Un Français
Note moyenne
2,9
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172 critiques spectateurs

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18 critiques
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59 critiques
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37 critiques
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WutheringHeights
WutheringHeights

131 abonnés 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 juin 2015
Les premières séquences du film donnent le ton, insoutenable : militants "Touche pas à mon pote" tabassés, affrontement avec les punks, humiliations et agressions de noirs et d'arabes, violence inouïe d'une bande de skinheads néo-nazis qui regrettent le temps du "Maréchal". Filmées en plans-séquences virtuoses, ces premières scènes affirment d'emblée ce que sont les mouvements d'extrême-droite. Marc, le (futur) repenti, est incarné par Alban Lenoir, épatant en boule de violence. Le film s'attache, parfois maladroitement, à montrer l'évolution de cet homme qui prend conscience du piège idéologique dans lequel il s'est embarqué. (...) Avec une mise en scène brute et maîtrisée, sans trop d'afféterie, Diastème réussit son pari.

LA SUITE :
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 16 juin 2015
Ce film est tout simplement excellent. Il reste dans les esprits pendant des jours une fois vu. Pour moi, l'un des meilleurs films de ces 5 dernières années. Le jeu de l'acteur principal tient de la virtuosité. À voir sans hésiter. Il restera comme un grand film.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 juin 2015
Un Français c’est un portrait poignant du pays à travers d’un parcours initiatique d’un skinhead dès années 80 jusqu’au nos jours. Un film sobre, subtil, fort, vaste, métaphysique. Trop honnête et trop sincère pour attirer des foules, mais ça fait du bien un film sans complaisance, sans parti pris sur un thème aussi épineux, qui raconte des chemins faciles de la haine et de la violence et des pistes rocailleux de la rédemption et du pardon. Sans juger, le réalisateur nous laisse suivre l’itinéraire d’un être humain en lui laissant sa chance d’évoluer. Une vision somme tout assez christique qui nous renvoi vers l’essentiel en dehors de l’opportunisme politique, du populisme électoral et du conservatisme religieux. Mériterait largement d’être présenté à Cannes. Dommage, on aurait eu moins honte de notre cinéma.
Bravo au réalisateur, aux producteurs et aux comédiens formidables.
Un Français est un film français de l’année. Rare, profond, émouvant. A voir absolument.
conrad7893

351 abonnés 1 679 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 août 2016
un film dérangeant, choc qui nous relate le parcours d'un jeune skinhead avec ses accès de violences et de haines dans les années 80 jusqu'à nos jours, jusqu'à sa rédemption et sa transformation en un homme libéré de ses idées et devenu un homme bon et juste.
Alban lenoir époustouflant porte sur ses épaules ce film. Les autres acteurs sont également bien.
pour public averti
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 juin 2015
A une époque où l'extrême-droite cherche à se dédiaboliser, Un Français de Diastème se révèle être un film nécessaire. Il raconte, en effet, le parcours d'un jeune skinhead qui réalise petit à petit la bêtise de ses opinions. Diastème réussit à retranscrire trente de fascisme "à la française" à travers de multiples événements (la période "Touche pas à mon pote", l'assassinat de Brahim Bouarram, la Coupe du monde de football 1998, le Mariage pour tous...). Toutefois, il aurait été peut-être judicieux de donner quelques indications temporelles supplémentaires car il faut connaitre ces références pour se rendre compte du passage des années (combien de jeunes de 20 ans connaissent l'affaire Brahim Bouarram ou ce qu'était "Touche pas à mon pote" ?). En effet, si on ne se rend pas compte de cette progression temporel, le retour progressif à la raison de Marco peut sembler trop rapide (surtout que le physique des acteurs laisse deviner une progression de quelques années mais pas au point de penser que trente ans se sont écoulés). Malgré ces petits défauts, le réalisme des personnages et des situations (il n'est pas occulté que certains opposants aux skinheads, comme certains mouvements d'extrême-gauche, peuvent parfois les concurrencer dans la bêtise et la violence) et la qualité de l'interprétation (tous les acteurs font de brillantes compositions) permet à ce film, qui rappelle par son histoire American history X (1998) de Tony Kaye, d'être très intéressant et d'être un bon rappel de ce qu'est réellement l'extrême-droite à une époque où elle tente de cacher son vrai visage.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 1 juillet 2015
Excellent film, courageux, réaliste, sur un thème rarement évoqué au cinéma (depuis Dupont la Joie peut-être)
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 1 novembre 2015
Sans doute le plus gros navet de tous les temps dans la longue liste des films sur le racisme et/ou la discrimination. Hormis de bons acteurs, le film ne repose d'ailleurs que sur ce seul postulat; dire que l'extreme-droite-c'est-caca-boudin et croiser les doigts pour que le "message" suffise à faire oublier un scenario d'une nullité abyssale ... Au milieu de tous les chefs d'oeuvres US ou francais qui ont traités ce sujet, "Un Francais" fait office de navet. On en ressort presque honteux d'avoir visionné un film si balourd.
Caine78

