Rassurez-vous, si un jour vous vous retrouvez habillé d'une camisole dans une chambre blanche exigue en train d'hurler que vous êtes Napoléon en vous fracassant la tête contre un mur, il y a peut-être une lueur d'espoir ! Bon, il y a tout de même 99,99% de chances que vous soyez complètement maboul mais, grâce à "Infinite", il y a aujourd'hui une infime probabilité pour que vous ayez raison ! Prenez par exemple ici le personnage de Mark Wahlberg, un homme diagnostiqué schizophrène se rêvant maître d'hôtel et qui a pour hobby la fabrication de katanas en ayant des flashbacks de vies antérieures, le bon sens voudrait qu'on l'enferme à tout jamais dans un lieu isolé avec le scénariste qui l'a imaginé. Eh bien non ! Car le bonhomme n'est nullement malade, il fait partie des Infinites, une caste rare d'individus qui ont le pouvoir de se rappeler chacune des vies humaines incarnées par leur âme depuis la nuit des temps. Sur le papier, l'idée peut paraître bien sympathique mais c'est hélas sans compter sur un schisme au sein de ce clan entre Croyants, tout contents de leur condition, et Nihilistes, fatigués par celle-ci et qui n'envisagent rien de moins que détruire totalement l'humanité pour éviter de se réincarner...
Vous la voyez venir à des kilomètres l'ombre de ce bon gros blockbuster complètement stupide, hein ? Effectivement, votre flair ne vous trompe pas ! Cette bête histoire de réincarnations conscientes et les noms à consonance mystérieuse qui la régissent (tout ce qui a trait à cet ordre séculaire, l'Oeuf, l'Artisan... du mystère permanent qu'on vous dit) ne sont en réalité que des couvertures illusoires à une sempiternelle grosse machine hollywoodienne où des gentils et des vilains vont lutter, de préférence à grands renforts de courses-poursuites et d'affrontements spectaculaires, afin de sauver ou de détruire le monde par l'intermédiaire d'une arme méga-mortelle. Et c'est à peu près tout ce sur quoi ce long-métrage d'Antoine Fuqua repose, à peine aidé d'une mécanique scénaristique qui grince par la rouille accumulée à tous ses degrés d'écriture !
Pour vous donner une idée de sa médiocrité, "Infinite" donne le sentiment d'être à la réincarnation ce qu'un "Jumper" était à la téléportation (et c'était il y a déjà treize ans, punaise !): un monstre articiel d'action trouvant refuge dans une aptitude superhéroïque sur laquelle il fonde une mythologie dérisoire, juste bonne à établir des camps antagonistes de personnages horriblement lisses sur des motivations sommaires. À ce jeu, "Infinite" ne ménage pas ses efforts pour toucher le fond du trou ! Entre un univers à peine crédible que l'on nous présente comme ultra-secret depuis des millénaires mais dont les conséquences des combats mettent sans arrêt à feu et sang le monde des simples mortels, le déroulement d'un récit aux rouages désespérément prévisibles quand ils ne sont pas sabordés par un montage privilégiant la vitesse d'exécution au détriment de toute cohérence narrative et, enfin, des avancées technologiques ou des pouvoirs que l'on nous sort comme une assemblée de lapins d'un chapeau dans le simple but d'intégrer une nouvelle dynamique à certaines séquences d'action, le fait qu'une même âme saute de corps en corps à travers les siècles en devient peut-être finalement l'élément le plus rationnel de cette histoire absurde et racontée n'importe comment ! Cependant, la palme du ridicule revient incontestablement à la transparence continue des héros du film qui laisse réellement bouche bée par la ringardise de leur caractérisation : Mark Wahlberg se contente de singer inlassablement le même rôle de gentil ahuri costaud, le méchant très méchant interprété par Chiwetel Ejiofor est si fatigué de l'humanité qu'il préfère l'annihiler plutôt que continuer à y vivre (on peut le comprendre mais est-ce que les dizaines d'hommes armés qui travaillent pour lui ont conscience du danger que représente son objectif pour eux ?), les seconds rôles n'existent jamais au-delà d'un vague trait de caractère ou d'une fonction bien pratique pour passer à une nouvelle étape et les protagonistes féminins font office de plantes vertes, se résumant à une acolyte sexy sentimentale et une sbire sexy impassible qui auront inévitablement droit à une mini-bagarre pendant que les hommes s'octroieront la résolution des problèmes de plus grande ampleur...
