Film assez étrange qui mêle une nymphomane, une cadavre disparu et un fantôme qui danse. Avec ça le cocktail prend ou pas....... Il y a du mystère et du sexe dans les discussions. Pas mal de choses ne servent à rien en fait. Le jeune homme sur sa moto, la piscine..... J'ai l'impression que c'est Mocky dans la forêt. Absurde et abscons. Un peu long aussi....
une vraie atmosphère dans ce film étrange, une nature magnifiquement filmée, une ode à la vie et au plaisir même si la mort est omniprésente. Les acteurs sont parfaits, en particuliers Karine Viard. Une bonne surprise...
21 raisons d'aller voir le film : c'est cochon, c'est sensuel, c'est une Karine Viard complètement débridée, c'est une Isabelle Carré qui (ô merci) sort du rôle de niaise pour une fois, c'est une esthétique de mise en scène, c'est du 4/3 à l'écran, c'est le terroir dans son jus d'origine, c'est un Denis Lavant hilarant, c'est nécrophile, c'est un Laurent Poitrenaux qui mérite d'être encore plus vu, c'est juste, c'est gênant, c'est audacieux, c'est assumé, c'est nu, c'est un Dussollier en forme théâtrale, c'est enthousiasmant, c'est une bande son pertinente où se mêle accordéon local et notes subtiles d'électro, c'est vivant, c'est lumineux et c'est 2015 (un cru d'exception pour le cinéma français).
Film surnaturel au scénario abscons, au casting plutôt riche : Isabelle Carré, Karin Viard, André Dussollier ou Sergi Lopez...et...au résultat assez décevant !! Pour explication un vocabulaire débordant et non moins imagé de Pattie (K Viard) assez porté sur le sexe on dira.....et somme toute assez gênant !! Pour moi l'alchimie ne fonctionne pas entre ce personnage et celui de Caroline (I Carré) si frêle et innocente perdue dans cet environnement trop décalé (ça me fait penser aux "visiteurs"). Même en mettant de côté ces dialogues appuyés, je n'adhère pas....A noter le rôle impeccable de Philippe Rebbot...sobre lui !!**
Voilà une comédie cocasse, avec des dialogues particulièrement travaillés, sur des sujets graveleux, sans jamais tomber dans le vulgaire. Le scénario joue à fond sur les oppositions de nos héroïnes, pour nous faire savourer une période de deuil, avec en outre, des apartés vers l'onirisme et l'imaginaire. Le choix et la direction des acteurs sont très pertinents, y compris les seconds rôles. La comédie s'avère très enlevée et ce film constitue à coup sûr l'un des tous meilleurs des frères Larrieu.
D'emblée la très belle photographie de Yannick Ressigeac nous plonge dans le "deuxième lieu d’origine avec les Pyrénées, un lieu d’adoption." déclarent les réalisateurs. Des hameaux en plein cœur le la Montagne Noire comme décor.
Des personnages, pour le moins farfelus, vont entraîner le spectateur dans un univers plein de gaieté, de rires, d'insouciance et de savoureuses fêtes de villages. "Il y avait aussi l’idée d’une inversion, avec un discours sur la sexualité qui peut être perçu comme masculin, mais par une femme. Nous aimions cette provocation. La vraie Pattie parle du sexe des hommes comme d’une obsession. Elle reste fixée sur une idée…" a déclaré Jean Marie Larrieu.
À l'écran, la formidable Karin Viard incarne cette femme libérée. Les dialogues frappent fort et donnent, dès le début du film, un élan débridé, joyeux aussi. Face à Pattie, Isabelle Carré, beaucoup plus silencieuse, écoute, découvre, et nous séduit. Autour de ces deux femmes André Dussolier rayonne. Mathilde Monnier offre de très poétiques et beaux moments dans quelques silencieuses apparitions. Sergi López, Laurent Poitrenaux, Philippe Rebbot et le toujours excellent Denis Lavant, sont de la fête pour notre plaisir.
Film lourd, ennuyeux et ennuyant, pénible, sans fin; une histoire qui manque autant de vraisemblance ( disparition du corps de la défunte ) que de consistance, dès le départ, et qui n'aboutit pas plus ds le registre de l'onirisme: c'est creux, ça sent le scenario mal ficelé ! Cela ressemble à du brodage du début à la fin, avec des acteurs trop figés: Isabelle Carré terne voire fade, le sémillant Dussolier ds son éternel rôle d'intello poète lunaire, K.Viard qui semble jouer le rôle du boute-en-train ( au propre comme au figuré ! ) avec ses histoires salaces qui font ds la surenchère. Côté invraisemblance macabre: le corps réapparu après 3 jours, en plein été, que la fille manipule comme une fleur fraîchement coupée: état de décomposition avancé indécelable !
Point positif, cependant: la mise en valeur réussie d'une région, comme ds chacun des films des frères Larrieu; et la volonté de mettre en oeuvre des scenarii originaux; volonté non aboutie sur ce coup-là, dommage...
