oeuvre annoncé par certaines critiques a voir pour ses non-dit et son ambiance oppressante.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 24 janvier 2015
Eu égard aux premières scènes soulignant la volonté, la détermination mais aussi les failles intrinsèques à son propre personnage, il parait indubitable que Mark Schulz mettra tout en oeuvre pour assouvir ses ambitions et concrétiser les opportunités offertes par ses qualités pugilistiques mais également par son sens du sacrifice hors du commun. Son alliance avec le riche héritier John du Pont, milliardaire mégalomane, psychopathe et faussement philanthrope sent le soufre dès les prémices de leur première rencontre et le spectateur un minimum averti ne peut que se douter de l'issue tragique de leur relation, avec les dégâts collatéraux que cette dernière pourrait engendrer sur leurs familles respectives, notamment celle de Mark, incarnée par Dave Schulz, entraîneur charismatique, dont Mark essaie de se détacher pour s'affirmer en tant qu'athlète et en tant qu'homme, tout en agissant dans un rapport fils-père, puis esclave-maître avec le milliardaire névrosé. Les face à face entre les deux hommes dégagent une atmosphère d'une noirceur immense, les regards hagards d'un Steve Carell, métamorphosé, effrayant, imprégnant le spectateur d'une ampleur comparable à la détresse infinie qui baigne les yeux d'un Channing Tatum ébouriffant, désarmant de puissance, de rage contenue mais manquant cruellement de confiance en lui lorsque les grands rendez-vous approchent. La mise en scène ne laisse aucun répit au spectateur, elle le malmène, le triture dans ses zones les plus sombres, lui inflige des séquences d'une intensité démesurée et le laisse chancelant dans un chaos final prévisible mais saisissant par la justesse d'un Steve Carell ayant atteint l'apogée de sa folie, et d'un Mark Ruffalo en grand frère dépassé par la gravité des événements, restant impuissant face à la soumission de son cadet envers le milliardaire, mais refusant de céder à la torture morale incarnée par ce dernier, au péril de sa vie. Certes, le scénario manque peut-etre de profondeur, les personnages secondaires n'ont pas le relief escompté(ils sont réduits à des faire-valoir), mais l'ampleur générée par ce drame, ainsi que les thèmes abordés en filigrane(le patriotisme, les rapports mère-fils, le rôle du sport aux USA), les ellipses, les non-dits, et le mystère qui se dégage de chaque scène achèvent de nous convaincre : Foxcatcher est bien la mise à nu d'un reve américain vidé de sa substance, le requiem d'une époque révolue, autant qu'une plongée sidérante dans les failles de l'Amérique de la fin du XXème siècle. Julien LEVY
Scorcm83
Scorcm83

121 abonnés 508 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 janvier 2015
C'est très très rare qu'un film me fasse cet effet là. C'est à dire que, techniquement, je n'ai rien à lui reprocher, c'est très bien réalisé, super bien joué, le scénario est intéressant, les personnages travaillés, mais paradoxalement, ce serait mentir que de dire que j'ai passé un bon moment devant ce film. Non pas qu'il soit trop long, bien que des longueurs se fassent sentir à certains moments, c'est le genre de chose qui ne me dérange pas plus que ça. Non, la vrai raison, c'est que j'ai trouvé le tout extrêmement froid et dérangeant. Aucune once de légèreté, quasiment pas de touche d'humour, c'est très noir, très brumeux, les couleurs sont désaturés, les dialogues vaporeux. Le pire, c'est que je suis rentré dans le film, mais, durant toute la séance, j'étais mal à l'aise devant ce que je voyais. En ce sens, le réalisateur à réussi son coup avec brio, mais je ne sais pas si c'est forcément ce qui me plaît le plus. Pourtant, j'adore ce genre de film habituellement, mais là, y a quelque chose qui n'est pas passé. Je pense que c'est la transformation physique des acteurs qui m'a procuré cet effet, ils sont tellement enlaidis qu'ils créent une sorte de distance avec le spectateur, du moins c'est ce que j'ai ressenti. Le personnage de John Du Pont m'a fait de la peine, tout comme celui de Mark Schultz, je me suis seulement véritablement attaché à celui de Dave Schultz, mais difficilement. En grande partie grâce à Mark Ruffalo qui est décidément un très grand acteur.

En clair, un film très froid, très difficile d'accès, mais que je conseille tout de même aux cinéphiles. C'est objectivement un bon film, mais il ne m'a pas procuré les bonnes émotions, du moins pas de la bonne manière.
the_fan_of_inception
the_fan_of_inception

29 abonnés 582 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 janvier 2015
Si on a vite fait de le considérer comme un réalisateur de ''films à Oscar'' suite à Truman Capote puis Le Stratège, "Foxcatcher", troisième long-métrage signé Bennet Miller a fait parler de lui lors du dernier festival de cannes où il remporta le prix de la mise en scène, à tort ou à raison selon certains. S'inspirant d'une histoire vraie (devenu un terme abusif), "Foxcatcher" retrace l'histoire de l'assassinat d'un champion de lutte américain par son entraîneur milliardaire. Bien qu'il ne fasse jamais se fier aux bandes-annonces (vendant souvent l'objet filmique sur les deux-trois grosses scènes du film), celle de ce long-métrage nous insufflait un certain intérêt dans son ambiance glauque et dérangeante, à mi-chemin entre les derniers David Fincher (Millenium, Gone Girl) ou le Xavier Dolan de "Tom à la ferme". En réalité, il est un peu plus sobre dans son contenu, bien que la photo hallucinante de Greig Fraser (déjà à l'oeuvre sur "Zero Dark Thirty") embellit cet espace isolée, hostile et glaçant (dans tous les sens du terme). Au centre du récit, un trio d'acteurs à la justesse de jeu: Channing Tatum en catcheur bourrin mais naïf; Mark Ruffalo en grand frère sage et un Steve Carrel méconnaissable et à contre-emploi dans son rôle de milliardaire inquiétant et mimétique. Une relation tout aussi ambigue tant sur l'admiration autant que l'amitié va se jouer entre ce dernier et le frère de la future victime (à savoir Tatum). Cependant, si le tout est très bon sur la première heure, prenant bien le temps de poser son atmosphère, développer ses personnages; le tout se perd en cours de route sur une seconde partie plus inégale mais tout de même marquée par quelque fulgurance sublimes ( spoiler: la libération de l'écurie à la mort de la mère castratrice du milliardaire
): le bestiaire 80's n'est que peu exploité (mis à part un écran de télé et la chanson ''Fame" de David Bowie), les objectifs fixés en début de film sont vites expédiés ( spoiler: les J.O. de Séoul 88), tout comme l'assassinat de Dave, le tout sans aucune explication (bien qu'il n'en n'ait pas donné lui-même, DuPont a été déclaré psychotique paranoïaque et schizophrène ni indication temporelle
: on a l'impression que le film a été conçu seulement que pour un public au courant de toute l'affaire. Sans être un ratage complet, "Foxcatcher" aurait su rattraper sa deuxième partie branlante par un ajout d'explications et l’approfondissement d'un relation élève/maître qui faisait le sel de notre intérêt pour ce film.
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