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aldelannoy
54 abonnés
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1,5
Publiée le 1 septembre 2018
Le premier quart d'heure du film est très bien avec de belles reconstitutions d'un esthétisme surfait. En revanche, une fois passées ces 15 minutes, on a déjà vu tout le film, il ne se passera plus rien, on a compris que l'homme et la femme vont se désirer, on a même compris qu'on ne verrait jamais leurs époux respectifs. Les longues minutes qui traînent par la suite s'étirent dans le temps d'une façon insupportable. Quant au scénario, c'est du niveau Amour, gloire et beauté mais transposé pour des bobos avec des sentiments partout et de la retenue gros comme ça. Comprendre : on est entre gens bien comme il faut, on n'est pas des bêtes. Moralité, il faut être une midinette (femme ou homme) de classes privilégiées pour apprécier un tel désastre. A éviter.
Un film très émouvant à ne pas rater. Il présente un peu les mœurs d'une société des années 60 à Hong-Kong. C'est assez réaliste sur le fait que spoiler: l'amour nous tombe dessus sans que l'on s'en aperçoive . Jeu de caméra très bien réalisé avec une musique appropriée aux scène mais un peu trop répétitive à mon goût.
De la finesse et subtilité dans la mise en scène, la musique se mêle au décor pour cet dramaturgie à la beauté photographique, sur fond de culture asiatique, de l’actualité d’époque Hong Kongaise, la bonne invention pratique pour les ménagères. Cette histoire romantique est mélancolique, de l’émotion pour tant de pudeur, sobriété du jeu des acteurs, de l’intelligence en forme de poésie.
Près de vingt ans après sa réalisation, In the mood for love arbore des qualités esthétiques toujours aussi éclatantes et fulgurantes. Sous le célèbre thème composé Shigeru Umebayashi et les ralentis orchestrés par Wong Kar-wai, le temps semble suspendu notamment quand les personnages incarnés par Maggie Cheung et Tony Leung, parfaitement « appareillés », vont s’approvisionner en nouilles. Des scènes ultra-célèbres auxquelles nous préférons celle, d’une extrême complexité technique, qui intervient au mitan du film. Sur deux mouvements d’aller-retour latéraux et par un savant jeu de miroirs et masquages partiels du champ de la caméra, le visage de chaque personnage apparait ou disparait au profit de l’autre.
Habituellement, ce genre de romance n'est pas mon fort et, de facto, cette intrigue amoureuse est ce que j'apprécie le moins dans ce long métrage. Wong Kar Wai nous ressort, à sa sauce, une banale histoire d'amour impossible dans le Hong-Kong des années 60. Ce n'est pas toujours très passionnant mais la mise en scène, couplée à un magnifique thème musical, rehausse mon intérêt pour ce long métrage. La beauté visuelle et sonore de "In the mood for love" lui donne toute sa saveur. De plus, des petites lenteurs se font ressentir par moment. Pas mal mais pas à la hauteur de sa réputation.
Des images prégnantes accompagnées d'une musique sublime et lancinante. On ressent la moiteur du climat, l'attirance érotique retenue des protagonistes, et l'odeur du potage de la voisine!
Subtil scénario pour une aventure cinématographique empreinte de nostalgie, de regrets de ce qui n'a pas été vécu...ou si ! La fin laisse planer un mystère... et nous emmène dans les secrets enfouis entre les pierres sublimes d'Angkor...
