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Critique du film “L’OUTSIDER” 4 juillet 2016
Ce film est un document sur le monde des “traders” de banque ; l’intrigue est basée sur l’affaire KERVIEL, mais ce n’est pas un biopic.
Tourné comme un film d’action plutôt réussi, le spectacle nous tient en haleine, sans longueurs : c’est “STAR WARS” pour commis de banque. Beaucoup d’acteurs pourtant peu connus sont excellents dans les premiers rôles. F.X.DEMAISON, déjà célèbre, ancien trader lui-même, est parfait dans son rôle d’apôtre farceur du Dieu Mammon. Sabrina OUAZZANI illumine le film de ses splendides apparitions ; elle est quasiment la seule représentante de l’humanité réelle dans ce monde détraqué de zombies cannibales,
La folie de ce milieu dopé à l’adrénaline est rendue de façon très convaincante ; il y a de très cocasses descriptions des farces potaches de cette soldatesque survoltée du Saint Pognon.
Il ne faut pas prendre l’intrigue au pied de la lettre, car l’affaire K. n’est pas encore définitivement jugée, mais c’est bien fait, haletant et très convaincant.
À recommander chaudement aux jeunes qui rêvent de fric et de réussite dorée dans un milieu cosmopolite … mais cruel : et vive la Phynance !!!
Ce film est un document sur le monde des “traders” de banque ; l’intrigue est basée sur l’affaire KERVIEL, mais ce n’est pas un biopic.
Tourné comme un film d’action plutôt réussi, le spectacle nous tient en haleine, sans longueurs : c’est “STAR WARS” pour commis de banque. Beaucoup d’acteurs pourtant peu connus sont excellents dans les premiers rôles. F.X.DEMAISON, déjà célèbre, ancien trader lui-même, est parfait dans son rôle d’apôtre farceur du Dieu Mammon. Sabrina OUAZZANI illumine le film de ses splendides apparitions ; elle est quasiment la seule représentante de l’humanité réelle dans ce monde détraqué de zombies cannibales,
La folie de ce milieu dopé à l’adrénaline est rendue de façon très convaincante ; il y a de très cocasses descriptions des farces potaches de cette soldatesque survoltée du Saint Pognon.
Il ne faut pas prendre l’intrigue au pied de la lettre, car l’affaire K. n’est pas encore définitivement jugée, mais c’est bien fait, haletant et très convaincant.
À recommander chaudement aux jeunes qui rêvent de fric et de réussite dorée dans un milieu cosmopolite … mais cruel : et vive la Phynance !!!
Ni angélique, ni accusateur, la vision de cette fable moderne qui démontre qu'il faut toujours s'arrêter à temps est tout simplement humaine, à l'opposé des différents personnages "trader" totalement déshumanisés.
Implacable, cette réalisation est assez réussie ! Elle glace tant les millions échangés semblent une monnaie sans valeur, une pluie de smarties.... et c'est terrible de faire une rapprochement avec des faits réels tellement graves. Surpris par le résultat obtenu, un montage et un scénario pointus, un montée en puissance haletante, même pour des ignares de la finance ! Arthur Dupont et François-Xavier Demaison sont excellents !! **
Certes, un film qui ne laisse pas indifférent. On est emporté dès les premières minutes dans ce monde fou de la finance, le stress, les rapports entre les collègues pas vraiment sympas et je me disais que jamais je n'aurais pu faire un boulot pareil où l'on se fait insulter à tout va mais on se laisse prendre dans ce film même si on n'y connait rien en finances et j'avoue avoir passé un bon moment même si je compatis au rôle qu'a pu jouer Jérome Querviel malgré lui. C'est vraiment un monde que je déteste car on joue en bourse avec la vie des gens, d'entreprises qu'on fait couler mais ce film est bien fait, l'acteur principal époustouflant et les autres également, vraiment de bons acteurs et on s'y croirait.....
j'ai adoré l'ambiance créée par l'univers de la finance car cela donne beaucoup de suspens à l'intrigue. je tire un chapeau aux acteurs qui se sont révélés très crédibles.
