Une intime conviction
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Gregory S
Gregory S

55 abonnés 766 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 février 2019
mon intime conviction est que viguier est coupable même si je ne l'aurais pas condamné. Le film est pas mal à charge contre l'ancien amant et il n'est que du point de vue de la défense autant le savoir avant d'y aller. Gourmet joue extremement bien Dupond-Moretti il n'essaye pas de le singer. Ca rrste un bon film, birn mieux qu'un simple téléfilm compte tenu des silences, des prisrs de vue mais ca ne vaut pas certains films decfaites entrer l'accusé.
Yves G.

1 846 abonnés 4 021 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 février 2019
En 2000, Suzanne Viguier disparaît brutalement sans laisser de traces. Elle avait un amant (Philippe Urchan) et était sur le point de divorcer. Les soupçons se portent vite sur son mari (Laurent Lucas). Mais un premier procès devant la cour d'assises de Toulouse l'innocente. Fait rare : le ministère public fait appel. Un second procès va se tenir devant la cour d'assises d'Albi. Juré lors du premier procès, Nora (Marina Foïs) est persuadée de l'innocence de Viguier. Elle va convaincre le ténor du barreau, Me Dupond-Moretti (Olivier Gourmet) d'assurer sa défense.

Deux films en un. "Une intime conviction" est d'abord un film de procès comme le cinéma hollywoodien, depuis le film noir des années quarante, nous a habitués à en montrer. Il commence à l'ouverture du procès d'Albi et se conclut au prononcé de son verdict dont on ne dira rien - même si un clic sur Wikipédia vous permettra d'en connaître le sens. Pendant une heure cinquante, avec les juges et les jurés, les avocats de la défense et ceux des parties civiles, on cherche la vérité : qu'est-il arrivé à Suzanne Viguier le dimanche 27 février 2000 ? a-t-elle pris la poudre d'escampette pour fuir un quotidien étouffant ? s'est-elle disputée avec son mari qui refusait qu'elle le quitte ? a-t-elle été assassinée par son amant qu'elle ne voulait pas pour autant épouser ?

Mais "Une intime conviction" n'est pas que cela. En inventant de toutes pièces le personnage fictionnel de Nora, le réalisateur Antoine Raimbault a voulu l'entraîner dans une autre direction : c'est le film d'une obsession. Nora est obsédée par ce procès. Au point d'y abandonner son fils, qu'elle élève seule, son travail, dans un restaurant toulousain, son amant, qui pourtant déborde de tendresse pour elle. Sa vie se résume à ce seul objectif : faire innocenter Viguier que l'opinion publique, manipulée par les rumeurs distillées par Olivier Durandet, l'amant manipulateur, a dores et déjà condamné. Au risque parfois pour Nora d'utiliser les mêmes méthodes que celles de son ennemi.

"Une intime conviction" est servi par une interprétation impeccable. Olivier Gourmet est, comme d'habitude, magistral. Il réussit à incarner Dupond-Moretti, dont la silhouette et les mimiques sont désormais bien connues, sans le caricaturer. Après "Le Grand Bain" et "Gaspard va au mariage", Marina Foïs, retrouve le haut de l'affiche qu'elle a déjà plusieurs fois occupé ces dernières années dans "L'Atelier" et "Irréprochable". Un mot sur les seconds rôles : Laurent Lucas n'a pas la tâche facile pour donner de l'épaisseur, sans quasiment prononcer un mot, à un accusé qui peine à se rendre sympathique. Philippe Uchand a la beauferie rondouillarde du méchant de comédie. Et la jeune Armand Boulanger joue avec grâce la fille Viguier, écrasée depuis dix ans par un drame trop lourd pour elle.

