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Kouto
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3,5
Publiée le 5 octobre 2025
Le réalisateur japonais Kiyoshi Kurosawa évoque le sort d’un couple dont le destin contrarié va être lié au conflit mondial au sein d’un récit d’espionnage feutré tout en ambivalence. La réalisation dont la sobriété sert d’écrin à une photographie soignée mettant en lumière deux protagonistes se lançant dans un jeu de manipulation et de trahison qui sont brillamment interprétés par deux acteurs à la justesse remarquable.
Une bonne surprise et un moment d'Histoire à raconter ! "Les amants sacrifiés" est à la fois, un thriller, mené par une romance dans un contexte historique précis et vrai. Le récit prend du temps à s'installer mais après la 1ere heure, tout se déroule à merveille : Un duo de personnages attachants, en quête de justice d'un pays qui tombe dans l'abîme. La mise en scène et l'image du film est absolument réussi, nous faisant oublier la réalité du Japon dans les années 40. Une belle réussite
Si la première demi-heure échappe à l’attention du public du fait de son côté bavard et quelque peu académique, la seconde partie apporte son lot d’élégance et l’intrigue se consolide, au travers d’un suspense qui s’intensifie et se bonifie. De plus, l’atmosphère romanesque soutient un scénario bien ficelé. Les acteurs se révèlent excellents dans leurs rôles qui dénoncent la complexité des relations humaines sur plusieurs plans : l’amour et ses vicissitudes, l’idéalisme et le patriotisme, sur fond de seconde guerre mondiale. La fin ouverte laisse plusieurs interprétations possibles, couronnant cette petite réussite.
À la veille de la guerre (1941), le conflit mondial se concentre dans l’histoire tendue et bouleversante d’un couple, remarquablement interprété, qui du doute conjugal va passer à l’engagement résistant contre les horreurs du régime. Dans un décor splendidement filmé, dans une ambiance un peu fantatstique, l’histoire aussi complexe que les rapports conjugaux va se tendre vers son issue forcément dramatique. C’est une facette du Japon en guerre originale et qui captive. Le portrait de l’héroïne qui se bat entre amour et idéalisme est particulièrement fort.
Il y avait pourtant matière à faire un bon film en corrigeant quelques grosses invraisemblances du scénario. Malheureusement, la réalisation est catastrophique, une direction d’acteurs ineptes, une mise en scène théâtrale, aucune recherche esthétique dans l’image ou lorsque c’est le cas elle tombe comme un cheveu sur la soupe (voir les 2 scènes finales parfaitement ridicules). Le film souffre d’un terrible manque de crédibilité que ne risquait pas de relever le jeu des acteurs. Les critiques presse sont incompréhensibles sauf à penser que le film soit japonais et le scénario écrit par l’auteur de l’excellent Drive my Car suffise à en faire un bon film.
Un film d d'espionnage historique assez mélo comme c est si bien le faire kurosawa. J avais beaucoup apprécié shokuzai et entre les deux rives. Celui ci m a un peu déçu s essayant au drame historique c est assez plan plan avec des longueurs qui sont assez ennuyeux. L action se situe durant la période de la seconde guerre mondiale, du côté des japonnais qui se sont alliés à Hitler. Le Japon en train de perdre cette guerre, traquent et torturent ses opposants et traîtres. C est dans ce climat que satoko marié a un industriel japonais amateur de cinéma, essaie de vivre dans l insouciance, mais après le retour se son mari d un voyage d affaire en Chine, on retrouve le cadavre d une femme dans une auberge.Les soupçons vont se diriger vers yusako son mari dont sa fidélité a son pays est tangeant. Un mélo avec une mise en scène assez plate dont l intrigue peu à peu s effiloche. Mais il reste un final impressionnant qui est dans un premier temps un hommage au film Hiroshima mon amour et le second temps, le monde qui s effondre dont satoko au début n en prenait pas la pleine mesure.
Un mélodrame romanesque au cœur du Japon lors de la Seconde Guerre mondiale, visuellement très élégant et intrigant, mais moins emballant dans la seconde partie. 3,25
Kurosawa signe un superbe thriller situé dans une époque troublée, la seconde guerre mondiale. Au film de genre, il ajoute de magnifiiques portraits humains (scénario signé Ryūsuke Hamaguchi, le réalisateur - entre autres - de Drive my car et Tadashi Nohara). La mise en scène est aussi fluide que discrète, composant de magnifiques plans.
