A Touch of Sin
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232 critiques spectateurs

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lhomme-grenouille

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1,0
Publiée le 22 février 2014
Mouirf... Juste avant d’aller voir ce film j’étais en train d’écrire un bilan 2013 sur mon blog dans lequel je disais que maintenant, en dehors du cinéma naturaliste tel que le petit monde parisien l’apprécie, il n’y a plus grand-chose de neuf qui nous provienne d’Asie. Eh bah ce "Touch of Sin" confirme mon impression, et c’est un peu triste... Vous allez me dire, « une fois de temps en temps pourquoi pas... » Certes, pourquoi pas, c’est vrai... Le problème c’est que moi ce cinéma ne m’enthousiasme pas du tout. Pourtant l’introduction très sèche m’a fait me dire qu’il y aurait peut-être un peu d’originalité dans ce regard social sans concession... Mais en fait que nenni... On est encore et toujours dans la diatribe sociale exposée comme ça, crûment, didactiquement et – désole de le dire – presque caricaturalement. Alors certes, au bout de 20 minutes ça commence à saigner un peu, à s’emballer, si bien que je me suis dit « ah tiens, je suis curieux de voir comment il va traiter le reste de son film maintenant que l’intrigue a pris clairement un gros risque en terme de péripétie »... Eh bah, résultat : je n’ai même pas eu ma réponse. L’intrigue s’arrête là pour passer à une autre... Pour moi, c’est là que ce type de cinéma montre clairement ses limites : il préfère s’enfuir de tout ça en basculant sur un autre personnage... Et il nous refait le coup encore après, puis encore après.... De simples portraits quoi... Pas d’intrigue véritable... Pfff... Je suis désolé, mais pour moi c’est juste une base ça : ça ne peut constituer un film à part entière... du moins un film qui me saisisse. Je pense qu’on peut construire une intrigue solide qui enrichisse un univers, même dans une logique de naturalisme social. Zhang Yimou le faisait très bien il y a une quinzaine d’années. Par contre, là, Jia Zhang-Ke s’est simplement contenté de saisir quelques instants, sans véritable travail de mise en relief. Ça reste au mieux un film basique mais sincère, au pire un film qui cache sa fainéantise derrière un faux style... Personnellement, j’ai beau pencher pour la première interprétation, ce n’est pas ça pour autant qui me fera prendre du plaisir sur un spectacle qui pour moi est bien trop long et surtout bien trop plat...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 28 novembre 2014
Superbe mise en scène (sur un scénario un tantinet paresseux et prévisible quand même).
Mais le regard porté est cinglant! Violent! Et dénué de tout moralisme.
Un vrai Film Noir moderne.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 31 décembre 2013
Des images magnifiques, un vrai talent de ce réalisateur pour sublimer ce monde industriel. Les histoires se croisent poétiquement, sans toutes les explications (mais pourquoi ce camion de tomates renversé?...), on s'accroche ou on se laisse faire, peut-être au détriment d'une émotion plus profonde.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 5 janvier 2014
Les points forts :
Une structure scénaristiques en 4 parties liées par d'intelligents parallélismes.
Quatre personnages qui deviennent une seule et même personne pour évoluer à travers 4 histoires.
Un portrait de la Chine gigantesque et magnifique, mais empoisonné et dénué de valeur.
Une photographie extraordinaire.

Les points faibles :
Un abus d'ultraviolence pas forcément bien amené.

Conclusion :
On voit bien que la frontière entre le la vie et la mort est très étroite et qu'il ne suffit que d'un pas pour tuer, quelque soit la situation. Un portrait réaliste pour un très bon film.
eliacam
eliacam

24 abonnés 231 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 décembre 2013
Pas vraiment un film chorale plutôt une suite de 4 ou 5 histoires séparées, déjà ça commence mal car je n aime pas les films qui n'ont pas d'unité. Ensuite la vision de la Chine d aujourd'hui du metteur en scène est que les hommes st tous des brutes tandis que les femmes, elles, travaillent dans des bordels fréquentés par les brutes masculines. Peut être un peu simpliste, enfin je l'espère. La série de 4 ou 5 scènes empêchent l'approfondissement des personnages au profit d'une caricature gênante, par exemple dans la 1ère scène qui aurait mérite à elle seule un film. Déception et 2.5 pour être gentil.
Jumgeo
Jumgeo

