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Un visiteur
2,0
Publiée le 14 novembre 2014
Bof bof. Personnellement, je n'ai pas accroché à ce film. Trop linéaire et manquant cruellement de . L'acteur principal par la qualité de son interprétation et jeu d'acteur sauve un peu la mise à un film linéaire, répétitif et guère prenant. Il n'y a pas de suspense, pas de réelle intrigue, un scénario peu travaillé, un intérêt quelconque et des scènes de crime peu horrifiants et manquant de peps et de tension palpable par une réalisation manquant de rythme et de panache. La fin est bizarroïde et ne relève pas le niveau qui donne un film qui ne fait pas comprendre où il veut en venir, naviguant un peu à vue sans guère d'imagination. Ne créant pas le malaise qu'il est censé produire, le chemin psychologique dichotomique de l'acteur emprisonné dans un monde superficiel est mal mis en relief. On sent qu'il manque plein de choses à ce film qui se laisse regarder sans plus mais ne captive jamais.
Christian Bale livre une performance excellente dans ce "American psycho" décapant ! Bienvenue dans la psychologie d'un être aux pulsions malsaines, et en soif de perfection. On se doute bien entendu de l'intrigue, ou du réel scénario en question avant qu'il débarque, les passages trop "gros" nous mettent la puce à l'oreille, mais le film reste très maîtrisé dans ses dialogues laissant place à des scènes d'anthologie (la scène de "la carte de visite" sur la principale marche du podium). Un bon délire qui aurait mérité un peu plus de subtilités à certains endroits pour l'élever au rang de modèle.
Hum... Ce film prend votre cerveau, le plie en deux, et le jette très loin. Et ça marche ! C'est osé, surement trop mais c'est bien fait, Christian Bale est impressionnant comme toujours, et l'ambiance est présente. Voilà un film original et c'est pour cela que.. Je le conseil !
Un thriller qui nous questionne mais qui possède certaines limites. D'abord, "American Psycho" tient grâce à deux choses : l'interprétation exceptionnel de Christian Bale dans le rôle d'un trader psychopathe et l'humour que provoque les scènes de meurtre. Sinon, le reste du casting est plutôt bon, avec Willem Dafoe et Jared Leto. La réalisation est efficace et la caméra est souvent bien placée. Mais le problème est le scénario. Le film alterne scène au restaurent aux dialogues plats et scène de meurtre aux monologues géniaux. Et tous cela pour finir sur une fin ouverte qui critique trop grassement les traders de Wall Street.
Un bon film qui montre une belle montée en pression mais qui ne proposera rien de spécial. Surtout à cause de cette fin qui résonne comme un pétard mouillé. Tout cela pour ça ? Christian Bale est bon, même si je déteste ses mimiques avec sa bouche quand il parle. Jared Leto on le voit cinq minutes n'en parlons pas, tout comme Reese Witherspoon... On se demande pourquoi le détective est là, puisqu'il disparait comme il est venu... Non vraiment à part la belle montée en pression, rien de bien sensationnel. Déçu, même si le global est bien !
Pro-di-gieux! Excellent jeu d'acteur, Christian Bale donne tout et Mary Harron reste chef dans ce milieu. Pour qui a lu le livre, il manque quelque scène qui, à mes yeux, sont assez importantes pour le fil de l'histoire. Le 2 avec Mila Kunis n'a rien à voir, je n'ai même pas eu le courage d'aller le voir... dommage !
une chose est sûre, ce film donne envie de lire le bouquin. excellente performance de C. Bale comme à son habitude. Film que je conseille malgré tout, pr le jeu des acteurs, pour cette ambiance instaurée dès le debut du film, et pr cette fin inexpliquée ou inexplicable qui ns donne envie d'en apprendre un peu plus sur ce fameux Bateman
C'est assez positif mais c'est un film qui nous laisse sur sa faim. Plus on avance et moins on comprend ou le film veut nous amener. Christian Bale joue à merveille.
Rarement un sujet aura été aussi mal traité. Les dialogues sont complètement ridicules ou imbitables, les acteurs semblent tous avoir oubliés de jouer (encore que Christian Bale a quelques rares éclairs) on se demande ce que l'on fout là. C'est affreusement mal filmé...C'est mou, c'est fade , c'est raté quoi ... ce film est un gros foutage de gueule et que dire de cette fin en semi pseudo twist. Il parait que le livre est un chef d’œuvre. Ce qui est sûr c'est que le film est une bouse.
