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3,5
Publiée le 24 mars 2026
Sous son classicisme apparent (celui du récit de transmission, du mentor et de l’élève, du talent caché qui cherche à être reconnu), Finding Forrester fait circuler son attention entre deux solitudes, dans un monde où la reconnaissance, hier comme aujourd’hui, demeure conditionnelle.
La rencontre entre Jamal et Forrester déjoue d’emblée l’idée d’une transmission verticale et unilatérale. Rien ne circule ici de façon univoque : ce que l’un donne à l’autre reste toujours incertain. La transmission devient alors circulaire, apprendre revenant aussi à réveiller celui qui enseigne. L’écriture (et par extension le basket) s’y affirme comme un geste avant d’être une pensée, un rythme avant d’être un sens, comme si exister passait d’abord par un mouvement du corps, non loin d’une intuition nietzschéenne. En parallèle, les espaces (du Bronx aux institutions) dessinent une géographie de la légitimité, deux régimes d’existence où chaque déplacement expose autant qu’il élève.
De là émerge une double fragilité : celle d’un mentor hanté par son propre effacement, et celle d’un élève dont la voix ne semble exister qu’à condition d’être validée. Le film avance alors à l’image de ses personnages, à petits pas, avec prudence, parfois avec maladresse. Il n’a pas la radicalité des œuvres les plus marquantes de Gus Van Sant, mais il conserve une volonté de croire encore à la possibilité d’un passage entre les "mondes". Et c’est peut-être là qu’il trouve sa justesse : non comme une démonstration, mais comme une tentative, celle de faire exister, le temps de quelques scènes, l’idée qu’écrire (et être lu) peut encore ouvrir quelque chose.
J'ai revisionné ce film récemment et franchement, ça fonctionne toujours aussi bien. C'est le genre de drame qui prend son temps, mais qui ne nous perd jamais en route. Sean Connery est vraiment impérial dans ce rôle d'écrivain reclus, un peu bourru sur les bords, et son duo avec le jeune Rob Brown est d'une justesse assez frappante. On sent une réelle alchimie entre les deux, ce qui rend leur amitié crédible malgré le fossé générationnel et social qui les sépare. Visuellement, Gus Van Sant reste fidèle à son style, très sobre, privilégiant l'émotion et les dialogues à l'action. Le film traite de sujets importants comme l'intégrité, le talent caché et les préjugés, sans pour autant tomber dans le mélo facile ou la leçon de morale pesante. Le rythme est posé, ce qui nous permet de vraiment s'attacher à l'évolution de Jamal dans ce lycée privé qui ne lui facilite pas la tâche. Bien sûr, on peut trouver que le schéma narratif reste assez classique pour un film de mentorat, mais l'exécution est si propre qu'on se laisse porter. C'est une œuvre qui célèbre la littérature et l'importance de trouver sa propre voix. La bande originale jazzy finit de poser cette ambiance feutrée et intellectuelle qui colle parfaitement au décor new-yorkais. C'est un beau moment de cinéma, à la fois inspirant et sincère.
Une amitié improbable autour de l'écriture, dans une première partie hésitante et un peu laborieuse. Écrire pour exister, il s'agit surtout d'une réflexion sur une place à prendre, notamment lorsque l'on n'est pas du bon quartier, de la bonne classe sociale et de la bonne couleur de peau. Une jolie rencontre où les personnages de S. Connery et R. Brown s'apportent mutuellement.
J ai un souvenir magnifique concernant ce filme il est touchant , et plein de promesse pour toute génération, le jeune etudiant est époustouflant dans son rôle et l’écrivain nous touche au plus profond de l’âme, les musiques du filme qu'ont exellente ☺️ Un filme à voir et à revoir ... Effectivement il y a le clin d'œil de will huntig à la fin ce qui r’ajoute un petit plus à ce chef d’œuvre...
Copier/coller de son précédent film Will Hunting mais en nettement moins bon. Gus Van Sant qu'on a connu plus inspiré realise clairement un film de commande. C'est un peu facile, telephoné et les acteurs n'ont pas l'air très inspirés mais ça se regarde bien malgré tous ses petits défauts.
