Conan
Note moyenne
1,7
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585 critiques spectateurs

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Ewen Blake
Ewen Blake

189 abonnés 1 301 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 février 2026
spoiler: C'est l'histoire d'un film qui fonde de grands espoirs dans ChatGPT : même la version gratuite leur permettra d'écrire des dialogues moins miteux


- Cette critique contient des spoilers -

J'ai dû voir quelques milliers de films dans ma vie et celui-ci rentre facilement dans ce top. Tout en bas.

J'ai aimé le début. La scène de naissance ultra exagérée tout comme le rite de passage adulte ont cette connerie débridée des films jouissifs qui assument leur bêtise. Mais cette débilité affolante s'inscrit dans un scénario de jeux vidéos d'une rare indigence et des dialogues moins imaginatifs qu'un porno low-cost.

Les combats combinent audacieusement violence pure avec force giclée de sang mais aussi sauts de cabri digne du cirque Pinder. Malaisant ? Pas autant que les relations entre Conan et les demoiselles qui l'entourent. Je connais des podcasteurs masculinistes néo-nazi avec plus de respect.
Comme ces derniers, Conan ne va pas aider à résoudre l'épidémie de célibat mondial. Quand une demoiselle vient vous parler d'elle, de ses incertitudes et que votre réponse c'est "j'aime me lever le matin, étriper mes ennemis et baiser" il y a peu de chance de séduire la demoiselle. Sauf ici. Après c'est la même Tamara qui après avoir passé sa vie comme moine à servir un homme et s'être enfui sur ses ordres répond à Conan : "I take instruction from no man". Faut pas chercher.

Tout comme faut pas chercher du Conan originel dans Momoa. Déjà le côté exotique de l'hawaïen ne correspond pas à l'imaginaire du barbare nordique mais surtout son jeu totalement dénué de second degré devient de plus en plus gênant à mesure que s'empile les absurdités. On se demande sincèrement comment (et pourquoi ?) il parvient à conserver son sérieux et son jeu monolithique. Il faut le voir se présenter devant chaque boss de fin de niveau avec à chaque fois les yeux pénétrés de son importance alors qu'il a dans la bouche des phrases de nanar.

Le film est étonnamment esthétique. Pas seulement parce que Conan et ses multiples conquêtes atteintes du syndrôme Lautner adorent se balader torse poil. Y'a vraiment un effort sur la photographie. La sorcière ressemble par contre à une improbable fusion entre le clown de Stephen King et la Reine d'Alice au pays des merveilles.

La conclusion du film est l'apothéose de ce chef d'oeuvre qui célèbre la débilité : "The sword we make will be yours one day. But before you wield it, you must first understand it." Quoi ??? Quel rapport ?? Qui a écrit ça, et dans quel état ?
Sophie Perret
Sophie Perret

2 abonnés 15 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 25 octobre 2025
On est plus proche de King rising d'Uwe boll que de Conan de Milius c'est une purge infâme
Nispel est un très mauvais réalisateur qui a fait deux remake plutôt sympa avec Massacre à la tronçonneuse et Vendredi 13 mais la mythologie de Conan lui échappe totalement
Pascal Ummel
Pascal Ummel

2 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 août 2025
De tous les héros de fiction américains, Conan est sans doute celui qui a été le plus maltraité au cinéma. Et de tous les fans de genres, les amateurs d’heroic fantasy et de sword & sorcery sont probablement les plus négligés.

J’ai adoré le Conan le Barbare de John Milius en 1982, que je considère comme l’un des films les mieux réalisés de tous les temps. Malheureusement, mon amour pour la franchise a commencé à décliner avec les deux navets signés Richard Fleischer : Conan le destructeur et le spin-off Red Sonja.

Concernant le Conan de 2011… Je dois dire que j’ai adoré les trente premières minutes. La partie avec Ron Perlman dans le rôle du père de Conan, l’initiation avec les “œufs de caille”, jusqu’à la scène où Conan fait avaler la clé au capitaine à qui il avait tranché le nez : là, j’y croyais. Jason Momoa, de son côté, est plutôt convaincant dans le rôle, plus proche du Conan des nouvelles de Robert E. Howard que Schwarzenegger ne l’était.

