Good Time
Note moyenne
3,6
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234 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 2 novembre 2017
Nocturne.

Outre quelques exceptions, l’été du cinéma n’avait pas dérogé à la règle des grosses productions et de leur domination sur le marché. Laissant planer un doute quant au retour d’une qualité disparue depuis des lustres dans les scénarios et la mise en scène, la plupart des films n’ont pas surpris, au contraire, ne laissant dans leur trace qu’une vague impression de déjà-vu. Bien heureusement, dans leur continuité, des petits ovnis ont repris la main et malgré leur statut d’outsider, certains se sont immiscés dans le paysage cinématographique et ont étayé les moindres recoins d’une peinture jusqu’ici teintée de couleurs écœurantes. Parmi eux, Good Time, premier essai transformé par les frère Safdie, accompagné d’un écho intriguant suite à sa présentation dans de nombreux festivals.
Fraternité.
C’est au final ce terme des plus galvaudé qui résume sans doute le mieux l’histoire du film. Alors qu’il est sur le point de suivre une thérapie douteuse pour soigner son autisme, Nick assiste à l’irruption de son frère Connie, qui l’embarque pour réaliser un braquage. Nick était dans l’incapacité d’établir un dialogue avec son médecin, il se retrouve le plan suivant dans une banque sous un masque étouffant, et l’issue prévisible de cette attaque sans arme ni violence n’enlève rien à l’intensité de la séquence. Connie endosse dans un premier temps le rôle du protecteur attaché au bien-être de son frère, et l’amour qu’il lui porte ne fait plus aucun doute lorsqu’on l’entend lui murmurer de courtes phrases, à la fois pour le guider et le rassurer. La proximité est aussi visible lorsqu’on se rend compte que les deux hommes n’apparaissent dans le champ l’un sans l’autre. Le passage de plans longs où Connie et Nick s’aident pour fuir à des plans plus courts, quand le rythme s’accélère, et où Nick ne parvient plus à rester au niveau de son frère, symbolise cette transition scénaristique, qui amène astucieusement le conflit initial.
Alors qu’ils pourraient opérer de manière classique, Connie et Nick donnent des consignes écrites à une banquière médusée, mais qui n’est pas en reste, puisqu’elle est à l’origine de l’échec de l’entreprise, pourtant finement rodée. Ce point de départ établi et l’arrestation de Nick effectuée, les frère Safdie focalisent leur attention sur Connie et ses plans d’évasion infructueux. Le temps d’une nuit, le cadet va poursuivre cet objectif, accompagné de différentes figures, tantôt sirènes, tantôt cyclopes, de cette odyssée à l’issue incertaine jusque dans les derniers instants.
Se faire violence.
Raconter cette histoire nécessite de penser ces personnages non pas comme des pions réalisant les actions nécessaires pour résoudre une problématique simple, mais plutôt les voir comme des êtres ayant une réelle profondeur. L’histoire après tout pourrait être celle de n’importe quelle production hollywoodienne relatant comment un homme a sauvé son frère en prenant tous les risques. Pour éviter ce regard divertissant mais stéréotypé, les frères Safdie ont plus d’une corde à leur arc. En posant leur caméra sur Connie, ils réussissent à créer un pantin qu’on ne peut finalement pas ranger dans une catégorie préétablie : sauveur fou désirant se racheter ? Truand cherchant à exploiter l’infirmité de son frère ? Difficile de répondre, sûrement un peu de tout ça. Unique, Connie l’est aussi par sa capacité à résoudre chacune des épreuves qui constituent sa quête initiatique. Accompagné au rythme des synthés d’Oneothrix point never, le personnage joué par Robert Pattinson courre principalement, se trompe de frère, manipule consciemment une fillette de 16 ans et sa grand-mère, mais ne chute pas. La diversité des situations auxquelles il est confronté devient réjouissante malgré la tension qui opère à merveille. Le flash-back de l’homme qui sort de prison fait même tomber le film dans l’absurde et le grotesque, habilement, lors d’une séquence désopilante qui se confond adéquatement à la noirceur jusqu’ici dominante.
Outre le son, parfaitement traité, l’image renvoie aussi à l’atmosphère des séquences hallucinées d’Only god forgives de Nicolas Winding Refn, mais aussi aux nuits mystiques que vivaient des personnages tout aussi esseulés et perdus chez Michael Mann, Cassavetes ou Sidney Lumet. La dimension « clipesque » liée à un code couleur dont le décryptage nécessiterait plusieurs visionnages illustre la marque de fabrique des Safdie. Précurseurs d’un nouveau genre, ils viennent illuminer l’indépendantisme Américain d’un nouveau type de tension. Leur style atteint même son paroxysme le temps d’une plongée où la voiture de Connie avance lentement, illuminée par les projecteurs des lampadaires. Oscillant entre ombre et lumière dans la nuit, l’allusion à la trajectoire de ces personnages monstrueusement éblouissants est évidente. S’ils s’agitent sans finalement trop savoir pourquoi, ils ont conscience de l’échec de l’entreprise mais se battent jusqu’au bout pour l’éviter. Nick illustre ce mouvement vain, lors de la dernière séquence du film, allant d’un coin à l’autre de la salle mimant uniquement les gestes des personnes qui l’entourent, comme le veut cette société qui finit par se l’accaparer. Le voyage des marginaux touche à sa fin, et l’on espère, essoufflé, être de nouveau harponné par le style radicalement poétique de ces nouveaux visages d’un cinéma méconnu et neuf, qui portent un regard rassurant et sans équivoque sur ces anti-héros d’un genre nouveau.
Les choix de pauline
Les choix de pauline