7 756 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 juillet 2015
Précédé d'une polémique ridicule, « Un français » entend aborder l'évolution de l'extrême droite sur une trentaine d'années, et ce à travers le destin individuel d'un fervent « partisan ». Difficile toutefois pour Diastème d'opter pour autre chose que d'énormes ellipses pour raconter ces trois décennies, si bien qu'on a du mal à comprendre les motivations de cette « rédemption », la réalisation restant globalement sommaire. Malgré tout, il est intéressant de voir brosser un portrait très juste d'une (toute) petite frange de la population, enfermée dans des idéaux nauséabonds tout en se donnant des airs de gens on ne peut plus normaux, dont les origines sont parfois loin d'être aussi modestes qu'on ne pourrait le penser. De plus, le film se nourrit d'une ambiguïté bienvenue à travers son « héros », s'éloignant définitivement de ce milieu tout en restant fidèle à ses amis de l'époque, offrant une image de ce dernier plus complexe que certains ne souhaiteraient nous faire croire. Enfin, n'en déplaise aux plus naïfs, le long-métrage s'avère une belle occasion de nous rappeler à quel point l'histoire du Front National s'est écrite dans la haine et la violence, de nombreux sympathisants historiques restant encore aujourd'hui actifs, seulement sous des airs plus policés (ou pas d'ailleurs). Après, entendons-nous bien : il ne s'agit là que d'une toute petite minorité à l'intérieur d'un parti, mais il était à mes yeux important de le rappeler, surtout lorsque cela est fait avec recul et pédagogie. Enfin, si Alban Lenoir s'avère crédible dans le rôle-titre, il est toutefois éclipsé par Samuel Jouy, plus vrai que nature en militant de base gravissant un à un les échelons de la politique : un nom à suivre, assurément. D'un point de vue cinématographique, c'est un peu léger. Niveau intelligence et justesse du propos, c'est très réussi.
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 juin 2015
Deuxième film du réalisateur Diastème après le très moyen Le bruit des gens autour (2008). Un sujet fort sur le papier et une polémique après l'annulation en cascade des avant-premières ont suscité ma curiosité. Sur trente ans, d’ellipse en ellipse, on assiste à la rédemption, presque malgré lui, d'un skin-head néonazi sur fond de montée de l’extrême droite des années 80 à aujourd'hui en France. C'est traité de façon brutale et frontale, une mise en scène coup de poing pour des scènes d'abord très violentes, se radoucissant au fil des années et du changement d'état d'esprit du jeune homme. On suit son trajet, avec un malaise certain, qui ne s'estompe pas vraiment au fil du récit, mais qui change plutôt, pour des raisons plus romanesques et sentimentales (solitude, perte des gens qu'il aime...). Marco est interprété avec beaucoup de talent et d'intensité par l'inconnu Alban Lenoir, une belle révélation. A ses côtés, on retrouve l'excellent Paul Hamy (Suzanne, Elle s'en va) et Samuel Jouy (Ainsi soient-ils). Un Français ne laisse donc pas indifférent. Mi-film politique, mi-drame personnel, on se prend là une bonne claque dans la figure. Un sujet pratiquement jamais traité dans le cinéma français, parfaitement maitrisé et interprété, sans jugement ni complaisance. Mais on en sort avec un sentiment assez indéfinissable dans la bouche. Sans doute parce qu'il est aussi touchant que dérangeant...
L'homme le plus classe du monde
L'homme le plus classe du monde

365 abonnés 450 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 juin 2015
Ça commence très fort. Les 20 premières minutes sont une plongée brutale dans le monde des bandes de skinhead des années 80 à travers une accumulations de scènes chocs à base de violence, d’humiliation et haine. C'est cru, brutal, réaliste à vous tordre l'estomac. La réalisation va dans ce sens. Une caméra à l'épaule qui suit au plus près la nuque chauve du protagoniste à travers différents plans séquences. Rien de tel pour renforcer l'immersion du spectateur.