Hamagushi, relève du cinéma japonais s associe à son maître kurosawa pour une évocation d un drame historique situé pendant 2ème guerre mondiale. Le cinéaste filmé classiquement ce récit écrit par son élève, l interprétation certes juste manque tout de même d éclat, reste un scénario intéressant, un peu long à démarrer, un peu confus dans la première partie mais gagnant en intensité par la suite. Si les deux hommes ont fait mieux chacun de leur côté, leur film commun ne manque pas d intérêt.
Certains commentateurs ont mentionné la variété des explications possibles, personnellement cela m'a beaucoup gêné de ne pas en savoir plus. Aussi le titre choisi qui aurait du etre "la femme de l'espion" est gênant : les "amants sacrifiés" ne peuvent pas être mari et femme . spoiler: Il m'a semblé que le mari donne à sa femme le mauvais film et la dénonce pour détourner les soupçons vers elle et protéger sa fuite, ( ce qui marche), parce qu'il ne lui faisait pas vraiment confiance, ou que c'était sa lutte à lui, pas la sienne qu'elle n'avait adoptée que par amour pour lui et qu'il ne voulait pas vraiment l'emmener aux Etats Unis, son projet initial étant bien de partir avec l'infirmière, sa maitresse ! Quelqu'un peut m'expliquer ce qu'il a compris ?
Quand le Japon plonge dans les zones d’ombre de son passé
Depuis 40 ans, le réalisateur Kiyoshi Kurosawa est central dans le cinéma japonais avec de vraies réussites comme Ryes of the spider, Cure, Kairo, Tokyo Sonata, Shokuzaï, ou le formidable Creepy. Devenu un maître du thriller il nous propose 115 minutes entre drame historique et film d’espionnage dignes des meilleurs Hitchcock. Kobe, 1941. Yusaku et sa femme Satoko vivent comme un couple moderne et épanoui, loin de la tension grandissante entre le Japon et l’Occident. Mais après un voyage en Mandchourie, Yusaku commence à agir étrangement… Au point d’attirer les soupçons de sa femme et des autorités. Que leur cache-t-il ? Et jusqu'où Satoko est-elle prête à aller pour le savoir ? Une valse de la paranoïa à ne pas manquer. Lion d’Argent de la Meilleure Mise en scène à la Mostra de 2020, ce film bénéficie de la participation au scénario de Ryusuke Hamaguchi, qui n’est autre que le réalisateur de l’extraordinaire Drive my car, Prix du Scénario au dernier Festival de Cannes. Ici, on nous raconte l’amour d'un couple marié pris dans une myriade d'influences extérieures, conduisant à une série de déceptions stratégiques. Mais on est très loin de la romance. Même si l’intrigue se traîne un peu durant la 1ère heure, l’accélération va croissante en même temps que le suspense. Historiquement, certaines guerres ont été menées au nom de la justice. D’autres n'étaient que des invasions. L'humanité a autant combattu par instinct de survie que par orgueil. Il est déjà difficile de croire que de telles violences aient pu être commises par des hommes politiques et des soldats. Mais ce qui questionne ici, encore une fois, c’est la manière dont cette folie finit par s’immiscer dans l’âme d’un peuple tout entier. Et comment peut-on justifier les massacres, dans une forme de consentement patriotique ? Voilà pour le fond. Quant à la forme, rien à dire, c’est superbe, décors, lumières, ambiances et surtout le jeu des acteurs. Un scénario machiavélique et une superbe réalisation. Du grand art. Le trio Yû Aoi, Issey Takahashi, Masahiro Higashide, tous bien connus des cinéphiles amateurs de cinéma nippon, est tout simplement remarquable. Ils incarnent à merveille ce jeu de manipulations, qui ce thriller historique à la fois universel et intemporel. L’Histoire est tragiquement en marche sur fond de trahisons politique et conjugal. Un film sombre, sec et lyrique à la fois. Et les occidentaux que nous sommes trouvent un intérêt tout nouveau à découvrir la part de ténèbres de l’Empire du Soleil Levant. Mais la mécanique implacable, n’étouffe pour jamais l’émotion. Du très grand cinéma japonais… pardon Cinéma avec un grand C.
