La Prière
Note moyenne
3,7
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217 critiques spectateurs

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Ninideslaux
Ninideslaux

105 abonnés 284 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 mars 2018
Sans doute ce film s'adresse t-il à deux catégories antagonistes de spectateurs: les croyants exaltés; et les athées convaincus qui s'esbaudissent comme au théâtre devant toute manifestation de foi démonstrative, d'où qu'elle vienne. Mais les autres, la grande majorité des autres, les chercheurs raisonnables de transcendance et les agnostiques modérés resteront perplexe devant le dernier opus de Cédric Kahn.

        Thomas (Anthony Bajon, visage de gros poupon encore) a eu, on le devine, une enfance difficile. Il est tombé dans la drogue dure; mais il a une vraie envie de s'en sortir. Il se rend dans un centre de désintoxication perdu dans notre magnifique nature du Dauphiné, où des jeunes comme lui se reconstruisent entre travail manuel et prière. C'est la désintox pure et dure (de celle qu'on proscrit dans les services hospitaliers): on le prive dès l'entrée de ses cigarettes, on le fouille pour voir s'il n'a pas emporté avec lui de substance interdite; et surtout, il ne doit jamais être seul. Un camarade doit  toujours être avec lui, pour le protéger contre la tentation et contre lui même.  Et zou, à la messe!

        Les débuts sont difficiles. Thomas pique une cigarette au fermier pour qui les jeunes font de l'essartage; et s'enferme au poulailler pour la fumer. Déclenchant tout un micro-drame, où il est sommé de s'excuser. Thomas craque; Thomas s'en va, et puis revient. Récite des prières comme des mantras. Devient, à son tour, l'ange gardien des nouveaux arrivants. Est sur la voie de la reconstruction.... Au point d'être en demeure de choisir entre l'engagement à la prêtrise et la vie avec la jolie fille des fermiers (Louise Grinberg

        L'amitié compte énormément dans ce lieu clos. On se serre beaucoup dans les bras pour s'aider et se protéger. Le responsable, Marco (Ales Brendemühl) est un roc, entre la fermeté et l'affection. Mais pourquoi tant de ces garçons semblent ils incapables de quitter la collectivité, comme Pierre (Damien Chapelle), le premier ange gardien, qui a pourtant, dehors, une femme et une petite fille. Au fond, n'ont ils pas échangé une dépendance contre une autre, comme ces bonzes mécaniques qui répètent Ôm Ôm Ôm..... A quoi sert d'être guéri si l'on ne peut retourner dans la vie? 

        A noter qu'il y a aussi une maison de filles, mais les jeunes ne se rencontrent qu'à l'occasion de fêtes, et que la Mère qui a créé cette structure est interprétée par.... Hannah Schygulla. Oh, chère Hannah, que nous vîmes si souvent en guêpière dans les films de Fassbinder..... vous voilà entrée en sainteté!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 mars 2018
Un superbe film sur la vie et ces valeurs de fraternité, de courage, de travail et de persévérance qui permettent de surmonter et vaincre la souffrance et le désespoir.
VILLE.G
VILLE.G

77 abonnés 805 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 mars 2018
Une vraie déception.
Parler de découverte de l'amitié alors qu'à aucun moment ces gens ne se parlent.
Rien n'est dit, tout est "magnifié". Pas de doutes ni de crédibilité.
Trop de prières sans sens.
Un téléfilm sans nuance.
Et, franchement, un prix d'interprétation c'est très exagéré
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 28 mars 2018
Ayant été durant plusieurs années thérapeute de toxicomanes je voulais voir ce film, je suis ressorti de cette séance légèrement sceptique sur la suite de cette thérapie, en effet un toxicomane, enseignant, m'avais mis en garde sur ce qu'est un toxicomane, je le cite "menteur, tricheur et voleur". Or dans ce très beau film, j'ai senti une chose les toxicomanes "enfermés" dans cette maison n'ont pas l'air de vouloir en sortir par peur de l'extérieur ? Le meilleur exemple est Marco qui dirige cette maison, ancien toxicomane, je dirais plutôt toxicomane en rémission, car on ne guérit jamais de cette addiction, comme toutes les addictions.
L'AlsacienParisien

