Les Éblouis
Note moyenne
3,8
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214 critiques spectateurs

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Boby 53
Boby 53

26 abonnés 251 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 novembre 2019
Bonnes intentions, interpretation de bon aloi, mais les personnages sont à peine esquissés et le sujet central (l'emprise sectaire) tout juste abordé. 1er film encourageant. Doit faire ses preuves.
S5Clem
S5Clem

101 abonnés 543 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 11 mai 2020
Un film qui vous lobotomise autant que ce qu'il cherche à critiquer bêtement dans son histoire. Loin de moi la volonté de défendre ces endroits sectaires, mais tout dans ce film est caricatural, grossier, pas fin ni réfléchi. Les ficelles sont tellement épaisses qu'elles perdent tout leur intérêt. On connaît déjà la détresse psychologique des personnes enrôlées dans ce genre d'endroit, il aurait été intéressant de trouver un autre axe d'attaque, ici ça n'apporte strictement rien, intérêt 0. Et cette manière malsaine et voyeuriste de traiter les questions de l'adolescence et de la découverte de soi sur écran géant aux yeux de tous. L'excellence de la prestation de C. Brunnquell en tant que jeune actrice n'aurait pas été amoindrie sans ces scènes perverses complètement dépourvues d'intérêt. Absolument honteux
Jerome
Jerome

50 abonnés 197 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 novembre 2019
Film poignant sur un sujet gravissime, tout en nuances psychologiques, servi par des acteurs exceptionnels ; saluons une une rare pépite du cinéma français, pour ce premier film d'une grande finesse.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 26 décembre 2019
Il y a de façon évidente un lien avec la communauté des Béatitudes . Habits , danses , partage, berger...Je ne me prononce pas sur le fond. Sur la forme toutefois j'ai trouvé que le film avait la critique pas très subtile malgré les apparences. Je n'aime pas aller au cinéma pour être manipulé.
AZZZO

363 abonnés 998 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 décembre 2019
Sarah Suco a fait un film très personnel. Le spectateur ne peut que compatir mais personne ne sera convaincu : les croyants hurleront probablement à la caricature quand les athées ne seront nullement surpris par la bêtise de ces illuminés.
aldelannoy
aldelannoy

53 abonnés 374 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 12 mai 2020
Un très mauvais téléfilm avec une qualité d'image déplorable, un scénario indigent et du dialogue insignifiant et bavard comme dans tout téléfilm. On croirait un interminable épisode de Plus belle la vie, c'est éprouvant et pas cinématographique du tout.

Il faut revenir sur le scénario puisqu'il s'agit d'une communauté religieuse dont le dogme et les pratiques sont clairement, sans le moindre doute possible dans la mesure où c'est censé se dérouler en France, évangélistes. Or non. Ce qui est montré à l'écran, ce sont des catholiques or, même chez les intégristes les plus intégristes de chez intégriste, ce scénario n'a pas le moindre sens. L'histoire vise donc à dénoncer les catholiques en visant les évangélistes ou le contraire, on s'y perdrait, une mère chatte n'y retrouverait pas ses petits. Mais si les évangélistes ne sont pas ciblés physiquement mais les catholiques, c'est notamment parce que si on avait visé les évangélistes, pour lesquels ce scénario serait à peu près cohérent, c'est que, en France du moins, les évangélistes sont des Noirs-Africains çà une écrasante majorité et que ça aurait été raciste de dénoncer leurs pratiques (contre lesquels je n'ai pas grand-chose à dire, même si je ne partage en rien leur foi).

Le résultat de ce gâchis pénitent est n'importe quoi et même pas bon cinématographiquement. Saint Père Hitchcock, priez pour nous et épargnez-nous de ce mal que sont de tels "films" !
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 novembre 2019
Camille (Céleste Brunnquell) a treize ans et une passion : le cirque. Elle est l'aînée d'une fratrie de quatre enfants. Elle vit à Angoulême. Son père (Eric Caravaca) enseigne sans passion le français dans un collège. Sa mère (Camille Cottin), comptable de profession, s'est arrêtée de travailler pour élever la petite dernière.
Catholiques non pratiquants, ses parents vont se rapprocher de la Communauté de la colombe. Ils vont lentement tomber sous l'emprise de son chef, le Berger (Jean-Pierre Darroussin).

