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The Barber : l'homme qui n'était pas là
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Guillaume.G
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4,5
Publiée le 17 mars 2026
The Barber est un film sombre digne du Faucon Maltais. Ce film est sans nul doute l’un des meilleurs films réalisés par Joël Cohen par son histoire et son intrigue
Hommage à l'ambiance des années 40, le récit reprend les codes, les personnages, les circonvolutions des films noirs pour en proposer un pastiche, caractérisé par cette distance amusée propre aux Coen. Critiquant le cynisme des avocats, les atermoiements du système judiciaire, l'incompétence des enquêteurs, l'intrigue suit un homme désabusé, effacé, résigné, qui se laisse pourtant aller à des espoirs insensés sans qu'il apprenne de ses erreurs, le rendant autant ridicule que pathétique. Portée par un impeccable casting, cette dramatique histoire mélancolique en deux parties porte un regard sarcastique, lucide, pessimiste sur le genre humain. Une caustique illustration de l'ironie tragique.
Neuvième long métrage des frères Coen et une première petite baisse de régime après leurs succès des années précédentes. Mais s'il y a une constante dans leur cinéma, c'est la qualité de la mise en scène et de la photographie. Et ici encore on est gâté avec un magnifique noir et blanc, un jeu de lumière splendide et une réalisation des plus soignées. Autre gros point fort du film : son casting. Une brochette d'acteurs investis et à la présence écrasante. En revanche, le scénario m'a un peu moins emballé. Un peu trop classique et sage, surtout pour les frères Coen. Il y a bien quelques fulgurances dans ce polar noir à l'ancienne. Pas le meilleur de leur filmographie mais un bon film tout de même.
Un film bien singulier comme les frères Coen en ont le secret. La mise en scène est précise, dans un superbe noir et blanc. Il est question d’un coiffeur qui pour monter une affaire monte un chantage où les choses finiront par déraper, incarné par un taciturne Bill Bob Thornton dont la voix narrative berce tout le long-métrage. D’une grande élégance.
Modeste coiffeur dans une ville de province, Ed Crane aspire à changer de vie. L'occasion lui est peut-être donnée en finançant le projet commercial innovant d'un client de passage. Il lui faut juste trouver la mise de fonds... On reconnait les intrigues des frères Coen à la succession tragi-comique d'impondérables venant perturber un projet, généralement criminel, a priori simple. "The Barber" n'est pas précisément, dans le ton ou dans la forme, une comédie, mais les incidents qui accablent Ed Crane relèvent d'une ironie du sort dont le principal effet est d'incorporer une touche de dérision dans un sombre drame. Austère et taciturne, le coiffeur ne peut lutter contre le destin et subit désormais les contingences de l'acte qu'il a initié et maitrisé...pas longtemps. Tourné en noir et blanc, élégant et soigné, voire esthétisant, le film des Coen a pour décor, récurrent, celui d'une Amérique provinciale et rétro (les années 50). Je n'ai pas trouvé ici, cependant, aux personnages et au scénario, la même saveur, la fantaisie ou la malice que j'ai aimées dans "Fargo" ou "Blood simple". De fait, le récit lent de "The Barber" n'est pas sans quelques langueurs, l'intrigue n'étant ni véritablement surprenante ni aussi caustique qu'attendu.
Ah, LE film !!! Du grand art, un chef-d’œuvre absolu, magnifique, les touches de mon clavier m’en tombent. Un scénario diabolique, une interprétation magistrale, une grande leçon de cinéma pour tous ceux qui pensent que pour faire un bon film il faut à tout prix des millions de dollars en effets spéciaux. La photographie noir et blanc est superbe, avec de nombreux effets d’ombre et d’éclairage. Sans compter un suspense et des rebondissements subtils tout du long, du long de la musique du grand Beethoven. Et puis, le casting ! Billy Bob Thornton (impressionnant), Frances McDormand, James Gandolfini, Scarlett Johansson ! Vraiment, quel film !