Mais tout s’effondre à cause d’un scénario stupide, centré sur un “masque d’Achéron” qui finit en pétard mouillé, des dialogues creux, des incohérences scénaristiques et, surtout, un manque total de charisme du côté des personnages féminins. Là où Milius nous offrait une Sandahl Bergman inoubliable dans le rôle de Valeria, véritable guerrière-valkyrie qui a fait tourner la tête de tous les ados des années 80, ce film nous sert une Tamara sans relief, tombant dans les clichés d’un machisme poussiéreux.

Au final, Conan the Barbarian (2011) est pour moi un énorme gâchis. Je lui mets :

⭐ pour les trente premières minutes

⭐ parce que c’est Conan, et que j’adore le personnage

⭐½ pour les effets spéciaux
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 août 2025
Cette nouvelle version offre un film d’action totalement décomplexé. Ne s’encombrant pas d’une intrigue très élaboré, ce Conan n’est qu’une surenchère de combat et d’effet spéciaux qui sont très bien réussis. Jason Momoa sans être égal à son illustre prédécesseur reste tout de même convaincant dans son rôle. On a perdu le côté film d’aventure épique de l’original pour avoir un film d’action très rythmé.
Jean Dupin
Jean Dupin

10 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 juillet 2025
Honnêtement je veins de regarder conan et je pensai etre déçu quand j'ai vue que ce n'était pas arnold mais franchement je ne suis pas déçu, Jason Momoa incrane assez bien le personnage le seul truc qui différencie les deux acteur c'est la carrure et pour le coup arnold l'avait mais je ne comprend pas les gens et la presse qui on mis une mauvaise note il faut regarder le film pour le film et avoir un avis objectif et je dis sa en étant en 2025
Jean Jacques
Jean Jacques

2 abonnés 19 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 8 mai 2025
Eh bah dis-donc, c'est rare les scénarios aussi nazes que celui de ce film. Le Conan originel est toujours aussi puissant mais celui-ci, quel navet... Quelques décors quand même sympas, mais le déluge d'action sans queue ni tête lasse très rapidement
hermes7517
hermes7517

4 abonnés 62 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 5 mai 2025
Bah, moi j'adore la fantaisy, j'adore les barbare et j'adore Conan (livres, nouvelles, et film avec Schwarzy). Je suis bon public pour les films bourrins de guerriers qui se tapent dessus, mais bon... il y a quand même des limites. ce Conan a atteint, très très vite ces fameuses limites.

C'est bourré de clichés... d'accord pour les codes mais les clichés ?
Les indiens (pourtant j'aimais bien la façon de se déplacer), le garçon exceptionnel, le gros invincible, le pirate noir si sympa, les p... si dénudées (même si ce ne sont pas censées être des p... elles le sont quand même), la sorcière (avec le teint pâle, les doigts crochus, la coiffure sophistiquée et légèrement incestueuse c'est encore mieux), les gentils prêtres (pas si gentils, mais pas bien compris leur implication dans tout ça), la fille "pure" (un peu Keira Knightley dans Pirate pour faire genre), etc. pour les amateurs ; c'est à la pelle.

Le scénario est nul. Enfin, pas vraiment nul, mais tellement revu de revu qu'on se dit "oh non..." ou "pfff..." c'est au choix.

Les décors sont ridiculement faux et même pas beaux : villes, bateau pirate (ah ah !), ruines, littoral, pleine mer (on y croit vachement)...

Le filtre posé sur la caméra tout au long du film est gênant, mais bon ça fait épique (du moins c'est ce que je me suis dit après avoir essayé de régler mon écran, parce que je ne vois aucun intérêt au truc)

Jason Momoa est plutôt beau gosse et crédible dans le rôle, mais Conan, enfant (pareil l'acteur est pas mal s'il ne jouait pas au barbare) ou adulte, fait tout le temps la tronche (c'est un barbare), c'est nul. Moi j'aurais aimé qu'il sourit ce barbare. Du coup, il n'est pas sympa et se conduit le plus souvent comme un gros c... (c'est un mâle, c'est un barbare)

Pour enrobé le tout, la musique grandiloquente est d'une pauvreté affligeante.