686 abonnés 1 431 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 mars 2018
Portrait d'un gosse perdu, "La Prière" est davantage un film sur la fraternité que sur la foi, thème qui peut en freiner plus d'un. Vivant reclus de la civilisation en pleine montagne, une communauté accueille des jeunes toxicos pour les aider à sortir de leur dépendance. Soignés par le biais de la prière, guidés par un "ange gardien", ils apprennent à renouer avec eux-même, avec leur semblables et avec la nature. Cette plongée dans le manque est aussi brutale que joviale, et c'est sans embrigadement qu'on suit ce chemin vers le renouveau, purifié d'un passé sans état d'âme, sans existence. La religion devient une alternative, une possibilité pour s'en sortir et se recentrer. La mise en scène de Cédric Kahn impose le respect pour ce choix soumis aux critiques faciles dans notre société. Qu'est-ce que croire ? Qu'est-ce que le rapport à Dieu ? Même en étant athée, ces questions se révèlent belles et légitimes au vu de cette quête vers la rédemption. Anthony Bajon, tout de rage, de frustration et d'intensité, délivre une évolution remarquable, pleine de nuances et de doutes. Déjà marqué par la drogue, il se voit contraint de travailler dans ce refuge jusqu'à la perte de conscience de ses propres besoins, de ses vices. Accompagné par la présence calme et bienveillante de Damien Chapelle, c'est non sans craquages qu'il tournera la page de son passé. Le jeu des acteurs est à la fois limpide et dense, donnant un nouveau souffle à cette jeunesse. Les paysages enneigés ainsi que les choeurs d'hommes nous séduisent et laissent transparaitre un bien-être lyrique et apaisant, loin de toutes tentations absurdes. Cependant, le scénario n'est pas un fleuve tranquille et remet la foi en question à de nombreuses reprises sans jamais rentrer dans un rapport abstrait et métaphysique mais en restant concret et réaliste. On retiendra "La Prière" comme une histoire de courage et de solidarité, d'espoir et de renaissance. Au libre arbitre du spectateur, entre ses croyances et son idée de la dévotion, d'établir le lien avec ses propres convictions...
heleneclille7
heleneclille7

1 abonné 32 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 mars 2018
Film rempli d émotions qui malgré tout ne rentre pas dans la naïveté

Tous les acteurs sont bien choisis en particulier les jeunes qui ont un côté « cabossé »
En prime les images sont magnifiques
WutheringHeights
WutheringHeights

131 abonnés 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 mars 2018
Le chemin de rédemption d’un jeune toxicomane à la recherche de la foi. Porté par Anthony Bajon, le film interroge la croyance et la fraternité avec une certaine finesse.
Guiciné
Guiciné

206 abonnés 1 340 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 mars 2018
Assurément un grand film, son scénario d’une richesse incroyable, nous emporte dans des scènes toutes aussi bouleversantes les unes des autres et d’une profondeur rare. Magnifique, éblouissant, impératif et essentiel.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 27 mars 2018
22 ans, le visage juvénile, mais un peu amoché et buté… On ne sait rien d’autre de Thomas, lorsqu’il débarque dans un centre au cœur des Alpes. Sauf que le lieu abrite d’anciens drogués venus se délivrer du mal par la prière ! Le cadre est magnifique et incite à la méditation. Mais les règles de vie en commun, de respect mutuel et de travail aident aussi les toxicos à retrouver estime de soi et paix intérieure. Et leur foi - en eux autant qu’en Dieu - les fait avancer sur le chemin de la rédemption.
Cédric Kahn a choisi de suivre cette reconstruction par la religion à travers le parcours de Thomas, mélange de violence contenue et de candeur enfantine. Ses compagnons d’infortune et d’espérance n’ont pas l’air aussi pressés que lui de redescendre dans la vallée. On dira que la grâce leur est tombée dessus, par le même enchantement que le héros est touché par un ersatz de miracle. Même si dans son cheminement intérieur, on ne voit ni sa transformation mystique s’opérer, ni surgir ses interrogations existentielles.
On peut faire au film un procès en authenticité. Trouver le scénario trop classique et son récit convenu. Regretter que la montagne ne soit pas davantage filmée, ne serait-ce que pour mieux faire ressentir le sentiment d’isolement et d’éternité. Il n’empêche, La Prière offre quelques jolis moments de chaleur et de solidarité. Avec une caméra qui saisit l’émotion au plus près des visages. C’est le cas notamment avec le jeune Antony Bajon qui habite son personnage avec une impressionnante sincérité. Il n'a pas volé son ours à Berlin...
Laurent A.
Laurent A.