Il est étonnant de retrouver Christophe Barratier aux commandes d'un thriller financier, lui qui nous avait habitué à des films plus légers (les choristes, la guerre des boutons). Alors certes il n'a pas réuni un casting en or pour son nouveau film, mais il a déniché quelques acteurs qui ne se débrouillent pas trop mal. En tout cas les premiers rôles, Arthur Dupont et François-Xavier Demaison, sont convaincants. Ce dernier tient à merveille un rôle à cheval entre la drôlerie et le cynisme. Les seconds rôles sont beaucoup moins bons, à part peut-être Soren Prévost, excellent, à l'image de son père. Le titre du film, l'Outsider, ne veut pas dire grand-chose. Car on parle bien ici de l'affaire Kerviel qui avait défrayé la chronique en 2008 lorsque ce trader avait été accusé d'avoir, à lui seul, fait perdre 5 milliards d'Euros à sa banque, la Société Générale. Et oh surprise : la banque apparait clairement dans le film et est donc cité à de multiples reprises. Il ne faut donc pas s'attendre à une attaque à charge contre la banque, tout au plus au monde de la finance en général. Le scénario nage donc entre deux eaux, comme le spectateur d’ailleurs, essayant de faire un portrait de l’énigmatique Jérôme Kerviel tout en présentant le contexte général. Pendant longtemps le film n'est pas déplaisant, pas aussi fou toutefois qu'un Loup de Wall Street, ni aussi technique qu'un The Big Short. La chute du trader intervient sur le tard, sans qu'on ait jamais vraiment avancé sur la compréhension de l'affaire, pas plus compris qui était l’homme derrière Kerviel. D'ailleurs, aujourd'hui encore, 8 ans après, même la justice n'a pas su trancher…
C'est un vrai thriller. On pense connaître l'histoire mais les acteurs, leur jeu, donne à ce film un suspence qui nous tient jusqu'au bout.
une totale réussite
dès le début , on est happé par cet univers des traders qui pourtant est loin de me passionner
le réalisateur réussit à rendre captivant ce récit avec une mise en scène très nerveuse, une brochette d'acteur talentueux
on ressent très bien la dérive du personnage et ce qui est admirable c'est que le réalisateur arrive à ne pas prendre parti
c'est la deshumanisation de la société que l'on se prend en pleine face ( voire la scène de l'enterrement)
très beau film
dès le début , on est happé par cet univers des traders qui pourtant est loin de me passionner
le réalisateur réussit à rendre captivant ce récit avec une mise en scène très nerveuse, une brochette d'acteur talentueux
on ressent très bien la dérive du personnage et ce qui est admirable c'est que le réalisateur arrive à ne pas prendre parti
c'est la deshumanisation de la société que l'on se prend en pleine face ( voire la scène de l'enterrement)
très beau film
Mouais. On peut reprocher au film d'être partial et partiel, mais vu qu'il est basé sur le livre de Kerviel himself, on était prévenu avant, et pour le coup je trouve qu'ils s'en sortent assez bien, Kerviel ne sortant clairement pas du film en héros, bien au contraire. On peut regretter aussi le traitement léger des questions financières, mais bon, le film ayant choisi l'option thriller grand public, après tout ça fait sens. Non, le vrai souci c'est que tout ça est vraiment mollasson. Avec ce genre de sujet, soit on choisit la farce façon Loup de Wall Street, soit on choisit le sérieux façon Margin Call. Entre les deux, ça ne peut qu'être moyen, et c'est précisément le cas ici.
"L'outsider" décrit assez bien l'univers du fric nauséeux sans limite ni morale; mais aussi un métier où tout va vite et qui ne semblerait offrir qu'un sombre dessein : mourir d'une overdose, d'un AVC ou "suicidé" (le vrai Kerviel est toujours vivant, on l'a arrêté à temps !); des spéculateurs graveleux qui ne rêvent que d'argent "facile", de drogue, de prostituées ... un rien caricatural et peu reluisant !
Ce film de Christophe Barratier est tiré de l'histoire célèbre du trader Jérôme Kerviel. Peu intéressé par le domaine de la finance, j'ai adoré ce film où l'on peut voir tous les ressorts psychologiques de cet univers qui vont faire commettre le pire à ce trader de la Sociéte Générale. Arthur Dupont est phénoménal dans ce rôle de financier naïf qui va être pris sous son aile par FX Demaison (lui-même ancien trader) et qui au fil du film va se laisser dépasser par les événements. On découvre un univers de requins et le film carbure à l'adrénaline, comme les acteurs nous le font ressentir. L'univers de ces loups de la finance est retranscrit à merveille à travers leurs excès, leurs trahisons... Certes, Arthur Dupont n'est pas Leo dans "Le loup de Wall Street" mais il donne une dimension humaine à Jérôme Kerviel sans verser dans le manichéisme. Du très bon cinéma français.