Je me suis ennuyée, le comble pour un film de ce genre. J'ai hésité plusieurs fois à laisser tomber, j'ai continué, parce qu'on ne sait jamais, mais pfff.... la fin dure des plombes et n'a aucun intérêt, je me la suis passée en accéléré.

Bon, c'est raté.

Sans comparer (ben si justement !), Conan le Barbare de John Milius, c'était quand même autre chose. L'histoire, les péripéties, les personnages (ah Valéria et Subotaï ! ), la musique...
Ici c'est creux.
Dommage, parce que Conan au cinéma ça peut quand même décoiffer. Ici, il n'y a pas de souffle, pas d'émotion et je n'ai éprouvé aucune sympathie ou aversion pour le moindre personnage.
ZeRainMakeR
ZeRainMakeR

1 abonné 70 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 22 novembre 2024
Comment flinguer une licence culte ? c'est simple, se reposer sur un nom connu pour attirer les fans, prendre un mauvais acteur (Momoa), un scenar bidon et des scenes d'actions nulles ...

A cause de ce navet adieu COnan 3 et un vrai remake ... N'est pas Arnold qui veut
Sébastien bonnet
Sébastien bonnet

3 abonnés 4 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 1 octobre 2024
Sans ambition, sans univers, sans moyen, sans dialogue, sans histoire et sans acteurs. Un remake d’un vide absolu… passez votre chemin il n’y à absolument rien à voir
Christophe C.
Christophe C.

17 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 août 2024
Ce film m'avait déçu la première fois, m'attendant peut-être trop à revoir un film dans le style de Conan le Barbare avec Arnold Schwarzenegger que j'adore. Après l'avoir revu, je suis finalement assez satisfait de cette nouvelle mouture de Conan. Ce n'est pas le film du siècle, mais c'est un bon divertissement pour un fan du personnage des comics.
Luuuuuuuuc
Luuuuuuuuc

26 abonnés 853 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 avril 2024
« On naît en goûtant le lait de notre mère. Lui, c’est son sang qu’il a goûté. Il est né pour se battre. »

Après plus d’une vingtaine de minutes d’une introduction assez bien foutue, avec Ron Perlman en chef courage et un jeune Leo Howard très convaincant, narrée par Morgan Freeman, on retrouve Jason Momoa dans le rôle titre et Nonso Anozie en fidèle ami (tous deux se croiseront plus tard sur Game of Thrones). S’éloignant fortement du film original de John Milius (1982), tant au niveau des décors, plus civilisés comme illustrant le haut moyen-âge sur le pourtour byzantin plutôt que la proto-histoire eurasiatique, qu’au niveau des couleurs et du ton, un peu plus drôle par moments, beaucoup plus sanglant aussi, ce Conan est un film d’aventures moderne avec ses défauts : le silence seulement rempli par l’obsédante musique de Basil Poledouris est remplacé par un verbiage souvent inutile et le scénario qui laissait dériver le personnage principal par une histoire linéaire assez banale. En outre, la réalisation (Marcus Nispel, spécialisé dans les remakes de films d’horreur des années ’70/’80) a la mauvaise idée de parfois multiplier les gros plans dans les scènes d’action rapides, ce qui brouille le visuel et enlaidit terriblement sa puissance évocatrice, malgré certaines scènes de bataille énergiques : on est souvent plus au rayon boucherie d’un supermarché que dans des confrontations épiques entre l’acier et la chair, ce qui est d’autant plus dommage que ces gros plans ont leur utilité dans des scènes plus lentes, apportant un petit côté western, jeux de regards et cicatrices au visage.

