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4,0
Publiée le 28 avril 2026
Avec Traffic, Steven Soderbergh orchestre une fresque chorale d’une grande lisibilité, où les destins s’entrecroisent pour dessiner la complexité du narcotrafic. La mise en scène adopte une esthétique fragmentée, jouant sur les textures d’image et les couleurs pour différencier les points de vue. Soderbergh refuse le manichéisme, préférant exposer un système tentaculaire où chaque acteur est pris dans une logique qui le dépasse. Le film trouve sa force dans cette circulation permanente entre sphères politique, policière et intime. Une œuvre dense et engagée, qui capte avec acuité les ramifications d’un phénomène global.
Le destin croisé de plusieurs personnes qui se retrouvent liées à la drogue. Un sujet choc, parfaitement bien traité sans jamais devenir moralisateur. Réalisé par Steven Soderbergh pour ce qui est certainement son meilleur film, avec sa mise en scène qui offre une mécanique remarquablement efficace, entrainant le spectateur dès les premières minutes pour ne jamais le relâcher. Le tout porté par un casting de luxe.
Traffic de Soderbergh, c’est une fresque éclatée, un patchwork sous amphétamines qui scrute la guerre contre la drogue avec l’œil froid du chirurgien et le rythme d’un infarctus. Trois histoires, trois filtres, trois enfers — tous filmés comme si la caméra elle-même était en manque. C’est brillant, parfois trop, comme un prof de fac qui veut absolument te convaincre qu’il est cool, mais ça tape juste : l’Amérique y apparaît comme un junkie en costume, hypocrite jusqu’à l’overdose. Un film coup de poing, qui fait mal là où ça gratte encore aujourd’hui.
Réalisé en 2000 par Steven Soderbergh, Traffic s’inscrit dans la tradition du film chorale, très à la mode en cette décennie. Tourné caméra à l’épaule – à l'inverse de la tradition des grands films de mafia – le long-métrage substitue la solennité habituelle du genre par une nervosité de chaque instant, et fait le choix d'une image désaturée pour toute sa partie mexicaine, là où la partie américaine est beaucoup plus froide. Porté par une ribambelle de comédiens efficaces, le long-métrage nous dresse un état des lieux sans concession du trafic de drogue entre États-Unis et Mexique, et de ses conséquences politiques, économiques, sociales et familiales. Solide et captivant.
Un des nombreux récits sur la drogue, son trafique et ses conséquences bien dramatiques. Politique, policier, drame familiale, les 3 récits entre mêler ne se rejoignent jamais mais l'on comprend d'une certaine manière toutes les directions, conséquences avec spoiler: ce cast grandiose largement dominer par Michael Douglas juge / avocat dont l'objectif tout du long sera de mener sa guerre contre ce fléau. Fléau touchant sa jeune fille qui va simplement voir sa vie basculée du côté obscur et faire la "honte" de son père voulant tout faire pour mettre à mal cette chose. De l'autre côté, le duo comique et sérieux Don Cheadle ("Iron-Man 2", "Infinity War"...) & Luis Guzmán ("Code Black"...) mènent l'enquête sur la vie trouble d'un fort homme d'affaire soupçonner de faire jouer ce trafic de façon discrète. Jouant sa femme mais assez discrète, Catherine Zeta Jones joue la sincérité mais obtient une présence plus que mitigé, ce qui est contraire à son apparition dans la bande-annonce et son crédit d'affiche. Un récit souffrant malheureusement de longueurs à cause de ses 2h30, quasi inutile pour relater de la drogue puisqu'au bout d'un moment, les mous, les "tourne en rond" et vas et viens sans cesse des mêmes scènes font alourdir l'ensemble. Enfin, Benicio del Toro ("Wolfman", "Sicario"...) s'offre la seule partie en v.o. avec une qualité photo à remettre en question puisqu'elle remet clairement en cause la chronologie de ses scènes . Un récit donc intéressant mais finissant longuement, pourtant, le titre aura rarement été aussi respecter pour un film.
Film captivant de bout en bout, qui nous a tenus en haleine et nous a secoués. Superbe esthétique, casting d'enfer, véritable ambiance. Nous avons adoré.
Avec "Traffic", Steven Soderbergh tisse une mosaïque ambitieuse sur la lutte antidrogue à travers des récits croisés. Bien qu'audacieuse, la mise en scène avec ses filtres de couleurs distincts pour chaque intrigue n'est franchement pas très belle. Heureusement, les performances donnent une intensité à cette fresque dense et complexe.