33 abonnés 19 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 décembre 2013
"A touch of Sin" est un film enragé, et Jia Zhangke un homme en colère. Il y a d'abord, avec le retour du cinéaste à la fiction - sept ans après "Still Life" - matière à se rassurer. Le documentaire "officiel" I wish I knew" avait jeté quelques inquiétudes sur l'avenir de ce cinéaste, l'un des plus originaux que la Chine nous ait donné. "A touch of Sin" a ainsi d'autant plus l'allure d'une déflagration radicale qu'il se présente sous une forme éclatée, constitué de quatre courts-métrages qui s'enchaînent.
Forme peu évidente à manier, envisageable plutôt sous l'angle collectif, il est abordé par des cinéastes rodés qui ont fait leur preuve et qui peuvent, forts de leur reconnaissance, s'offrir une parenthèse "modeste". Avec Jia Zhangke, cinéaste encore jeune, ayant pourtant déjà constitué une œuvre, c'est toute la question du virage esthétique, d'une tâche rude à accomplir, qui affleure. Le retour à la fiction va ainsi de pair chez lui avec une volonté de refondation, tout en jetant, avec une économie discursive radicale, les bases d'un renouveau.
lejeff64
lejeff64

3 abonnés 266 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 décembre 2013
Les conditions de travail en Chine à travers la caméra de Jia Zhang Ke.
Y a rien à redire sur "A touch of sin", jeux d'acteurs impeccables, réalisation sobre et efficace collant parfaitement aux sujets abordés, mais malheureusement il manque vraiment une trame!
Cela donne donc un côté très répétitif aux scènes et on suit donc ces différentes histoires l'une après l'autre sans avoir le temps de s'y attacher.
Dommage
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 29 décembre 2013
Une image noire, très noire, de la chine obscure aujourd'hui... et apparement tres realiste.
Wouppa
Wouppa

4 abonnés 134 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 décembre 2013
Le quotidien de 4 personnages est observé, on voit comment ils essaient de s'en sortir, d'exister, de se faire respecter.
Jusqu'où sont-ils prêts à accepter? comment vont ils se venger?
Toutes victimes et contraintes à accepter pour s'en sortir, le film est radical et violent, il nous permet d'observer un quotidien dont nous n'avons pas forcément idée.
jbal
jbal

8 abonnés 46 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 décembre 2013
Exceptionnel. Il arrive que le cinéma tourne en rond, soit confiné, poussif, etc. Là, un souffle dévastateur emporte le spectateur du début jusqu'à la fin du film. Deux niveaux de lecture essentiels: le documentaire et le drame (où l'on découvre que nous ne connaissons que très peu de choses d'un pays représentant près du quart de la population mondiale, nous, occidentaux égocentrés !)
Chef d'oeuvre.
Éric De Larmor
Éric De Larmor

20 abonnés 96 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 janvier 2024
Surprenant ce film, il donne une image dérangeante de la Chine, mais certainement très proche de la réalité. Un voyage dont on ne revient pas indemne.
lionelb30

535 abonnés 2 905 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 25 décembre 2013
Voila un film qui ne fera pas aime le cinema chinois. A part peut etre la premiere histoire et un bon comedien , le reste est quand meme assez long , des histoires avec des personnages différends , un reflet peut etre exact de la chine profonde mais assez deprimant et sombre , une fin decevante. Deception.
Skipper Mike
Skipper Mike

111 abonnés 650 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 janvier 2014
D’un réalisme glaçant, "A Touch of Sin" est incontestablement un très grand film sur la Chine contemporaine, proposant de revisiter quatre faits divers prétendument révélateurs de la condition des petites gens : capitalisme sans limite, pouvoir oppressant, réification de la main-d’œuvre et de la femme, aliénation des masses promptes à la servilité. Le tout est servi par une esthétique et une mise en scène précieuses et abouties, notamment lors des deux derniers segments. Néanmoins, le film manque peut-être un peu de fluidité, notamment lors de l’enchaînement entre les différentes parties, assez déstabilisant, et qui oblige le spectateur à quitter des personnages auxquels il commençait seulement à s’attacher pour en rencontrer de nouveau. Cela n'empêche pas d'en vouloir encore à la fin de la projection : ces histoires de violence et de tourments humains possèdent une grande force symbolique qui donne vraiment matière à réflexion. La conclusion nous interroge d'ailleurs de manière subtile sur la place du citoyen dans la société : doit-il se remettre en question et se placer en retrait de la politique, et donc demeurer victime et spectateur, ou au contraire savoir s'opposer au mépris des risques ?
philhag
philhag

33 abonnés 397 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 23 décembre 2013
Jia Zhangke est un très bon metteur en scène. Ce film est à charge sur le monde des banlieues chinoises. Film gris, noir, triste. On pourrait et il se fait le même film sur les banlieues de Dublin, Haïfa, Detroit ... le cinéma français ne le fait pas , et c'est bien dommage.
Des commentaires y voient de l'humour ... une femme frappée à coup de liasses de billets. Des sadiques ? Je comprends que de nombreux commentaires soient positifs : il n'y a que les cinéphiles à aller voir ce films et les cinéphiles partagent sur les médias sociaux.
On peut passer un meilleur moment que de voir ce film.
Juste une chose intéressante : justement la vision des hors-mégalopoles chinoises.
rivendehl
rivendehl