Seule éclaircie permettant au film d'éviter le naufrage complet, Antoine Fuqua paraît avoir très vite compris la taille impressionnante de l'ânerie datée qu'il est en train de réaliser et préfère se concentrer sur les nombreuses phases d'action que "Infinite" met à sa disposition. Si la plupart d'entre elles ne riment absolument à rien (il faut voir Mark Wahlberg s'attaquer à un énorme avion simplement armé d'un katana sur une moto, spoiler : ce n'est pas l'avion qui gagne !), Fuqua réussit toujours le petit miracle de les tirer vers le haut par l'énergie de sa mise en scène solide pour assurer des variations très divertissantes de passages obligés inhérents à ce type de production.
Et puis, derrière le grotesque du film, il va quelque part s'en dégager une certaine mélancolie à voir Mark Wahlberg essayer de comprendre et courir après les agissements de son jeune double incarné par Dylan O'Brien, comme si "Infinite" était finalement un appel au secours du comédien réalisant qu'une nouvelle génération est en train de grapiller peu à peu son statut de star de film d'action avec les années. Il n'aurait ainsi plus d'autre choix que de poursuivre cette jeunesse, en multipliant les morceaux de bravoure improbables dans des longs-métrages qui le sont tout autant pour prouver qu'il y a encore sa place... Alors, certes, on vous accorde qu'on pousse sans doute le bouchon un peu loin avec cette réflexion mais, vu le néant manichéen que "Infinite" délivre au milieu de scènes d'action abracadabrantes, on préfère retenir un semblant de dimension humaine dans un produit qui en a visiblement écarté toute velléité dès sa conception. Après tout, l'ironie ultime de "Infinite" est de parler constamment d'âmes sans arriver à en révéler une le temps de sa durée...
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1,0
Publiée le 12 octobre 2021
Infinite est un film d'action et de science-fiction sans queue ni tête. L'intrigue bancale est un désordre complet sans développement des personnages mais basée sur une histoire intéressante qui est une vision originale de la réincarnation. Malheureusement la raison de l'existence du méchant Bathurst interprété par Chiwetel Ejiofor est incroyablement stupide. Bathurst veut détruire l'humanité et tous les êtres vivants sur Terre car il s'est lassé de se réincarner depuis trois cents ans. Cependant il possède une balle qui retient les âmes de ceux qui sont abattus évitant à l'âme de renaître et de se réincarner à nouveau. Alors pourquoi ne se suicide-t-il pas avec cette balle et des lors il évite tous les problèmes sur Terre. Quel est le but de l'existence de The Believers autre que de chercher l'œuf pour éviter la destruction de la vie sur Terre. Par conséquent pour aimer l'histoire le spectateur doit complétement éteindre son cerveau et regarder uniquement les bonnes et belles images de synthèse...
Gros casting, gros moyens, gros réalisateur, mise en scène léchée, cascades dingues... Tout ça pour une macédoine à base de Mission Impossible, X-men, Matrix etc totalement insipide et improbable. Le film déroule sans lever le moindre intérêt, bref un nanar de luxe.
Un film issu d'un algorithme Netflix. Une sorte de melting-pot de film à succès mais qui n'en sera jamais un. - 600% Assassin's Creed : une mémoire inscrite dans l'ADN, et une machine pour la récupérer. - 30% Avengers : D'abord, un oeuf qui renferme une pierre qui fait partir tout le monde en poussière. Puis pierre infinité... Infinité.... - 10% Max Payne...visuel Mark Walberg
Fuqua, Fuqua, Fuqua, un réalisateur qui est capable de choses incroyables, comme de choses franchement pas terribles. Et bien ici, on en a le plus bel exemple, il y a les deux en même temps. un aspect blockbuster plutôt moyen, et un aspect plus profond nettement meilleur. Bref, on est face à un divertissement moyen qui plaira au premier regard mais dont on ne gardera sûrement aucun souvenir.