Sarah Suco est une jeune actrice qu'on avait remarquée dans ses premiers rôles : "Discount", "La Belle Saison", "Orpheline", "Aurore", "Place publique", "Les Invisibles", "Guy"… Elle a passé son enfance dans une communauté charismatique et s'est inspirée de son expérience pour mettre en scène Camille, son double autobiographique.

Alors que la pratique catholique ne cesse de diminuer, le cinéma français lui fait depuis quelques années la part belle : "Des hommes et des dieux", "L'Apparition", "La Prière", "Lourdes"… Il y aurait un article à écrire pour décrire le retour de cette thématique (on peinerait à citer un film semblable dans les deux décennies précédentes) et essayer d'en comprendre les causes.

"Les Éblouis" décrit avec beaucoup de finesse le processus d'embrigadement. Il montre en quoi l'adhésion à une communauté répond à un malaise existentiel : offrir à des individus anomiques un sentiment d'appartenance et de fraternité. Rien de violent, rien de contraint dans cette emprise qui s'installe progressivement.

Pour l'adolescente, par les yeux de laquelle l'histoire est racontée, la mue est particulièrement troublante. Il lui faut arbitrer entre plusieurs impératifs : le premier est l'amour filial qui l'unit à ses parents dont elle avait ressenti le mal-être et dont elle constate le rétablissement. Le deuxième est l'amour qu'elle porte à ses jeunes frères dont elle sent confusément le danger qui pèse sur eux. En même temps, ses camarades de classe lui renvoient l'image de sa marginalité qu'elle essaie de cacher en troquant sur le chemin du collège son uniforme pour des jeans-basket. Et ses grands parents s'inquiètent de son sort, provoquant en elle une crise de légitimité.

"Les Éblouis" est très bien servi par une interprétation impeccable. Eric Caravaca est, comme d'habitude, d'une parfaite justesse. Après "Chambre 212", Camille Cottin est en train d'administrer la preuve qu'elle est une grande actrice dramatique. Jean-Pierre Darroussin est d'une suave ambiguïté dans le rôle d'un padre cauteleux. La révélation du film est la jeune Céleste Brunnquell aux faux airs de Simone Signoret jeune.
Michel C.

