Requiem pour un massacre
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Megan P.
Megan P.

13 abonnés 5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 mai 2026
J'avoue avoir eu du mal au début, certaines scènes sont très longues et assez surjouées dans la première partie du film (même si je pense que c'était volontaire). Ça donne au début du film un côté très wtf.
La photographie est assez poétique, le son est oppressant.
Malgré ça, je trouve que c'est un film important, bien loin des réalisations hollywoodiennes qui en mettent plein la vue et essaie d'émouvoir les chaumières.
Non, ici le réal veut montrer la guerre d'une manière beaucoup plus brut, sans fioritures, c'est poisseux, pesant, froid.
Bien qu'on suive un jeune garçon face à toutes ces horreurs, le film n'essaie pas à tout prix qu'on s'attache au protagoniste. D'ailleurs, celui-ci parle très peu. On ne nous plonge pas dans sa psyché, on se contente de regarder.
On suit donc Fliora, jeune garçon bielorusse qui est plein d'enthousiasme à l'idée d'aller se battre avec les partisans contre l'invasion SS.
Petit à petit Fliora va être témoin d'une escalade d'horreur, où il va y laisser son innocence, ses illusions,...
L'utilisation de la cigogne (dans les vieilles croyances slaves, elle représente un présage funeste) est bien faite, on ne la voit que durant la première partie.
La fin du film est vraiment glaçante.
Vu en version remasterisée.
Guillaume.G
Guillaume.G

7 abonnés 830 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 février 2026
Très bon et grand film de guerre qui se passe pour une fois côté Societique. Avec Requiem Pour Un Massacre on y voit plus un détail et en profondeur les horreurs de la guerre
Bober
Bober

4 abonnés 120 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 février 2026
Film qui excelle dans ce qu’il veut montrer, chose très bien car le nombre de films qui ne respectent même pas cette règle là … Bref, je vous le recommande mais pour les plus sensibles, évidemment, non, et le regardez pas la nuit, vous risquez de juste pas dormir
1000gr2Sci
1000gr2Sci

23 abonnés 264 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 février 2026
Requiem pour un massacre n’est pas un film de guerre : c’est une exécution lente du spectateur, les yeux maintenus ouverts de force.
Klimov ne filme pas l’horreur, il la laisse s’installer dans les visages, dans le silence, dans cette caméra qui refuse la pudeur comme un crime supplémentaire.
Techniquement, c’est parfois brut, presque pauvre, mais cette rugosité est une arme morale, un refus obscène de l’esthétisme confortable.
On ne sort pas grandi, ni soulagé : on sort coupable d’avoir survécu à un film qui, lui, n’épargne rien ni personne.
Eric Dugelay
Eric Dugelay

8 abonnés 162 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 janvier 2026
Sorti en 1987, le film du réalisateur russe Elem Klimov (1933-2003) Requiem pour un massacre (Come and See, Idi i smotri) est à couper le souffle. Les exactions nazies dans la Biélorussie de 1943 sont perçues à travers le regard d’un jeune résistant interprété par Aleksei Kravchenko. Son visage va se détériorer au fur et à mesure des épreuves indicibles que les nazis lui font subir ; à la fin du film, il est un vieil homme aux joues scarifiées, aux larmes asséchées, au regard perdu à jamais. Inoubliable. La bande son mêlant explosions, tirs, souffle du feu et musique d’harmonie de village ajoute à la dimension dramatique. Avant que le Requiem de Mozart ne prenne le dessus. Somptueux.
Matt
Matt

