La Vérité
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190 critiques spectateurs

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Cadreum
Cadreum

60 abonnés 778 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 mai 2026
Avec La Vérité, Hirokazu Kore-eda - le cinéaste de l’enfance et des familles recomposées - quitte le Japon pour installer sa caméra dans une maison parisienne peuplée d’actrices, de scénarios, de souvenirs retouchés. Ici, Fabienne (Catherine Deneuve - dont l'aura est intégré au dispositif), actrice mythique, publie ses mémoires. Sa fille Lumir revient pour célébrer l’événement et découvre un livre fait d’omissions, de disparitions opportunes et de souvenirs réécrits. Lorsque Fabienne affirme qu’elle ne dit jamais la vérité nue parce qu’elle n’est pas intéressante, elle énonce explicitement la thèse : la vérité est une composition qui protège, qui séduit, qui maintient une cohérence là où la vie fut plus chaotique.

Kore-eda met en tension deux régimes du vrai. Pour Lumir, la vérité relève d’une exigence morale. Pour Fabienne, elle relève d’une exigence dramatique. Le conflit mère-fille se déploie dans les nuances, les reformulations, les non-dits. Cependant, les affrontements donnent l'impression de tourner en rond ou de rabâcher les mêmes inflexions d'un même propos. On retrouve aussi les récurrences du cinéaste dans la forme (des plans fixes, une lumière douce et peu de musique). Mais cette fois, ça ne passe pas ! Je ne saurai vous dire pourquoi...

Le film dans le film, où Fabienne incarne justement une mère suspendue dans l’espace pendant que sa fille vieillit sur Terre, redouble la thèse. Cela a juste de brillant qu'à mesure que Fabienne répète ses scènes, on ne sait plus si elle parle à son personnage ou à sa propre fille. On s'interroge alors : l’émotion est-elle sincère ou utilisée comme matériau pour le rôle.

Ainsi dans une scène où les visages de Fabienne et Lumir se rapprochent, le film atteint son point le plus troublant. Qui parle. La mère. L’actrice. La femme blessée. On n'aura pas la réponse car Kore-eda invite à penser que la vérité n’existe peut-être pas à l’état pur. Elle naît dans l’adresse à l’autre, dans l’espace partagé où deux récits acceptent de cohabiter.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 septembre 2025
Auréolé de sa Palme d’or obtenu en 2018 le réalisateur japonais Hirokazu Kore-eda pose sa caméra en France pour ce drame verbeux reprenant les thèmes de prédilection du cinéaste que sont les relations au sein de la famille et de transmission entre parents et enfants tout en faisant ici une réflexion sur le métier d’acteurs. La barrière de la langue semble avoir anesthésiée la vision du réalisateur livrant un récit profondément ennuyeux et superficiel alors même qu’il dirige deux icônes du cinéma français que sont Catherine Deneuve et Juliette Binoche les réunissant pour la première fois ensemble à l’écran.
Lucas Bachelier
Lucas Bachelier

4 abonnés 1 352 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 juillet 2025
La Vérité (2019) de Hirokazu Kore-eda marque une belle incursion du cinéaste japonais dans le cinéma français. Porté par Catherine Deneuve et Juliette Binoche, le film séduit par sa délicatesse et ses non-dits, même s’il manque parfois d’intensité. Une réflexion douce-amère sur la mémoire, la famille et les rôles qu’on joue dans la vie comme à l’écran.
brianpatrick
brianpatrick

116 abonnés 1 861 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 octobre 2024
Comment un réalisateur japonais peut tourner film bobo parisien. Visiblement, il n'y a pas uniquement les parisiens qui tourne des films bobo parisiens. Le réalisateur a déniché des actrices et des acteurs prestigieux. C'est le fait d'avoir obtenu une palme d'or à Cannes. Un très bon acteur américain pour un second rôle. Un rôle d'éffacé. Après, la famille parisienne du 17ème, il faut la saisir et la comprendre, pour encore, la supporter.
Mathilde de Beaune
Mathilde de Beaune

414 abonnés 41 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 4 octobre 2024
Où est passée la simplicité, la douceur de Kore-Eda ? Dans cet interminable vaudeville bourgeois, vous ne verrez que des stars se coller des bourre-pifs verbaux permanents, se balancer des s...loperies, et déverser leur fiel. Si le réalisateur sait souligner la cruauté et la lâcheté de nos contemporains, ils ne se laissent jamais aller à des dialogues simplistes et vachards. Dès lors, on ne sympathisera jamais avec les protagonistes, mal dessinés, caricaturaux. Le film dans le film est inséré au forceps. Et la musique sautillante et artificielle aggrave l'ensemble... gros gros loupé.
Kincaid
Kincaid

6 abonnés 544 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 septembre 2024
Un très beau film, surprenant, qui a su favoriser le naturel chez les acteurs, notamment entre les deux monuments, Catherine Deneuve et Juliette Binoche. Pour une fois Deneuve est confondante d’authenticité, dans cette mise en abime d’elle-même. Toutes ces délicates relations humaines, familiales, rendent l’histoire passionnante, malgré un scénario lent au début, mais qui force le trait sur la fin. J’ai bien aimé la bande musicale qui, toute en subtilités, semble bien exprimer le subliminal de grandes œuvres classiques. Ou c’est une impression…
Chantal M
Chantal M

3 abonnés 51 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 septembre 2024
Film d'introspection, original et subtil.
Catherine Deneuve et Juliette Binoche forment un bon duo, mais quel ennui, quelle lenteur !
Philippe C
Philippe C

126 abonnés 1 186 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 septembre 2024
un film bavard et intello, je n'ai pas accroché du tout et j'ai même décroché avant la fin. Une telle brochette d'excellents acteurs et actrices, et un metteur en scène brillant, tout ce beau monde à contre-emploi pour un gâchis indigeste
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 septembre 2024
Le bilan d’une vie égoïste consacrée au Cinéma qui a laissé une trace indélébile dans la structuration de la fille. Cette mère empêtrée dans son égo donne à Catherine Deneuve l’occasion d’une belle... composition (?) : « Y’a pas de mal à être fort ! » « Si toi tu ne le pardonnes pas, le public me le pardonne ! » Un film douloureux, ambigu, avec en prime d’intéressantes scènes de travail en studio.
Alain D.

