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Le Batcinéma
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4,0
Publiée le 14 avril 2018
Une expérience originale et plutôt plaisante ! Sur le papier, le scénario est très intéressant : Kevin a 23 personnalités comportant des attributs physiques et mentaux différents. Ces personnalités se battent toutes entre elles, mais une 24ème personnalité redoutable du nom de "La Bête" va bientôt se manifester et dominer toutes les autres. Kevin est interprété par un James McAvoy époustouflant, il porte littéralement ce film. On reconnaît chacune des personnalités, leurs mimiques, leurs attributs physiques, et cela avec ou sans la tenue de la personnalité qui va avec. En effet, rien qu'avec le regard de James McAvoy, on peut savoir si la personnalité qui a pris le dessus est Dennis, Patricia ou encore Edwig, et ça c'est très fort ! Anya Taylor-Joy est également très convaincante dans le rôle de Casey Cooke. Elle joue ses différentes teintes d'émotions (la peur, le chagrin, le stress...) avec une grande justesse. Néanmoins, les deux autres adolescentes de ce film sont insupportables. Le jeu de leurs actrices est vraiment limite et elles n'interprètent qu'un cliché de l'adolescente des films d'horreur (immature, qui ne pense qu'à son fessier...). Pour en venir ensuite aux personnalités qui ont des attributs physiques et mentaux différents, le concept est amené jusqu'au plus petit des détails. J'ai par exemple été impressionné de voir à la fin du filmspoiler: un Kevin blessé et ensanglanté pour laisser place à une bête qui n'a pas une seule égratignure . C'est vraiment en voyant cette attention du détail qu'on finit par sortir un "Waouh !". De plus, la mise en scène de l'horreur est plus que réussie : la fin du film est stressante et très prenante. Ainsi, ce film ne manque pas de qualités. Toutefois, je dois tout de même signaler des longueurs, notamment au milieu du film avec un ennui légèrement présent pour ma part. "Split" est donc pour moi un film réussi qui vaut le détour. Je conseil de le voir au moins une fois. 4/5
Heureusement que ça fait un bail que je suis allé voir ce film sinon j'en collerais des tartines! Ça fait presque un an, et je m'en souviens comme si c'était hier. Je suis sortie de la salle surexcitée! Outre le fait que j'avais retrouvé le Shyamalan que j'aime, conteur génial du cinéma d'angoisse, je suis tombée en adoration devant la prestation de McAvoy.. Nul doute que ce mec est très bon, mais LÀ clairement, il m'a retourné. Bien-sûr, impossible de jouer 24 personnalités, sauf si on veut un film concept qui dure 4h, faut pas déconner! Mais le mec nous joue à lui tout seul 8 personnalités! spoiler: il y a les principales, Barry le styliste, Dennis le balaize qui aime voir danser les filles, Hedwig le garçon de 9 ans qui zozotte, et Patricia la super catho chelou. Ensuite les secondaires qu'on voit rapidement à la fin et aussi en vidéo avec les journaux intimes, Jade qui est diabétique, et Orwell qui doit être professeur... Reste la 24e la bête et le pauvre gars chez qui tout le monde habite, Kevin Wendell Crumb que l'on voit très vite à la fin avant qu'il ne disparaisse complètement...
Mc Avoy passe de l'une à l'autre, avec facilité, justesse, et sans jamais surjouer ou utiliser autre chose que son visage, son corps et sa voix! Je l'ai d'ailleurs vu en VO et en VF, le doublage français s'en sort admirablement! Bref, encore une fois, Shyamalan s'entoure d'acteurs de folie, avec aussi Betty Buckley et Anya Taylor Joy qui sont top, pour porter un film original, angoissant, surprenant et magnifiquement filmé! À voir, et revoir, et revoir!