Je retrouve les frères Coen que j’aimais dans des films sérieux et ça fait plaisir parce que j’en ai marre de me taper des comédies un peu nul tel que l’affreux « la ballade de Buster Scrugge ». Joel Coen nous offre un film extrêmement bien mis en scène avec un cadrage très précis et une utilisation du noir et blanc incroyable, grâce a l’éclairage qui est particulièrement bien maîtrisé. La photographie est exceptionnelle, normal c’est Roger Deakins mais il ne faut jamais rappeler que c’est un génie dans on domaine.
Billy Bob Thornton joue un personnage particulièrement charismatique et qui parle peu et il le fait très bien, Franges McDormand est géniale comme d’habitude, dommage pour son personnage. Scarlett Johansson qui ne sert strictement à rien à part causer beaucoup d’ennuis à Ed à la fin du film. J’ai trouvé Tony Shalhoub génial et plein d’énergie et James Gandolfini était un acteur exceptionnel, mais à son âme. Le scénario est particulièrement complexe et rempli de rebondissements, ce qui le rend si intéressant.
L'anti-héros de cette histoire narrée à la 1ère personne ressemble à un détective privé tout droit sorti d'un film des années '40-'50, habillé de cette manière, parlant (peu) de cette manière, fumant de cette manière, en noir et blanc. Concrètement, pourtant, il est à l'exact opposé du cliché viriliste à la Humphrey Bogart. Il subit. Sa femme, son boulot, son patron, le patron et amant de sa femme, la veuve de celui-ci, sa belle-famille, l'escroc qui l'arnaque. The Barber est une histoire sordide dans une routine qui ne l'est pas moins, celle de petits boutiquiers qui rêvent juste d'ouvrir une autre boutique.
Ed s'emmerde et ne parle quasiment pas, entouré de gens qui parlent trop de choses inutiles. Et Ed rêve d'un nouveau départ, actionnaire majoritaire d'une boutique de nettoyage à sec ou impresario de la fille de son ami, celle qui joue gentiment des sonates de Beethoven.
On sait l'importance des points de vue chez les frères Coen. Cette fois, le film est entièrement tourné selon celui du personnage principal, qui subit ce qu'il a engendré comme il a subi sa vie. On retrouve ainsi l'absurde kafkaïen et la satire sociale chère aux réalisateurs, avec un détour assez malsain du côté de chez Nabokov et Kubrick, un autre du côté de chez Camus. Notons que l'histoire se déroule à Santa Rosa où Hitchcock, autre figure inspiratrice des deux frères, situait l'action de L'Ombre d'un doute.
Au final, c'est un film des frères Coen, bourré de références, lent mais jamais ennuyeux, une chronique du dérisoire, un conte moral immoral.
Le film est vraiment bien ficelé, et son déroulé s'articule vraiment bien. Les personnages sont intéressants que se soit les principaux ou les secondaires.
J ai beaucoup apprécié ce film dans la tradition des polars en noir et blanc. Un très bon scenarios servi par d excellents acteurs. Un suspens subtilement dose. Une fin inattendue. Je recommande ce film malgré un rythme qui peut paraitre lent.
Il est clair que les frères Cohen qui ont écrit le scénario ont soigneusement planifié le style visuel du film. Le contraste entre la lumière et l'ombre, la mode vestimentaire de la fin des années 40, la fumée de cigarette omniprésente et même l'utilisation du noir et blanc au lieu de la couleur. Il est également clair qu'ils n'ont pas retenu la leçon la plus importante: divertir ! Je pense que les frères Coen sont des gars très talentueux, mais je préfère vraiment leurs anciens films comme The Big Lebowski ou Barton Fink par rapport aux nouveaux. Je n'étais pas fou de Fargo mais ici c'est ennuyeux et prétentieux. Donc une étoile quand même parce que ce sont eux (navré mais ça ne mérite pas plus)....