734 abonnés 3 445 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 septembre 2024
Un film décevant, réalisé et écrit par De Hirokazu Kore-eda. Même si la mise en scène est parfaitement travaillée et les acteurs du film très bons, le scénario dramatique est triste, l'ambiance plombée par le rôle de Fabienne joué par une Catherine Deneuve qui n'y est pourtant pour rien. Ces règlements de comptes familiaux sont insupportables durant les trois-quarts de ce film en manque de rythme.
Un film quasiment en huis-clos au goût doux-amer auquel on a du mal à s'impliquer.
Benz Sylvie
Benz Sylvie

11 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 26 septembre 2024
Ennuyeux à pleurer je suis allée jusqu au bout en faisant bcp d efforts de plus je trouve que les acteurs sur jouent ,bref aucun intérêt !
Agnes L.
Agnes L.

229 abonnés 2 011 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 septembre 2024
Avec difficulté, j'ai été au bout de ce film, mais quel ennui ! Difficile de savoir quel est son intrigue et où le réalisateur veut en venir. Une mère actrice, centrée sur son métier, revoit sa fille et elles vont échanger sur le passé, sur leur relation. Seulement c'est bien creux et le fait d'avoir deux grandes actrices ne suffit pas à donner du corps à un film sans colonne vertébrale.
Fabien Sorrant
Fabien Sorrant

82 abonnés 2 041 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 juin 2024
Un très bon film dramatique avec Juliette Binoche , Catherine Deneuve et Ethan Hawke réalisé par le japonais Hirokazu Kora-Eda.
Delphine Wilhelem
Delphine Wilhelem

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 juin 2024
Excellent film avec des actrices incroyables.
Les références aux films tournés par Deneuve…
J'ai adoré. spoiler:
Paulin Brun
Paulin Brun

26 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 avril 2024
Je n’ai su qu’à la découverte du générique de fin que le réalisateur japonais Kore-Eda signe la réalisation de ce film. Ça explique beaucoup de choses en réalité. Pourquoi, à la vision, j’ai détesté le film, et pourtant, en y repensant, j’ai du mal à le descendre complètement.

Ce qui m’a beaucoup déplu pendant la séance, je l’avoue, c’est le contexte « grande famille du cinéma français ». J’ai toujours un peu de mal avec les scénarios sur la psychologie des grands, riches et puissants de ce monde, surtout quand c’est le monde du cinéma (Ma femme est une actrice : ), parce que je trouve que ces films un peu consanguins produisent des résultats souvent stériles. En l’occurrence, en découvrant que c’était Kore-Eda qui proposait ce récit, j’ai réalisé que j’avais tort de penser cela, puisqu’il est par définition étranger à ce milieu-là.


Belle, cruelle, la sorcière du Bois de Vincennes
Cela étant, le film m’a irritée de la première à la dernière image. J’ai trouvé peu de finesse dans le scénario. L’utilisation du concept de vérité est assez binaire. Le « film dans le film » est complètement raté. Comme si le scénariste était trop paresseux pour imaginer un scénario en abyme qui tienne la route, ou… très sardonique envers le cinéma français. L’histoire est franchement ridicule: une femme part dans l’espace pour échapper à une maladie qui doit l’emporter dans les deux ans. Elle reste jeune, et vient rendre visite à sa fille Amy tous les sept ans pour son anniversaire. Amy jouée successivement par une petite fille, une jeune fille, puis Ludivine Sagnier, puis Catherine Deneuve. J’ai vraiment eu du mal à garder mon sérieux devant les scènes de « science fiction », qui m’ont furieusement rappelées la pièce de Joey dans Friends où il repart sur une station spatiale et donne rendez-vous à la fille de la fille de la fille de sa copine dans 100 ans. Bref.

On comprend bien sûr que ce scénario n’est qu’un prétexte pour introduire le double de « Sarah ». Sarah, la sœur, actrice, décédée, de Fabienne. Qui ne cesse de la hanter, et qui revient sous les traits de Manon Lenoir, une jeune actrice montante. Catherine Deneuve la rejette, la méprise, mais c’est un vrai objet de fascination. Elle fait remonter à la surface beaucoup d’émotions enfouies/refoulées, et réactive son amour du jeu, et son orgueil de comédienne. Comme c’est Catherine Deneuve qui joue, et que c’est son histoire (bien sûr, Françoise Dorléac, sa sœur presque jumelle, née sous le signe des gémeaux), c’est forcément touchant. D’ailleurs, l’actrice a beaucoup de courage (ou de cran) de donner à voir un visage aussi mauvais et aussi proche d’elle biographiquement… de jouer son propre rôle. Le jeu avec la vérité se situe d’ailleurs surtout à ce niveau là. Mais même cela, c’est touchant, mais un peu… grossier ? Manon Lenoir, pendant tout le tournage, porte une jupe plissée blanche, un énorme chignon sixties. Elle sort du tournage d’un film de Jacques Demy. Le seul moment où elle sort du costume, Catherine Deneuve lui offre la robe préférée de sa sœur, et la remet donc immédiatement dans un costume identique.

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