Très surprenant. Très original comme histoire, mélange d'un thriller, d' hédonisme sexuel et... De nécrophilie ! Ça aurait pû être vulgaire et sordide mais c'est amené de façon très subtile et dosé que les deux heures passent comme enchantement dans les beaux paysages de l'aude sur une musique excellente. Bref, une bonne surprise
Je suis assez partagée sur ce film, voluptueux et étrange, avec des longueurs, mais qui laisse tout de même un souvenir marquant après l’avoir vu. Karine Viard est étonnante dans ce rôle plein de spontanéité bavarde et de gourmandise, Isabelle Carrée est fraîche en femme mûre. La Nature est omniprésente, moussue, ou noyée de soleil. On a l’impression tour à tour d’être entré dans une scène de la mythologie peuplée de faunes et de nymphes, dans un bal campagnard, dans un banquet hédoniste avec mets et vins délicats, dans une chambre à coucher ou dans un caveau mortuaire. La vie , la mort et le plaisir se mêlent. Côté positif c’est étrange, cela parle de jouissance, c’est très bien écrit et dit. Côté négatif c’est parfois verbeux et un peu longuet.
Capables du pire (« Voyage aux Pyrénées »), comme du meilleur (« Peindre ou faire l’amour ») les frères Larrieu survolent depuis quelques années déjà un paysage cinématographique français avec une certaine bonhommie et un esprit libre. Leurs films, dont les sujets sont toujours atypiques, parfois mystérieux, souvent grivois qui font la part belle aux comédiens, sont tout aussi étonnants que détonants.
Abandonnant la face obscure et sombre du monde de leurs deux derniers opus (dont le très bon « Les derniers jours du monde »), ils nous reviennent avec un film aussi aérien que réjouissant, dont ils ont puisé la source auprès de Pattie, une jeune femme rencontrée dans ce petit village, véritable maitre queue de l’érotisme brut, ne pouvant que flatter leur esprit épicurien. Car pour les frères Larrieu, le sexe, celui dont on parle, car ici aucune scène n’est graveleuse ou directement pornographique, est avant tout une réflexion qui se porte sur l’autre, et de manière très générale, un mécanisme de vie. Il est souvent le révélateur secret d’une personnalité.
Le scénario construit donc ici sur ce fondement, est particulièrement jubilatoire et foncièrement adroit. Le désir, avoué, coupable ou assumé, anime tous les personnages, dont les sens parlent à leurs cœurs. Ce même désir symbolisé par la présence fantomatique de Zaza, la mère, véritable incarnation de la déesse Hécate (protectrice de la fertilité et passeuse d’âme) dont l’emprise sur chaque protagoniste révèle envies ou frustrations. Souvent crus et triviaux, les dialogues ne sont jamais pour autant vulgaires. C’est l’esprit libertin qui prédomine sur le film, les frères Larrieu marchent sur les traces d’un Restif de La Bretonne.
Cette belle composition presque littéraire, serait un peu vaine sans la présence des comédiens. Et le casting est irréprochable. Karin Viard qui tournait en rond depuis quelques temps, nous offre l’une de ses plus délirantes prestations, le naturel déconcertant avec lequel elle annonce ses exploits est hilarant d’autant plus qu’elle affiche une certaine retenue de jeu crédibilisant son rôle. Carré se défend bien face à elle, Dussolier est comme toujours excellent, Lavant hurluberluesque, Ritmanic solaire et Lopez (même si le rôle est court) ingénieux. On ne peut oublier non plus Poitrenaux et Rebbot tout aussi bons.
« 21 nuits avec Pattie » est comme un beau film de vacances, où l’on serait convié à y passer un séjour ou détente, bonne humeur et fantaisie viennent rafraichir l’esprit empesé de notre noirceur quotidienne. C’est aussi un peu la pensée facétieuse des deux frères qui veut cela du reste. Leurs films si personnels (le lieu de tournage ici leur est très proche) sont généreux, ils aiment à partager leur vision hédonique de la vie, et s’ils ne réussissent pas toujours à atteindre ce niveau d’intelligence, ils savent quand même nous embarquer avec fascination ou délectation dans leur fantasque univers.
Mais que font ils dans cette galère ??? Isabelle Carré, Karine Viard et André Dussollier ? Heureusement qu'ils y étaient sinon je serais sorti de la salle. Karine Viard est une grande comédienne pour ne pas que les mots mis dans sa bouche soient classés X J'ai horreur du format employé par les réalisateurs 1:33 qui donne une image étriqué carré comme si nous étions les voyeurs qui regardent par le trou de serrure, les ébats sexuel d'une bande d’obsédés. la beauté du site aurait mérité une image plus large. J'ai mis 0,5 pour les acteurs qui ont perdus dans ce film
Un film inattendu avec des personnages loufoques, des scènes étranges dans ce village où tous les gens se cotoient de près de très près. Des dialogues crus dans la bouche de Karin Viard mais qui lui vont si bien . Un film qui ne plaira pas à tout le monde mais qui ne laisse pas indifférent.