59 abonnés 470 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 mars 2018
Un film qui retrace l'histoire d'un jeune en proie aux démons de la drogue, l'histoire est réaliste, très bien interprétée, on est avec les personnages et on partage les souffrance et les doutes sur lesquels ils se sont détruits puis reconstruits...C'est émouvant et cela prend parfois la forme d'un documentaire tant le parti-pris réaliste est fort dans ces décors naturels qui sont là pour contribuer à régénérer les corps et à faire découvrir la vraie nature de leurs âmes...Mais le véritbale questionnement qui s'impose avec le personnage de Thomas c'est la délicate question d'une conciliation (possible ?) entre deux chemins qui ont l'amour pour dénominateur commun, deux chemins qui lui tendent les bras à un carrefour de vie pour lequel un choix sera à faire, et les choix ne sont jamais faciles lorsqu'ils sont engageants...Un très beau film qui fait réfléchir aussi sur la dimension spirituelle de la vie à côté de laquelle personne ne devrait passer.
Fanatoile
Fanatoile

19 abonnés 210 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 mars 2018
Le sujet de la foi est très bien présenté et exploré et cela dans un cadre assez inhabituel chez des jeunes ex toxicos cherchant à se reconstruire chacun à sa manière. Je trouve que le bien être du héros nous est présenté un peu trop vite et que l'on n'assiste pas assez à la progression de sa reconstruction et de son entrée dans le monde de la foi. Par contre, j'ai trouvé vraiment sublîmes ses différents visages complètement différents suivants les situations vécues, cela explique tout à fait son prix d'interprétation remis à Berlin.
Cinemadourg

906 abonnés 1 784 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 décembre 2021
Un jeune toxicomane va tenter de se soigner en rejoignant une communauté religieuse totalement coupée du monde avec des règles très strictes mettant en avant la prière, le travail et l'amour des autres.
Nous allons donc suivre le parcours de Thomas (Anthony Bajon, vraiment très bon) durant ses tentatives pour chasser le démon de la drogue qu'il porte en lui.
Va t-il s'en sortir ? Et si oui, grâce à l'amitié, l'amour ou la foi ?
Ce drame m'a plutôt convaincu même si le côté religieux est très présent.
Ce film transpire la bienveillance, l'amour, la fraternité et le courage : c'est finalement une ode à la vie ou tout simplement à la survie.
Une vraie introspection au coeur de la nature humaine : attachant.
--> Site CINEMADOURG <--
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 26 mars 2018
La prière est l’histoire d’une rédemption, tout simplement. En vertu du thème décrit, le scénario n’offre pas vraiment de surprise : on va observer un protagoniste initialement réticent peu à peu progresser vers la conversion.
Ce caractère est un défaut non négligeable du film, car on s’attend plus ou moins à la progression des scènes, ce qui fait que le spectateur n’est finalement tenu en haleine que durant les « scènes fortes ». Autrement dit, certaines scènes attendues peuvent paraître un peu longue, notamment au début du film.

