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L'intrigue de départ de ce film s'est inspiré du film de Robert Aldrich de 1962 : "qu'est-il arrivé à Baby Jane?"
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MG
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J'ai toujours eu du mal avec les film français. Ceux-ci sont toujours associés à de la médiocrité, un espoir de "faire comme les grands", sans jamais y parvenir. Peu sont ceux qui sortent du lot. Ceux de Fred Cavayé en font partie.
J'ai découvert ce réalisateur par un thriller marquant, A bout portant. Son deuxième long métrage après Pour elle, et un énorme succès en salle. Cette fois, Cavayé revient sur ses amours de jeunesse, en combinant ces deux films. Selon les dires du réalisateur, Mea culpa est conçu comme le dernier volet d'une trilogie initiée par "Pour elle". Et ça marche. Cavayé est sur un sujet qu'il connaît, et on le sent à l'aise. Après avoir apporté des avancées prodigieuses dans ce genre de fond de placard qu'était le polar français, le réalisateur met à nouveau une énorme claque à tous les réfractaires de cette nouvelle vague.
Bref retour sur l'histoire (synopsis fourni par Allociné). Flics sur Toulon, Simon et Franck fêtent la fin d'une mission. De retour vers chez eux, ils percutent une voiture. Bilan : deux victimes dont un enfant. Franck est indemne. Simon, qui était au volant et alcoolisé, sort grièvement blessé . Il va tout perdre. Sa vie de famille. Son job de flic. Six ans plus tard, divorcé de sa femme Alice, Simon est devenu convoyeur de fonds et peine à tenir son rôle de père auprès de son fils Théo qui a désormais 9 ans. Franck, toujours flic, veille à distance sur lui. Lors d'une corrida, le petit Théo va être malgré lui le témoin d'un règlement de compte mafieux. Très vite, il fera l'objet de menaces. Simon va tout faire pour protéger son fils et retrouver ses poursuivants. Le duo avec Franck va au même moment se recomposer. Mais ce sera aussi pour eux l'occasion de revenir sur les zones d'ombre de leur passé commun.
En dépit d'un scénario plutôt classique, la mise en scène est parfaitement menée. Toutes les scènes s'enchaînent de manière fluide et logique, on sent vraiment un travail méticuleux et précis. Les différentes parties du film passent à une vitesse folle, mais leur équilibre est relativement correct. Un fois sorti de la salle, une heure et demi plus tard, tous les éléments sont clairs, rien n'est à ajouter. On regrettera néanmoins quelques ficelles un peu grosses et des petits airs de déjà vu, notamment dans la première partie.
Mais ce que l'on apprécie chez Cavayé - particulièrement présent ici - C'est son rapport à l'image. Plans et cadres sont travaillés, et pas un n'est fait à la va-vite, ou n'est raté. Il est d'usage de dire qu'un plan est comme un mot. Il véhicule une émotion particulière, et utiliser un tel à la place d'un autre peu modifier de manière radicale votre façon de percevoir les choses. Cavayé réussit ici le tour de force d'inscrire la majeur partie de son travail sur ces plans. Les dialogues, voulus et écrits minimalistes - j'y reviendrais - ne sont en fait que des pistes pour laisser les plans s'exprimer.
Tout le monde a un jour vu un polar français. Que ce soit un dimanche soir sur un chaîne câblée, ou par un DVD prêté d'un ami de la famille du cousin, le polar français fait partie de notre culture. Cette succession d'images sombres, désaturées au possible, à la limite du noir et blanc, ont étés pendant longtemps un des principaux moyens de faire passer un sentiment d'angoisse. Plus c'est gris, plus ça marche. Mais alors que les grosses productions ont fait fi de cet méthode, pour se pencher sur une vraie utilisation de la couleur, la cinéma français s'obstine encore et toujours, résistant à l'envahisseur.
Heureusement, certains osent tenter de passer le cap. C'est ainsi que Mea Culpa possède un rapport à la couleur très intense. Certaines scènes sont vraiment extrêmement colorées, à la limite du surréalisme. Les dominantes sont à la fois un choix artistique et un moyen de transmettre un sentiment bien précis. On passe ainsi de rouge à bleu en passant par du jaune, de l'angoisse à l'attente.
