Ma critique du film "Les Traducteurs"
Vu un après-midi d'août 2025 sur Netflix, cause canicule.
Je l'avais déjà vu mais j'avais vraiment oublié, peut être à un moment où je n'étais pas réceptif.
L'histoire pourrait être simple : un éditeur enferme 9 traducteurs dans un chateau sans contact extérieur pour faire le lancement mondial du 3ème tome d'un écrivain mystérieux, mais les premières pages sont publiées par un hackers qui demande une rançon pour ne pas publier la suite. Le hacker ne peut être qu'un des traducteurs, lequel ?
Mais l'histoire est en fait bien plus compliquée que ça.
Il est même possible que cette histoire soit tellement compliquée qu'on ne comprenne pas tout, ce fut presque mon cas.
Ce que j'ai aimé, c'est la distribution. Une belle palette de bons acteurs et actrices de toute l'Europe, dont Lambert Wilson, Sara Giraudeau, cette actrice danoise qui a joué Borgen, et aussi Olga Kurylenko, et plein d'autres.
J'aurais preque aimé aussi les interprétations, Alex Lawther joue très bien, mais du coup, son personnage est tellement différent du début à la fin qu'on trouve sa prestation par moment ridicule, et celle de Lambert Wilson est quand même par moment grandiloquesque, il surjoue. J'ai aimé les décors, les costumes ...
Les dialogues m'ont plu contrairement à ce que d'autres ont pensé et écrit.
Mais pour l'intrigue, vu qu'elle est quand même énormément en flashbasck, en flashforward et en rebondissements multiples, je dois dire que je me suis perdu un peu. C'est dommage. Un petit moins dans le scénario aurait été mieux. Celui là présente l'intrigue de manière trop sinueuse, tarabiscotée, tirée par les cheveux.
Elle était pourtant chouette cette intrigue, elle ne démarre qu'à partir de la 31ème minute, et du coup, je pense me souvenir pourquoi la première fois, j'avais probablement arrété avant la fin.
Il y a des détails qui à mon avis ne servent à rien, des moments où on se perd, des rebondissements pas forcément cohérents.
Je pense à cette scène, après 12 minutes, 2 mois plus tard dans l'histoire, Lambert Wilson en sous pull, a apporté un livre à un accusé (c'est ce qu'il te dit "je te l'ai apporté") ; l'accusé, on ne sait pas qui est-ce. On le retrouve ensuite à la 55ème minute, on comprend qu'il est en fait l'accusé et qu'en face de lui, c'est le traducteur anglais. Tout cela est bizarre.
Je pense au moment où Sara Giraudeau découvre une photo dans l'appartement à Londres et cesse sur le champ d'être loyale. Pas sûr d'avoir très bien compris pourquoi, elle prenait cette décision.
Et surement d'autres incohérences ici ou là.
Je décide de mettre quand même la note de 4 et dire que c'est TRES BIEN, j'invite à le regarder, mais je crois que je suis généreux.
Je trouve que le scénariste et le réalisateur de ce film avec la même matière auraient pu nous donner un truc qui serait un poil plus puissant, plus léché. N'est pas Agatha Christie qui veut.