L'un des derniers films de Sean Connery, qui a su s'imposer ces dernières décennies comme une valeur sure du box office, après l'interprétation de son personnage emblématique de J.Bond, il a toujours cette présence charnelle avec la caméra, son charisme est toujours intact et ce rôle de mentor lui va comme un gant. Et pourtant, ce n'est pas de lui que le film traite, non, il est plus axé sur un ado, un jeune de Brooklyn qui a un talent inné, et on nous donnera une perspective de ses possibilités d'évolution. Même si l'ascenseur social s'offre à lui, il y a toujours les différences de classe, le talent ne suffit pas dans cette société. God Bless América et ses petits génies, oui, mais voilà, comment un jeune des quartiers pauvres peut avoir autant de talent, l'incrédulité d'un professeur et sa frustration va remettre en cause les qualités du jeune. Le film est agréable, un rien bavard, mais il ne tombe pas dans le cliché des gangs, de la violence des quartiers, non ici, on cultive la différence et les choix que nous sommes amenés à faire pour vivre et survivre. Le duo entre le mentor et le jeune sont aussi sympathique, mais on peut regretter que sur un film qui parle d'écriture, il n'y ai pas de scènes qui offrent de belles preuves d'amour aux mots. On attend cette fameuse scène de confrontation entre le mentor et le professeur, comme dans ses films de procès où, l'on se délecte des joutes verbales des avocats, mais on est vite déçu, point de grandes envolées lyriques. Au lieu de cela, on nous propose des plans sur les visages, la parole couverte d'une musique souffreteuse, et de deux trois mots pour remettre au cœur de la scène le jeune prodige. Cette scène est à l'image du film, elle se veut bien pensante mais sans réelle risque ni saveur. Alors sans être déplaisant, le film ne tire jamais le meilleur de son histoire, il survole son sujet, nous donne matière à espérer, et nous laisse sur notre faim.
Un duo d'acteurs Connery et le jeune Brown incarnent brillamment ce duo improbable, plongé dans un conte de fées, au milieu de Bronx, bercé par le basket-ball et les grands écrivains. C'est joliment mis en scène, mais l'histoire restera bien convenue et le happy end, après la sublimation du blocage émotionnel qui ronge Forrester, n'arrivera pas à nous faire sortir des clichés américains. On n'est pas dans la rudesse et le réalisme du récent Armageddon time, quant à l'admission des noirs dans les collèges huppés newyorkais. DVD vo 1 - mars 23
Un récit initiatique ultra-conventionnel et peu crédible, mais tout de même divertissant et attachant, grâce au duo séduisant formé par Sean Connery/Rob Brown. 2,75
Suivant les codes très connus du récit d'apprentissage universitaire à travers l'amitié inattendue entre un jeune défavorisé et un vieil ermite aux douleurs (faussement) secrètes ce film se distingue par ses réflexions sur la littérature ainsi que son casting convaincant. Cependant le classicisme extrême de la réalisation, des enjeux et du scénario empêche émotion forte et intérêt durable de s'immiscer en nous. Déjà vu, en bien mieux...
Un peu trop copié collé avec Will Hunting du même réalisateur ! Soit..cependant agréable à regarder... J ai bien aimé clin d œil lors de participation de Matt Damon.
Le film est certes classique et prévisible, l'histoire ressemble à celle d'autres films, mais on ne s'ennuie pas pour autant. Il a le mérite de ne pas en faire des caisses tout en offrant une fin touchante. Sean Connery est comme toujours très bon. J'ai préféré d'autre films dans le même genre ("Will Hunting" ou "L'homme sans visage"), mais celui-ci se défend.
Trop de critiques que je ne peux lire Je ne suis pas littéraire du tout Je voulais revoir ce film un jour dans ma vie que j avais vu il y a 20 ans J'avais mis 4/5 à l époque je viens de le passer à 5/5 Si l on regarde en entier (oui jusqu au bout ce film est long mais ça vaut le coup) alors à la fin il y a encore des choses qui se passent et à ne pas louper Oui pour moi ce film fait partie du top sur des centaines donc largement dans le 1% J en ai vu des dizaines de milliers lol
Bien sûr le scénario est quelque peu attendu dès lors que les personnages sont mis en place, mais quel plaisir de voir se dérouler cette histoire sans réel coup d'éclat, sur fond de talents contenus voire éphémères. Sean Connery est admirable dans un rôle d'ermite en pyjama, loin de tout film d'action. Et Rob Brown ne démérite pas en face, qui assure son rôle de jeune prodige discret. Un beau film pour une des dernières prestations de Sir Sean Connery. RIP.
Un film poussif, au scénario aussi éculé qu'improbable, accumulant les clichés à un rythme presque effrayant sur le thème du "génie génial qui ne veut pas de son don mais va finir par trouver sa voie auprès d'un mentor". Alors oui il y a Sean Connery, oui le jeune acteur était très bien, mais sinon que c'est prévisible et bien-pensant...
Avec « A la rencontre de Forrester » Gus Van Sant nous offre une fois de plus un film à la réalisation subtile, sans longueurs, où chaque personnage est parfaitement incarné. L’histoire est égrainée avec délicatesse et pourtant son scénario n’est pas tout neuf : un gamin des rues s’avère être un secrètement un génie de la littérature en plus d’être un prodige du basketball. Ses talents le propulsent dans la haute société qui n’est pas toujours très bienveillante à son égard mais le héros n’est pas seul, il est aidé par son mentor, Forrester alias Sean Conery, un écrivain à succès vivant reclus rappelant un peu Salinger. Et si certaines scènes sont jouissives pour les amateurs de littérature (Peut-on commencer une phrase par une conjonction ?) d’autres sont à la limite du potache spoiler: (Forrester qui arrive à l’ultime moment pour prouver publiquement le talent du héros) et jurent avec le ton réaliste de la narration. Un bon film donc, mais qui est tombé dans une certaine facilité qui l’empêche d’être un très bon film.