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Kouto
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4,0
Publiée le 12 septembre 2025
Un film islandais évoquant des éleveurs de moutons contraints d’abattre leurs cheptels atteints d’une maladie. Généreux et bien construit autour de deux frères dont la rancœur les empêche de communiquer entre eux « Béliers » est un long-métrage qui fait preuve de beaucoup d’humanité au sein de paysages magnifiques reflétant également l’isolation de ces éleveurs.
Un film qui se passe en Islande, je suis preneuse. Pour autant je suis déçue par la fin du film qui me laisse sur ma faim. Certains diront que la fin n'est pas essentielle car l'essentiel est ailleurs. Certes néanmoins je trouve qu'il manque "un chapitre " à l'histoire !!
Un beau film sur la solitude, la douleur d'un éleveur bien sûr car le sujet est aussi là. Il est même devant le conflit des frères qui est une sorte de dogme ici. On ne sait rien et on se saura rien. Leur fâcherie est violente et cela rend la fin encore plus émouvante. Mais en même temps, on s'attend à davantage quand le rideau se ferme. Tant de questions qui restent. Les hommes ont donc pris la place des béliers. C'est un retournement finalement...
Exotique et étrange, avec un soupçon d'humour grinçant, ce film nous transporte dans les froids paysages d'Islande et nous fait découvrir une relation fraternelle des plus complexes. Assez intense même si, tout bien réfléchi, il est surtout question de moutons et de vieux Islandais grincheux qui ont des difficultés de communication...
Il est finalement assez difficile de noter, de qualifier ce film puisqu'il parle à nos émotions intérieures, indicibles, impalpables même par les mots. Cependant je vais essayer d'en trouver quelques uns. Les mots "'étendue", "paysages" me viennent de manière assez naturelle, mais très vite notre respriration dans ce grand bol d'air qu'est l'Islande se grippe par l'abbatage des moutons de ces deux frères et donc par la dispariation de l'essence même non seulement de leur travail mais aussi leur tradition, culture, identité. Une détestation entre ces deux frères se mue de manière très progressive et irrégulière en un amour intense ou plutôt fait apparaître un amour fraternel puissant qui n'a sans doute jamais véritablement disparu. Donc bien sûr je recommande.
L'Islande procure un dépaysement total chez le spectateur. Aux paysages mirifiques s'ajoute une histoire bouleversante, celle de deux frères éleveurs de moutons vivant en autarcie loin de toute vie humaine. Malgré leurs différences et désaccords, ils vont devoir s'unir pour sauver leur troupeau face à la maladie communément appelée la tremblante du mouton. Original, beau et poignant, ce drame est à conseiller aux naturophiles.
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4,0
Publiée le 22 juin 2020
Béliers est une saga islandaise de premier ordre, non pas de rois mais d 'éleveur de moutons. Il y a des batailles mais les opposants sont la nature, les relations humaines et les difficultés de la vie. C'est une saga de et pour le travailleur exprimée et épurée et elle est à couper le souffle. Au-delà de l'histoire c'est une fête visuelle. Le paysage islandais vu dans sa gloire verte et sa gloire blanche austère m'a littéralement fait haleter. Le bruit du vent d'hiver hurlant et implacable a touché un nerf primaire en moi. Ce n'est pas toujours joli et jamais bien emballé. Les béliers sont la dureté et la beauté entrant en collision et se mélangeant, comme un paysage islandais dans la vie d'un éleveur de moutons. À l'ère de la saturation du marketing numérique et de la domination des médias sociaux, il est toujours rafraîchissant de voir un film se faufiler inopinément et vous donner cette chaleureuse sensation de perle cachée...
J’ai peur que la sélection Un certain regard, qui était synonyme d’ouverture d’esprit au cinéma, soit devenu un modèle… fermé. J’avais déjà constaté que des films rentraient dans le moule exprès, mais ils avaient leurs propres valeurs & restaient intrinsèquement méritants. Hrútar, c’est différent : le film est né la volonté de plaire à Cannes. Pays méprisé, vie autarcique, rebondissements familiaux, une humanité maltraitée où les animaux reprennent place comme jadis en Éden, voilà le nouveau drame que Cannes défend année après année avec les meilleures intentions mais déformant celles des cinéastes, au détriment même d’une remise en contexte pourtant nécessaire à l’histoire.
Concrètement, le résultat est loin d’être un mauvais film. Esthétique & solidement ancré sur les deux frères (des acteurs qui commencent d’être des vétérans chez eux même si on ne risque pas d’en avoir la moindre idée de notre côté de la mer), ils gèrent les moutons comme le premier Islandais venu (bah oui, ils s’y connaissent tous en élevage. Non ?) & il ne faut pas cracher sur le minimalisme sous prétexte que l’œuvre est cannée. En-dessous du drame adressé à l’internationale, il y a le drame de la maladie, jugement d’ovin qui frappe les troupeaux & bouleverse une vie dont les Vikings susnommés sortiraient bien… s’ils savaient où aller.