Au niveau de l’interprétation, outre les deux acteurs de l’introduction, reconnaissons que Jason Momoa, dont c’est l’un des tout premiers rôles au cinéma, ne surjoue pas encore de façon puérile et assez catastrophique comme il le fera plus tard en Aquaman (DC, 2016-2023) ou dans Dune (Denis Villeneuve, 2021). Pour le reste de la distribution, on retrouve encore Saïd Taghmaoui plutôt pas mauvais, Rose McGowan assez caricaturale, au talent pas assez exploité, Stephen Lang franchement grotesque et Rachel Nichols plutôt fadasse. On est donc dans du stéréotypé sans âme, là où l’amateurisme des interprètes de 1982 faisait mouche. La musique, enfin, n’apporte rien au récit.

Néanmoins, cette version de Conan porte aussi les qualités des films d’aventure modernes et, au regard des productions de ces vingt dernières années, je ne comprends pas les critiques assassines. Certes, ce n’est ni un chef d’oeuvre ni un spectacle aussi puissant et poético-mystique que la version de 1982, mais ça reste un bon film d’action avec un Jason Momoa tout-à-fait efficace, qui fait le job en utilisant son corps, son agilité chorégraphique et les expressions de son visage à bon escient et la plupart des effets spéciaux sont particulièrement bien intégrés à un scénario somme toute classique, avec ses passages obligés, ses situations prévisibles et ses bons moments aussi.

Histoire de boucler la boucle, on pourrait aussi comparer les deux œuvres à 20 ans d’intervalle, la première ayant inspiré une longue lignée de jeux vidéo RPG, le second s’inspirant à son tour très largement de ces mêmes jeux.
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 27 février 2024
Un navet fini, qui n'a rien en commun avec l'univers de Conan (on l'aurait vendu sous un autre titre, on n'aurait pas vu la différence), aux effets numériques atroces (vous vous rappelez de quelques films aux fonds verts à chaque plan qui se voient à mille mètres ? Ce Conan en fait amplement partie, avec un budget incompréhensible de 90 millions... Mais où est l'argent ?!), aux acteurs qui n'y croient pas, au scénario bateau, et à une vision d'auteur (Marcus Nispel, le bourrin du film d'épouvante très bas du front) qui dénote dans ce qui essaie péniblement d'être un heroic fantasy. Exit le charme des héros en peaux de bêtes (ambiance préhistoire sous un soleil de plomb), les bestioles en tous genres qui attaquent Conan et ses amis, les valeurs des héros et des méchants qui combattent pour l'honneur et le pouvoir, ici on préfère les décors romains qui bavent de partout (que c'est moche...), un filtre gris terne et un éclairage minimum (qui c'est, qui parle ?), aucun gag ni trait d'humour (que c'est sérieux et pompeux), et surtout un goût pour les scènes "cracra pour gamins" qu'on sent directement imputables au réalisateur (le héros qui triture le nez inexistant d'un homme atrophié, puis le fait longuement étriper par une foule en colère, etc...). Il nous manque vraiment, le Scharzy un peu bébête et attachant malgré sa conception "très toxique" des relations homme-femme (ce qui a à peine évolué dans cette version 2011, on traite toujours les personnages féminins comme des monstres ou des toutous : "formidable..."), car Jason Momoa est au point zéro du jeu (il reste de marbre quelle que soit l'émotion à jouer), et sa direction d'acteur ("Vas-y, encore plus ténébreux, encore plus méchant !") n'a pas dû aider. Résultat ? Aucun des personnages ne nous est un minimum sympathique, on rêve de les voir tous clamser sans exception, et le combat "épique" tant attendu à la fin est gâché par la laideur des effets numériques (1h45 d'attente pour ça...). Que vous aimiez (ou non) les anciens films avec Schwarzy, montez sur votre canasson et galopez à brides abattues loin de ce navet qui n'a rien d'un Conan, à part peut-être son côté sexiste ("exactement ce qu'il fallait garder..."), qui s'offre un panel de personnages tous détestables, des effets spéciaux atroces (mais où est l'argent ?!), et un goût pour le touche-sang puéril. Pour un titre plus proche de la réalité du film : conservez uniquement les trois premières lettres.
gotein
gotein