Venons en aux dialogues. Cavayé a ainsi souhaité les minimiser :"Le dialogue n’est là que pour faire passer quelque chose qu’on ne peut véhiculer par l’image, ou même par la musique. Le spectateur n’est pas un animal que l’on nourrit, c’est un être humain avec des sentiments universels que l’on peut utiliser pour raconter l’histoire." explique-t-il à propos de son rapport à l'image et de ses dialogues. L'intention est louable, mais tient plus du délire d'artiste que d'une vraie préoccupation. Il s'agit là d'un des seuls reproche que l'on peut lui attribuer. A vouloir en enlever sans nuire à la compréhension, on tombe dans un juste milieu assez dérangeant. Pas assez pour que les dialogues soient développés et intéressants, et trop pour que ce soit vraiment minimaliste. Ceci est valable pour la première partie essentiellement, l'action comblant ensuite cette lacune.
Enfin, terminons sur les performances d'acteurs. Par delà un Vincent Lindon parfait dans son rôle d'archétype de l'homme perdu qui tente de reconstruire sa vie, Gilles Lellouche possède relativement bien son personnage. Mention spéciale au jeune Max Baissette de Malglaive, remarquable dans la rôle de Théo, malheureusement trop absent pour un personnage de cette importance. Si Lindon est merveilleusement froid et absent envers son fils, celui-ci aurait mérité un peu moins de retenue, même s'il est difficile d'en demander autant à cet âge là.
En bref, Mea Culpa est plutôt un bon film. Même si quelques faiblesses scénaristiques et des dialogues quelque peu plats sont à déplorer, l'ensemble est tout de même de très bonne facture, et renouvelle un genre acquis comme enterré à jamais. Les plans de caméra audacieux et une nouvelle esthétique sur le rapport à la couleur apportent un vent de fraîcheur dans le cinéma français, et notre petite production n'a rien à envier au gros films d'action bourrés à la testostérone hollywoodienne. on en viendrait presque à se pencher plus en profondeur sur le cinéma français - j'ai dit presque, faut pas exagérer non plus.
J'ai découvert ce réalisateur par un thriller marquant, A bout portant. Son deuxième long métrage après Pour elle, et un énorme succès en salle. Cette fois, Cavayé revient sur ses amours de jeunesse, en combinant ces deux films. Selon les dires du réalisateur, Mea culpa est conçu comme le dernier volet d'une trilogie initiée par "Pour elle". Et ça marche. Cavayé est sur un sujet qu'il connaît, et on le sent à l'aise. Après avoir apporté des avancées prodigieuses dans ce genre de fond de placard qu'était le polar français, le réalisateur met à nouveau une énorme claque à tous les réfractaires de cette nouvelle vague.
Bref retour sur l'histoire (synopsis fourni par Allociné). Flics sur Toulon, Simon et Franck fêtent la fin d'une mission. De retour vers chez eux, ils percutent une voiture. Bilan : deux victimes dont un enfant. Franck est indemne. Simon, qui était au volant et alcoolisé, sort grièvement blessé . Il va tout perdre. Sa vie de famille. Son job de flic. Six ans plus tard, divorcé de sa femme Alice, Simon est devenu convoyeur de fonds et peine à tenir son rôle de père auprès de son fils Théo qui a désormais 9 ans. Franck, toujours flic, veille à distance sur lui. Lors d'une corrida, le petit Théo va être malgré lui le témoin d'un règlement de compte mafieux. Très vite, il fera l'objet de menaces. Simon va tout faire pour protéger son fils et retrouver ses poursuivants. Le duo avec Franck va au même moment se recomposer. Mais ce sera aussi pour eux l'occasion de revenir sur les zones d'ombre de leur passé commun.
En dépit d'un scénario plutôt classique, la mise en scène est parfaitement menée. Toutes les scènes s'enchaînent de manière fluide et logique, on sent vraiment un travail méticuleux et précis. Les différentes parties du film passent à une vitesse folle, mais leur équilibre est relativement correct. Un fois sorti de la salle, une heure et demi plus tard, tous les éléments sont clairs, rien n'est à ajouter. On regrettera néanmoins quelques ficelles un peu grosses et des petits airs de déjà vu, notamment dans la première partie.
Mais ce que l'on apprécie chez Cavayé - particulièrement présent ici - C'est son rapport à l'image. Plans et cadres sont travaillés, et pas un n'est fait à la va-vite, ou n'est raté. Il est d'usage de dire qu'un plan est comme un mot. Il véhicule une émotion particulière, et utiliser un tel à la place d'un autre peu modifier de manière radicale votre façon de percevoir les choses. Cavayé réussit ici le tour de force d'inscrire la majeur partie de son travail sur ces plans. Les dialogues, voulus et écrits minimalistes - j'y reviendrais - ne sont en fait que des pistes pour laisser les plans s'exprimer.