L'idée de base est très intéressante et mêler psychologie/psychiatrie a du fantastique est une bonne idée, ça donne une autre dimension à l'intrigue. James McAvoy était excellent dans ces rôles, il s'est amusé ça se voit à l'écran et ils nous en met pleins la vu. Cependant j'ai eu la grosse impression que c'est lui qui portait tout le film sur ses épaules, que tout reposé sur lui par ce que même si l'intrigue est intéressante, elle n'est pas du tout poussée. On est face à 5 personnages et seulement 2 sont développés et "sous la lumière", les autres sont mis de côté et ne servent qu'à remplir l'écran. Ça manque cruellement d'action (l'action commence seulement 20 min avant la fin du film qui dure 2h !), il n'y a pas de suspens, de tension ni d'horreur. Je m'attendais vraiment à avoir peur, à être tendu et stressé comme j'ai pu l'être pour Le Sixième Sens du même réalisateur. C'est vraiment ça qui m'a le plus déçus, le fait qu'à aucun moment j'ai peu ressentir de la peur ou de la tension. Et puis tout était prévisible ! Pour moi Il y a un gros manque de prise de risque de la part du réalisateur et surtout une impression qu'il s'est beaucoup trop reposé sur la prestation de James McAvoy en pensant que ça allait suffire pour faire un excellent film sauf que c'est pas le cas.
Depuis the Sixth sens, Shyamalan a pris soin d’enchaîner systématiquement les daubes afin de nous habituer au pire. Enfin Night sort de la nuit (hoho) et c'est avec un plaisir surpris que nous recevons ce thriller horrifique. Split n'est pas un chef d’œuvre mais c'est un divertissement malin, prenant, largement supérieur aux œuvres qui l'ont précédé et même à la plupart de la concurrence. Le film se distingue d'abord par l'impressionnante interprétation de James Mc Avoy. L'acteur donne vie et distingue chacune de ses 4 personnalités par la voix, les tics, les expressions du visage, le langage du corps. C'est très fort et plus encore car dans le même temps il parvient avec chacune d'entre elles (y compris le gamin) à être flippant et maintenir une pression sourde sur nous et les ados. Vraiment bravo. J'aurai préféré que ces personnages ne soient pas réduits à un trait de caractère unique mais j'ai trouvé encore plus regrettables que les ados soient des clichés ambulants : les deux jolis filles populaires un peu konnes et la rebelle associable aux cheveux noirs a un passé torturé. D'autant que connaissant le réalisateur, on sait qu'il n'y aura pas de surprise spoiler: sur la survivante ... Cela permet de relativiser la tension permanente que j'ai peu apprécié (mais c'est de ma faute car je ne savais pas ce que j'allais voir). Je suis aussi toujours un peu mal à l'aise sur les films qui tente de donner une crédibilité scientifique à des faits qui rapidement se trouve très éloignés de la science (coucou Lucie). Et c'est avec plaisir que j'ai assisté lors du final spoiler: à un basculement assumé dans le fantastique . J'ai enfin trouvé le film long pour le peu qu'il arrivait à tirer d'une trame qui offrait tant de possibilités. Le réalisateur se borne à faire monter la sauce alors qu'il y avait mieux à faire. On se tape du "j'essaie d'ouvrir ma porte par un fil de fer pendant 3 plombes", du "Il arrive" par un Denis en mode replay x10 et du "je te découpe un flashback de 20min en 5 parties" alors que ça n'apporte que peu au récit. C'est dommage parce que cela laisse une impression d'inachevée à une création qui reste réussie mais ne s'élève pas au-delà de son ambition de divertissement.
une très bonne surprise, les histoires imbriquées tiennent le spectateur en haleine jusqu'au bout J'ai adoré ce film, pas gore, mais flippant à souhait A voir
J’irai pas jusqu’à dire que SPLIT est un mauvais film mais cela ne restera pas un film inoubliable pour moi. Déçu par le contenu qui est pour moi assez classique, cliché, avec un potentiel inexploité malgré la très bonne prestation de James McAvoy et le clin d’œil fait à INCASSABLE qui était assez bien venu. Pourtant assez fan du cinéma de M night Shyamalan et de ses fameux twist, on est bien loin de son inoubliable INCASSABLE
Le scénario de frayeur réaliste pour les protagonistes kidnappés, l’intrigue du mal représenté par la schizophrénie, une tension haletante ne m’a pas fait sursauter tant. J’ai été submergé légèrement par l’émotion pour la fin du cauchemar, cette maladie mentale du dédoublement de la personnalité est à prendre avec précaution, des cas marginaux sans histoires transposés au cinéma en forme de coup de poing glacial, du domaine de l’avis médical. La mise en scène dans un huis clos correspond à la patte du réalisateur du « sixième sens », le style visuel de son cinéma.