26 abonnés 285 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 janvier 2026
Je trouve que ça a quand même sacrément mal vieilli… sans doute qu’à l’époque de sa sortie c’était un film choc, aujourd’hui je pense que c’est juste très long pour pas grand chose…
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 décembre 2025
La Seconde Guerre mondiale est un sujet qui a été maintes fois traité au cinéma. Pourtant, peu de films ont su représenter les horreurs de celle-ci avec une aussi grande force que Requiem pour un massacre. Si on peut être surpris au début par le fait que le film possède un traitement cinématographique proche du cinéma d’auteur et loin du spectaculaire auquel nous a habitué Hollywood et qu’il faille attendre une demi-heure avant de découvrir réellement la réalité de la guerre, Elem Klimov capte totalement le spectateur dès qu’il commence véritablement sa plongée progressive dans l’horreur grâce à cette forme : le 4/3 souligne la volonté d’être proche de l’être humain, les plans en caméra subjective nous permettent de nous identifier encore plus au héros, le travail irréaliste du son permet de souligner l’horreur des situations, le surréalisme de la réalisation (rappelant un peu Apocalypse Now) et l’emphase volontaire du jeu d’acteurs illustrent la folie de la guerre tout en offrant un aspect envoutant… Tous ces éléments notamment amène le spectateur à, petit à petit, oublier la narration pure pour plonger dans la folie et l’horreur absolue dont le summum est atteint avec la scène totalement terrifiante de la grange (grâce en grande partie au travail sur le son). Œuvre nous permettant de découvrir le prix qu’ont payé les habitants de Biélorussie lors de ce conflit, Requiem pour un massacre est une véritable expérience plus qu’éprouvante spoiler: (on voit tout de même l’assassinat réel d’une vache)
et tout simplement un des plus grands films de guerre de tous les temps !
Vador Mir

304 abonnés 999 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 janvier 2026
Un film très impressionnant qui montre les horreurs de la guerre. Porté par un acteur principal exceptionnel.
Atroce et pédagogique.
Lamia Iddouche
Lamia Iddouche

7 abonnés 211 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 octobre 2025
Come and See d’Elem Klimov est une expérience cinématographique saisissante qui plonge le spectateur dans l’horreur et l’absurdité de la guerre. Le film suit Florya, un adolescent biélorusse, alors que son village est envahi par les forces nazies, et que la violence bouleverse irrémédiablement son enfance. Klimov adopte une approche immersive : la caméra à l’épaule et les plans rapprochés suivent le héros dans ses déplacements précipités, capturant sa peur, sa confusion et son désespoir. L’utilisation d’un noir et blanc nuancé et de couleurs froides à certains moments renforce l’impression d’oppression et de désolation, transformant chaque paysage en un reflet de la tragédie humaine.

La force du film réside dans sa capacité à montrer la guerre non seulement comme un conflit militaire, mais comme une destruction systématique de l’innocence et de la dignité humaine. Florya est confronté à des scènes de massacre et de dévastation qui le changent profondément, illustrant le traumatisme psychologique induit par la violence. Klimov refuse la sensationnalisation : les atrocités sont filmées avec réalisme et sobriété, ce qui rend leur impact d’autant plus brutal et durable pour le spectateur.

La construction sonore du film joue un rôle central dans l’intensité de l’expérience. Les bruits de la nature, les cris, le fracas des armes et les silences pesants s’alternent pour immerger pleinement dans la tension et le chaos. Chaque plan est soigneusement orchestré pour transmettre la peur, la confusion et la vulnérabilité de Florya. La mise en scène transforme la caméra en témoin omniprésent, offrant au spectateur la sensation de partager l’angoisse et la perte de repères du jeune garçon.

Au-delà de l’horreur physique, Come and See explore des thèmes universels : la fragilité de l’innocence, la perte de repères, la résilience face à l’absurde et le poids de la mémoire. Le film questionne le spectateur sur la nature humaine, la capacité à survivre face à l’inimaginable et la manière dont la violence façonne la perception de soi et du monde. C’est un témoignage sur la guerre mais aussi sur la condition humaine, où chaque émotion et chaque geste révèlent la vulnérabilité et la force des êtres confrontés à l’extrême.