Tout le monde a un jour vu un polar français. Que ce soit un dimanche soir sur un chaîne câblée, ou par un DVD prêté d'un ami de la famille du cousin, le polar français fait partie de notre culture. Cette succession d'images sombres, désaturées au possible, à la limite du noir et blanc, ont étés pendant longtemps un des principaux moyens de faire passer un sentiment d'angoisse. Plus c'est gris, plus ça marche. Mais alors que les grosses productions ont fait fi de cet méthode, pour se pencher sur une vraie utilisation de la couleur, la cinéma français s'obstine encore et toujours, résistant à l'envahisseur.
Heureusement, certains osent tenter de passer le cap. C'est ainsi que Mea Culpa possède un rapport à la couleur très intense. Certaines scènes sont vraiment extrêmement colorées, à la limite du surréalisme. Les dominantes sont à la fois un choix artistique et un moyen de transmettre un sentiment bien précis. On passe ainsi de rouge à bleu en passant par du jaune, de l'angoisse à l'attente.
Venons en aux dialogues. Cavayé a ainsi souhaité les minimiser :"Le dialogue n’est là que pour faire passer quelque chose qu’on ne peut véhiculer par l’image, ou même par la musique. Le spectateur n’est pas un animal que l’on nourrit, c’est un être humain avec des sentiments universels que l’on peut utiliser pour raconter l’histoire." explique-t-il à propos de son rapport à l'image et de ses dialogues. L'intention est louable, mais tient plus du délire d'artiste que d'une vraie préoccupation. Il s'agit là d'un des seuls reproche que l'on peut lui attribuer. A vouloir en enlever sans nuire à la compréhension, on tombe dans un juste milieu assez dérangeant. Pas assez pour que les dialogues soient développés et intéressants, et trop pour que ce soit vraiment minimaliste. Ceci est valable pour la première partie essentiellement, l'action comblant ensuite cette lacune.
Enfin, terminons sur les performances d'acteurs. Par delà un Vincent Lindon parfait dans son rôle d'archétype de l'homme perdu qui tente de reconstruire sa vie, Gilles Lellouche possède relativement bien son personnage. Mention spéciale au jeune Max Baissette de Malglaive, remarquable dans la rôle de Théo, malheureusement trop absent pour un personnage de cette importance. Si Lindon est merveilleusement froid et absent envers son fils, celui-ci aurait mérité un peu moins de retenue, même s'il est difficile d'en demander autant à cet âge là.
En bref, Mea Culpa est plutôt un bon film. Même si quelques faiblesses scénaristiques et des dialogues quelque peu plats sont à déplorer, l'ensemble est tout de même de très bonne facture, et renouvelle un genre acquis comme enterré à jamais. Les plans de caméra audacieux et une nouvelle esthétique sur le rapport à la couleur apportent un vent de fraîcheur dans le cinéma français, et notre petite production n'a rien à envier au gros films d'action bourrés à la testostérone hollywoodienne. on en viendrait presque à se pencher plus en profondeur sur le cinéma français - j'ai dit presque, faut pas exagérer non plus.
Fred Cavayé, sorti de nulle part en 2008 signait avec "Pour elle" un polar nerveux qui donnait un coup de fouet à un genre autrefois spécialité française, délaissé par les producteurs trop frileux. Son film a d'ailleurs été remaké presque aussitôt aux States par Paul Haggis ("Les trois prochains jours"). Aux côtés de l'ancien flic Olivier Marchal, Fred Cavayé a donc pris la relève dans l'esprit du public des Melville, Deray ou Corneau (très difficile succession). On attend donc avec impatience chacune de leurs livraisons. Le sujet de "Mea Culpa" a d'ailleurs été suggéré à Cavayé par Olivier Marchal. Le moins que l'on puisse dire est que les deux hommes semblent vouloir creuser profondément le même sillon sans trop lever la tête pour humer un air nouveau. Nous sommes certes dans la série B dite efficace et Cavayé en a bien intégré les leçons. Mais on est quand même en droit d'attendre au-delà des poncifs habituels inhérents au polar, une légère nuance dans le caractère des personnages. Au lieu de cela, Cavayé réunit les héros de ses deux précédents films pour les maintenir dans leurs emplois respectifs. Notamment un Vincent Lindon au front de plus en plus bas qui doit avoir négocié ses derniers contrats au moindre mot dit tant il devient de plus en plus mutique appuyant toujours un peu plus ses regards noirs lourds de signification qui à force d'être caricaturaux deviennent une faiblesse dans son jeu. Le grand acteur doit très vite s'interroger sur la tournure que doit prend sa carrière l'âge venant, les postiches et les teintures ne pouvant servir indéfiniment de repoussoir à une remise en question salutaire . Moins flagrant est le problème pour Gilles Lellouche dont l'image à l'écran est moins usée par la répétition des films que celle de Vincent Lindon. L'ensemble reste efficace mais l'assimilation aux maîtres cités plus haut, demandera à Fred Cavayé un peu plus d'ambition narrative . Il en a les moyens.