L’affaire Kerviel présentait tous les ingrédients pour faire un film. Christophe Barratier l’a réalisé ; mais on n’y trouvera pas grand-chose en commun avec « Les Choristes » qui lui avait valu un immense – et mérité – succès. Il s’inspire largement du livre écrit en 2010 par Jérôme Kerviel. Du coup, c’est un procès à charge que le film instruit contre la Société générale. Il est surprenant qu’elle n’ait pas essayé et, en tout état de cause, pas réussi à en interdire la diffusion tant la charge est rude contre ses pratiques et son encadrement.
« L’Outsider » raconte l’ascension fulgurante et la chute vertigineuse d’un homme. L’histoire est connue. Jérôme Kerviel était trader à la Société générale. Il lui a fait gagner des millions… et perdre des milliards. L’a-t-il fait en violant la réglementation prudentielle ? Oui. Avec l’aval de sa hiérarchie, aveugle tant que ces tricheries rapportaient, impitoyable dès lors qu’elles cessaient de le faire ? C’est la ligne de défense de Jérôme Kerviel que le film reprend (aveuglément ?) à son compte.
N’est pas Martin Scorsese qui veut. « L’Outsider » souffre de la comparaison avec « Le Loup de Wall Street ». Il n’en a pas l’ambition, le souffle, la folie. Et Arthur Dupont, aussi excellent soit-il, n’est pas Leonardo DiCaprio. « L’Outsider » n’est pas non plus « The Big Short » ou « Margin Call », deux excellents films américains qui présentaient l’avantage de nous faire comprendre les arcanes de la finance. « L’Outsider » ne parie pas sur l’intelligence du spectateur et ne s’aventure pas à lui expliquer les mécanismes d’une salle de marché. Dommage.
« L’Outsider » n’en demeure pas moins un film efficace, bien joué, bien réalisé. Le parti pris, annoncé par le titre, est de décrire Jérôme Kerviel comme un outsider. Il n’est pas parisien, pas diplômé des grandes écoles, pas issu d’un milieu privilégié. Sa réussite a des airs de revanche sociale, avant que sa chute ne soit filmée comme la remise au pas d’un trublion qui a osé jouer dans la cour des grands.
« L’Outsider » raconte l’ascension fulgurante et la chute vertigineuse d’un homme. L’histoire est connue. Jérôme Kerviel était trader à la Société générale. Il lui a fait gagner des millions… et perdre des milliards. L’a-t-il fait en violant la réglementation prudentielle ? Oui. Avec l’aval de sa hiérarchie, aveugle tant que ces tricheries rapportaient, impitoyable dès lors qu’elles cessaient de le faire ? C’est la ligne de défense de Jérôme Kerviel que le film reprend (aveuglément ?) à son compte.
N’est pas Martin Scorsese qui veut. « L’Outsider » souffre de la comparaison avec « Le Loup de Wall Street ». Il n’en a pas l’ambition, le souffle, la folie. Et Arthur Dupont, aussi excellent soit-il, n’est pas Leonardo DiCaprio. « L’Outsider » n’est pas non plus « The Big Short » ou « Margin Call », deux excellents films américains qui présentaient l’avantage de nous faire comprendre les arcanes de la finance. « L’Outsider » ne parie pas sur l’intelligence du spectateur et ne s’aventure pas à lui expliquer les mécanismes d’une salle de marché. Dommage.
« L’Outsider » n’en demeure pas moins un film efficace, bien joué, bien réalisé. Le parti pris, annoncé par le titre, est de décrire Jérôme Kerviel comme un outsider. Il n’est pas parisien, pas diplômé des grandes écoles, pas issu d’un milieu privilégié. Sa réussite a des airs de revanche sociale, avant que sa chute ne soit filmée comme la remise au pas d’un trublion qui a osé jouer dans la cour des grands.