En résumé, Come and See n’est pas seulement un récit sur la Seconde Guerre mondiale, c’est une immersion totale dans la peur, le chaos et la tragédie. Chaque plan, chaque son et chaque mouvement de caméra sont pensés pour faire ressentir l’expérience de la guerre à un niveau émotionnel et psychologique intense. L’œuvre reste un monument du cinéma, capable de toucher profondément, de provoquer la réflexion et de laisser une empreinte durable sur le spectateur.
Nitnelav
Nitnelav

15 abonnés 150 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 septembre 2025
Requiem pour un massacre est un choc. La mise en scène est d’une puissance rare, la photographie et le son créent une atmosphère étouffante. Les acteurs sont habités, tout sonne vrai. C’est dur, brut, mais d’une beauté saisissante. Un film qui marque au fer rouge.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 778 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 juin 2025
Qui est le film ?
Sorti en 1985, Requiem pour un massacre est le dernier film d’Elem Klimov, cinéaste soviétique rare et souvent muselé, dont l’œuvre culmine ici dans une forme de cinéma terminal. Adapté d’un roman coécrit par Ales Adamovich, survivant de l’occupation nazie en Biélorussie, le film s’inscrit dans une tradition soviétique de mémoire de la Seconde Guerre mondiale, mais il en subvertit tous les codes. Ce n’est pas un film de guerre, mais un film d’après la guerre comme si l’événement était déjà digéré dans la chair, inscrit dans les visages, et que le cinéma, en retard sur l’histoire, n’avait plus d’autre choix que de hurler ce qui n’a pas été dit.

En surface, Requiem pour un massacre suit Flyora, un adolescent biélorusse qui rejoint les partisans et plonge, en quelques jours, dans un cycle d’atrocités dont il sortira méconnaissable. Mais cette trajectoire est un leurre. Très vite, le film bifurque : il ne raconte plus une progression, mais une désagrégation. Le récit s’efface derrière l’expérience.

Que cherche-t-il à dire ?
Klimov ne veut pas seulement dénoncer les horreurs nazies. Il ne veut même pas "représenter la guerre". Son projet est plus radical : il cherche à désintégrer la possibilité même de représenter. À faire sentir la guerre comme une crise des sens, une suspension du langage, une impossible restitution. Ce qui importe, ce n’est pas de montrer ce qui a eu lieu, mais de rejouer, à travers le médium lui-même, la perte de toute intelligibilité.

Le film installe une tension fondamentale entre le visible et l’insupportable. Il ne documente pas une mémoire, il l’habite de l’intérieur, au risque d’un effondrement total de la représentation.

Par quels moyens ?
Au fil du film, le visage d’Aleksei Kravchenko devient un territoire. Klimov filme son acteur avec une obstination troublante : caméra collée à son regard, jusqu’à l’effraction. La chair se décompose. Les yeux se voilent. La stupeur remplace la peur. Ces gros plans, parfois tenus au-delà du supportable, ne nous donnent pas à voir une émotion : ils nous obligent à y loger, à traverser l’irreprésentable en s’y confrontant. C’est un geste politique autant qu’esthétique : abolir la distance.

Alors que Flyora croit être sauvé, les bombes pleuvent. Le son devient une matière déformée : larsens, bourdonnements, silences saturés. Le mixage sabote notre confort d’auditeur. Le fracas devient migraine. Klimov n’illustre pas une attaque : il fait vivre l’expérience auditive du trauma, où l’oreille ne sait plus distinguer le danger du monde.

L'instant le plus mémorable du film est son long plan-séquence en quasi-temps réel, sans effet consolateur. Les bourreaux sourient, plaisantent, pendant que les villageois sont entassés dans une grange. Puis le feu, les tirs, les rires et l'horreur. Le plan ne coupe pas. Il refuse le montage comme échappatoire. C’est une séquence de cinéma qui se refuse à devenir cinéma, à devenir "scène".