Alors pourquoi trois étoiles seulement ? Parce que, malgré ses qualités, "Une intime conviction" ne parvient pas à se hisser au-dessus du lot, du tout venant (télé)visuel, par la faute de son scénario sans surprise, de sa mise en scène conventionnelle et de son dénouement attendu.
garnierix

306 abonnés 593 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 février 2019
Ce film est un petit bijou qui brille de plusieurs facettes : son réalisateur, inconnu, maîtrise étonnamment bien un premier long-métrage (Antoine Raimbault) ; long-métrage qui retrace un genre qu’on ne voit plus que dans les séries télé, un procès en appel, pas ennuyeux pour autant et même avec suspense (l’affaire Suzanne Viguier en 2000) ; suspense qui est créé par un personnage fictif, Nora, convaincue de l’innocence de l’accusé jusqu’à l’hystérie (joué magistralement par Marina Foïs) ; personnage dont l’invention sert de révélateur à un propos sur la justice –c’est l’originalité du film –mais pas seulement sur la justice, quand on pense aux médias et aux réseaux sociaux qui se posent de plus en plus en tribunaux. Il est ainsi un avocat qui rappelle que juger est une chose, et que rendre la justice est une autre chose (le personnage de Dupond-Moretti est joué brillamment par Olivier Gourmet). Les manipulations, la production de buzz, les calomnies compulsives, les obsessions non raisonnées, tendent en effet à rendre une justice expéditive et donc fautive. Le film rappelle immanquablement Erin Brockovich en 2000 (Julia Roberts), mais autant ce personnage avait des vertus évidentes (énergie, courage, intelligence, humour), quasiment inhumaines quand elles sont toutes réunies, autant cette Nora est un personnage aux vertus bien plus compliquées, psychologiquement, donc bien plus intéressantes car bien plus humaines. La faiblesse du film est de nous plonger trop rapidement dans le prétoire : comme c’est un film qui n’est pas un divertissement (ça peut même fatiguer), il aurait fallu nous préparer avec une véritable introduction. A.G.
benoitG80

3 590 abonnés 1 464 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 février 2019
« Une intime conviction », d’Antoine Raimbault, nous relate au plus près le deuxième procès en appel de l’affaire Suzanne Viguier, à un détail près, soit la présence de Nora, totalement romancée dans ce cadre précis !
Mais quelle bonne idée, car c’est bien elle qui va nous servir de guide, en tant que personnage complètement fasciné par cette affaire, elle va devenir ainsi notre œil indiscret en nous permettant d’assister au plus près à toutes les étapes de ce fameux procès.
Un véritable tour de force doublé d’un excellent vecteur de la part du réalisateur, d’autant plus que Marina Foïs fait preuve d’une implication incroyable dans ce rôle pourtant fictif, mais qu’elle rend plus vrai que nature, en installant mine de rien une tension digne d’un très bon thriller !
Comme si elle était habitée par son personnage intimement convaincu de l’innocence de Jacques Viguier, tout comme Olivier Gourmet, qui lui colle parfaitement à la peau de cet avocat au point d’imaginer l’avocat Éric Dupond-Moretti en chair et en os, tant sa magnifique plaidoirie finale fait frémir !
Plaidoirie à la portée remarquable dans son constat qui va au delà du procès lui- même, une vraie performance d’acteur qui nous tétanise par son éloquence et sa prestance !
Si bien que ces deux prestations fascinantes vont permettre à cette histoire oubliée de rejaillir, en mesurant toute la fragilité d’une justice, toutes les incohérences et lacunes d’une instruction, et ce que revêt la présomption d’innocence en l’absence de la moindre preuve dans cette histoire de disparition...
Alors que cette fameuse intime conviction que tout un chacun peut ressentir, nous incite pourtant à pencher d’un côté ou de l’autre !
Une démonstration hors pair, dont un travail de fourmi bien montré à travers ces écoutes, va pouvoir révéler et rétablir une vérité précaire et toute relative, celle que l’on croit juste ou tout au moins qu’on espère et imagine la plus juste possible, quand on considère l’état de cette enquête malmenée !
Cette fois, et comme souvent, suspecter un coupable et le juger comme tel, amène à résoudre une équation à trop d’inconnues, ce que ce film nous prouve plus que brillamment, dans une ambiance d’un réalisme bluffant et très prenant !
On est ainsi parfaitement immergé dans ce monde inquiétant, dans ce tribunal solennel et oppressant où chaque audience est un pas de plus vers la décision ultime du jury...
Du cinéma précis et technique pour la bonne cause, et donc instructif et intelligent, où toutes les ambiguïtés et l’enjeu d’un jugement humain, sont brillamment mises en avant !
Maryline L.
Maryline L.