Un thriller d'une qualité rare .
J'imaginais retrouver une construction similaire au précédent de Fred Cavayé qui m'avait valu une claque assez monumentale , A bout Portant . Pas du tout . La construction , le montage de celui sont beaucoup plus habituels . Les scènes les plus intenses sont toujours aussi bien menées sachant que le degré d'intensité le plus faible met déjà la barre très haut . A ce niveau la et grâce à un casting parfait la mission est réussie . Le film prend aux tripes donc , ou presque .
Je dis presque parce que je pense que ce film aurait gagné à se simplifier , je pense au scénar qui part dans beaucoup de sens ce dont on a pas forcément besoin , personnellement je m'attendais à du 100% thriller mais j'ai eu droit à joli pourcentage de tragédie , bref une histoire sentimentale un peut trop présente à mon goût . L'action est toujours d'une grande précision mais le plaisir est trop vite cassé pour revenir sur les histoires de cœur et aucune ne m'a spécialement marqué .
Je ne spoilerai en aucun cas A Bout Portant mais son intrigue était d'une extrême simplicité laissait place à une tension géniale dans un 100% thriller . Les scènes d'action criaient tellement de vraisemblance que lorsque j'y reconnaissais des lieux j'avais l’impression d'y être .
Bref. Cavayé a eu la meilleure idée qui soit en cherchant à réitérer la recette de son précédent film , mais son lot de nouveautés et ses choix ne m'ont pas fait passer l'envie de vous reparler de A Bout Portant . Pour moi le chef d'oeuvre .
J'imaginais retrouver une construction similaire au précédent de Fred Cavayé qui m'avait valu une claque assez monumentale , A bout Portant . Pas du tout . La construction , le montage de celui sont beaucoup plus habituels . Les scènes les plus intenses sont toujours aussi bien menées sachant que le degré d'intensité le plus faible met déjà la barre très haut . A ce niveau la et grâce à un casting parfait la mission est réussie . Le film prend aux tripes donc , ou presque .
Je dis presque parce que je pense que ce film aurait gagné à se simplifier , je pense au scénar qui part dans beaucoup de sens ce dont on a pas forcément besoin , personnellement je m'attendais à du 100% thriller mais j'ai eu droit à joli pourcentage de tragédie , bref une histoire sentimentale un peut trop présente à mon goût . L'action est toujours d'une grande précision mais le plaisir est trop vite cassé pour revenir sur les histoires de cœur et aucune ne m'a spécialement marqué .
Je ne spoilerai en aucun cas A Bout Portant mais son intrigue était d'une extrême simplicité laissait place à une tension géniale dans un 100% thriller . Les scènes d'action criaient tellement de vraisemblance que lorsque j'y reconnaissais des lieux j'avais l’impression d'y être .
Bref. Cavayé a eu la meilleure idée qui soit en cherchant à réitérer la recette de son précédent film , mais son lot de nouveautés et ses choix ne m'ont pas fait passer l'envie de vous reparler de A Bout Portant . Pour moi le chef d'oeuvre .
Jamais deux sans... et non ! Dans le même style que ses précédents films mais cette fois ci, c'est bien en dessous... à la limite de l'arnaque. Il maitrise les scènes d'actions mais le scénario est bidon, sans consistance, sans intérêt... et le casting (principalement des seconds rôles) n'est pas très judicieux. C'est un film de courses poursuites sans âme.
Rien que pour la scène de tauromachie une demi étoile parce qu'on peut pas mettre moins , je deteste la tauromachie c'est uniquement pour les debiles profonds des gens du sud et j’applaudis haut et fort quand un taureau explose un troll de toréador
quelle tristesse ! tout était là pour avoir un bon film, et....non. On assiste simplement à une suite de scènes d'actions violentes et anxiogène à tous prix quitte à en sacrifier la cohérence et la crédibilité. Les (très) bons acteurs ne suffisent pas à faire oublier les personnages clichés au possible. On a trouvé mieux que EuropaCorp et Besson pour garder tous les clichés et vider un scénario de toute substance !
Bon polar, surtout la première partie, la seconde partie est inégale. 2 étoiles.
Les scènes d'action relativement bien faites malgré leurs manques de crédibilité n'arrivent pas à masquer l'indigence d'un scénario bâclé. Luc Besson peut dormir tranquille: c'est encore lui le roi du navet populaire français...