Je suis allé voir "L'Outsider" en ignorant totalement l'histoire vraie qui se cachait derrière. Oui, je sais, shame on me ! Le nom de l'ancien trader Jérôme Kerviel, condamné pour avoir fait perdre des milliards d'euros à la Société Générale, ne me disait rien. Bien sûr, j'ai pensé à une version française du "Loup de Wall Street" abordant le monde excessif de la finance, dans le quartier de la Défense à Paris. Mais on en est loin même si la réalisation de Christophe Barratier, qui s’attelle à un tout autre genre après "Les choristes" et "La nouvelle guerre des boutons", retranscrit fidèlement la perte de contrôle d'un jeune homme qui s'embourbe sous les chiffres de la bourse, où le trop n'est jamais assez... Le montage est propre et clair car l'histoire s'étend sur un long laps de temps, de son entrée à la Société Générale jusqu'au jour où l'affaire éclate au grand jour. On passe alors du quotidien d'un jeune employé tout juste sorti d'HEC, au départ plein d'envie et de curiosité, initié aux magouilles par ses collègues, à un trader avide d'argent qui ne sait plus s'arrêter. La première partie est davantage une biopic, avec un suspense sous-jacent engendré par une première scène mystérieuse tandis que la deuxième partie se montre plus rythmée par un engrenage efficace digne du thriller. Musique emballante, plans serrés sur les yeux et les mains qui jonglent avec l'argent sur les écrans d'ordinateur, menace constante de se faire prendre par les supérieurs,... Mais tout ça ne fonctionnerait pas sans l'interprétation évidente d'Arthur Dupont qui campe le rôle principal et qui surprend par son allure innocente et juvénile. Le glissement progressif du personnage vers ses excès est donc amené avec brio et talent ! Totalement imprévisible et convaincant ! Pareil pour François-Xavier Demaison (dont c'était le vrai métier avant de devenir comédien) qui réveille cette soif du jeu et de l'argent auprès de Jérôme Kerviel. Les autres acteurs sont bons mais se fondent dans la masse agitée des traders. Malgré tout ces bons points, ne connaissant personnellement pas la fonction complexe d'un trader au sein d'une banque ni les termes financiers spécifiques comme "spieler", je ne comprenais pas vraiment les enjeux de leurs actions. En gros, si on ne s'y connait pas, on ne comprend rien à ce qui se joue ! Mais c'est là la grande force du film, c'est que la réalisation et les acteurs prennent l'avantage et donnent de l’intérêt à tout ce charabia. Néanmoins, un détail m'a laissé perplexe ;
spoiler:
Jérôme Kerviel, dans son ascension dangereuse, se rend malade jusqu'à cracher du sang. Symptôme très grave qui n'est plus abordé une seule fois dans la suite du film...
. Christophe Barratier signe un fait divers convaincant et rythmé par des acteurs pleinement habités par le lexique complexe de la finance. A ne pas sous-estimer...
. Christophe Barratier signe un fait divers convaincant et rythmé par des acteurs pleinement habités par le lexique complexe de la finance. A ne pas sous-estimer...
Un très bon film bien orchestré. Je suis pas film français de base mais là rien à dire ;) Plein de rebondissement Bravo
Voilà un bon film sur le cas Kerviel, je l'aime beaucoup car il n'est pas tendre avec Kerviel qui a ses responsabilités dans l'affaire de la Société Générale, mais il dénonce également la mentalité du milieu du trading, qui pousse les traders à franchir des limites par appât du gain, selon l'expression "fais toi avec les poules et tu apprendras à picorer". Les règles sont transgressées par les traders, on se permet de tricher, de "s'arranger" avec notamment la méthode du "carpet", officieusement tout le monde est au courant, traders, cadres et grand directeur compris. Tant que cela gagne, les traders sont félicités et les cadres ferment les yeux. L'expression "La fin justifie les moyens" résume ainsi la mentalité ambiante. Par contre, en cas de problème et si en plus il est grave et à échelle internationale, alors là... Tout le monde rentre dans sa coquille : "je ne suis au courant de rien", "ah bon, il a OSE investir autant d'argent à contre courant du marché financier actuel ? Mais c'est inadmissible, JAMAIS Ô grand jamais nous n'aurions laisser faire ce trader fou si on avez eu vent de ses agissements !" ... En bref, tout le monde protège sa place ...
Ce film dénonce donc un système financier dont la mentalité est définitivement pervertie de manière générale, et où les acteurs (traders) se permettent de jouer avec le feu avec de l'argent qui ne leur appartiennent pas, encouragés par des supérieurs mentors (François-Xavier Demaison dans le film) et avec le feu vert de la direction.... Jusqu'à une grande catastrophe. Car le véritable risque de jouer avec le feu dans ce marché financier, c'est qu'il devient quelquefois vraiment imprévisible...
Le film est simple à comprendre aussi pour ceux qui ne connaissent rien aux marchés boursiers, c'est pourquoi je le conseille vraiment.
Ce film dénonce donc un système financier dont la mentalité est définitivement pervertie de manière générale, et où les acteurs (traders) se permettent de jouer avec le feu avec de l'argent qui ne leur appartiennent pas, encouragés par des supérieurs mentors (François-Xavier Demaison dans le film) et avec le feu vert de la direction.... Jusqu'à une grande catastrophe. Car le véritable risque de jouer avec le feu dans ce marché financier, c'est qu'il devient quelquefois vraiment imprévisible...
Le film est simple à comprendre aussi pour ceux qui ne connaissent rien aux marchés boursiers, c'est pourquoi je le conseille vraiment.
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