Montage et mise en scène inspirés, avec plusieurs intrigues simultanées. Cela combiné avec une photographie en différents visuels et une caméra qui est très peu ''posée'', le film ne faiblit jamais et passe très vite. Petit bémol cependant quant au personnage de Michael Douglas qui n'a finalement aucune influence sur l'histoire. Le fait que sa fille soit toxicomane est également un peu cliché et peu vraisemblable compte tenu de son environnement familial/social et de ses performances scolaires. Casting solide, avec forcément Luis Guzman, dans un film traitant de la lutte contre le trafic de drogue depuis le Mexique. Benicio Del Toro reçoit lui l'oscar du meilleur acteur dans un second rôle. Le film obtient 4 oscars en tout (réalisateur et montage notamment). Il offre 135 rôles parlants et a été tourné dans 110 lieux différents ( et 8 villes). Michael Douglas a au début refusé le rôle, qui est alors revenu à Harrison Ford. Ce-dernier a beaucoup modifié son personnage. Au final il a du se retirer et c'est Michael Douglas qui est revenu car le rôle lui plaisait maintenant beaucoup. Steven Soderbergh est à la fois réalisateur et directeur de la photographie.
L’esthétisme soigné et novateur du film participe pour beaucoup à sa réussite. On pourrait y voir un film quasi documentaire dans certaines séquences, le réalisateur réussit pourtant à nous plonger dans son monde où les protagonistes sont tous dépassés par les évènements. Le rôle de Benicio Del Toro est particulièrement réussi. Toutefois la morale du bien qui vainc le mal, la rédemption et la propagande US est un peu lourde. Et je reste sur ma faim car il ne résout pas le problème de la demande.
Des films sur le trafic de drogues, ce n’est clairement pas ce qui manque au cinéma, seulement, pour chacun d’entre eux, on nous présente en général un pan unique de l’histoire, et c’est là que ce Traffic de Steven Soderbergh est brillant. En effet il nous plonge au plus proche du trafic mais on y découvre toutes les facettes de celui-ci dont les nombreuses victimes collatérales. Du proc de la lutte antidrogue aux cartels en passant par les familles de victimes, les agents de la DEA, les témoins, tout le monde y passe et la fresque paraît d’autant plus complète. Le scénario avec différentes histoires croisées est donc très bon mais l’aspect formel n’est pas en reste avec une mise en scène inspirée et une superbe photographie, le filtre jaune des scènes mexicaines est somptueux par exemple. Et puis il y a le casting, tous les comédiens sans exception sont au diapason, on y croit dur comme fer avec notamment un génial Benicio Del Toro une fois encore. Traffic est un grand moment de cinéma, cruel et intelligent à la fois et contrairement à beaucoup d’autres dans le même genre, il a beaucoup à raconter. Une petite bombe.
Réalisation menée du début à la fin d’une main de maître 3 histoires qui s’entre coupent , chaque histoire a sa couleur d’images Les acteurs sont bien dans leurs rôles À voir et revoir
2024. J’ai regardé le début de ce film de 2000 encensé par la critique. Irregardable, rien n’est cadré, la caméra bouge tout le temps sans raison. L’utilisation des caméras légères était une nouveauté géniale mais a fait des dégâts sur la qualité de réalisation en ce début de siècle. C’en est insupportable au point de donner le mal de mer. 1/4 de siècle plus tard, ce film ne mérite plus le regard ébahi que l’on a eu à l’époque.
Je n’ai pas été subjugué par ce Traffic de Soderbergh. Le film nous plonge en plein cœur du trafic de drogue entre le Mexique et les Etats-Unis et ce, au travers de trois histoires qui finissent par se croiser. Certes, le film bénéficie d’un énorme casting (qui fait le travail), mais j’ai trouvé le film long et n’apportant pas grand-chose que je ne sais déjà sur ce fléau qui ravage des familles quelque soit sa classe sociale. Ca se regarde mais personnellement, je n’ai pas été plus emballé que cela.
Un film juste géniallissime. 2h30 qui passent à une vitesse folle et un scénario en béton avec des acteurs au sommet. C'est clairement le meilleur film qui existe qui traite du trafic de drogue. Le film est clairement divisé en 3 histoires bien distinctes, une se passant au Mexique qui est clairement le pays d'où vient la drogue, une autre se passant à San Diego ou un gros bonnet est arrêté et où deux flics vont essayés grace à un témoin de le mettre sous les barreaux et enfin une histoire qui se passe à Cincinnati où l'on voit et ou l'on rentre dans le monde de la toxicomanie et des effets de ces drogues sur des jeunes paumés. La fin est assez excellente, à la fois pessimiste et optimiste sur certains points. Une merveilleuse photographies et une immense trouvaille qui est de montrer le Mexique dans une couleur jaunâtre et chaude et de montrer la lutte anti-drogues est Etats-Unis dans une couleur bleuâtre beaucoup plus froide comme si il n'y avait aucun espoir dans cette lutte et que les narcotraphiquants au Mexique semblent intouchable à cause notamment de la corruption qui règne dans la police locale.