Depuis son apparition brutale sur la scène mondiale en 1999 avec "Le sixième sens", suspense psychologique réactualisant de manière très originale le film de fantômes, M. Night Shyamalan jouit d'un statut de réalisateur génial, auteur de ses propres scénarios toujours très innovants quant à leur architecture et ambitieux dans les thèmes abordés (le plus souvent liés à la para-normalité). Enfin un cinéma de genre qui fait sens pourrait-on dire? Une sorte de statut d'intouchable s'est rapidement établi autour de la personnalité de Shyamalan alors que parallèlement ses films rapportaient de l'argent à ses producteurs. Si aucun n'a eu depuis l'impact commercial du "Sixième sens" (672 millions de dollars au box-office mondial), tous remboursent souvent largement leur budget. Seul "La jeune fille de l'eau" sorti en 2006 a quelque peu dérouté la critique autant que les spectateurs qui n'ont pas suivi en masse. Il faut dire que la recherche effrénée d'originalité qui anime Shyamalan, devenue sa marque de fabrique si elle est louable sur le fond, le pousse parfois à des arabesques qui demandent une certaine indulgence pour en accepter la crédibilité. Il en va encore une fois de même pour "Split" pourtant salué par la critique comme le retour de l'enfant prodige. Le phénomène des TDI (Troubles dissociatifs de l'identité) très en vogue mais aussi sujet à controverses aux Etats-Unis depuis que dans les années 1970, Billy Milligan, violeur en série a été jugé non responsable de ses actes car obéissant à plusieurs personnalités qui prenaient successivement possession de son esprit et de son corps. Pour ne pas faire dans la demi-mesure le personnage interprété brillamment par James McAvoy doit en permanence arbitrer entre 23 personnalités qui habitent son cerveau. Pas simple. A tel point que Kevin Wendell Crumb (James McAvoy) surnomme cette petite communauté "la horde". Horde sauvage devrait-on dire car c'est seulement avec l'appui d'une psy (Betty Buckley) corvéable à merci qu'il parvient à arbitrer entre tout ce petit monde qui veut occuper le devant de la scène. Mais comme dans la vie réelle seule une petite minorité d'entre elles sortent du lot et malheureusement ce ne sont pas toujours les plus sympathiques. On ne refera jamais la nature humaine. La tâche se complique encore quand une 24ème tapie dans l'ombre veut renverser l'ordre établi pour prendre tout l'espace. Kevin et sa psychiatre vont-ils parvenir à déjouer ce putsch ? Voilà en somme la thématique centrale du nouveau film de M. Night Shyamalan qui agrémente l'ensemble du kidnapping de trois jeunes filles qui semblent manifestement destinées à être livrées en offrande à "la bête". Pour le coup le réalisateur semble un peu à court d'inspiration, reprenant de façon mécanique et un peu trop visible le rite sacrificiel qui faisait tout le sel du fameux "King Kong" de 1933 avec Fay Wray première scream queen de l'écran hurlant devant l'immense singe s'approchant de sa frêle silhouette. Les trois jeunes captives où figure comme il se doit une personnalité asociale (Anya Taylor-Joy vue dans le magnifique (The witch" de Robert Eggers) ayant été violé par son oncle vont devoir faire face à des portes qui s'ouvrent sans jamais savoir à laquelle des personnalités de Kevin elles ont affaire. Ne comptons pas sur la psychiatre pourtant inquiète de la soudaine agitation de son patient pour alerter la police alors que partout sur les ondes on s'inquiète de la disparition des trois jeunes lycéennes. Elle va tenter courageusement et très imprudemment de rassembler encore une fois la horde en train de s'emballer. Cet imbroglio scénaristique rempli d'invraisemblances a eu l'heur de plaire à une bonne partie de la critique qui s'est tout bonnement pâmée devant tant d'inventivité. Elle changera sans doute d'avis dans quelques années quand tous les tours éventés utilisés par Shyamalan lui sauteront au nez. "Split" ne tient en réalité debout que par la formidable présence de James McAvoy qui sert tout simplement de cache misère à ce qu'il faut bien appeler une imposture. M Night Shyamalan qui est certes très talentueux devrait essayer de faire plus simple et plus modeste, son art y gagnerait grandement
Ce film autour d'un cas psychotique, est saisissant de suspens et de perplexité ... L'émergence d'un passé traumatique est aussi bien mené malgré un scenario hélas prévisible. La danse d'hedwig wow, c'est quelques chose !
