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4,5
Publiée le 17 mai 2018
Ce film m’a prise aux tripes dû à mon côté militant évidement, si vous détestez les injustices, si vous êtes un battant, vous allez passer un moment haute tension, sans happy end, vous sortirez de la salle avec des miettes d’espoir et quelques résolutions. ✊�
Merveilleusement joué, ce film montre la complexité de la lutte au sein d'une entreprise, les intérêts initiaux se transformant en intérêts personnels, la responsabilité écrasante du leader dans un conflit. Je ne parlerai pas de la stratégie de la direction qui démontre que la lutte des classes n'est pas finie. Même si actuellement, comme le dit Warren Buffet, les dirigeants ont gagné. Tout cela filmé au plus près style reportage. Une bande son remarquable. Importance des médias bien montrée sans lourdeur. Un film à voir.
Stéphane Brizé et Vincent Lindon c’est une affaire qui roule. Après les très beaux et émouvants « Mademoiselle Chambon » et « Quelques heures de printemps », les deux hommes ont travaillé ensemble sur « La Loi du marché », une œuvre très sociale. Dans ce film, ils pointaient du doigt la difficulté de retrouver un emploi lorsque l’on est dans la cinquantaine et les conséquences que cela peut avoir sur un foyer. Déjà présenté à Cannes (à l’instar de « En guerre ») en compétition officielle, ce film avait valu à Vincent Lindon le prix d’interprétation. Et après avoir vu leur nouvelle collaboration, on ne peut qu’être soufflé par la composition encore une fois magistrale de l’acteur qui pourrait briguer une nouvelle fois ce prix cette année. Intense et engagé, le comédien incarne un syndicaliste qui se bat contre la fermeture de son usine avec une ferveur et une conviction sociale que l’on sent entière. Sa prestation est tout bonnement incroyable, il nous émeut et parvient à nous emmener dans sa lutte ; on le croirait vraiment ouvrier dans cette usine. Il ne compose plus le rôle qu’on lui a proposé ici, il le devient. Une incarnation d’un personnage proprement époustouflante et qui fera date. Tout comme la manière dont Stéphane Brizé filme sa révolte sociale. « En guerre » ressemble à un documentaire encore plus que son précédent long-métrage, c’est vraiment un film 100% à portée sociale. On a l’impression d’être réellement avec les syndicats, de participer à leur lutte, car le cinéaste pose sa caméra à distance des personnages comme un observateur ou un reporter invité à filmer ce combat entre patrons et ouvriers. Le fait de prendre pour la plupart des comédiens non professionnels et donner le ressenti qu’il leur laisse une grande place pour l’improvisation renforce encore cette impression. On est donc à cheval entre la fiction (on le sent basée sur beaucoup de recherches) et le documentaire, ce dernier genre donnant un sentiment de véracité encore plus fort au film.
Durant près de deux heures, à la manière d’un thriller social, Brizé nous emporte avec lui dans un combat de l’acabit de celui entre David et Goliath. D’une façon encore plus puissante que ce que Ken Loach a pu faire durant toute sa filmographie, ou en tout cas de manière plus extrême, il dénonce le capitalisme forcené qui gangrène notre pays et ses sites industriels ainsi que les licenciements de masse à la faveur des profits des actionnaires et des grands patrons. « En guerre » est un film terriblement d’actualité et un pamphlet anti-capitaliste féroce. Si le metteur en scène se défend de prendre parti pour l’une ou l’autre cause, c’est un film engagé contre l’oppression des travailleurs qu’il nous offre. Il décortique ce qui pousse des salariés à en venir à des extrémités comme peuvent nous abreuver les médias en cas de conflits sociaux. Ces derniers sont également pointés du doigt avec intelligence. On assiste avec passion aux réunions entre chef de syndicats, patrons et représentants de l’état mais aussi aux débats entre syndicalistes, des moments qui pourraient s’avérer aussi intéressants qu’un reportage sur TF1 mais que le cinéaste transcende et rend instructifs. Il parvient à nous prendre aux tripes de manière assez incroyable. Mais il recrée également des scènes de combat qui virent au pugilat ou les dissensions au sein même des syndiqués. Des moments filmés comme des scènes d’action où les paroles, les cris et le brouhaha remplacent les armes et les cascades. « En guerre » est certes d’un abord rugueux. Mais il se révèle un film nécessaire, documenté, puissant et engagé. C’est une sacrée expérience de cinéma dont on ressort les jambes et le souffle coupé. Sans oublier une bonne dose d’émotion qui affleure et trouve son apogée dans un final tétanisant.
