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Cécile HARISTOY
27 abonnés
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4,0
Publiée le 8 juillet 2013
Bon, c'est pas tout jeune, c'est sûr, et ça a pas mal vieilli. Après, deux façons de juger le film : soit avec les yeux du cinéphile esthète, appréciant justement la mise en scène d'époque, l'action lente et l'économie de dialogues qui sont la marque du "Cercle rouge" ; soit avec les yeux du cinéphile 100 % ancré dans son temps, imperméable au côté vintage, amateur d'action percutante et de dialogues coups de poing. Affaire de goûts. Ici, les personnages sont plutôt du genre taiseux et la tension prend son temps. Sans effet spectaculaire, elle monte doucement en puissance, s'insinue dans un regard, une respiration. Polar noir et viril porté par une brochette d'acteurs mythiques, d'une sobriété élégante dans leurs rôles respectifs, ce 13e long-métrage de Melville mêle dans sa recette tous les ingrédients incontournables du genre dans les Seventies : truands, balances, sens de l'honneur, flics véreux... Et puis cette scène de hold-up, minutée au cordeau, une véritable démonstration. 25 minutes, pas un mot échangé,. Montand en chaussettes, Delon et Volonte concentrés, complices, hyperprofessionnels. Bourvil, à mille lieues des comédies d'Oury et des personnages de gentil Français moyen, campe le commissaire Mattei, fonctionnaire entièrement dévoué à son métier, appliqué, tenace, rusé. La fin prouvera qu'on ne lui apprend pas à faire la grimace...
Le polar, le vrai. C'est puissant et surtout très intelligent. Melville nous enchante avec son cinéma. La scène du cambriolage est tout simplement unique : 25 minutes sans le moindre dialogue, c'est fort, très fort. Un casting aux petits oignons et surtout, un Alain Delon dont l'arrogance habituelle colle ici parfaitement au personnage et je suis presque réconcilié avec cet acteur. Que dire de Bourvil et Montand tout simplement somptueux. Des rôles d'une rare intensité. On reprochera peut-être son format un peu longuet..
Peut être pas un chef d'œuvre mais un classique pour ma part que j'aime revoir... Étant enfant, les habitants du placard m'avaient marqué évidemment. Certain(e)s trouveront ce film ennuyeux en raison du manque de dialogue, mais il est surtout question ici d'atmosphère et de densité au point de vue des personnages...
Ça se regarde ! Il y a tous les tics de Melville, une direction d'acteur proche du zéro, avec Bourvil qu'on dirait empaillé, les longues scènes silencieuses et/ou qui ne montre strictement rien qui fasse avancer l'histoire, des montées d'escalier, des déambulations, des mouvements de voiture, un casse entièrement silencieux façon "rififi chez les hommes!" et puis la sempiternelle boite de nuit avec les huit danseuses minables qui font 4 mouvements pour faire "branché" ! C’est quand même meilleur que "un flic" (grosse panouille), au niveau du "Samouraï" mais moins bien que le Doulos ou que le « deuxième souffle » qui a pourtant de gros défauts aussi ! du Melville quoi !
Une intrigue plutôt classique qui façonne toujours aujourd’hui un excellent film policier, avec une intention particulière portée sur les personnages. Dans les bonus on apprend qu’il n’y avait guère de tendresse sur le plateau, mais l’interprétation ne s’en ressent pas. Ou alors c’est la patte Melville qui donne à voir des hommes, au jeu limité, plutôt silencieux, et cyniques, sur le regard qu’ils portent sur le monde. Pour en savoir plus
Un casting incroyable pour ce polar à la française, Bourvil y est surprenant dans ce rôle de Commissaire taciturne, cependant ce film est très lent et comporte beaucoup de longueur...
Histoire noire de policiers et de malfrats à la recherche de rédemption, de pardon, de réinsertion, de liberté. On est frappé par le silence pesant, la symétrie des plans, l'économie de dialogue. Un film sur la transgression et le respect de la loi, que tout à chacun ne respecte pas. "Tout le monde est coupable, ce n'est qu'une question de temps" est la phrase qui résume bien ce film sombre, entré dans la légende du cinéma français.
Ce qu'il y a de bien avec ces films que l'on peut aisément qualifier de chef d'oeuvre, c'est que même plus d'un mois après l'avoir vu il marque tellement qu'on s'en souvient très bien. C'est le cas du Cercle Rouge signé Jean-Pierre Melville et qui m'a laissé le sentiment d'avoir assisté à du très grand cinéma.
Un seul mot pourrait qualifier Le Cercle Rouge: Maîtrise. C'est bien simple, il s'agit sûrement d'un des meilleurs scénarios auxquels j'ai pu assister. Tout y est réfléchi, tout s'enchaîne parfaitement et une mise en scène de très haut vol vient appuyer cette histoire. La fatalité est un thème très présent dans ce film, elle semble être le vecteur reliant chaque personnage entre eux. Ces destins croisés sont passionnants et l'interprétation du film est remarquable. Alain Delon est juste le charisme incarné, c'était juste un très grand acteur qui n'avait pas besoin d'user d'expressions faciales exacerbées pour inonder l'écran de sa classe. Bourvil dans un rôle à contre-emploi prouve qu'il sait jouer autre chose que le bouffon un peu idiot qu'il a pu camper des dizaines de fois dans sa filmographie. Yves Montand offre également une prestation très solide, un putain d'acteur également. Puis tout ça c'est français quoi, cocorico! C'était tellement mieux que Dujardin... Gian Maria Volonté convainc également dans son rôle de fugitif. Le film fait preuve d'une tension palpable qui montre crescendo et qui joue beaucoup sur l'apparence, ce qui rend le déroulement de l'intrigue loin d'être prévisible et juste ultra prenant. Le rythme qu’insuffle Melville à son film est tout bonnement génial. C'est lent et envoûtant, puis tout va à l'essentiel. Pas de longs dialogues, ceci sont plutôt minimalistes mais ils restent parfaitement ciselés. Le film est riche en grandes scènes mais bien entendu une séquence dépasse toutes les autres. Mais qui a déjà vu un casse aussi bien foutu? Ce silence oppressant, ce suspense intenable, cette tension, cette application... C'est juste exceptionnel, comme le scénario dans sa globalité.