11 abonnés 340 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 octobre 2023
Bien sur ce film est loin du Conan de john milius mais il n'est pas si mauvais que ça et il se laisse voir sans déplaisir. Curieusement l'histoire est proche des histoires originelles de Howard avec magie , monstres, belle à sauver , et sauvagerie permanente. Le résultat est au final, loin d'être une trahison.
Marc Leparquier
Marc Leparquier

71 abonnés 121 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 septembre 2023
Certainement un film sous côté, la réalisation est parfois maladroite et les dialogues ne cassent pas trois pattes à un canard mais dans l'ensemble c'est quand même plus agréable à regarder que le Conan de 1982. Les costumes et les décors sont superbe et le film en est assez immersif. Jason Momoa porte le rôle avec un peu moins de muscle qu'Arnold mais un peu plus de talent d'acteur quand même. Stephen Lang joue superbement bien le méchant, un peu trop peut-être si bien qu'il manque à mon goût d’intérêt et c'est peut-être le point le plus négatif du film. La fille du personnage est plus intéressante mais pas forcément utilisée au mieux pour autant. Et Rachel Nichols est en revanche parfaite, un mélange idéal de douceur et de force. Evidemment ça se regarde en anglais, en Français ça perd une étoile supplémentaire. Rien d'un chef d'oeuvre mais tout pour passer un bon moment.
Oni
Oni

44 abonnés 516 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 6 janvier 2025
Conan version 2011 – Le barbare du pauvre

Ils ont osé. Prendre le nom de Conan, l'icône de la barbarie pure, pour le coller sur un patchwork de clichés en toc. Ce film, c’est l’équivalent d’un kebab froid qu’on aurait trouvé sous un siège de bus. Ils ont récupéré tout ce qu’ils pouvaient : l’intro du Seigneur des Anneaux, les ralentis de 300, et les dialogues qui feraient passer les scripts de Bioman pour du Shakespeare. Mais ne vous inquiétez pas, rien n’a été gâché : tout est recyclé, jusqu’au bon goût.

Jason Momoa en Conan, c’est comme si on avait mis un culturiste dans une pub pour une banque : il est là, il est costaud, mais il ne sert à rien. Là où Schwarzenegger incarnait une brutalité primale, Momoa ressemble à un étudiant Erasmus perdu dans un festival médiéval. Avec ses répliques comme « J'ai un droit sur elle : la MOOOOORT ! », on touche un niveau d’écriture qui ferait pleurer un scénariste de téléfilms de Noël.

Le scénario, parlons-en. Enfin, si on peut appeler ça un scénario. Une quête, une fille à sauver, un méchant qui ressemble à un manager en colère, et voilà, emballé c’est pesé. Le pire ? Même les incohérences sont incohérentes. Conan traverse Hyboria plus vite qu’un Uber Eats, le méchant explique son plan comme dans un PowerPoint, et les personnages secondaires sont tellement inutiles qu’on se demande pourquoi ils sont là. Sérieusement, même les PNJ de Skyrim ont plus de personnalité.

Les combats sont mous, les décors sentent le plastique, et les effets spéciaux… ah, les effets spéciaux. Si vous aimez les épées qui font des étincelles quand elles se touchent, ce film est pour vous. Sinon, passez votre chemin. Même les scènes d’action finissent par ressembler à un karaoké où tout le monde s’est trompé de chanson.

Et pourtant, avec un peu de recul, ce film aurait pu être un nanar mémorable. Si seulement ils avaient assumé le second degré ! Mais non, tout est joué avec un sérieux plombant, comme si on essayait de nous vendre du Shakespeare au rabais. À ce stade, c’est même plus drôle, c’est triste.

Conan version 2011, c’est un peu comme vouloir refaire Gladiator avec un budget de film étudiant et des idées récupérées sur Pinterest. Une insulte à l’original, un affront à l’héroïc fantasy, et surtout, un gros gâchis. Si vous voulez du vrai Conan, regardez le film de 1982. Celui-ci ? Laissez-le aux oubliettes, là où il appartient.

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