Film très décevant. Je m'attendais à quelque chose de plutôt pas mal (même si j'en ai entendu des critiques négatives) puisqu'il est considéré comme un film assez important dans la culture du cinéma. Sans parler de la fin alambiquée un peu inutile (et qui franchement, m'a fait détester le film plus encore), il est plein de défauts : Héros Insupportable de narcissisme, je suppose que c'est fait exprès mais à la moitié du film, j'avais envie d'arrêter rien que pour cette raison. Sans parler de tous les autres personnages dans le même genre. Donc ils sont tous très antipathiques et à aucun moment le spectateur ne s'identifie à l'un d'eux (à moins de faire partie de cette jeunesse dorée bien sûr). Un scénario bancal, une histoire qui se déroule lentement et des passages vraiment insupportables (notamment ceux des cartes de visite ou ceux avec les prostituées). Notre héros est un psychopathe et un tueur, on ne sait pas trop pourquoi, cela aussi, ça me gêne. On ne devient pas psychopathe sans raison du jour au lendemain comme il semble l'affirmer en disant à un moment "Quelque chose a changé en moi". Et la fin, bon sang ! Une catastrophe. Je crois simplement que je ne suis pas entrée dans le film et donc, que je n'ai pas réussi à le comprendre (je me doute bien qu'il y a une histoire de métaphore de la société ou un truc comme ça) mais je ne pouvais pas aimer un film tel que celui-là car l'histoire est trop floue, le héros trop chiant, le monde dans lequel il évolue ne me plait pas... Alors pour clore tout ça, comme disait notre héros à la fin : "Cette confession n'aura servi à rien." eh bien ce film aussi. Au revoir.
Après des films tels que la trilogie Batman de Christopher Nolan, Fighter ou American Bluff, difficile de ne pas aimer Christian Bale. Curieuse de voir si son talent éclatait déjà au début des années 2OOO, je me suis donc plongée, impatiente, dans le visionnage d'American Psycho.
Ironie du sort, Bale y incarne un Golden Boy américain nommé Patrick Bateman. Mais ce Bateman là n'a rien d'altruiste, bien au contraire, puisqu'il s'agit d'un véritable et dangereux psychopathe.
Le film est très fort lorsqu'il s'agit de dépeindre le ridicule de Bateman et ses amis, obsédés par leur réussite et leur apparence, peu travailleurs mais surtout soucieux d'obtenir une réservation dans le dernier restaurant à la mode. Il montre avec talent la vanité et le sentiment de toute-puissance que confère l'argent à ces individus.
J'ai été cependant un peu déçue par le fait qu'il est impossible de s'attacher au personnage de Bateman, bien interprété par un Christian Bale qui est bon sans être au summum de son talent. Difficile en effet de s'attacher à un personnage si antipathique et superficiel qui se révèle peu surprenant une fois le film lancé. De plus, la perspective intéressante de pouvoir interpréter les évènements du film différemment arrive trop tard pour susciter tout l'intérêt qui aurait pu être présent. Je ne peux malheureusement en dire plus sous peine de mettre à mal l'intérêt du film.
Au final, un bon divertissement qui se laisse bien regarder mais qui aurait du faire davantage frissoner.
Pour qui a lu le livre de Bret Easton Ellis, American psycho est une référence dans le genre bien que l'ouvrage ait été fort controversé, en particulier à cause de ses longues descriptions froides, chirurgicales et des scènes insoutenables qu'il contient.
Tout le film, on se laisse manipuler, nous sommes manipulés par le héros dont le profond désespoir et surtout l’extrême solitude nous foudroie.
La réalisation, au couteau, comme coupée à la serpe, ajoute à ce sentiment dérangeant et glacial. La lumière austère et les regards sans humanités, tout ici prête au film cette espèce d’animalité bestiale et impénétrable dans un ensemble glacial et terriblement inhumain.
Le livre était empreint de cette animalité dont certains passages insoutenables procurent un réel sentiment de malaise. Le film possède une véritable atmosphère suffocante, une mise en scène calculée, symétrique et Christian Bale incarne un Jason Bateman remarquable et superbe.
Tout le film joue avec nos nerfs et on peut se demander comment tout cela va finir… mais cela ne commence ni ne finit… Il s’agit ici d’une "page" de la vie d’un serial killer, d’un prédateur, veule, désespéré et à l’existence insipide et inutile.
On semble également au fur et à mesure de l'action du film, prendre le "héros" en pitié et l’on voudrait qu’il s’en sorte… on souhaiterait lui poser des questions, on voudrait qu'il puisse s'en sortir aussi et surtout savoir pourquoi il est un serial killer. Aucune réponse ici.
