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Kouto
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4,0
Publiée le 15 août 2025
Jérémie Renier excelle dans un beau film s’apparentant à un cri du cœur sur la vie dans un bidonville à Buenos Aires. Parfaitement mis en scène, avec style et sobriété, tout en lui conférant une dimension suffisamment politisé.
Un jeune curé français débarque dans le climat fiévreux des bidonvilles de Buenos-Aires. Un drame social tendu mais terni par un récit confus, peu captivant et manquant d’émotions. 2,25
Un film qui aurait pu bénéficier à mes yeux d'une quatrième, voire d'une cinquième étoile... Malheureusement et même si l'univers du bidonville est bien rendu, le combat quotidien pour y survivre, la violence des rapports, l'investissement des prêtres ouvriers, les doutes, le jeu des acteurs, etc. La trame "romanesque" du film elle, n'est pas assez travaillée pour en faire un chef d'œuvre. C'est d'autant plus prégnant lorsque arrive la fin, presque désespérante sur un plan scénaristique !
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1,0
Publiée le 8 juillet 2021
Réalisé par Pablo Trapero Elephante Blanco est un projet argentin plein d'ambition mais qui vacille dans son exécution. Les acteurs principaux Jeremie Reiner, Ricardo Darin et Martina Gusman semblent tous plausibles et jouent de manière satisfaisante mais la réalisation et la narration manquent cruellement de fluidité. Il faut près de 20 minutes pour comprendre un semblant d'intrigue mais pire encore il y a plusieurs intrigues dont aucune n'est vraiment approfondie avec compétence. La défense des pauvres, une guerre de la drogue, une relation illicite interdite et la politique interne de la religion rien n'est approfondi. Les intrigues ne se rejoignent pas vraiment et le film en souffre. L'histoire n'offre pas beaucoup de connexion et sa fin de même. La réalisation n'est pas très inventive et l'action n'est pas intéressante. Seule la relation entre les deux personnages a de l'énergie et c'est une troisième sous-intrigue enfouie dans le film...
L'éléphant blanc n'est pas une image : c'est le bidonville, sa crasse et son désespoir, mais aussi ses habitants qui ne font pas semblant d'avoir la force de s'accrocher. Ces forces, Trapero les comprend et les capte pour les mixer dans une œuvre sans genre, ou plutôt qui les a tous : drame, récit social, film de divertissement avec un arrière-goût de found footage et de documentaire, chacune de ses scènes utilise un dosage différent et rarement mal à propos, aux antipodes de sa première création *Mundo Grúa*.
Il est en revanche plus délicat de considérer cette mixité comme un atout. Le fait que le film ne soit pas juste un témoin de la situation sociale ni un simple divertissement l'empêche de prendre beaucoup de recul sur son sujet, si bien qu'il est loin d'être l'ouvrage consensuelle que l'on peut s'en figurer. Il n'y a pas de contrôle de ces sous-genres qui peuvent chacun prendre la main sur l'histoire à tout moment, même si c'est souvent très propre et solide dans la forme, et globalement "satisfaisant" si l'on met de côté l'incertitude sur sa vocation.
Poignant sur le coup, L'Éléphant blanc offre un récit qui nous plonge dans des décors parfaitement maîtrisés, mais c'est au spectateur de se créer les émotions qui vont avec. En effet, d'apparence plutôt sobre, il utilise trop de procédés différents pour un rendu lisse, aussi bien visuel que dans le fond. Il est, en somme, trop plein de son sujet pour laisser le temps de juste le ressentir.
Film intéressant basé sur l histoire d'un homme de foi (Carlos Mugica) qui aura passé sa vie a essayer d'aider les plus démunis dans un bidonville argentin... L'histoire est ici un peu romancée avec plusieurs personnages dont celui de Jeremy Renier. ... . malheureusement ça n'apporte pas grand chose d'intéressant.... J'ai même eu l'impression que ça rendait moins claire l'histoire de base et la rendait même moins crédible par moment .. Pablo Trapero, le metteur en scène a certainement voulu étoffer un peu avec le père Nicolas et sa crise de foi et rendre son film plus cinématographique mais au final ses intentions sont moins claires, l'histoire du père Mugica et de son combat pour apporter de meilleures conditions aux plus pauvres rend son film moins percutant, moins direct... Du coup, j'ai eu bcp de mal à voir où il voulait en venir et donc à rentrer ds le film.... Tout Ça tourne un peu trop lgtps en rond et on finit par se perdre et s'ennuyer un peu... Dommage car cette histoire méritait mieux .... Au final, Mise à part celle de Jeremy Renier qui en fait un poil trop à mon goût, c'est l'excellente interprétation que j'ai retenu de "elefante blanco", particulièrement celle Ricardo Darin qui est comme tjrs excellent...
Film au fort potentiel qui n'a pas réussi à me passionner !! C'est fort dommage car la mission de ces prêtres est louable et je voulais m'émouvoir devant un beau film profond et social mais la lenteur des scènes, le contexte politique...tout m'a désespéré !!! Les acteurs sont pourtant excellentissimes mais ça n'a pas suffi !! Je suis déçu !