369 abonnés 1 798 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 novembre 2019
Une magnifique surprise de Sarah Suco en tant que réalisatrice après quelques très bons rôles ! Car une puissance incroyable se dégage du rôle principal donné à Camille (la grande fille de la famille) Céleste Brunnquell - quel poids porte-t-elle dans sa résistance à l'orientation quasi-mystique de ses parents- il faut dire que Camille Cottin dans un rôle à contre courant, ainsi que le "Berger" le gourou incarné par Jean-Pierre Darroussin, tous deux parfaits dans une quête ubuesque .....enfin pour nous, dans notre fauteuil, car si l'on pense un peu à ces enfants sans défense, des éponges qui perdront tous leurs repères. Cela me met littéralement en colère, ça me rappelle trop de vécu, dans ce monde opaque où les enfants voire les pré-ados n'ont pas assez de force ou de libre arbitre pour s'affirmer. Très touché par la mise en scène, bouleversé par l'intensité, du sujet, une photographie d'excellent rendu. Parcours prometteur pour Sarah épatante !! **
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 octobre 2020
Pourquoi sortons-nous à notre tour « éblouis » de ce premier long métrage ? Peut-être parce qu’il a l’intelligence de se saisir du point de vue d’une jeune adolescente, soit d’un esprit et d’un corps en pleine transformation et qui vont trouver dans la communauté à la fois un tuteur sur lequel s’appuyer pour grandir et un frein qui en limitera les modalités d’expression. Ce n’est pas un hasard si Camille étudie dans une école de cirque : on y enseigne la liberté de gestes et l’art de mettre en scène son corps à partir d’une chorégraphie pensée en harmonie avec ce que l’on est au plus profond de soi. La secte se situe aux antipodes de cette école : les gestes se réduisent aux mouvements, à du mécanique plaqué sur du vivant, à l’instar de cet accueil moutonnier au cours duquel les fidèles appellent leur berger en bêlant. Dès lors, la jeune adolescente est tiraillée entre une communauté qui a permis à sa famille de se solidifier et une lucidité sur l’endoctrinement galopant qu’elle lui fait subir à grand renfort d’exorcismes, de révélations douteuses sur des prétendus abus sexuels remontant à l’enfance, de repas pris ensemble où l’on partage le peu que l’on a : salade verte et pain dur. Ce que capte par sa caméra la réalisatrice, c’est un dilemme dont Camille a conscience sans pour autant pouvoir le résoudre. La séquence de première relation sexuelle est emblématique : s’adonner à son désir, oui, mais au seul prix de la robe de mariée et de la cérémonie religieuse. Présenter ses excuses, les doigts croisés. Voler dans la caisse du berger pour offrir à ses frères une crêpe au jambon-fromage. Nous comprenons que le dilemme de Camille est l’expression de son amour pour les siens, un amour complexifié par un besoin de croire à une puissance supérieure apte à guérir sa mère et à ordonner ce qui, pendant l’adolescence, apparaît confus. Sarah Suco ne cède à aucun cliché du genre, brosse le portrait sans concession ni excès du sectarisme à visage humain et ancré dans des régions de France que l’on ne soupçonnerait guère : Angoulême c’est aussi bien ma ville ou mon village, et les Loumet peuvent être mes proches ou mes voisins. Les Éblouis réussit le tour de force de mettre en scène l’emprise dans ce qu’elle a de plus commun, accessible à tous, redoutable. Seul bémol à signaler, suffisamment important pour qu’il mérite de l’être : le long métrage souffre d’une confusion de point de vue qui rend certaines scènes caduques et leur articulation parfois trop rapide. Nous aurions aimé, en lieu et place, nous concentrer exclusivement sur la focalisation de Camille, assister au divorce douloureux avec l’art du cirque, la suivre dans son quotidien. Tout cela va à toute vitesse et manque les étapes essentielles à l’emprise, la progression de cette dernière dans le temps. Fort heureusement, le film repose sur une réalisation maîtrisée et des acteurs magistraux, avec une mention spéciale pour la jeune Céleste Brunnquell qui campe le personnage le plus complexe du long métrage, ainsi que pour Camille Cottin qui trouve là son meilleur rôle. Une œuvre immense, forte et nécessaire.
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 novembre 2019
Premier expérience derrière la caméra pour l'actrice Sarah Suco (Discount, Comme des garçons, Les invisibles...). A cette occasion, elle nous relate sa propre histoire. Jusqu'à l'âge de dix-huit, elle a en effet vécu, avec sa famille, dans ce genre de communauté. Un peu comme pour Les misérables, le scénario ne fait ni dans le jugement, ni dans le manichéisme, ni dans le pathos. Le mécanisme de l'emprise et de l’asservissement progressif sur l'esprit et donc la vie de gens, pourtant apparemment "équilibrés", est parfaitement décrit. Le malaise monte progressivement jusqu'à un dénouement terrible qu'on sentait malheureusement arriver. Pour un coup d'essai, que ce soit sur la mise en scène ou l'écriture, j'ai trouvé l'ensemble particulièrement maitrisé. Et fait avec beaucoup de tact et sensibilité, pour une émotion sèche mais puissante. On sent que le sujet est important pour l'actrice/réalisatrice et qu'elle avait besoin de mettre ça en images. Sa direction d'acteur est aussi très réussie. Camille Cottin est vraiment saisissante. Un des rôles les plus durs qu'elle ait interprété jusqu'ici. Une actrice polyvalente aussi bonne dans les comédies que dans les drames. Eric Caravaca et Jean-Pierre Darroussin sont comme toujours impeccables et la jeune Céleste Brunnquell est une belle révélation (en fait c'est elle qui porte le film sur ses épaules). A noter aussi la très belle photo de Yves Angelo. En résumé, un film oppressant mais fort et nécessaire, qui a sans doute les défauts d'un premier long métrage, mais dont le sujet (et l'interprétation) transcende le reste et qui, personnellement, m'a beaucoup marqué. Dire que ce genre de communauté est validée par le Vatican, cela laisse songeur. Sans surprise, Les éblouis conforte un peu plus ce que je pense des religions...Mais le film lui, l'un des plus forts de l'année, est une très belle surprise. .
Lilith24
Lilith24