161 abonnés 270 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 octobre 2017
GOOD TIME de JOSHUA ET BEN SAFDIE
Superbe polar.
Histoire originale, réalisation nerveuse, âpre , pleine de caractère.
Les acteurs sont impeccables, Robert Pattinson en connard manipulateur, magnifique et obstiné , Ben safdie en frère autiste déboussolé.
Le rythme est haletant et prenant.
c'est noir , c'est dense , c'est intense mais cela ne déprime pas.
J'ai pris beaucoup de plaisir à regarder ce film , une belle variation du film noir.
SansCrierArt
SansCrierArt

58 abonnés 432 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 octobre 2017
Connie et son frère, handicapé mental, Nick, braquent une banque.  Alors qu'ils fuient, Nick est arrêté par la police. Connie n'a qu'un but : libérer son frère. La nuit sera longue et riche en rebondissements.

Le film affiche avant tout un parti-pris esthétique fort et agressif. La lumière sombre se fait à l'occasion violente, l'accompagnement musical est envahissant à l'excès, le montage est vif. Les réalisateurs nous plongent dès les premières secondes dans l'ambiance plombée et décalée qui accompagnera tout le film. Côté scénario, il est riche, très et peut-être trop. Les bonnes idées sont nombreuses mais il aurait fallu en faire des scènes plus courtes pour supprimer l'impression de longueur qui nous gagne parfois.

On suit, tout de même, avec intérêt Connie (excellent Robert Pattison) sorte de looser suffisamment malin pour se tirer de mauvais pas mais sans la finesse qui lui permettrait de conclure positivement. Jusqu'au bout, on se demande comment tout cela va finir, ce qui est plutôt bon signe quant à l'intérêt suscité par ce Good Time.
Requiemovies
Requiemovies

240 abonnés 1 153 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 octobre 2017
Film fou, viscéral, captation nocturne d’une fuite en avant. Robert Pattinson livre ici sa meilleure prestation dans un film anxiogène qui va à 100 à l’heure. Les frères Safdie prennent le risque de filmer leurs personnages au plus près, gros plans à foison, au plus proche de la folie humaine et urbaine, mise en scène qui peut cependant déranger. Difficile de sortir indemne de Good Time tant par son approche formelle que par la force de son récit tente d’aborder. Sorte de montagnes russes qui nous magnétisent ou qu’on rejette. En tout cas l’indifférence n’a pas sa place sur ce deuxième long-métrage. A voir une journée où le moral est au plus haut.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 3 octobre 2017
Un thriller qui a su totalement sortir de l’ordinaire, par son réalisme, la situation sociale qu’il mettra en avant et qui ne laissera personne indifférent, au regard de ce dont nous sommes témoins !
Freakin  Geek
Freakin Geek

281 abonnés 916 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 3 octobre 2017
Seul l’esthétique et la bande originale du film sauveront le film du naufrage le plus complet. Si on ne comprendra pas pourquoi le film s’appelle Good Time, ce qui est certains c’est que l’on ne passera pas un bon moment devant le long métrage de Ben et Joshua Safdie. Difficile de comprendre ce que certains peuvent trouver de si extasiant à cette histoire sans queue ni tête qui n’aura de véritable intérêt que dans ses passages les plus nerveux malheureusement pas assez nombreux. [lire la critique complète sur freakingeek.com]
herve p.
herve p.