Puis le personnage d'Alban Lenoir finit par s'assagir. Assez rapidement il ne se retrouve plus dans l'idéologie que lui et ses potes ont défendu pendant leur jeunesse. Petit à petit, il tente de devenir un mec normal. C'est à ce moment que ça se gâte. Malgré tout le dégoût que l'on peut ressentir face à l'amas de violence montré au début du film, c'est pourtant à mes yeux cette partie qui est la plus intéressante. On y découvre un personnage profond, tiraillé entre la haine et le dégoût de cette même haine. On assiste de l'intérieur aux connivences ambiguës entre une bande d’illettrés au crâne rasé et des cadres en costards membre d'un parti aujourd'hui soutenu par 20% de la population. Essayer de comprendre ce qui peut se passer dans la tête dans skinhead, voilà ce qui est intéressant.
Mais lorsque le personnage se repent, tous ces thèmes sont alors abordé d'un point de vue extérieur, soit le même point de vue que le mien en tant que mec normal non-raciste. Tout ce qui rendait ce personnage intéressant disparaît. Alban Lenoir devient alors un type d'une banalité confondante. Un type comme vous et moi. Quel intérêt y a t-il à filmer la vie d'un mec banal en train de couper des carottes dans sa cuisine ? Bref, toute cette seconde moitié sombre peu à peu dans les abysses de l'ennui.

Un français avait tout pour devenir un bon film. Un sujet à risque, rarement abordé de manière si frontale au cinéma. De bons acteurs, une réalisation qui tient la route et une volonté de faire de ce film un film politique nécessaire en ces temps sombres ou le fascisme n'a jamais été aussi banal. Mais on dirait que l'auteur a eu peur de son propre sujet et a senti le besoin de repentir son personnage pour ne pas être accusé de glorifier les skinheads. C'est dommage car c'est en filmant la violence raciale que la dénonciation de cette même violence est la plus efficace.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 13 juin 2015
Sujet difficile, distribution difficile, "Un Français" s'en sort pourtant avec les honneurs. Diastème, journaliste avant d'être réalisateur, pose un regard intéressant sur les skinhead des années 80 à aujourd'hui. Le scénario est finement écrit, avec cette lente reconversion qui passe par des scènes subtiles. Ensuite la réalisation est très bonne, avec beaucoup de plans-séquences caméra à l'épaule toujours bien chorégraphiés. Après, les acteurs ne sont sensationnels mais tiennent leur rôle, Alban Lenoir est très bon pour son premier rôle au cinéma. Seul véritable défaut du film est sa fin vraiment très rapide, je suis partis avec la sensation d'un film pas fini. Bref, un bon film mais qui ne me marquera finalement pas tant que ça.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 15 juin 2015
creux, caricatural. la première partie est insupportable et la seconde inintéressante...
David S.
David S.

74 abonnés 414 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 juillet 2015
C'est contrasté que l'on sort de la salle. "Un français" est un témoignage subtil de l'extrême droite française, des années 80 à nos jours sous le prisme d'une bande de skinheads.
L'histoire d'une rédemption ou d'une trahison (si vous avez des sympathies pour l'extrême-droite bien sûr !) selon le regard qui visionne le film. Car il a fait polémique ce film. Frilosité chez les distributeurs, avant-premières annulées, attaques haineuses sur les réseaux sociaux, tentatives d'intimidation... Ce film à l'énorme mérite de nous montrer que les braises du fascisme soufflent toujours et se ravivent à grande vitesse.