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Très bon film social, (on est vraiment dans le ton) très bons acteurs, on ne s'ennuie pas.. cette œuvre cinématographique est filmée comme un reportage et c'est ce qui fallait vraiment faire...
un drame social dans une région miné par le chômage. Vincent Lindon irradie ce film de toute sa force et les acteurs amateurs qui l'entoure sont extraordinaires de vérité.
Bien loin des super-héros Marvel et Comics, ce film nous propose un autre genre de personnage héroïque des temps modernes : un salarié qui se bat pour éviter la fermeture de son usine et la destruction de 1100 emplois. Vincent Lindon est tout simplement sensationnel dans cette histoire filmée en mode reportage, caméra à l'épaule. En résumé, nous allons suivre de l'intérieur un combat Syndicats-Patronat-Médias dans lequel les tensions sont forcément terribles. Si vous n'aimez pas les conflits d'une façon générale, passez votre chemin car "En guerre" va vous immerger dans une bataille certes sans balle, sans obus et sans arme, mais dans laquelle la violence des mots et l'intensité morale et humaine est forcément brutale et tragique. Le réalisateur Stéphane Brizé m'a touché avec cette oeuvre montrant le pot de terre contre le pot de fer : puissant et malheureusement d'actualité. Saisissant ! --> Site CINEMADOURG <--
L'affiche ne ment pas : filmé caméra à l'épaule, avec plein de personnages devant qui gênent la vue pour faire documentaire.... et le titre : c'est la guerre ! C'est lourd, la guerre. Il faut émouvoir (ce bébé, ils l'ont trouvé où ? spoiler: A peine né, il joue mal ! ou alors c'est un faux -possible-) . Alors, on sort comme un cheveux sur la soupe une fille, un bébé, une femme à qui on fait 'la bise' (???), un verre de rouge spoiler: (ça m'émeut toujours beaucoup) . Le thème est bien : les multinationales spoiler: s'en mettent plein les poches en mettant les humains du monde entier en concurrence. Les arguments des uns et des autres sont tous sortis. Ils sont d'autant bien dit que c'est Vincent Lindon qui les dits, tous, et que c'est un excellent acteur qui sait bien dire les textes, y compris si ce sont des tracts syndicaux. Le film aurait pu être serré sur son sujet, tel "La Prime" de Sergueï Mikaelian. Mais non, malgré le jeu toujours impeccable de Vincent Lindon, on en rajoute, on en rajoute, jusqu'à la fin... Le jeu des non négociations y est parfaitement décrit. Si vous ne le saviez pas, spoiler: les négociations de fermeture de boîtes ne sont pas sérieuses . Bon, au cas où on ne le sache pas. Sinon, la lutte syndicale sans consession (ça me rappelle cette bien juste phrase : le jour où l'esclavage sera autorisé, la CFDT négociera le poids des chaînes), c'est la seule solution; ça aussi, on savait. Tiens, la CFDT, elle est pas là... il y a la CGT (le film se dit à son service), FO, la CFE-CGC, et le syndicat de boîte au service du patron. Mais c'est lourd... On dirait du Cayatte. Autant "La Loi du marché" avec du même Stéphane Brizé avec le même Vincent Lindon, était tout en finesse, avec des scènes particulièrement travaillées -la négociation autour de la vente du mobile home-, autant ici, trop d'artifices sont utilisés. Abus aussi des "images télé" : on se demande spoiler: combien BFM a payé pour le spoiler: placement de produit ... L'artifice le plus efficace est le son -pas vraiment musique- avec les paroles estompées. Autre artifice : pas de générique de début : on essaie d'assomer le spectateur d'entrée de jeu. En revanche, le générique de fin est intéressant : spoiler: Outre la CGT, et beaucoup de gens, on y remercie le MEDEF . On peut : certes, à priori, c'est pour le remercier d'avoir pu tourner à son siège ou avec ses affiches. Mais, moi, vous me connaissez, je suis tordu : spoiler: je veux connaître le nom de ceux qui ont détruit la manif du 1er Mai de la CGT . Je veux aussi connaître l'intérêt de participer à cette aventure cinématographiquespoiler: hors des placements de produits BFM : Que se cache-il derrière ce film, à priori syndicaliste ? Tout simplement une fin courte, mais lourde, lourde, beaucoup trop lourde : Vous voulez savoir ce qui arrive à des syndicalistes qui ne cèdent rien au grand patronat ?