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0,5
Publiée le 5 septembre 2022
Je ne dirais rien sur le film dans cette critique, juste choquée qu'une mineur soit montrée nue. De manière légèrement erotisée qui plus est. Pour un film qui veut dénoncer des derives, c'est un peu ironique. Le cinéma, l'art, que j'aime par dessus tout, ne sont pas une excuse pour tolerer ceci.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 novembre 2019
C’est d’abord comme actrice que Sarah Suco a atteint une certaine notoriété au cinéma. C’est ainsi que, récemment, on a pu la remarquer dans "Aurore", "Place publique", "Les invisibles", "Guy" et "Comme des garçons". Il y a 2 ans, elle s’est lancée dans la réalisation, avec "Nos enfants", un court-métrage de 11 minutes. "Les éblouis" est son premier long métrage en tant que réalisatrice. Elle en a écrit le scénario en collaboration avec Nicolas Silhol, le réalisateur de "Corporate". Ayant elle-même vécu pendant 10 ans, avec sa famille, alors qu’elle était enfant, puis adolescente, au sein d’une communauté charismatique, elle a senti le besoin, plusieurs années après avoir quitté cet univers très particulier, de réaliser un film de fiction sur ce sujet. On parle peu de ces communautés qui fleurissent dans notre pays au sein de l’église catholique. On ne sait pas grand chose de leur comportement qui s’apparente souvent à celui d’une secte. Sarah Suco a utilisé l'expérience tirée de sa vie personnelle pour nous proposer un film de fiction qui arrive à nous passionner tout en se montrant aussi riche en informations qu’un documentaire.
CinÉmotion
CinÉmotion

220 abonnés 226 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 août 2020
J'ai beaucoup aimé le film. Très bouleversant, et encore plus quand on apprend que l'histoire est inspirée de la vie personnelle de la réalisatrice qui a vécu au plus proche l’embrigadement de sa mère dans une secte similaire. Et cela se sent dans l'approche du scénario et du traitement des personnages. On n'est pas dans une surenchère des émotions ni dans un certain sensationnalisme. Certains éléments de l'intrigue sont mesurées à la mise en scène, parfois simplement suggérés et cela suffit amplement à la compréhension du mécanisme qui se met en place. Tout se déroule naturellement, de façon progressive et factuelle devant nos yeux, avec un véritable travail apporté à la façon dont l'embrigadement se fait, petit à petit, de façon sournoise, en intégrant du lien et de la dépendance affective et quotidienne avec la communauté au nom de la religion et des valeurs qu'elle prône.
Si l'histoire m'a paru forte, c'est aussi grâce au casting, qui m'a semblé vraiment à la hauteur, même si je dois dire que sont vraiment les 2 actrices, Camille Cottin et surtout Céleste Brunnquell, qui étaient au dessus de tous grâce à leur prestation d'une grande sensibilité et l'évolution de leur personnage qui permet une facette de jeu plus grande. La jeune Céleste est assez étonnante dans l'exercice, et parvient à transmettre des émotions incroyables simplement par son regard, arrivant à mélanger à la fois un côté juvénile, pleine d'innocence et de l'autre de la haine et de la révolte. J'avoue que je ne m'attendais pas à être autant emballé par ce film, mais le réalisme de l'histoire personnelle de la réalisatrice est vraiment bien retranscrite, et m'a touché, malgré le fait que je connaissais déjà un peu le sujet et la thématique ainsi que le rouage vicieux entrepris par ce genre de communauté.
mat niro

462 abonnés 2 157 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 décembre 2019
Sarah Suco se sert de son expérience pour adapter à l'écran la dérive d'une famille qui va intégrer une communauté religieuse. La réalisatrice met en place un récit chronologique où l'on peut voir l'endoctrinement progressif des parents (Eric Caravaca et Camille Cottin), puis des enfants, plus réticents. Le film est vraiment prenant même si j'ai trouvé certaines scènes un peu surjouées. Céleste Brunnquell est une révélation dans son rôle de grande sœur voulant découvrir la vie extérieure, tout en protégeant les siens. C'est vraiment du très bon cinéma français sur un sujet pas si souvent traité que ça sur grand écran.
mariv
mariv

14 abonnés 29 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 mars 2023
J ai été bien trop proche de ce type de communauté pour valider le film…. ( j y ai vécu aussi ) . Attention j ai un recul parfaitement clair sur la déviance et l aspect complètement taré de cette communauté pour autant bien trop de choses sont caricaturales … pas de beeee à l arrivée du berger … pas de problème avec le noir … pas de chanson debile avec le diable … les propos manquent d authenticité pour être crédible . La déviance religieuse est bien plus subtile que ça ce qui la rend d autant plus dangereuse . Le réalisateur aurait dû me demander , je l aurai aidé à trouver plus de justesse et de crédibilité 
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