En Guerre
Note moyenne
4,1
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280 critiques spectateurs

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nadège P.
nadège P.

149 abonnés 538 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 mai 2018
Je viens de sortir de la salle bien éprouvée.
C'est vraiment très dur ce qui nous est montré mais c'est surtout absolument nécessaire car on nous met vraiment le nez dans spoiler: le "caca économique" qui ne devrait tout simplement pas exister. Et surtout je plains les "profiteurs" responsables de tout cela
.
nicolas t.
nicolas t.

61 abonnés 239 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 20 mai 2018
Impressions de déjà vu en moins bien. Brizé et Lindon essayent de refaire le coup de La loi du marché, filmage documentaire et ancrage social ultra réaliste, mais sans vraiment changer les règles : Lindon face à des non professionnels, qui lui servent la soupe et le mettent en valeur. D'où un certain malaise et une impression de cynisme, malgré les bonnes intentions politiques. Le jury de Cannes ne s'y est pas trompé, il est rentré bredouille...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 mai 2018
Film très fort et très juste. La fiction et la réalité ne font qu'un. Bouleversant de vérité. Très belles performances des acteurs.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 16 mai 2018
Film qui montre bien la violence que représente la fermeture d'une entreprise pour augmenter la rentabilité d'une boite en délocalisant.
Le film suit le combat des syndicalistes de l'entreprise qui tente d'établir un dialogue avec la direction afin de trouver une solution pour ne pas se retrouver à pôle emploi.
Ayant vécu la même situation je trouve le film très juste, le mépris de la direction, la division des employés face à la conduite à suivre.
Très bon film
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 17 mai 2018
Merveilleusement joué, ce film montre la complexité de la lutte au sein d'une entreprise, les intérêts initiaux se transformant en intérêts personnels, la responsabilité écrasante du leader dans un conflit. Je ne parlerai pas de la stratégie de la direction qui démontre que la lutte des classes n'est pas finie. Même si actuellement, comme le dit Warren Buffet, les dirigeants ont gagné. Tout cela filmé au plus près style reportage. Une bande son remarquable. Importance des médias bien montrée sans lourdeur. Un film à voir.
Caine78

7 771 abonnés 7 400 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 août 2018
Il est peu dire que « La Loi du marché » m'avait laissé franchement dubitatif, en très grande partie à cause de sa forme frôlant l'amateurisme le plus total, choix délibéré et hautement discutable de la part de Stéphane Brizé. Pourtant, j'ai décidé de lui donner une nouvelle chance, notamment parce que j'avais aimé certaines de ses précédentes œuvres, mais aussi (et surtout?) parce que la bande-annonce avait su être intense et franchement accrocheuse, laissant entrevoir un puissant brûlot social. Ce n'est pas tout à fait le cas, mais c'est quand même nettement plus convaincant. D'abord parce que le sujet se prête mieux à une mise en scène caméra à l'épaule, que ce soit à travers les réunions, les échanges (parfois houleux), les négociations : ça sent le vrai et justifie donc nettement plus le procédé. De plus, si Brizé avait parfois beaucoup mal à dire « coupez » au bon moment précédemment, c'est relativement le cas ici, ce qui n'empêche pas quelques longueurs et scènes légèrement pesantes, d'autant que la mécanique du récit amène à un aspect un peu répétitif dans la dernière ligne droite, cette caméra bougeant à longueur de temps finissant (quand même) par me fatiguer sur la durée. Mais c'est un vrai film sur notre époque, documenté, intelligent et intéressant, engagé au sens noble du terme, certes totalement parti pris, ce qui n'empêche pas une réelle lucidité sur la lutte menée par les différents employés, loin d'être simpliste ou manichéenne, le réalisateur n'oubliant nullement de montrer les relations parfois très tendues entre les ouvriers, notamment quant à la manière de mener la grève et les négociations face au patron. Le tout interprété par un Vincent Lindon à 200% et d'excellents comédiens amateurs, la jolie Mélanie Rover en tête. Sans doute pas le grand film social que l'on était en droit d'attendre, la faute à des choix de mise en scène et de scénario pas toujours concluants, mais une œuvre sincère et souvent dense, méritant clairement qu'on s'y arrête deux heures. En lutte, camarades !
Laurent C.
Laurent C.

295 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 juin 2018
La guerre est déclarée, nous dirait avec enthousiasme Valérie Donzelli. Sauf que cette fois, il ne s’agit pas de sauver la vie d’un enfant, mais celles de familles entières confrontées à la perte prochaine de leur travail, dans une région déjà sinistrée économiquement. Ils sont tous vent debout contre le patron qui vend la société internationale, alors qu’elle produit des résultats excédentaires et que surtout les syndicats ont signé un accord d’entreprise d’augmentation du temps de travail en échange d’un maintien de l’emploi.