Une fois encore avec Vincent Lindon dont c’est la quatrième collaboration, Stéphane Brizé enfonce le clou de la contestation sociale et de la résistance économique d’une population ouvrière acculée à des décisions patronales aux conséquences désastreuses. Cette immersion au cœur de la révolte ouvrière relève les sacrifices engagés par les salariés devant les promesses non tenues de la direction. Celle-ci le reconnait sans ambages , mais argue d’une position économique internationale imprévisible au moment de la signature, deux ans plus tôt. Face à une parole patronale déterminée, c’est bien la version ouvrière qu’il nous est donné de voir et d’entendre à travers Laurent, un délégué syndical que Vincent Lindon porte à bout d’urgence et de vérités complexes. Il est une fois encore, exceptionnel et stupéfiant, étrangement habité par ce personnage que le cinéaste filme comme un être bien ordinaire au milieu d’autres gens tout aussi communs. Des hommes et des femmes qui pour la première fois devant une caméra exaltent avec simplicité et détermination la dignité humaine. « En Guerre » est d’une justesse édifiante de bout en bout, Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Dès les première images, une immersion totale et ô combien réaliste au cœur du sujet : la fermeture d'une entreprise et le conflit social que les salariés et leurs représentants engagent pour lutter et idéalement contrer cette décision. C'est ici de la fiction mais, bien évidemment, on y trouvera des similitudes avec des événements ayant fortement agité la chronique sociale. Le recours à des reconstitutions de flashs d'informations télévisées rythme la narration pour fournir des repères utiles. La tension entre les partenaires sociaux (lire la direction de l'entreprise, eux-même peu ou prou des salariés, et les représentants du personnel et des organisations syndicales) est extrême : conflit de logiques. Le spectateur est lui-même mis en condition. Il n'est pas spectateur, il est observateur. Impossible si on a connu des situations similaires ou tout simplement si on s'intéresse aux rapports sociaux, au management, à toutes ces choses-là du domaine RH, de ne pas accompagner par sa propre réflexion les scènes qui se succèdent. Tous les tableaux constitutifs d'une telle situation sociale sont abordés et décrits avec précision. Le final sera amené après une scène de tendresse, manifestement voulue à dessein, pour servir de contraste spoiler: avec le tableau de fin dramatique . Peut-être excessivement ? Ce sera ma seule réserve. Un film qui ne manquera pas de recueillir de nombreux prix.