2 abonnés 63 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 octobre 2017
Musique assourdissante, plans serrés et non stabilisés, réalisation nerveuse. L'histoire de ce braquage qui tourne mal ne m'a pas du tout convaincue. Je me suis rapidement ennuyé, me désintéressant complétement de ce qu'il pourrait bien arriver à ce gangster à la recherche de son frère. Impossible de m'identifier de près ou de loin aux protagonistes. Ajouter à cela une photographie caricaturale (tout est miteux au possible) sensée sûrement refléter l’environnement de ces petits malfrats, mais ne contribuant qu'à nous détacher de leur parcours. Une belle déception pour un film nommé au festival de Cannes.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 2 octobre 2017
Les frères Safdie, à peine trentenaires, se sont proposés de secouer les fondements du cinéma du nouveau siècle avec son style si réaliste comme agressive, si cru comme authentique, si radical comme avant-garde. Cette virtuosité n'est pas un bijou, sinon un rocher brut qu'on nous balance dans la gueule. Quelle triste comparaison de mettre l'art de ces jeunes au même niveau que le cinéma commercial contemporain qui essaye de passer comme violent: Danny Boyle, Gut Ritchie... des soit-disant enfants terribles capables que de jeter du sable à leurs spectateurs. Le sable qui nous rend aveugles et qui nous gratte, mais qui jamais nous frappera.

C'est un cinéma de lumières, de son et de rythme. Les Safdie nous l'avait déjà prouvé avec son précédent film, Mad love in New York. Les flashs et les distorsions apparaissent autant dans les moments les plus calmes comme dans les scènes les plus intenses. Un cocktail explosif où l'importance du cadre passe en deuxième plan. Le revers de Nicholas Widing Refn, un autre génie du nouveau siècle qui s'en sert des mêmes éléments mais de façon différente.

Robert Pattinson, comme DiCaprio, est devenu un star qui laisse derrière son image d'idole des adolescents pour accepter des projets si surprenants qu'éclectiques. Après avoir travaillé pour Cronenberg, Herzog ou James Gray il a déjà signé pour jouer dans les prochains film d'Harmony Korine, Claire Denis ou Olivier Assayas. Il est aussi le premier nom porteur qui fait apparition dans un film des frères Safdie. Il joue l'homme qui subit une série de conflits desquels il devra s'en sortir pour sauver son frère, joué par Benny Safdie lui-même. Un braquage raté fait que le personnage du réalisateur soit mis en garde-vue. Dans son rôle, Pattinson joue un homme incapable mais qui improvise très bien. Grâce à ceci, le soir où le film se déroule le personnage échappera à des situations de plus en plus compromettantes. On ne sait pas jusqu'à quand la chance sourira au protagoniste, mais la tension et le divertissement justifient de loin le titre du film.

Il se peut que la narration du film soit plus conventionnelle que celle de Mad love in New York. Surtout si on se rappelle des virages de la protagoniste, la fille qui nous décourageait à chaque fois qu'on la voyait faire à nouveau les mêmes erreurs. Dans Good time, cette concaténation d'imprévus fait une pause avec le flash-back du personnage de Buddy Duress, qui marche comme un entracte narratif et visuelle et qui sert pour que le récit devienne encore plus frénétique dans cette folie parfaitement calculée et montée. Un prodige.

////Encore plus de fautes et d'erreurs sur hommecinema.blogspot.fr
Jonathan M
Jonathan M

163 abonnés 1 528 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 octobre 2017
Ce film participe à ce qui pourrai s'apparenter à un renouveau du film indépendant américain. Par ici j'y vois quelque chose de neuf, où le scénario est construit autour d'une forme. Très moderne, il accentue ce qui pourrait être une vision électrique de l'image, jouer avec le contraste, avec le noir de la nuit et les reliefs d'une ville urbaine. J'aime cette qualité de la mise en scène. J'aime aussi les choix audacieux de Robert Pattinson. En revanche j'aime moins l'écriture, trop facile et pas assez consistante. L'histoire sera trop vite oubliée. On entrevoit dans la dernière scène, qui sert aussi de fond au générique de fin, ce qu'aurait pu être l'impact émotionnel de ce thriller. Néanmoins, hâte de voir le prochain film de cette nouvelle fratrie de cinéma.
ATON2512
ATON2512