J'adore Fred Cavayé comme réalisateur (tout comme Vincent Lindon), et la mise en scène tient toutes ses promesses (arènes d'Arles, quartier de Marseille, scène percutantes)...mais que le scénario est léger ! Pour éliminer 1 enfant témoin d'un meurtre, les mafioso vont créer des centaines de témoins de leur chasse à l'homme: boites de nuit, train, tout y passe. Très logique n'est ce pas ? A peu près tout est du déjà-vu, vieilles recettes usées jusqu'à la moelle, rien de crédible (mettre l'Esterelle à 15 minutes de Marseille, fallait le faire).
Bref, s'il y avait un conseil à donner à ce réalisateur qui monte : savoir s'entourer de vrais scénaristes.
Bref, s'il y avait un conseil à donner à ce réalisateur qui monte : savoir s'entourer de vrais scénaristes.
Comme quoi le ridicule ne tue pas, absurde, affligeant. Tuer un témoin gênant mais devant tout le monde faudra butter tous les témoins après, et devant le commissariat le comble du n'importe quoi, les flics qui viennent au compte goutte, ça me fais doucement marrer.
Les scénaristes ont-t-ils la tête dans les nuages ?
spoiler:
Si les méchants ont pour but de ne pas être repérés lors de leur assassinat, il va falloir buter tous les passagers du train les gars...c'est complétement débile comme stratégie quand on y pense...et je passerai sur la tentative d’exécution ridicule devant le commissariat, la fusillade insensée dans la boîte de nuit ou encore le méchant qui joue à tirer la jambe de la mère pendant 30 minutes dans le train plutôt que de lui tirer une balle...
Bref, il y a quelques bonnes idées de réalisation qui ne rattraperont pas pour autant cette écriture pitoyable où les scènes sont très mal amenées, heureusement que Lindon s'en sort bien comme à ses habitudes. Cavayé s'est égaré, on regrette de ne pas retrouver la finesse du très bon "Pour elle".
Bref, il y a quelques bonnes idées de réalisation qui ne rattraperont pas pour autant cette écriture pitoyable où les scènes sont très mal amenées, heureusement que Lindon s'en sort bien comme à ses habitudes. Cavayé s'est égaré, on regrette de ne pas retrouver la finesse du très bon "Pour elle".
Cela ne vaut certainement pas « Pour elle » (2008), le premier long-métrage et coup de maître du réalisateur, c’est un tout petit peu moins bien que « A bout portant » (2010), précédent policier du même Fred Cavayé, mais c’est bien joué, c’est efficace et cela fait passer un bon moment. Assez lent à démarrer, le rythme du film ne faiblit ensuite jamais. La mise en scène, bien que réussie, n’échappe pas à quelques plans superflus car trop explicatifs, comme dans de nombreux thrillers américains où le réalisateur a besoin de faire un le plan sur un objet pour expliquer au spectateur que celui-ci va avoir de l’importance par la suite.
spoiler:
Le meilleur exemple étant le plan sur l’extincteur qui précède le moment où celui-ci va être utilisé comme si le spectateur avait besoin qu’on lui dise qu’il y a des extincteurs dans les trains…
A contrario, certains plans sur des visages sont vraiment très beaux et dégagent beaucoup de sentiments sans avoir à s’encombrer de dialogues. Enfin, la cité phocéenne sert de (beau) cadre à l’action et donne une crédibilité au contexte.
A contrario, certains plans sur des visages sont vraiment très beaux et dégagent beaucoup de sentiments sans avoir à s’encombrer de dialogues. Enfin, la cité phocéenne sert de (beau) cadre à l’action et donne une crédibilité au contexte.
Bon film avec des scènes d'action haletantes (même si parfois un peu tirées par les cheveux) et un dénouement inattendu. Je regrette un peu de retrouver une fois de plus l'image du flic pommé qu'on voit dans de nombreux films français et qui fini par être lassante. A voir !
Un film français de Fred Cavayé qui constitue le troisième polar du réalisateur après les très prenants "Pour Elle" et "A Bout Portant". Malheureusement, "Mea Culpa" ne possède pas la réussite de ses prédécesseurs. En effet, dès le départ, les nombreuses invraisemblances font que l’on décroche assez rapidement. De plus, au manque de crédibilité, s’ajoutent un scénario faible, stéréotypé, qui parait maintes fois déjà vu, des personnages caricaturaux avec un Vincent Lindon affublé de son inlassable mine défaite, et un manque de suspense. Une réalisation bien peu convaincante qui relève plus du téléfilm !
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