Aucun souci donc dans la mise en scène, ni dans un relationnel épuré qui surprend seulement parce qu’il est soudain. C’est la vocation du film que je questionne, & quoique la sélection Un certain regard continuera d’être une garantie pour moi, je la considérerai d’un œil plus circonspect à l’avenir : récompenser les témoignages à la fois artistiques & semi-documentaires, c’est les encourager au biais & faire négliger au spectateur que les films primés ne sont pas encore assez formatés pour ne pas prendre aux tripes.
Film qui n'est pas dénué d'intérêt car le thème est émouvant et prenant mais malheureusement on subit trop de longueurs, le rendu est trop froid, les personnages pas assez chaleureux et on ne peut s'empêcher de s'ennuyer malgré toute la bonne volonté du monde. Dommage car en plus les paysages étaient fort jolis (même s'ils manquent quelques geysers selon mon neveu mais bon !) C'est tenté mais c'est raté !
Dans une de ces innombrables vallées isolées d’Islande, l’élevage du mouton est bien plus qu’un gagne-pain, c’est une science, une culture, une passion, une histoire, un concours, une fierté, un sens et une esthétique de la vie. La catastrophe tombe par la présence d’une neuropathie transmissible obligeant les services vétérinaires à un abatage général dans toute la vallée, dans un pays où rigueur, pragmatisme et une effrayante et exhaustive discipline de la propreté ne sont pas juste des mots. Comme d’autres éleveurs, deux frères ennemis, sexagénaires, ours hirsutes de l’ancienne école, voisins et fâchés depuis 40 ans, ne communiquant que par chien interposé, subissent le même et poignant anéantissement de devoir liquider toute leur vie. A moins qu’ils n’osent s’accorder une nécessaire solidarité qui leur permettra de sauver secrètement une poignée de béliers et brebis de leur superbe et ancestrale lignée de Bolstad, au prix du risque de leur vie, de la transgression de la loi, et celle de leur féroce animosité. Si la situation sait être cocasse entre les deux voisins terribles et les efforts agités de leur pauvre sauvetage, on a bien affaire à un film tragique, poignant de douleurs et d’innocence, de secrets que l’on devine lourds, à la tendresse et au sentimentalisme étonnants, fidèle à la rudesse franche et périlleuse du pays dont il est issu. La rustrerie rurale et les dialogues à la nordique, minimalistes et stoïques, les rancœurs calmes mais non moins enragées, les coups de gueule et les déterminations glacées, nous captivent dans un bouleversant réalisme de drame, dans une terrible sentimentalité et dans une rustique authenticité.
Petit film islandais typique, Béliers nous permet d’approcher le drame de l’abattage des troupeaux après le passage d’une maladie comme la tremblante du mouton et les conséquences sur une communauté d’éleveurs. Pas bavard, me métrage joue à fond de l’atmosphère nordique, froide, impersonnelle, mais aussi du décalage entre nos mœurs et celle de cette petite communauté coupée du reste du monde. On apprécie notamment la vieille haine qui oppose deux frères qui ne se parlent plus depuis des années sans que l’on sache vraiment pourquoi. Leurs retrouvailles finales sous forme de métaphore utérine est tout bonnement superbe, entraînant le film vers la poésie pure et simple. Au final, voilà encore un film islandais superbe.
Une fratrie disloquée par la jalousie. Habitant à 200m l'un de l'autre, ils ne peuvent se voir suite à différent familial somme toute banal. Et on la sait, le frère c'est l'opposition et la confrontation permanente. L'idée même que sous le même toi à vécu un autre petit garçon qui dérangeait l'ordre établi. Dans les sublimes couleurs des prairies islandaises, les deux frères éleveurs vont devoir faire face à l'épidémie qui touche leurs bêtes. Face au désarroi, la raison la plus simple sera alors de faire union. Touchant.
Je cherchais une comedie a regarder. C'est pas du tout une comedie, meme s'il y a une ou deux touches d'humour. Mais cette mauvaise classification n'empeche pas que c'est tres bien quand meme. C'est l'histoire de paysans islandais qui voient leur monde s'ecrouler par la menace d'une maladie qui impliquerait d'abattre l'integralite de leurs troupeaux (ce qui cree un enjeu dramatique fort) mais qui refusent de se laisser abattre. C'est l'histoire de deux freres taiseux et qui ne se parlent pas beaucoup, mais restent freres, et l'enjeu emotionnel marche. C'est tout simplement une belle histoire de famille. C'est enfin une maniere tout a fait admirable de filmer les paysans, l'amour des betes, le travail quotidien (on dirait qu'ils ont fait cela toute leur vie a l'inverse de nombreux films ou les acteurs ont l'air de touristes a la ferme/au travail), et puis les mains, les visages uses par le travail et le temps et aussi le vide, le vent et le froid. Tres bien ce film
Perdu. Ennemi. Fraternel. Crépusculaire. Tétu. Austère. Pudique. Taiseux. Solitaire. Solidaire. Poignant. Stylé. Avec des plans fixes et assez longs, deux personnages incroyables et du silence, Grimur Hakonarson livre un film hors norme et hors du temps, qui nous ramène à nos origines et à la dureté du monde, pour mieux le sublimer. Ce monde qui meurt serait presque magique !