Après la très mauvaise saga de Paul . Anderson, "Resident Evil : Bienvenue à Raccoon City" débarque avec un objectif : proposer une adaptation cinématographique enfin fidèle aux jeux. Là où les précédents films n'avaient jamais cherché à respecter le matériau de base, celui-ci met vraiment en avant son respect et son amour pour l'univers. Sur le papier, l'expérience pouvait donc être intéressante, et on pouvait ressortir de là avec un bon long-métrage ! Malheureusement, même avec de bonnes intentions, le résultat n'est pas toujours réussi. Effectivement, en matière de respect à l'œuvre originale, le film est vraiment impeccable. On y retrouve une bonne représentation des décors, mais aussi des personnages (pour la plupart) et on y sent donc beaucoup de soins. Johannes Roberts est un fan des jeux, et on le voit dans sa manière de filmer et d'aborder son film. Nous sommes loin de l'aspect action à outrance des films de Paul . Anderson, ici, l'ambiance prend le dessus. Le ton se veut bien plus proche de l'horrifique, avec une photographie plus étudiée et un travail sur la tension. Autrement dit, le projet partait franchement sur de bons rails ! Pourtant, beaucoup de choses sont venues gâcher ce bon départ. Déjà, même si ce réalisateur avait de bonnes intentions, il reste un scénariste plutôt ordinaire, et son scénario n'est clairement pas sans défaut. À vouloir adapter les deux premiers jeux en même temps, le film se perd rapidement dans son intrigue, et cela se ressent au niveau des personnages. Selon moi, il y en a vraiment beaucoup et peu réussissent à vraiment sortir du lot. On ne s'attache à presque personne, hormis Claire Redfield, le temps d'écran des autres étant limité. Et par ailleurs, quand on se renseigne un peu sur le film, on se rend compte que d'importantes coupes budgétaires ont été effectuées, réduisant le budget de moitié. Et honnêtement, cela se ressent, notamment dans la deuxième partie du film. Alors que beaucoup de promesses avaient été affichées, les séquences d'angoisse ou avec des monstres différents sont peu nombreuses. Il y en a bien une dans le château, mais c'est à peu près tout. Par conséquent, alors que le rythme doit prendre son envol, cette deuxième partie ne décolle jamais vraiment, et on finit logiquement par un peu s'ennuyer. Le dénouement de cela étant la dernière partie, qui montre clairement les grosses limites du projet.
On le voit par le rendu très aléatoire de la créature de fin, mais aussi par ce choix très expéditif d'en venir à bout. Le coup du lance-roquettes dans un train passe difficilement en matière de résolution et de crédibilité, on sent que quelque chose de plus ambitieux aurait probablement dû être à la place de cette idée.
En bref, la tentative était intéressante, mais l'exécution est ratée. Même si je ne suis pas fan de sa vision, peut-être que le film aurait pu être un poil plus intéressant si le réalisateur avait eu plus de moyens pour mettre en scène ces véritables envies. À la place, on a juste un film qui tente sans convaincre, et c'est dommage. Pour conclure, une tentative ratée.