6 abonnés 25 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 février 2019
Les personnages sont désincarné, à l'exception de Nora qui semble vouloir jouer sa vie dans la défense de l'accusé qu'elle ne connaît que pour avoir été un des jurés du premier procès! Son rôle, dans le film n'a aucune crédibilité, ce qui est gênant car elle occupe beaucoup l'histoire et l'ecran! Du déroulement de l'enquête ayant conduit au procès, on ne comprend pas grand chose, si ce n'est que maître Dupont Morretti dit qu'elle ne s'appuie que sur des hypothèses, Bref, il semble que le seul propos du réalisateur ait été de mettre les projecteurs sur la plaidoirie finale, qui est, effectivement, magistrale, mais, ça reste un grand moment d'ennui pour 5 minutes de bonheur!
Francis S.
Francis S.

26 abonnés 113 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 février 2019
Dans ce genre souvent galvaudé et americanisé, "une intime conviction" retrace avec force et véracité - même si le scénario est en partie romancé - le retentissant procès en appel de l'affaire Viguier. On se prend au rythme oppressant de cette contre-enquête haletante.
Marina Foïs (Nora) et d’Olivier Gourmet (Dupond-Moretti) sont impressionnants de conviction et d'énergie. La plaidoirie de la défense à la fin du film est un impeccable morceau de bravoure.
A voir absolument pour les amateurs du genre et pour les amoureux de la plus importante des vertus : la Justice.
cortomanu
cortomanu

85 abonnés 448 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 février 2019
Intime conviction est surtout un film sur Nora / Marina Foïs, qui se prend de passion pour cette histoire sans qu'on ne sache vraiment pourquoi. Comme si elle aussi était la victime de sa propre vie au point de tout y sacrifier pour que son innocence soit elle aussi reconnue dans l'acquittement de l'accusé. Marina Foïs fait preuve d'un grand talent.
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 février 2019
Carton plein pour ce premier film d'Antoine Raimbault. Pour moi, rien à dire. Mise en scène solide, simple, sans fioriture. Scénario bien ficelé, un suspens croissant et haletant avec des rebondissements bien amenés, images sobres, pas de musique envahissante, interprétation au top. Marina Foïs continue de nous étonner et d'être aussi performante dans les comédies que dans les drames. Vraiment une des meilleurs actrices de sa génération. Elle est une fois de plus ici aussi convaincante, que déterminée et bouleversante. Mêmes remarques pour Olivier Gourmet. Le genre d'acteur qui ne peut pas être mauvais, même dans les mauvais films. Une fois de plus grandiose, la scène du plaidoyer est un must à elle toute seule. Sans oublier Laurent Lucas magistral. Voilà une plongée dans le système judiciaire français aussi prenant que passionnant. Ne me souvenant plus du tout de cette affaire, je suis resté scotché de la première à la dernière minute. Un premier long métrage brillant et intelligent totalement maitrisé qui frappe un grand coup. Une intime conviction se place déjà comme l'un des meilleurs films français de l'année.
Estelle D
Estelle D

3 abonnés 20 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 février 2019
Bon film judiciaire, étant relativement jeune lors de l'affaire Viguier, je ne la connaissais pas du tout. J'ai donc été voir ce film sans à priori ni jugement et j'ai été scotché à l'écran. Comme toujours Olivier Gourmet a une présence incroyable, il parvient même à faire de l'ombre à Marina Fois, qui est pourtant une bonne actrice.
Min S
Min S

68 abonnés 473 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 février 2019
Bon film judiciaire, (reality film) avec de personnages de grand caractère dans des rôles qui leur collent à la perfection.
Un bon moment cinéma ��
Nico F
Nico F