Plat et sans âme, le film défile sans qu'on accorde une grande importance à tout ce qui se passe devant nous. Le scénario n'est pas bien extraordinaire, et tout cela sent le déjà vu : on s'ennuie ferme!
non, je n'ai pas accroché à ce récit au sentiment de réchauffé, qui ne surprend guère et dont les scènes d'actions sont aussi spectaculaires qu'invraisemblables : plus c'est gros mieux c'est! C. Ejiofor est certes inquiétant mais cela ne suffit vraiment pas à décrocher prématurément!
Qui qui fait semblant d'etre un blockbuster mais qui n'en est finalement pas un. Le scenario laisse songeur. A quoi sert cette " immortalité" en fait ?. Et si le mechant a comme seul but de ne plus se réincarné, pourquoi fait il tout cela s'il pouvait simplementspoiler: enfermer son ame dans sa belle boite verte transparente ??? On rajoute a ce film une bonne dose de Fast & Furious ( a plus les cascades sont invraissemblables, plus ca passe ??? exemple : spoiler: la moto sur l'avion !!! pour masquer un peu la fadeur et le vide de ce scenario . Bref, vite vue, vite oublié...
"Infinite", film de science-fiction américain réalisé par Antoine Fuqua et sorti en 2021, adapté du roman "The Reincarnationist Papers" de D. Eric Maikranz paru en 2021. Un film de S.F et d'action efficace, assez bien réalisé, avec des scènes spectaculaires, un scénario intéressant. Le divertissement fonctionne.
Hormis les quelques scènes d'action plutôt bien faites, ce film est assez bidon, avec un scénario invraisemblable et ridicule. Même Mark Walberg, habitué pourtant à bien mieux, ne sauve rien ici ...
quelle belle surprise venant se la Plateforme d' Amazon 1h30 sans décoller du fauteuil ,c 'est d' une part très bien réalisé et d 'autre part il y'a une parfaite symbiose avec la mise en scène le casting est correct et le scénario tient le route pour un film de plateforme c 'est vraiment du bon travail et hors mi le dernier "James bond "que je n' ai pas encore vu ça faisait longtemps que je n 'avais pas eu de plaisir a regarder ce type de film vivement la suite
Fuqua, actionneur capable de surprendre, s'essaye tel un Justin Lin, à la recette du film tendance et décérébré. Une version apathique, exception faite de sa séquence d'ouverture, d'un Old Gard mal fichu et d'un Wanted ésotérique. La capacité des connaissances, en tout domaine, obtenu à travers les âges; Un pitch savoureux et déjà bien exposé par l'autre production Netflix précédemment citée, tout ça cumulé avec maladresse par cette histoire d'œuf et de conflit d'élite des connaissances. Très Mauvais et d'un ennui profond.
C'est la réalisation qui pêche: Le scénario n'est pas si mauvais, mais certaines scènes sont ridicules et gâchent tout. Les acteurs en font trop, surement mal dirigés. Pourtant gros budget et déluge d'effets, mais les dialogues, la musique, le style... c'est pas terrible du tout. Oubliable.
Le réalisateur Antoine Fuqua (« Equalizer », « Training day ») s'appuie sur un scénario plutôt malin pour nous offrir un film d'action futuriste, qui tient parfaitement la plupart de ses objectifs. En effet, cette nouvelle histoire de fin du monde, sur fond de réincarnation et de héros immortels, se révèle captivante dès les premières minutes... et on prend un vif plaisir à suivre cette quête, pourtant éminemment improbable. Côté technique, la réalisation est sérieuse et la plupart des acteurs font le job avec talent et conviction. Seuls quelques effets spéciaux numériques, pas tout à fait à la hauteur, viennent gâcher (légèrement) la qualité du visionnage. Bref, « Infinite » est nerveux à souhait, tendu « comme un string » et il sent tellement la poudre que les amateurs de « fusillades nourries » se régaleront vraiment. Explosif !