Avec la foi on peut bâtir un immeuble dans une Favela et c’est la mission du Père Julian. Seulement il est malade, fatigué, alors il fait appel au père Nicolas pour le soutenir. Ce dernier a toute sa confiance et toute son amitié.
Ces deux -là vont se battre contre l’administration, l’évêché et les délinquants. Il faut construire cet immeuble pour faire exister les laissés-pour-compte.
La violence fait ravage et elle est contagieuse, les clans se font la guerre au sein même de la Favela.
Elefante Blanco est l’histoire d’un combat sans fin.
Luciania, assistante sociale, veut aider. Elle se donne tous les jours, chaque conflit est un dilemme, dans une famille ou dans les gangs.
Le père Nicolaas perd la foi et son amour pour Lucianna le fait vaciller mais sa vocation et son dévouement pour le Père Julian vont avoir raison de lui.
Une lutte pour l’humanité, une histoire d’amour impossible et une guerre contre la misère d’un peuple souvent oublié.
Pablo Trapero nous donne sans limite sa vision des plus démunis.
Ricardo Darín est le comédien argentin le plus charismatique et est devenu une référence dans le cinéma international.
Jérémie Renier est toujours aussi admirable et ici il est tout en douceur et sentiment.
Un film qui nous emmène dans un bidonville argentin et qui nous montre le travail exemplaire des prêtres. Une belle performance de Ricardo Darin et de Jeremy Renier. Mais c’est presque plutôt un documentaire et j’ai eu du mal à accrocher, c’est parfois assez ennuyeux.
Après Carancho, Pablo Trapero nous livre une nouvelle facette de son Argentine natale à travers l'histoire de ce bidonville. Toute la vie n'y est que violence (policière, cartel de drogues...) où des prêtres idéalistes y voient leur foi s'ébranler. Toute action est réduite à une lutte permanente pour obtenir de biens maigres résultats... et au péril de sa vie. Le trio d'acteurs est très bon ! Pourtant, la mise en scène, tout comme dans Carancho, empêche l'émotion d'affleurer.
L'enfer est pavé de bonnes intentions… Et on les sent les bonnes intentions tout au long d' Elefante blanco. Le problème c'est que son scénario trop ambitieux est cousu de fil blanc et lorsqu'il veut faire passer des messages son réalisateur fait preuve d'une habileté d'éléphant dans un magasin de porcelaine (le fameux drame qu'on sent arriver à 1 kilomètre à la ronde)… Dommage vraiment parce que le cadre est soigné les acteurs très bons et le fond objectivement intéressant. J'en arrive presque à regretter qu'Elefante Blanco n'ait pas été un beau docu choc, une immersion létale dans le Buenos Aires qui fait frémir… Il aurait certainement gagné en puissance, en spontanéité, en capacité immédiate à secouer la spectateur.
Un film bouleversant sur cette misère quotidienne qui gangrène le monde entier et sur les doutes de ces prêtres exemplaires qui font ce qu'ils peuvent pour adoucir le sort de ces pauvres gens.
Un film fort et dense, sans manichéisme, filmé de façon clinique à la manière d'un documentaire, sans pathos, juste, douloureux, qui montre le travail exemplaire des prêtres dans des parties du monde où la paupérisation fait des ravages, où le pouvoir politique ne fait rien sinon fermer les yeux sur la misère. Un film nécessaire et digne.
Film ambitieux et énervé, voilà comment résumer en deux mots cet Elefante Blanco, plongée brutale dans les bidonville argentins. La grande force du film vient selon moi de son absence de manichéisme, même s il dépeint quelque personnage à la volonté impressionnante, les notions de bien et de mal se mélange et sont toutes en nuance. J ai trouvé la vision de cette église très intéressante avec cette coupure manifeste entre une volonté d aider son prochain chez le petit curée en opposition à une église rouage et institution d une société sclérosé qui laisse pourrir les situations au lieu d agir. La mise en scène est nerveuse et donne un film sous tension. Le cinéma qui veut dire des choses sera toujours intéressant.
La religion, source de multiples conflits, guerres et de bien autres maux. Ne pas oublier que la religion c'est aussi un motif d'espérance pour des peuples entiers. C'est cette deuxième facette que le film montre dans un bidonville Argentin. L'occasion d'un film choc? Pardonnez l'expression mais on peut évidemment s'attendre à un film tranchant comme une lame et sur le fil du rasoir avec son sujet... compliqué. Il manque étrangement un je-ne-sais-quoi de percutant dans le film. Non pas qu'il esquive les scènes les plus tendues, mais c'est plutôt dans son rythme que j'ai à redire. L'introduction au bidonville est bien sûr essentielle car c'est le cadre qu'on voit tout le long du film (oulà spoil!), mais c'est un film qui met trop longtemps à instaurer du suspense à mon goût. Il faut attendre la seconde partie du film pour éprouver le plaisir coupable de voir ses personnages sous tension. Vous me direz que le film va crescendo et vous aurez sûrement raison. Peut-être que j'étais fatigué... Rien à redire au niveau des acteurs en revanche, Jeremy Renier est très bien dans son rôle comme Ricardo Darín. Un film qui m'a laissé sur une bonne impression à défaut de m'impressionner.