253 abonnés 777 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 février 2019
Du très bon . Histoire étrange et vraie . Les acteurs sont au panthéon de la réalité . Bref à ne pas manquer
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 8 février 2019
Très bon film, bien joué, bien réalisé et intelligent car mêlant réalité et fiction pour s éviter quelques désagréments potentiels. .Après, on sent que le réalisateur est de parti pris….mais c'est son intime conviction….Quelques omissions bien sûr pour qui connait l affaire mais difficile de faire mieux en un film….Bon travail….Après, faudra tout de même m expliquer, ds la mesure où l amant a lui même porté le sac à main à l intérieur de la maison comme cela est suggéré, son intérêt à y enlever le portable le portefeuille, le prix de tarot….etc... A voir cependant...
ninilechat
ninilechat

84 abonnés 564 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 8 février 2019
Vous vous réjouissiez  rien qu'à imaginer Olivier Gourmet incarnant le plus cabotin des avocats médiatiques, Eric Dupond-Moretti, (à qui d'ailleurs il ressemble un peu)? Déchantez....  Certes, lorsqu'il est à l'image, il est impérial -en particulier dans son magnifique plaidoyer final! mais ce n'est pas lui le personnage principal. Alors, est-ce Jacques Viguier lui même? Que nenni, mâchoires serrées, expression unique, Laurent Lucas ne prononce pas trois phrases dans le film. On aurait mis une photo de Laurent Lucas, mâchoires serrées, oeil noir, ça aurait fait la rue. Mieux! il aurait suffi de prendre un figurant ça aurait coûté moins cher. 

        Non, la vedette, c'est un personnage fictif, Nora (Marina Foïs), la folle de service, une sorte d'Erin Brockovich de super-marché discount (expression unique, mâchoires serrées, oeil de chien truffier sur la piste) qui s'est prise de passion pour la cause de Viguier. Elle néglige son fils de dix ans qu'elle élève seule (on comprend que face à cette furie, le géniteur ait calté....), abandonne son job de cuisinière (avant d'être renvoyée: elle ne vient plus prendre son poste, elle est aux assises!!), et Dupont-Moretti lui confie toutes ses archives audiovisuelles à écouter et décrypter. Ben voyons! Comme c'est plausible! L'idée de Dupont-Moretti prenant une folle sans diplôme pour ce qui va décider de l'issue d'un procès très médiatisé est grotesque.

        Mais tout est grotesque dans ce film: voyez les témoins de l'accusation: à la première question de l'avocat, les voilà qui se décomposent, bavent, font beu-eu-euh; le pire étant Olivier Durandet (Philippe Uchan), l'amant de Suzie, la femme disparue de Viguier, celui qui avait orienté l'enquête vers le mari, à qui on a généreusement prêté une tête de patate germée. Si Suzie l'avait préféré à Laurent Lucas, alors non seulement elle était nymphomane, mais en plus, aveugle.

        Mais où va le cinéma français pour qu'il en soit réduit à nous montrer ça? La Favorite, la Mule, Green Book, Asaki, et tant d'autres, le cinéma est une fête en ce moment. Et pas un film français...

         Tout ce qu'on souhaite c'est qu'Antoine Raimbault, après ce tour de piste, aille vite passer un CAP de boucher/charcutier. La profession recrute.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 11 février 2019
Olivier Gourmet et Marina Foïs dans deux interprétations charismatiques et authentiques. Intrigue extrêmement bien mêlée et ficelée du début à la fin du long métrage. Néanmoins, dommage que le rôle de Laurent Lucas soit moins travaillé, ce rôle aurait mérité, je pense, une place plus importante dans le scénario.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 8 février 2019
Film puissant !!
On ressent la plaidoirie finale comme si on y était, on vit la décision comme si c'était nous...
Personnages excellemment bien représentés, historie, bien que malheureuse soit-elle, très bien relatée.
Enfin Le film fait prendre conscience des répercussions désastreuses que peuvent avoir Le pouvoir des médias, et les discussions de bistrot sur La Vie d'une Famille.
Le film soulève également Les failles de notre système juridique, présomption d'innocence bafouée, enquête uniquement à charge, secret De l'instruction inexistant, témoignages sans valeurs...
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