Film qui montre bien la violence que représente la fermeture d'une entreprise pour augmenter la rentabilité d'une boite en délocalisant. Le film suit le combat des syndicalistes de l'entreprise qui tente d'établir un dialogue avec la direction afin de trouver une solution pour ne pas se retrouver à pôle emploi. Ayant vécu la même situation je trouve le film très juste, le mépris de la direction, la division des employés face à la conduite à suivre. Très bon film
Dans « La loi du marché » sorti en 2015 Stéphane Brizé et Vincent Lindon observaient de façon passive les ravages que la mondialisation engendre dans les entreprises alors que dans « En guerre » Laurent Amédéo (Vincent Lindon) est un syndicaliste très engagé dans la lutte contre la fermeture d’une petite usine située à Agen et employant 1 100 salariés, fermeture pour cause de non-rentabilité édictée par la firme allemande Dimke employant pas moins de 140 000 personnes à travers le monde. Le scénario sur lequel un des syndicalistes des « Conti » (pour la firme de pneus Continental qui avait fermé en 2008 une usine à Clairoix dans l’Oise employant 1 120 personnes et entrainait une bataille syndicale puis juridique très médiatisée avec pour la petite histoire un déroulement plutôt heureux auprès de la Cour d’Appel d’Amiens en seulement Janvier 2017) a coopéré, est très bien construit et il montre parfaitement l’escalade qui ne peut que se produire dans un tel conflit de type pot de fer contre pot de terre. Le conflit est très rapidement médiatisé avec des phrases toutes faites dans la bouche tant des syndicalistes que de la Direction locale, du représentant « social » du gouvernement chargé d’une médiation, du MEDEF et des responsables allemands qui vont mettre pas moins de 3 mois pour accepter de rencontrer les ouvriers en lutte avec – comme petite phrase assez savoureuse– le PDG allemand qui après que le Directeur financier ait confirmé que l’usine n’était pas rentable et qu’un projet de rachat local pourtant approuvé par le représentant « social » du gouvernement n’était qu’une « pure utopie sur le plan de la stratégie financière », débute son discours en disant que son épouse est française, qu’il aime la France et adore sa maison en Camargue … Le film est très bien fait et montre bien la fermeté de la Direction allemande, l’impossibilité apparente des politiques d’agir sur les décisions allemandes et les fissures qui vont apparaître en quelques semaines parmi les ouvriers français, certains voulant essayer d’augmenter le montant de leur « prime supra-légale » de départ et d’autres se battant pour le principe (le non-respect d’un engagement signé 2 ans plus tôt entre la direction et les ouvriers et courant en principe pour 5 ans) et la volonté toute simple d’avoir du travail ! Le film est vraiment très prenant et rien de laisse augurer de sa fin. Bravo à Vincent Lindon et à tous les anonymes qui ont participé à ce film … même si hélas dans le système capitaliste il n’y a aucune solution pour parer à cette dichotomie schizophrénisante qui oppose les groupes qui visent à augmenter les profits et ceux de leurs actionnaires en améliorant la rentabilité et en diminuant les coûts (donc la masse salariale) et les ouvriers qui ont besoin de travailler de leur paye pour vivre, rembourser les crédits … et – contrairement à ce que laisse entendre un jeune DRH – ne peuvent pas changer de département voire de région pour travailler.
un film sur la casse sociale côté humain, me vrais visage de la mondialisation. Très bien filmé, on se sent au coeur du conflit. Superbement interprété par Vincent Lindon et les autres acteurs ( ou pas ?)
ken loach pour les nuls, j'ai mis 2 étoiles juste pour soutenir ce genre de films politiques, mais sinon là on est plutôt dans le documentaire mal filmé pour se donner un style, désincarné, avec un Lindon qui ennuie au bout de 5 minutes... et les reportages télé (un par chaine lol) sont bidon, ça fait trop 1990s, c'est plus possible, non, non, non pitié !
J'ai bien aimé ce film sans parti pris, très réaliste et documenté et qui montre une lutte de survie pour l'emploi et pas une lutte d'employés à vie pour préserver des privilèges, suivez mon regard, et argumenté des deux points de vue, patrons et syndicalistes. En résumé ce n'est pas un film militant même si on a de l’empathie avec le personnage de Vincent Lindon et son jusqu'au-boutiste ...✊