Stéphane Brizé revient à un cinéma qu’il connaît bien. Celui du militantisme social. Après s’être gentiment égaré dans le drame romanesque, il retourne vers des œuvres plus militantes qu’il s’agisse ici de luttes syndicales, d’euthanasie ou de conditions de travail. Il y revient d’autant que son acteur fétiche, Vincent Lindon, sait y faire dans le drame social. Il incarne avec le brio qu’on lui connaît un délégué syndical acharné pour faire descendre le grand boss d’Allemagne et obtenir un sursis pour les ouvriers.

« En guerre » choisit un style de la mise en scène qui hésite entre le reportage, le documentaire et la fiction. Au point d’ailleurs que le film met en scène des extraits de reportages télévisés à la façon de BFMTV où Lindon et les acteurs non professionnels se donnent à cœur joie dans la lutte syndicale et ouvrière qui les oppose au patronat. L’effet de réalisme est tout à fait extraordinaire. Vincent Lindon, dont on sait que son lieu de vie habituel ressemble plus aux quartiers chics du 5ème arrondissement qu’aux maisons ouvrières de province, évolue de façon totalement authentique. Autant en réunion de Comité d’Entreprise, chez lui, dans une habitation des plus simples, au ministère avec les représentants du travail, l’acteur fait montre d’un naturel qui fait totalement oublier qu’il s’agit d’un film. Bien sûr, on pourrait reprocher à Stéphane Brizé que le cinéma est d’abord du spectacle, sensé donner de la réalité un point de vue esthétique et décalé. La mise en scène est brillante, elle raconte le vécu ordinaire de milliers de personnes, et en ces temps où Emmanuel Macron glorifie la finance, « En Guerre » est un grand film salvateur.
mic404
mic404

12 abonnés 25 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 mai 2018
Si vous ne comprenez pas les luttes ouvrières, allez voir ce film. Vincent Lindon est époustouflant dans son rôle de leader syndical, son interprétation est remarquable. En sortant de la séance, on comprend mieux le poids du marché qui ignore les hommes au profit des actionnaires et de la rentabilité économique et l’état complice ou impuissant face à cette loi aveugle.
angelo F.
angelo F.

59 abonnés 129 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 mai 2018
Il nous faut davantage de ce genre de films, c'est vital afin que les choses finissent par changer dans le bon sens.
Un film radical qui dénonce un monde économique inhumain, injuste, inégalitaire et profondément scandaleux.
fasskinder
fasskinder

33 abonnés 304 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 mai 2018
ken loach pour les nuls, j'ai mis 2 étoiles juste pour soutenir ce genre de films politiques, mais sinon là on est plutôt dans le documentaire mal filmé pour se donner un style, désincarné, avec un Lindon qui ennuie au bout de 5 minutes... et les reportages télé (un par chaine lol) sont bidon, ça fait trop 1990s, c'est plus possible, non, non, non pitié !
Michel C.

370 abonnés 1 813 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mai 2018
Vincent Lindon crève l'écran !!! Un écorché, mais quoi de plus naturel, quand sa société faisant de plus en plus de bénéfices, décide pour cause de rentabilité de fermer et mettre 1100 personnes au chômage..... c'est humain de se battre comme cela. On voit le combat, sur ce visage nature, blessé, convaincu, déterminé. Une des plus belles interprétations de VL, qui lui vaudra sans doute un prix. Les prises de vues sont magnifiques de vérité, les visages, mais aussi les machines de l'usine, renforcent cette impressionnante force qui se dégage jusqu'au final bouleversant.... Excellent !! **
ATHMOS.ONER
ATHMOS.ONER