Son traitement est intéressant. Déjà soulignons l'absence totale de manichéisme, chacun est sur un même pied d'égalité, chacun reste un homme tout simplement avec ses qualités, ses défauts. Il n'y a pas d'héroïsme à deux balles, la mise en scène paraît presque médicale, très froide même. La photographie souligne ce côté froid, les couleurs sont grises, ternes. Elles appuient le côté "perdition" du film. Le Cercle Rouge m'a marqué au fer rouge, fait très mal à ma joue. Je ne peux demeurer insensible face à tant de maîtrise, face à ces personnages taciturnes au charisme fou, face à cette p*tain de séquence du casse, à cette mise en scène de furieux et cette intrigue prenante du début à la fin. Un très grand film, l'un des sommets du cinéma français. Cinéma tout court même, après L'Armée des Ombres qui était juste grandiose, Melville récidive peu après avec ce chef d'oeuvre bouleversant.
(VIDEO) Direction d'acteur parfois hésitante. Situations souvent peu crédibles. Culs-de-sac scénaristiques (ex de Delon, folie de Montant...). Quelques cadres, oui, d'accord, mais est-ce suffisant pour faire du cercle rouge un grand film ?
Dernier film notable de Jean-Pierre Melville, "Le Cercle Rouge" est sans conteste un film culte du cinéma français. Un objet unique. Tout l'univers du cinéaste aux lunettes noires est là, notamment ces longues séquences totalement dépourvues de dialogues. Pensons bien sûr à la scène du casse, silencieuse et minutieuse qui s'étend sur vingt cinq minutes intenses, un type de scène que l'on retrouvera tout aussi longue et minutieuse l'année d'après dans "Le casse" de Verneuil. Sur cette séquence, on reconnait un Jean-Pierre Melville au sommet de son art. C'est un style particulier, il faut aimer sinon c'est peine perdue. Porté par un quatuor légendaire formé par un Alain Delon moustachu, un Bourvil qui change totalement de registre, un grand Gian Maria Volonté illustre acteur italien et un Yves Montand taciturne mais redoutable, "Le Cercle Rouge" est une des plus grandes réussites de son auteur et une réussite tout court. Mais ma note est très subjective car même si j'apprécie le style de Jean-Pierre Melville, je n'ai pas totalement accroché à ce film qui malgré tout reste incontournable.
Le Cercle Rouge est pour moi un des meilleurs polars français réalisé par Jean-Pierre Melville qui est un des meilleurs réalisateurs de polars français!!Ce film est excellent en tout point,il possède un trio,un quatuor d'acteurs exceptionnels(Alain Delon,André Bourvil,Yves Montand et Gian Maria Volonte),ce polar a aussi un scénario très bien écrit avec des twists très bien trouvés ainsi que certaine situation,la musique est aussi très bien composés!!Ce polar qui parle du point commun entre les policiers et les criminels à savoir la transgression de loi ou de plusieurs lois car on voit dans ce film que le criminel peut être comparables au policier car le policier utilise des méthodes qui sont à ce demander si c'est vraiment un policier(Les méthodes de Bourvil pour coincé Delon,Montand et Volonte) puis Jean-Pierre Melville renforce ce doutes grâces au costume des criminels et des policiers qui sont presque voir même identiques et c'est pas tout il y a aussi plusieurs superpositions de plan entre les criminels(Alain Delon,Yves Montand et Volonte) et Bourvil pour illustrer encore cette relation entre les criminels et les policiers!!!Au Final un polar magnifiquement réalisés et interprétés,à voir absolument!!!
Le Cercle Rouge est un chef d'oeuvre dont on ne se lasse pas de revoir indéfiniment. Il fait partie des très grands classiques comme le Clan des Siciliens. ou Heat . En résumé ce film est un diamant à l'état brut comme sa distribution : Alain Delon , André Bourvil , Yves Montand ...
grand film d'une époque révolu , ce cercle rouge de melville vieillit drôlement bien et s'avère être un bon polar agréable et entraînant gardant le charme de son âge.
mener par une équipe d'acteur de folie Alain delon en tète , un gian maria volonté surprenant ,un bourvil étonnant et un Yves montand inhabituel le film glisse sur ses 2 heures au fil des récits et événements de nos protagonistes pour finir a ce braquage qui les réunit.
sobre ,simple ,sans fioritures ce film remplit son contrat un bon polar au charme authentique ,une histoire d'homme comme melville les aimaient.. effectivement aucune femme dans ce film une fois de plus. bravo a la mise en scène propre et fluide pour l'époque , ainsi que de bon dialogues a voir.