Beaucoup de scènes (et pour cause) ont été "épurées" ou carrément enlevées tant les passages intolérables des meurtres n’auraient pas été "visibles" au cinéma. Ici, tout est suggéré. C'est autant car il nous reste une page de la vie d'un serial killer, d'un prédateur qui se sait malade, dérangé, qui cherche de l'aide… mais dans le monde élitiste et superficiel dans lequel il gravite, il ne peut en trouver.
Un film fort et dérangeant, à la réalisation maîtrisée, sublimé par la présence d'un Christian Bale au mieux de sa forme.
Christian Bale assure dans ce rôle plus que difficile de serial killer. Raccourci plutôt facile, car nous n'avons pas le droit à voir toute la psychologie du personnage, du comment il devient cet homme. Le pourquoi, est apparemment du fait de la société dans laquelle il évolue et son obsession d'être le meilleur dans ce qu'il fait, ce qui n'est pas toujours le cas. Le film est parfait de maîtrise.
American Psycho" est l'adaptation du sulfureux livre éponyme de Brett Easton Ellis, critique acerbe des années Reagan à travers la promotion outrancière du fric facile symbolisée par les yuppies de Wall Street dont on sait aujourd'hui depuis la crise de 2008 où, leurs excès guidés par l’appât du gain, ont conduit l’économie mondiale. Le livre avait fait scandale à sa sortie en 1991 jugé trop misogyne avec ses meurtres abominables de jeunes femmes devenues les objets sexuels d'un yuppie serial killer. Le film de Mary Harron pourtant plus stylisé aura le droit au même traitement. La face sombre criminelle de Patrick Bateman dont le patronyme était sans doute prémonitoire pour la suite de la carrière de Christian Bale, est somme toute assez classique, déjà entrevue dans de nombreux films de genre. Le plus intéressant est sans doute le portrait proposé par Harron de ces traders dont la vacuité de la mission ne fait aucun doute, n'étant jamais montrés au travail mais uniquement dans leurs réunions entre potes où ils passent leur temps à se jouer la surenchère sur leur capacité à obtenir une réservation dans les restaurants les plus côtés de Manhattan ou sur le grain et la calligraphie de leurs cartes de visite d'un blanc immaculé. C'est un constat implacable sur l'absurdité d'une société basée sur la recherche du profit normalement censé par ruissellement arroser jusqu'au quidam perdu dans la plus petite bourgade du Minnesota. A ce sujet, la vue de ces jeunes crétins sûrs de leur fait ne laisse pas d'inquiéter et là encore les conséquences trente ans après sont édifiantes quant au niveau de culture générale en baisse constante des populations occidentales nourries au web et aux SMS. A quoi sert une intelligence quand elle n'est mue par aucune transcendance ? C'est l'absence de ces valeurs transmises qui sans doute pousse Patrick Bateman vers ses instincts les plus abjects. Il évoque à plusieurs reprises la douleur qui l'étreint face à ce manque de repères affectifs et intellectuels. Plus sensible plus fragile et aussi plus conscient, il poussera la logique jusqu'au bout, se trouvant finalement confronté à ce que l'on peut nommer le syndrome Elio Petri depuis "Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon" (film de 1970 avec Gian Maria Volonté) qui veut que les puissants ne doivent jamais expier leur faute même quand, fait rare, ils les avouent. Le style visuel proposé par Harron avec l'aide d'Andrzej Sekula son chef opérateur, il est froid et aseptisé visant à renforcer la déconnexion du monde réel de ces fantômes de Wall Street. Les scènes nocturnes où Christian Bale arpente les allés de Manhattan cape au vent qui rappellent vaguement l'impressionnisme allemand constituent une double allusion qui illustre la contradiction insoluble qui mine Patrick Bateman. Le mythe de Batman tout d’abord, justicier qui arpente la cité pour y maintenir la paix, allusion contenue dans le patronyme du personnage. Les meurtres de petites filles de Peter Lorre dans « M le maudit » de Fritz Lang (1931), les virées nocturnes sauvages de Spencer Tracy ensuite dans le fameux « Docteur Jekyll and Mister Hyde » de Victor Fleming (1941). De solides références pour un film aux fondements certainement plus solides que son aspect formel un peu chichiteux le laisse entrevoir. Christian Bale formidablement dirigé et entouré est tout simplement génial dans cette composition d'un être certes horrible spoiler: quoique sans doute victime d’hallucinations mais aussi pleinement conscient de la vacuité qui l’habite et certainement plus apte à la remise en question que ces compagnons de route. Son omniprésence phagocyte forcément un peu celle d'un casting de choix où comme toujours Willem Dafoe caoutchouteux à souhait, tire son épingle du jeu. On remarquera aussi la présence de Josh Lucas dont Mary Harron a vite remarqué que filmé sous certains angles il pouvait incarner Paul Newman grimé en jeune yuppie.