167 abonnés 259 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 mai 2018
Les médias nous montrent assez fréquemment des reportages sur des violences commises par des salariés lors de grèves (locaux détruits, patrons séquestrés…). Ces images, nous avons pris l’habitude de les voir et nous sommes rarement touchés par la condition de ces employés… Déjà parce que les médias sont biaisés, mais aussi parce que nous ne disposons pas de l’historique complet qui permet de comprendre ce qui a poussé ces personnes à agir de la sorte.
C’est avec un scalpel, sans concessions, que Stéphane Brizé détaille toutes les étapes du combat d’un syndicaliste qui finit, lui aussi, brisé !
Si le réalisateur nous avait laissé un tout petit peu sur notre faim avec «la loi du marché », il retrouve la complicité qu’il a établie avec Vincent Lindon et nous livre avec « en guerre » un film tellement copieux que sa digestion réclame un certain temps.
Recette risquée mais au combien savoureuse, de nouveau Vincent est entouré d’acteurs non professionnels qui apportent une crédibilité totale, on pourrait presque croire à un documentaire tellement les dialogues et les comportements sont d’une justesse sans faille.
Et pour renforcer l’adhésion avec cette réalité palpable et afin d’éviter de filmer comme un documentaire qui mettrait de la distance avec les sujets, le réalisateur a eu l’intelligence de filmer la totalité du film avec des gens ou objets en premiers plans, flous, comme si la caméra était en fait une vision subjective de nos propres yeux. On se sent ultra proche des syndicalistes, comme si l’on faisait la grève avec eux et que l’on partageait cette rage omniprésente face à de multiples injustices, cette sorte de rage non contenue, celle qui fait bégayer, le souffle court, les larmes aux yeux.
Très simplement mais avec force, concision et minutie, le scénario nous livre une vision d’un des plus grand paradoxe du monde de l’entreprise : comment un système cohérent d’un point de vue boursier (faire du profit pour les actionnaires) devient incohérent d’un point de vue humain (licencier des employés alors que l’entreprise est bénéficiaire). En prime, nous voyons très bien comment les entreprises sont au pouvoir et que l’Etat tente de faire bonne figure mais plie rapidement face à la sacro-sainte liberté d’entreprendre.
Et c’est face au un cynisme des chefs d’entreprises que la rage des grévistes monte jusqu’au désespoir, face au mutisme du système, qui ne deviendrait pas capable du pire ? Tous les mécanismes rodés du combat sont étalés, jusqu’à l’éclatement du doute et de la fin inévitable de l’union syndicale sur fond de montées puissantes et rageuses accompagnées par la musique hyper efficace de Bertrand Blessing.
Voilà un film qui remet le curseur du bon côté et qui permettra à chacun de ne plus appréhender les mouvements de grève de la même façon, un film actuel, nécessaire, un film choc, avec une fin ahurissante, de celle qui marque pour toujours !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 13 juillet 2018
Certes Vincent Lindon bouffe totalement le film, certes on peut pas dire que le film fasse dans la nuance politique, mais quelle force, quelle puissance. Pendant 1h53, on enchaîne quasiment sans interruption les scènes de rapport de force, et pourtant, jamais on ne s'épuise. Je crois qu'aucun autre acteur français actuel aurait pu porter ce film ainsi, et qu'aucun réalisateur français n'aurait pu aller aussi loin. Après la "La loi du marché" (film par ailleurs tout à fait complémentaire avec celui-ci), on ne peut-être que subjugué par ce deuxième round au punch dévastateur. Qui a dit qu'il n'y avait pas de cinéma social en France ?
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 17 mai 2018
Très bon film social, (on est vraiment dans le ton) très bons acteurs, on ne s'ennuie pas.. cette œuvre cinématographique est filmée comme un reportage et c'est ce qui fallait vraiment faire...
Fêtons le cinéma

857 abonnés 3 693 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 26 avril 2019
Nous avons sous les yeux une œuvre de colère, un coup de poing balancé à la figure de tout un système qui nie l’humain au détriment du chiffre. Nous avons sous les yeux cette triste réalité qui, depuis des années maintenant, pullule sur nos écrans, marque les journaux de son terrible sceau. La question, maintenant, se formule ainsi : comment changer le dialogue social – et la lutte qui en découle – en énergie cinématographique ? et surtout : qu’est-ce que le cinéma va apporter à la réalité ainsi captée ? La réponse n’est pas claire. Tout se passe comme si l’urgence sociale actuelle conférait une légitimité aux fictions qui s’efforcent de coller au plus près de la réalité, dans une approche de reportage pourtant exagérée, disons redoublée, par une musique amplificatrice et assourdissante, par une esthétisation de l’image qui pourtant la rejette en bloc. Les scènes intimistes brisent le huis clos réaliste et donnent l’impression de servir une démonstration politique assez forcée, sur un sujet qui se suffisait à lui-même. Car c’est justement dans son refus de la fiction qu’En guerre fonctionne, lorsque vibrent des corps devenus entre-temps décors dans le paysage français. Immergée au cœur de l’action, la caméra rapporte les tensions inhérentes aux camps en présence avec un réel talent. Ici, c’est le choix du registre fictionnel qui dissone puisque tout ici hurle le vrai, jusqu’à ce cri de désespoir final totalement déchirant. Faire naître l’épique au sein du genre documentaire aurait, en revanche, décuplé l’impact émotionnel et l’immersion d’un spectateur ici pris entre deux eaux et qui soupçonne davantage un opportunisme social qu’une véritable vision artistique.
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