Il y a des comédiens qui ont tord de se lancer dans la réalisation : Félix Moati en fait partie, même si la critique professionnelle semble penser le contraire.
Malgré ses multiples maladresses, le premier long-métrage de Félix Moati fait preuve d’une certaine audace. Sorti en 2018, son film décline le mal être d’un père et de ses deux fils engendrant des relations tortueuses. Si le récit est souvent déprimant, la bande originale très jazzy contrebalance cette tonalité sombre. En l’absence d’un scénario vraiment construit, on assiste à une succession de séquences où l’amour et la bienveillance ont toujours raison de l’aigreur et du rejet de l’autre. A ce petit jeu, c’est surtout le jeune inexpérimenté Mathieu Capella qui tire la couverture à lui devant Benoît Poelvoorde et Vincent Lacoste. Bref, une chronique familiale décousue avec pour seule ligne directrice les turbulences de la vie.
Film très réussi, qui dépeint sur un ton tragi-comique la crise existentielle de trois hommes à trois périodes différentes de la vie (un fils adolescent, un fils jeune homme, un père au milieu de sa vie), sur un ton à la fois profond et léger. Mais c'est surtout une comédie enlevée, bien écrite, bien dialoguée, bien filmée et bien jouée ! J'ai passé un très bon moment, gai et profond à la fois.
Par où commencer… Par le fait que le film étale une histoire qui mériterait d’être vue en court métrage, ou par le beau jeu de ses acteurs au service d’un récit pourtant touchant ? Je dirais que ce film manque cruellement de dosage. Les scènes importantes durent très peu de temps, tandis que les scènes secondaires sont étirées à l’excès. Je me suis franchement ennuyé. Bravo tout de même à Benoît Poelvoorde, qui endosse le rôle de Joseph à merveille. J’ai été heureux de voir Vincent Lacoste dans ce film, tout autant que de revoir Mathieu Capella dans un rôle aussi sérieux que celui-ci. Surpris, mais sans réelle positivité ni négativité.
Très justement joué, tous les acteurs sans exception et principalement Mathieu Capella que j’ai découvert et que je trouve excellent, sujet très bien abordé et de très bons dialogues. Le seul bémol, que je retrouve dans beaucoup de films français : la musique ! Une catastrophe selon moi. Trop de réalisateur la néglige.
Un film de « fils de » qui bénéficie de l’indulgence de la critique. Plus de femme dans la famille et ils sont là comme trois paumés, le père, le grand fils et l’ado, solidaires et décalés. Et nous suivons vainement leurs errements en espérant qu’il se passe quelque chose...
Un film qui explore un beau sujet et rempli de bons et beaux sentiments. Poelvoorde est impeccable mais je suis moins touché par le jeu des acteurs incarnant les personnages des deux fils et surtout j'ai trouvé la réalisation souvent maladroite, parfois même agaçante.
L'histoire d'un veuf et de ses deux fils qui... ne casse pas trois pattes à un canard. Malgré un casting sympathique (le plus jeune des deux frères est assez attachant, et Poelvorde se révèle touchant dans certaines scènes), c'est globalement long, caricatural, sans relief, souvent ennuyeux. On baille en attendant la fin. Et c'est là qu'on se dit que, même 1h30, c'est déjà bien assez.
« Deux fils » est un film qui ne décolle pas, dans une atmosphère bobo à la parisienne. La caméra frôle les visages, les séquences sont souvent dans la pénombre, les dialogues ne sont pas toujours très compréhensibles du fait des acteurs qui ne font guère d’efforts pour articuler. Cette chronique tendrement décalée sur la solidarité familiale aurait pu nous toucher mais le scénario est confus, ça fume, ça picole, ça se chamaille. Il n’y a rien de palpitant, l’ennui s’installe progressivement sans comprendre où le réalisateur veut en venir. Un navet qui se veut intello. Passez votre chemin…
Un film de plus pour rien, ou presque...Une tranche de vie banale, de personnages peu attachants, dans un scénario franchement indigent. Heureusement que je l'ai trouvé dans une solderie qui le débarrassait à l'euro symbolique. Un moment, long, trop long au demeurant, dont on attend la fin avec lassitude, et qui ne laissera pas un souvenir impérissable. En conclusion, du vrai cinéma français de notre époque.
Un père légèrement à la dérive vit seul avec ses 2 fils. Il s'agit d'un film délicat, basé sur un climat, des ambiances, sur les rapports humains plutôt que sur un scénario haletant. On croit à cette famille grâce aux acteurs, on partage leurs joies et difficultés. On pense à Truffaut ce qui est déjà pas mal pour un premier film. A voir pour les acteurs.
Histoire plutôt intrigante de cette petite famille de gars qui se perd et se trouve. Plusieurs rebondissements inattendus gardent l'intérêt et on finit par y comprendre quelque chose.
Film français sympathique sur les liens entre un père et ses deux fils, plutôt vu du côté de ceux-ci qui, soutiennent bien leur géniteur un peu perturbé depuis qu’il a perdu son frère aîné. D’ailleurs l’affiche du premier long métrage de Félix Moati fait écho à ce qui se passe dans l’histoire, à savoir : deux enfants servant finalement de point d’attache, de parent à un papa déboussolé et tous les trois avanceront donc main dans la main pour affronter les événements et grandir voire vieillir ensemble. C’est frais, bien joué mais cela manque tout de même de scènes marquantes pour en faire un film inoubliable.