Une réflexion m'est venue à l'esprit lors du visionnage, et je ne pense pas avoir été le seul: Wong Kar Wai (dont je ne connais pas en détail la carrière) a dû beaucoup regarder Godard à une époque de sa vie. Ce In The Mood for Love ressemble à une adaptation sauce asiatique des films de Godard genre le Mépris, dans sa recherche stylisante, ses silences, sa musique répétitive et lancinante... Sur le plan visuel, je reconnais aisément la qualité de son travail (ce qui justifie en grande partie les deux étoiles que j'accorde) mais pour le reste ça sonne terriblement creux. Les acteurs semblent figés en images d’Épinal de l'amour impossible, on cherche une surprise ou au moins un ressort dramatique inattendu, mais tout passe comme une espèce de rêve éthéré ou de trip planant, sans compter que les dialogues, à force d'être économes, en deviennent terriblement pauvres. Très clairement, c'est le genre de film taillé pour les festivals (pas étonnant qu'il y ait été récompensé) mais je le trouve d'une force évocatrice très limitée, du fait sans doute de son épurement excessif.
C'est beau et original et envoutant. Entre la musique et la beauté des acteurs. Un scénario tellement creux qu'il laisse toute sa place aux acteurs et la musique et la photographie.
Film de la mélancolie et de l'attraction, "In the Mood for Love" peut difficilement laisser indifférent. Wong Kar-Wai signe un long-métrage se basant sur la répétition de motifs et de situations, montrant avec lyrisme l'évolution des sentiments qu'éprouvent les protagonistes. Ainsi, la récurrence d'une musique nous fait ressentir le poids de l'amour qui uni Chow Mo-wan et Su Li-zhen (Tony Leung et Maggie Cheung beaux comme rarement des acteurs ne l'ont été) avant de faire surgir une profonde tristesse par un geste d'affection que l'autre refuse.
Et si le minimalisme dont fait preuve Wong Kar-Wai permet à leur idylle d'avoir une portée universelle, il en va de même pour l'ingéniosité de sa mise en scène. Cette dernière impose leur amour comme une évidence, choisissant de ne jamais montrer le visage de leur conjoint respectif - audace formelle qui servira à créer le drame lors d'un "essai" de séparation bouleversant pour le personnage de Maggie Cheung - avant de constamment les réunir dans le cadre, notamment par des jeux de reflets.
C'est au sein de ce geste cinématographique riche que le cinéaste décide de créer une rupture, sacrifiant l'universalité de son récit pour y imposer une notion que le spectateur et les personnages faisaient jusque là tout pour oublier : celle du temps, celui qui passe et qui ramène à la réalité. De cette façon "In the Mood for Love" gagne une nouvelle dimension : prenant lui-même conscience que tout cela n'était pas fait pour durer, que cette histoire se devait de ne rester qu'un murmure et submerge tout le long-métrage sous une mélancolie douce-amer.
Rares, les œuvres à l'image de "In the Mood for Love" le sont avec évidence. On peut reprocher aux expérimentations de Wong Kar-Wai de créent une distance, mais elles ne seraient pas être plus adaptées à ces souvenirs d'un amour passager et fugace, que le temps a fini par altérer, mais dont la force reste intact.
Je viens de regarder ce film et j'ai l'impression de sortir du coma. J'ai pas tout regardé à vitesse nominale mais j'ai tenu une demi-heure ainsi, ce que je considère comme un magnifique exploit. Je pensais alors que ça faisait au moins deux heures et quelque que je regardais l'air ahuri ce cinéma d'auteur du festival de Cannes et que le générique de fin libérateur allait me délivrer.
Libera me domine ! mais non, le temps du cinéma d'auteur qu'il soit chinois, javanais, français ou indo-pakistanais s'écoule infiniment plus lentement et chaque minute contemplée de ce film abrutissant, des tas de neurones meurent en masse. Un armageddon de l'ennui aussi pathétique que navrant.
Dommage...Le début du film est sublime, décor, musique, costumes...Mais la seconde est longue...Il ne se passe rien... Doté d'une mise en scène magistrale, et d'une jolie photographie, In The Mood for Love reste un très bon film tout de même.
Ce film ma rendu extrêmement mélancolique, et a provoqué chez moi un questionnement intense qu'en à la réalité de l'amour. En particulier qu'est-ce qu'être amoureux? Faut-il y céder pour tomber ou s'élever dans l'amour? Comment vivre l'amour dans un monde d'impermanence et de changement incessant?