Sue Ann, une femme solitaire, se lie d’amitié avec un groupe d’adolescents. C’est l’occasion rêvée pour elle de se faire de nouveaux amis, sauf qu’au fil des jours, l’hospitalité de celle qu’ils surnomment affectueusement "Ma" vire à l’obsession…
L’actrice Octavia Spencer retrouve le réalisateur Tate Taylor, 8 ans après avoir été couronnée de l’Oscar de la Meilleure actrice dans La Couleur des sentiments (2011). Tous les deux changent radicalement de registre, oubliez les conditions des afro-américains dans le Mississippi raciste des 60’s, cette fois-ci, on bascule dans l’horreur psychologique.
Au premier abord, Ma (2019) avait tout pour séduire. Confronter une "vieille fille" psychologiquement dérangée avec un groupe d’ados, cela aurait pu donner quelque chose d’intéressant, surtout en la présence de la charismatique Octavia Spencer.
Mais à bien y réfléchir, le film n’est finalement rien d’autre qu’un pétard mouillé. La faute à une intrigue déjà vue et revue
(un trauma d’enfance qui déteint à l’âge adulte sur la génération suivante, difficile de ne pas y faire de lien avec notamment Les Griffes de la nuit - 1985)
.
Le souci principal du film repose donc sur un scénario d’une simplicité et d’une flemmardise déconcertantes. Ajoutez à cela un casting de stéréotypes ambulants (le black de service, le sportif, la garce et le couple gentillet), sans parler des incohérences ici et là
comme le fait que Sue Ann ait pu, pendant aussi longtemps, abreuver tous les ados du bled sans qu’aucun adulte ou les forces de l’ordre n’aient été informés (alors même que tout se sait sur les réseaux sociaux, puisque le film joue à fond là-dessus).
Et puis on évitera de trop s’attarder sur le final qui a été exécuté à la va-vite, pour ne pas dire, torché avec le cuI
(les effets du Diazépam (le sédatif) qui se dissipe comme par enchantement en simultané, permettant à l’ensemble des ados de se réveiller)
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C’est vraiment regrettable car Octavia Spencer arrive brillamment à camper cette tarée qui, d’un simple regard, parvient à vous glacer le sang. Mais face à un scénario aussi prévisible et un enchaînement de situations toutes plus mollassonnes les unes que les autres (l’interdiction aux moins de 12 ans aurait dû me mettre la puce à l’oreille), difficile d’espérer grand-chose, dommage.
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