À la fin, alors que Flyora tire sur une photo d’Hitler, les images d’archives remontent le cours du siècle. Le film tente de détruire son propre moteur narratif. C’est un geste désespéré, un acte de cinéma magique : "Et si l’on pouvait, en remontant le temps, empêcher ce qui vient d’être vu ?" Mais l’illusion se brise. La guerre a déjà eu lieu.

Où me situer ?
Ce film n’a pas de hors-champ critique. Il est là, tout entier, comme une pierre dans la bouche. Et ma place, face à lui, n’est pas celle du commentateur, mais de celui qui reçoit.

Je sors alors du film vidé. Mais pas vidé comme on l’est d’un film intense. Requiem pour un massacre me laisse une pensée brûlante. Et pourtant, c’est justement parce qu’il refuse le lyrisme, refuse l’explication, qu’il produit cette puissance.

Quelle lecture en tirer ?
Requiem pour un massacre est un seuil. Un point où le cinéma cesse d’être un art de la représentation pour devenir un art de l’épreuve. Il ne raconte pas une histoire : il transmet un choc. Ce choc n’est pas un effet. Il est la forme même du film. Et cette forme, paradoxalement, est d’une lisibilité limpide : on comprend tout parce qu’on ne comprend plus rien, parce qu’on sent, au fond du ventre, ce que le film veut nous faire éprouver.

Ce n’est pas un film sur la guerre. C’est un film sur ce que la guerre fait au regard. Sur ce moment où l’image cesse de contenir le réel, où les mots deviennent inopérants, et où ne reste qu’un cri muet, prolongé par le dernier plan.
Theo J
Theo J

2 abonnés 71 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 26 mai 2025
les Cocos sont gentils... la blague. film absolument inutile bien que vieux, il ne démarre pas vraiment la seule chose qu'on comprend c'est que les N n'étaient vraiment pas gentils et heureusement qu'il y a les C sur terre et dans l'histoire. bref, si vous avez du temps a tuer il vaut mieux ne rien faire que le regarder. Je m'attendais à de la violence pure et dure j'ai vu un gosse qui à pris 35 ans sur la fife en 2 h 00. La scène de l'église devrait en inspirer beaucoup en France mais pas dans les églises d'ailleurs et si possible en montrant les heureux élus entrain de cramer vifs !
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 mai 2025
La seconde guerre mondiale vue par un enfant. Et plus précisément, l'invasion allemande en Union Soviétique. Et j'aime mieux vous dire, qu'à épisode historique différent bien entendu, c'est tout autre chose que la soupe gélatineuse dragibus/chantilly de Spielberg. Objectivement, il n'y a pas de doutes, c'est bien l'un des films phares de ces dernières années, c'est même un grand film tout court. Cependant, en ce qui me concerne, il se heurte au peu de goût que j'ai pour la façon qu'ont les acteurs russes de jouer et à mon manque d'atomes crochus avec la langue russe. Par contre, pour ce qui est de la mise en scène, c'est une autre histoire... Du long de ses 2h16 (que l'on ne voit pas filer), ce "Requiem pour un massacre" aligne les superbes plans avec une facilité qui passerait presque pour de l'insolence. C'est un vrai truc de cinéaste, un vrai truc de virtuose qui n'a absolument rien à envier aux prouesses techniques de Tarkovski qui avaient pourtant mis la barre très haute. A voir ou à revoir pour enrichir sa culture cinématographique ou ne pas l'appauvrir, pour ce qui est du plaisir à en retirer, autre que visuel, ce sera au cas par cas.
Sylvain COMOLET
Sylvain COMOLET

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 avril 2025
Inoubliable, poétique et terrifiant. Un film de guerre non hollywoodien, présentant la barbarie nazie avec une russian touch. Le plan séquence de fin sur le Requiem de Mozart est particulièrement remarquable
Glabule37
Glabule37

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5,0
Publiée le 15 mars 2025
Chef-d’œuvre absolue, du point de vue de la réalisation, du script, de l’acting, de la mise en scène Etc… Bref, parfait! L’un des meilleurs film jamais réalisé selon moi
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