"Split" était censé annoncer le grand retour de M. Night Shyamalan après une filmographie en déclin au niveau de la qualité et ceci depuis "Le sixième sens", son unique bon film. Effectivement, il y a une amélioration par rapport aux derniers longs métrages du cinéaste mais "Split" s'avère finalement plutôt décevant. Il démarrait pourtant bien mais deux choses ont plombé ce film. La première est l'incapacité de Night Shyamalan à créer une atmosphère digne de ce nom. Trop peu de tensions et de suspens dans ce thriller horrifique. Le second point négatif vient de l'intrigue elle-même. Celle-ci est très convenue, ne provoque guère de surprises, alors qu'un sujet comme le trouble dissociatif de l'identité pouvait générer une histoire davantage alambiquée, psychologique et torturée. La fainéantise (car il s'agit bien de ça) du réalisateur ne me surprend plus. "Split " se laisse regarder et on peut toujours apprécier la magnifique prestation de James McAvoy.
Il aurait peut-être été plus audacieux de bâtir la quasi-totalité du film sur la relation du schizophrène avec sa thérapeute, révélant petit à petit l'émergence de la 24ème personnalité, en reléguant la découverte de l'horreur dans les dernières minutes ou le dernier quart d'heure du film, mais commercialement çà aurait été risqué. D'autant que les amateurs de sensations fortes seront assez déçus par le film. On n'est pas dans du Dario Argento. Ceci dit, la fin est intéressante. Personnellement, je m'attendais à un autre switch (puisque ce réalisateur est un réalisateur à switch), mais celui qu'il nous propose est peut-être plus profond et a le mérite d'être ouvert à plusieurs interprétations.
Une sacré performance de l’acteur, une tenson permanente et des rebondissements intéressants...un bon film qui aurait peut-être mérité une fin plus achevée...
Ce film me laisse perplexe avec un arrière goût d'inachevé. Partagé entre la performance de l'acteur principal capable de jouer plusieurs personnalités dans le rôle de son personnage psychopathe et la platitude de la mise en scène et du scénario. Mention spéciale cependant à la jeune Casey (Anya Taylor‑Joy) qui délivre également une prestation de qualité dans la peau d'une adolescente tourmentée qui fait face avec courage et lucidité à la situation extrême dans laquelle elle se trouve. Pour le reste, pas grand chose à se mettre sous la dent, Split, en dehors du twist final qui peut donner matière à réflexion, m'a paru d'une longueur interminable, vide de sens et que dire de la 24ème personnalité de Kevin frisant le ridicule et pas crédible pour un sou. Un thriller à voir à la rigueur une fois.
Un peu long, un peu chiant, un peu long, un peu chiant, et ça 21 fois. Car 21, c'est le nombre de personnalité qu'a looping le tout fou. Le principal reproche que j'ai à faire au film c'est qu'on se demande bien à quoi cela sert que le personnage ait autant de personnalités différentes. Il faudrait une série complète pour les appréhender toutes. Cela ne sert en rien le film, bien au contraire... aucune de ces personnalités n'a le temps d'être développé rendant chacune de ses incarnations sans intérêts.