Si le film n’a pas grand-chose à offrir au niveau de l’histoire, assez simple, c’est plutôt au niveau de la narration de celle-ci qu’il tente de créer une tension, une attente chez le spectateur.
Fidèle au cinéma français, le film excelle dans l’illustration de l’émotion brute, violente, réelle, celle qui prend à fleur de peau. Les émotions portées à l’écran sont douloureuses et fortes, et certaines scènes (un peu à l’image d’un film de Ken Loach) sont à la fois difficiles à regarder en raison de leur charge émotionnelle, et en même temps sublimes de beauté et de puissance (je pense notamment aux scènes du pardon, ou de la confession).
Le jeu d’Anthony Beaujon est certainement la clé de voute du film, justement parce qu’il ne paraît pas être jeu, notamment en raison du facies de l’acteur, ni beau, ni laid, mais commun, comme le vôtre ou le mien, et à cause de cela, réel. Beaujon, qui ressemble au premier gars que vous pourriez croiser dans la rue, illustre à merveille ces émotions dont on n’ose pas parler, celles que l’on garde en soi car elles nous feraient trop de mal si on les exprimait : l’acteur dépasse cette limite et les fait surgir dans leur entièreté à l’écran.

Pour ce qui est de la réalisation, par grand-chose à dire là-dessus, si ce n’est que la caméra de Cédric Kahn évolue avec adresse dans la nature, avec notamment des scènes de course dans la forêt remarquables, mais mis à part cela, elle m’a paru relativement académique.

TL/PL
La prière n’est pas un mauvais film mais est freiné par son manque d’ambition général, tant dans la réalisation que dans le scénario.
La « réalité » du film est à la fois sa force et sa faiblesse. D’un côté, ce film très vrai, est relativement intéressant, notamment parce qu’il donne une représentation fidèle de l’existence. Pour autant, la tension émotionnelle n’est pas suffisamment maintenue durant le métrage pour ne pas qu’on s’ennuie de temps à autre, et c’est là où le film pèche.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 mars 2018
Tout est porté par la grâce dans ce beau film. Cédric Kahn fait là son meilleur film, et de loin ! Les acteurs sont au top, notamment celui qui joue le role principal. Il nous fait entrer dans l'état d'esprit de Thomas, ex-drogué à l'héroïne, qui pour ne pas replonger va entrer dans cette communauté religieuse dont la mission est d'aider les jeunes à s'en sortir, par le travail et la prière, une séparation stricte d'avec le monde (et une séparation homme-femme), ainsi qu'un soutien sans faille (dont un ange-gardien). Ces communautés existent vraiment (Saint Jean espérance, par ex.). On y voit le chemin complexes de ces jeunes, qui alors même qu'ils ont arrêtés, pensent sans cesse à la drogue, et doivent encore faire un long chemin pour arrêter de se mentir et mentir à tous. Ce long chemin, Thomas va le vivre, le refuser, le choisir de nouveau. Il va recevoir l'appui de son ange gardien, d'une religieuse clairvoyante (et frappante !!!), d'une jeune fille du village, et de Dieu lui-même. il fait une expérience mystique qui n'est pas sans rappeler celle que raconte Eric Emmanuel Schmitt dans "la nuit de feu", que je recommande. Rien a redire à ce film sensible, fort, qui s'appuie sur de nombreux chant religieux, à la manière du film "des hommes et des dieux" de X. Beauvois.
ATON2512
ATON2512

76 abonnés 1 317 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 mars 2018
De Cédric Kahn (2018)
Un film autant sur le sujet de la réinssertion de jeunes soit paumés ou qui se sont perdus dans la drogue et l'alcool. De ce point de vu , le film est pasionnat puisqu'il nous montre le chemeinement douloureux de ces jeunes qui pour s'en sortir , se doivent d'affronter leurs démons. Un film fort aussi sur les liens d'amité qui vite se veulent indispensable pour que chacun abimé par la vie puisse trouver (ou retrouver) sa voie . Très bien interpretté notamment par Anthony Bajon, Damien Chapelle et Alex Brendemühl .
Pour autant, le côté religieux du film quand à lui est parfois (voire souvent) excessif , C'est le côté un peu "gavant" du film .
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