1 abonné 22 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 décembre 2013
Panorama de la Chine actuelle : impressions générales

Jia Zhang Ke, habitué de Cannes, a encore fait mouche au festival cette année en obtenant le prix du meilleur scénario en 2013 pour A Touch of Sin. Il est heureux que le réalisateur chinois soit célébré hors de son pays car il ne recevra certainement aucune reconnaissance chez lui. En effet, le dissident chinois réalise ici un film purement d'opposition où les quatre histoires présentées n'ont en commun que le rejet du régime actuel. Il est même impressionnant qu'il est obtenu les autorisations pour tourner son film en Chine. Toutefois, le régime n'est pas totalement dupe, il ne permettra sans doute jamais sa sortie sur le territoire.
La thématique centrale du film est donc la corruption et la violence du régime chinois, développée à travers quatre histoires provenant de réels faits divers. Nous trouvons une certaine apprêtée dans quelques plans, similaire à celle du cinéma japonais et coréen. Il n'est pas alors étonnant de trouver caché à la production Takeshi Kitano, à qui nous pouvons attribuer au moins deux scènes typiquement kitaniennes. La violence de la mise en scène de Kitano permet, en effet, de retranscrire parfaitement la violence de la société chinoise, issue directement ou indirectement du régime. Toutefois, les piques de violences ne sont pas uniquement les moments forts du film. Chaque scène est minutieusement travaillée. La mise en scène de Jia Zhang Ke ne laisse rien au hasard et appuie constamment la thématique. Chaque plan a une signification, le champ étant minutieusement organisé. En outre, le réalisateur joue constamment avec la profondeur de champ pour ouvrir et fermer des possibilités d'intrigues. Quant à la musique, elle est très discrète pour renforcer le réalisme de ce panorama de la société chinoise, et ne se fait entendre que dans les scènes de transitions.

La métaphore et le symbolisme

spoiler: Jia Zhang Ke utilise de nombreuses images pour représenter la condition du peuple chinois. Les animaux auront un rôle particulier en étant constamment l'image du peuple : battus, enchaînés, égorgés, libérés, parfois forts; aucun animal arrivant dans le champ, mentionné en hors-champ ou entendu en hors-champ ne sera anodin. Dans une scène, le film le dira clairement : les animaux ont des sentiments; ils peuvent donc être le reflet du peuple. La notion d'emprisonnement et d'impossibilité d'action sera également visible à l'écran, à travers les nombreuses barrières, grilles et remparts. L'idée est que la majorité des chinois ne jouit que de peu de droits et que se soumettre au système est la seule façon possible vivre. Tout élément est riche en signification et la métaphore sera semble t-il la figure de style la plus utilisée au service de la thèse de l'auteur. Nous serions tenté de qualifier la mise en scène de poétique si le sujet n'était pas aussi violent et brutal. Dans tous les cas, ces procédés sont utilisés pour la beauté et la qualité cinématographique de l'oeuvre et non pour essayer de camoufler la thèse de l'auteur, tant celle-ci est évidente.


Les intentions de Jia Zhang Ke

spoiler: Dans ce film, Jia Zhang Ke prend plaisir à punir les responsables du régime, ceux ayant tiré parti du régime et ceux profitant de son inefficacité d'action. Néanmoins, si justice est faite, les victimes ne trouveront jamais la quiétude tant ce monde les a poussées dans des extrémités, en devant eux-mêmes des monstres semblables à leurs bourreaux. Ainsi, le propos de Jia Zhang Ke est fort car même dans la fiction, les choses ne peuvent rentrer en ordre dans la Chine contemporaine, corrompue et criante d'inégalités. Le réalisateur n'en a pas, semble t-il, après le système communiste en tant que tel, mais bien après ce que celui-ci est devenu. Il ne loue pas d'ailleurs d'autres modèles de sociétés, les personnes de l'extérieur étant présentées de manières plus ou moins neutres ou pour le moins ambivalentes. Le vrai ennemi provient de l'intérieur, il est celui qui a réussi, probablement par le biais de méthodes douteuses.


En définitif, il s'agit d'un film qui regorge d'effets cinématographiques avec une thématique forte. Loin de nous ici, l'idée de prendre parti pour ou contre la thèse de l'auteur mais il y a sans conteste du vrai dans ce film. Dans tous les cas, il s'agit d'un grand film de Cinéma avec un grand "C", le tout étant d'apprécier le cinéma autre que celui du pur divertissement. Si ce n'est pas le cas, il reste la sublime mise en scène à admirer. Le seul reproche qu'on pourrait néanmoins lui faire est sa durée, la thèse de l'auteur étant rapidement audible et compréhensible. Mais là encore, peut-être faut-il y voir un message : on ne sort pas si facilement de ce drame humain.
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