Si pour une raison que j'ignore vous recherchez un mauvais film, faites l'impasse sur celui là qui compte parmi les TRES MAUVAIS. Le genre de films qui me met en colère tellement c'est mauvais. Et puisque ce n'est pas la faute des acteurs, je suis davantage encore en colère car le gâchis est tel que de bons acteurs sont allés se perdre dans un film navrant. Il n'y a aucun intérêt à ce film. Platitude, ennui. A croire que je passerais un meilleur moment devant un bon vieux Thalassa, et pourtant je détestais Thalassa ...
Un artiste torturé seul sur une île isolé de tout, une auto psychanalyse grandeur nature, avec les personnes qui l'entoure au quotidien en passage flash, un film étonnant que j'ai bien aimé .
Un film, drôle, intelligent, au délicieux casting, qui amène à la réflexion. Une invitation a sa propre introspection, qui peut m’être mal à l'aise et qui pourtant serait tellement nécessaire pour certains d'entre nous. Merci Mr Canet.
DOUBLE IMPACT. L'enfer est à lui. C'est le désordre, rien n'émerge à l'horizon, Belle Ile luit et lui est pénible avec son mélange de pensées et d'anxiété. Je pense donc je lui, inconsistant. Sigmund Freud a aimé.
Un film bizarre autant qu'étrange. Guillaume Canet interprète un homme qui se parle à lui-même, mobilisant son entourage dans son imaginaire. Seul face à lui-même, isolé sur une île mystérieuse et inquiétante, il se confronte à ses démons. Ce qui crée des scènes cocasses, lorsque sa femme (Virginie Efira), apparaît soudain alors qu'il baise avec sa maîtresse (Laetitia Casta). Ou encore lorsqu'il surprend sa femme au lit avec son meilleur ami (Mathieu Kassovitz). Les seconds rôles endossent volontiers ces personnages que son imagination fait parler. Mention spéciale pour Nathalie Baye dans le rôle de la mère. J'aurais aimé une réflexion plus approfondie sur cet homme, savoir comment il sort de ce séjour à l'isolement, coupé des siens qu'il emmène avec lui. Savoir ce que devient sa composition sur le piano désaccordé. Savoir comment réagissent ses proches une fois revenu à leur contact. Peut-être à traiter dans un Lui 2 ?
Etonnant bashing sur ce film pourtant très original qui traite avec justesse les sujets lourds de la psychanalyse : la transmission, le manque d'estime de soit, l'amour physique ou pas, etc. Avec un excellente distribution en plus et pas mal d'humour. Je ne vois pas "d'accident de parcours", je vois plutôt une météoryte dans le paysage majoritairement terne du cinéma.
Film d'une grande dimension psychologique. Je recommande à tous ceux et celles qui veulent méditer sur la vie en couple et se poser les bonnes questions. Décors en plein air magnifique belle île en mer.
Le film fait un peu penser à une bouteille de soda dont on laisse fuiter le gaz: une fois que ça a fait pschitt, ne reste plus qu'un produit à la saveur plutôt limitée. C'est vraiment le sentiment qui surnage au milieu de ce trip intellectualisant: passé la petite surprise initiale dans la démarche, Lui s'avère un pensum plutôt prévisible, avec des acteurs certes pas maladroits mais desservis par une écriture assez terne et monocorde des personnages. Vu la période de sa conception, on peut comprendre sa motivation profonde et expliquer sans doute aussi par là ses grandes faiblesses et son manque de développement.
J'ai trouvé ce film très bien mais je ne le qualifierais pas de chef-d'oeuvre. Je ne m'attendais absolument pas à cela en lisant le résumé. Mais j'ai été agréablement surprise.
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0,5
Publiée le 2 août 2023
En plein confinement, l'acteur et rèalisateur Guillaume Canet nous propose sa relecture du « Clivage du Moi » . A savoir un compositeur qui part sur une île s'isoler pour trouver l'inspiration! Un homme qui va finalement y trouver des angoisses et des doutes! Comme l'a justement rèvèlè Libè à propos de ce septième long-mètrage de Canet : « bâillements et consternation . » S'il n'y avait que ça dans "Lui" (2021). Un acteur en roue libre totale jamais passionnant à suivre qui parle à toutes les personnes de sa vie, un sens du dialogue assez navrant, des longueurs à n'en plus finir...Les dècors de Belle-Île-en-Mer, les belles images en mer, la maison en bord de falaise peuvent èventuellement occuper l'oeil pendant que l'esprit sommeille bien profond! Car soyons honnête, l'ensemble est inabouti, poussif et pompeux! On ne sort de sa torpeur que lors des quelques instants avec Virginie Efira et Laetitia Casta! Et encore quand Canet ne tire pas une gueule de six pieds de long en forniquant au pieu avec l'une d'entre-elles! Quel mufle ce Guillaume...
Guillaume Canet s'offre une séance chez le psy à la vue de tous, enfin, presque : essayez de savoir ce qui tient du fictif (les troubles du personnage) ou de l'autobio cathartique (les troubles de Guillaume himself)... Pas évident, et rien ne vient contrer cette impression d'être la personnification du journal Closer, un micro tendu au-dessus de l'épaule du psychanalyste. Lui (le film... ce titre est vraiment pénible quand on en parle) est un peu comme Rock'n Roll, son film sur ses histoires (drôles comme tristes) de couple avec Marion Cotillard, car il floute volontairement la frontière du réel et du fictif, ce qui était surprenant la première fois, depuis... On s'est lassé. En-dehors de son scénario hasardeux, on constate que le film manque de punch, d'envie, se complaît à geindre au point d'en faire un divan de psy mollasson. L'idée d'être accablé par les fantômes de nos amis, ex-compagne, mais aussi par soi-même, est pourtant bien pensée, facilement identifiable (qui ne s'est jamais considéré à la troisième personne, pour faire un point, ou pour se comparer aux autres ?), et compte son lot de petites histoires tristes. Très simplement, on imagine que l'impression d'ego qui émane de Lui (le film) aurait pu être contrée par le fait d'embaucher un comédien tiers, surtout quand on est déjà réalisateur et scénariste (n'est pas Dolan qui veut, ce dernier pouvant s'offrir le luxe de l'auto-fiction cathartique car il sait détourner notre regard sur sa mise en scène, sur les émotions fortes, sur les autres personnages... Ici, on n'a à regarder que le personnage principal qui boude, sans réelle réalisation). On sauvera quand même le trucage du dédoublement de Canet à l'image, bien fait, et le côté hallucinatoire de la séance de psy qui était, à la base, une bonne idée. Le résultat sera quand même ce film tiède, mou, plaintif, jamais drôle ni triste, et à la réalisation minimale. Remettez-nous Dolan, vite.
Ma résolution pour 2023 est de regarder plus de films made in France ! Je me lance donc dans la filmographie de Virgine Efira et non de Guillaume Canet et je tombe sur "Lui". Erreur fatale ! Guillaume Canet parle de ses états d'âme du début à la fin. Le film est sauvé du coup notamment par les magnifiques Efira et Casta.Bref, les paysages sont sympas. Point final.