76 abonnés 1 317 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 octobre 2017
De Ben Safdie, Joshua Safdie (2017) .
Un polar nerveux autant par l'action sans cesse rebondissante qu'à la musique souvent tonitruante .
Une course improbable durant une nuit particulièrement agitée . comme un rood movie narratif sur deux looseurs. Le résultat est très inégal tant chaque rebondissement semble nous mener nulle part . Une course effrennée qui ne mène jamais où on pense ! Pour autant Robert PATTINSON est vraiement inspiré et campe avec force son personnage . Il est en ce sens la force du film .
Carlos Stins
Carlos Stins

88 abonnés 657 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 octobre 2017
"Good Time" est un film prenant, bien rythmé et intéressant visuellement mais qui manque globalement d'équilibre. Le film fourmille d'idées de mise en scène intéressantes et impose une patte visuelle superbe avec un très beau jeu sur les couleurs et les éclairages. Mais voilà, à trop soigner l'aspect visuel du film, les frères Safdie délaissent un peu leur écriture et peinent à dégager des enjeux dramatiques forts. Le film part d'une idée intéressante mais se repose presque entièrement sur elle, ne développant aucune sous-thématique, avec des thèmes comme la pauvreté ou l'handicap qui sont délaissés au profit du développement de cette relation entre frères. Résultat, j'ai eu du mal à m'attacher aux personnages notamment celui de Connie, que Robert Pattinson interprète bien mais dont je n'ai pas réussi à cerner la personnalité. Un mot aussi sur mon ressenti sur la musique, qui j'ai trouvé un peu envahissante par moment malgré un choix intéressant de bande originale. "Good Time" reste un film vraiment pas mal, qui se regarde sans déplaisir, mais qui m'a au final laissé sur ma faim.
Jean M.
Jean M.

15 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 1 octobre 2017
Un film passablement indigeant, d'une lourdeur et d'un vide gênants.
Le parti pris de départ est inintéressant : suivre la cavale improbable de deux frères dont un souffre d'un handicap psychologique (mental?) suite à un cambriolage abracadabrant et, par ailleurs, vu et revu.
Il faudra m'expliquer comment un tel film a pu se retrouver en compétition officielle à Cannes, à part le désir de voir le tapis rouge foulé par Robert Pattinson. Je ne vois pas. Beaucoup de choses sont improbables, non justifiées notamment spoiler: lorsque un des frères est incarcéré et dit explicitement qu'il était avec son frère lors du cambriolage et que parallèlement le frère en question va donner de l'argent à un procureur pour obtenir la libération sous caution de son frère, sans être inquiéter le moins du monde
.
L'utilisation de la musique est d'une lourdeur ahurissante et tente de pallier le manque de tension des situations téléphonées. Bref je suis sorti au bout de 45 mn en étant très patient !
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 1 octobre 2017
C’est un film bien mené, la tension et l’humour sont bien gérés. On relèvera particulièrement le jeu de Robert Pattinson, très bon dans le rôle.
Cependant ce n’est pas non plus une œuvre très marquante.
Nyns
Nyns

247 abonnés 749 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 septembre 2017
Je m'attendais à mieux au vu des critiques. Caméra au point, gros plans en mouvement, bande son insupportable, destin sans issu, antihéros de l'extrême : cqfd le bon cocktail du film américain indépendant plein de bonne volonté qui utilise une recette perdue d'avance. En tout cas sur moi... Le visionnage ne fut pas forcément une partie de plaisir. On a hâte que ça se termine, car très vite on comprend comment tout cela va se terminer, mal. J'ai cependant bien aimé les rebondissements de l'intrigue
en général, qui ne font que pimenter encore plus cette chronique de la loose. Ce plaisir caché mis à part, Robert Pattison étoffe son jeu et incarne sans problème l'arrogance qu'on lui reprochait de ne pas avoir. On rajoute au constat de départ quelques détails gênants (le nouveau venu récidiviste en cour de récit qui se rappelle plus de rien, mais finis par tout raconter dans les moindres détails...) qui font de cette bonne intention un rendu maladroit. C'est finalement dans les larmes d'un des frères réalisateurs et acteurs que l'on retiendra le plus son souffle, pour un simple instant d'émotion et de non-dit, d'entrée et de sortie de jeu.
thrashiffanneau
thrashiffanneau

21 abonnés 214 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 septembre 2017
Très bon film !
Le scénario est génial, avec une surprise très dure à la fin mais quel spectacle !
Je conseille vivement ce film d'action pure et de suspense intense !
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