Ai vu le film japonais "Les amants sacrifiés" de Kiyoshi Kurosawa. Film d'espionnage qui se déroule lors de la seconde guerre mondiale à Kobbé, on y voit un couple (les amants sacrifiés en question) dont le mari Yusaku veut dénoncer l'armée japonaise qui s'est alliée avec l'Allemagne et l'Italie, de manipulations génétiques, d'administration de virus (la peste) et de génocide sur une partie de la population. Sa femme, la très jalouse Satoko ne supporte pas les absences et le mystère grandissant autour de Yusaku. Après avoir été obligé de tout révéler à sa femme, le couple est dans l'obligation de préparer une fuite aux USA en emportant avec eux des preuves des forfaits de l'Empire Japonais. Lion d'argent à la dernière Mostra de Venise, "Les amants sacrifiés" est un film à la forme parfaite. Photographie magnifique, cadrage au cordeau, mise en scène fluide... le sujet est très intéressant même si le choix cornélien qui s'impose aux deux personnages : sacrifice à ses sentiments amoureux ou sacrifice à ses convictions politiques, trahir son couple ou bien son pays... n'est pas très nouveau. Nous pensons très souvent à Hitchcock bien évidemment et les nombreux rebondissements (pour certains prévisibles) pimentent régulièrement l'action sans la rendre pour autant palpitante. Alors d'où vient cette sensation de ne jamais entrer vraiment dans le film ? Est-ce parce que la charismatique Catherine Ringer (eh oui !!!) est juste assise à côté de moi, où est-ce dû au manque de puissance des deux comédiens qui sont très beaux mais fades ? Le scénario privilégie la narration du point de vue de Satoko, mais ce personnage féminin soupçonneux, capricieux, exclusif... manque de relief. Le mystérieux et ambigu Ysaku est bien plus intrigant et aurai mérité un traitement tout autre pour captiver l'attention du spectateur. Un film d'espionnage sans un vrai suspens, sans émotion, trop esthétisant même s'il y a de vraies idées originales de mise en scène.
Lion d’Argent à Venise, le dernier Kurozawa, qui sort ici de sa zone de confort pour un film romantico historique, est comparé par beaucoup à un suspense hitchcockien. Quel compliment pour un film au scénario retors comme un bon hitch mais à la réalisation éculée qui ferait penser que le film est resté bloqué dans les 50’s comme un bon vieux hitch. De facture très classique, cette histoire de couple dans un Japon de la seconde guerre mondiale ayant rejoint l’Allemagne et l’Italie et attendant l’attaque américaine imminente, avait tout pour emporter les spectateurs. Surtout que ce pan de la seconde guerre mondiale, vu du côté japonais, n’a pas été très exploité par le cinéma. Mais le metteur en scène semble si étranger aux intentions et à la psychologie de ses personnages, il illustre un scénario bien construit plus qu’il ne le transcende. Un film qui se déroule sans âme. TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
Kyoshi Kurosawa n'est pas un réalisateur que j'affectionne particulièrement ayant été particulièrement déçu par deux de ses films que sont "kairo" et "vers l'autre rive". Par contre j'avais beaucoup aimé "shokuzai", même si au fil du temps et l'ayant revu, je suis plus circonspect à son égard. Bref, c'est un réalisateur dont je ne vais plus voir les films. En écoutant, les critiques unanimes obtenues au masque et la plume à l'égard des " amants sacrifiés " et notant que le film avait obtenu le lion d'argent à Venise, je me décide à le voir. Réalisé de manière classique, à partir d'un sujet historique qui mêle espionnage pendant la seconde guerre mondiale et histoire d'amour, le film est à mes yeux une très bonne surprise. Mon hypothèse est que le film traite du mystère au sein du couple. Sait on toujours avec qui on est appareillé ? Jusqu'à quel point connaît on l'autre ? Ces interrogations persistent aussi chez le spectateur qui ne connaîtra finalement pas tous les détails de cette histoire. La première partie m'a semblé supérieure à la seconde et l'actrice qui interprète le rôle principal m'a paru manquer de charisme. A part ces deux points, le film est de très grande qualité. On pourrait presque conseiller à son auteur de poursuivre sur cette voie ou il excelle, plutôt que de s'appesantir sur les films fantastiques, genre auquel il est "abonné ". Les amateurs du cinéma de Kyoshi Kurosawa ne seront, bien sûr, pas de mon avis.