Il a fait polémique et pourtant il est le reflet exact de la réalité. C'est assez évident pour ceux qui ont connu les époques et les contextes.
Évacuons de suite l'aspect nostalgique pour les quadras. Les années 80 sont admirablement et très fidèlement reflétées. Toutes ces bandes qui s'affrontaient : les skins, les Red, les punks, les Ducky Boys. Les bombers, les Rangers, les posters sur les murs, les typographies, les troquets, les boîtes de nuit... Tout ça n'existe plus. Virginie Despentes le clame bien et avec justesse dans ses derniers livres et interviews.

Diasteme fournit donc un bon travail de reconstitution et de mémoire au moment où le Front National se polisse et où les extrémismes religieux et/ou politiques émergent de tout côté. Il raconte dans les interviews que c'est la "Manif pour tous" et l'assasInat de Clément Meric qui ont allumé en lui le désir de raconter cette histoire. Ce qui est dangereux en effet, c'est que l'extrémisme devient une valeur voire une vertu familiale transmissible dorénavant. En tous cas, ça ne présage rien de bon.

Pour en revenir au film, le casting est impeccable. Samuel Jouy et Paul Hamy sont deux seconds rôle habités et terriblement talentueux, L'acteur principal, Alban Lenoir est fabuleux, assure une présence massive qui crève l'écran. Ce mélange de violence intérieure, larvée, et de jeu tout en retrait est énorme. On saluera la performance.
Lenoir est LA vraie révélation du film. Une sorte de Vinz (La Haine) en négatif. D'ailleurs, on y trouvera pas mal de similitudes au fond. La misère et le désœuvrement, le sentiment d'abandon et d'impuissance, dans un cas comme dans l'autre, provoquent des personnalités confuses, violentes et désaxées et génèrent des situations inextricables.

La réalisation est maîtrisée, aboutie, et nerveuse. Les plans-séquences sont une merveille. Diadème fait preuve d'un grand talent de réalisateur chevronné.

Après on pourra reprocher au film son côté décousu, de scènes qui s'enchaînent sans liant, elliptiques, sautant les époques sans prévenir, ou en occultant des passages de l'histoire, même si le puzzle se met assez facilement en place ; on pourra reprocher le manque de prise de position du réalisateur. Il montre beaucoup, dénonce peu ou de manière distanciée. On est loin du brûlot "This is England".
Ce qui n'empêche pas le film d'être très fréquentable et d'avoir le mérite d'adresser un sujet peu traité et pourtant ô combien rémanent et d'actualité. Le tout avec talent.
FaRem

10 571 abonnés 11 456 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 octobre 2015
Il y a eu beaucoup de choses de dites sur ce film et des comparaisons qui ont surement faussé son image, car le comparer à "American History X" n'était pas lui rendre service tant la différence est grande et surtout les deux n'ont pas le même but. De ce fait, je pensais voir, une plongée dans l'univers des skinheads avec quelque chose de très développé, mais hormis les 20/25 premières, il n'y a rien de tout ça, il est plus question de la rédemption d'un homme, une rédemption qui arrive trop tôt, je pense qu'il y avait plus de choses à montrer avant pour vraiment marquer la différence. Le film se laisse quand même regarder, mais je l'ai trouvé trop rapide surtout dans la seconde partie quand on assiste à une scène correspondant à une période, ce n'est jamais développé et il n'y a plus aucun enjeu d'ailleurs ça se termine dans une indifférence totale, je suis vraiment resté sur ma faim.
Benito G

760 abonnés 3 167 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 juin 2015
Un film dur, assez différent d'Américan History X. Mais qui se révèle plutôt bien construit et mis en scène. L'histoire nous amène divers péripéties et laisse la violence prendre souvent place à l'écran. Mais jamais gratuitement, juste comme tout le monde qui parle de ce parti peut le penser. On ne ressort pas indemne de la séance. Mais avec un avis plutôt mitigé. Il y a du bon, et des choses un peu moins bonnes ; un peu brouillonne. Pour un production française, le pari est réussi et le film montre la dureté des choses. Mais sur l'ensemble elle fait l'impasse sur plusieurs choses, accentuant certaines autres et en délaissant d'autres. Le jeu des acteurs restent néanmoins correct et réhausse le tout.
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