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christophe R.
14 abonnés
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4,0
Publiée le 19 mai 2023
Une belle histoire entre un vendeur qui ne veut pas partir en retraite et sa cheffe. Le film illustre également la dureté qu’il peut y avoir dans les relations professionnelles. Un film à la fois tendre et cruel. C’est bien réalisé tout en douceur.
Florence Vignon actrice et co scénariste de film attachants comme "Le Fils de l'épicier" revient avec une oeuvre attachante entre film social et badinerie sentimentale.
Pour décrocher un CDI dans l’entreprise de papier peint qui vient de l’engager, Clémence Alpharo, doit pousser Henri Giffard, VRP en fin de parcours, vers une retraite anticipée. Il faut rajeunir l’image de la petite boite. Mais Giffard refuse. Son travail semble être la seule chose qui donne encore un sens à sa vie. Coincée entre la perspective d’un avenir professionnel qui lui permettrait de fuir ses problèmes familiaux et l’affection inattendue qu’elle éprouve pour le VRP, Clémence va devoir choisir…
Jacques Gamblin est parfait comme à son habitude et est épaulé par Zita Hanrot découverte dans Marie Colère.
L'ensemble fonctionne parfaitement avec un air de Tandem ( Patrice Leconte ).
Dans le cinéma depuis une trentaine d’années comme actrice et comme scénariste, Florence Vignon s’est enfin risquée à réaliser son premier long métrage et, devant la grande qualité de son film, on en vient à regretter qu’elle ait attendu aussi longtemps. La sobriété et la justesse de sa réalisation sont renforcées par les remarquables interprétations de Zita Hanrot et de Jacques Gamblin. Critique complète sur https://www.critique-film.fr/critique-lhomme-debout/
Très bon film qui dénonce la difficile collaboration entre les gens au travail entre ceux que l'on veut virer et les jeunes que l'on presse comme des citrons au milieu d'une direction impitoyable, belles interprétations
La guerre générationnelle fait rage dans les entreprises et les vieux sont poussés vers la sortie, même quand ils sont encore verts et performants comme c'est le cas de notre personnage joué formidablement par Jacques Gamblin. Mais les choses se passeront différemment grâce à l'empathie qui se crée entre une jeune recrue et notre vieux croûton qui performe plus que jamais. Donc une note d'optimisme dans ce monde de brutes. A voir si vous broyez du noir.
Enfin un film tout en délicatesse et en intelligence ! On ne prend pas le spectateur pour un gogo, on ne lui met pas une pâtée toute faite dans le bec, au contraire, on l'invite à penser, à entrer dans le face à face entre ce vieux représentant et sa cheffe. Le parti-pris des nombreux gros plans (très bien mis en valeur par l'éclairage) nous projette dans leur intimité. Un petit bijou qui pourrait bien devenir un film culte.
Je ne comprends pas trop la note négative du film, certes il a des défauts, mais il a une qualité qui m’a plu, le clin d’œil au réalisateur argentin Carlos Saurin ???J’y ai pensé vers la fin du film, mais le scénario manque de poésie, les dialogues manquent de silences, cela manque aussi de paysages et d’un refrain musical, pour égaler le maitre argentin…..mais j’ai ressenti l’influence sud-américaine chez Florence Vignon, qui peut sans doute progresse dans la mise en scène…..D’ailleurs le film se termine au chili, par une superbe chanson sud-américaine. Je reprocherai le jeun un peu « sec » des acteurs Jacques Gamblin en tête, et je le répète le manque de poésie spoiler: (j’ai noté seulement deux scènes l’abri bus et le karting) ….Bon il y a des progrès à faire donc, mais il faut suivre cette réalisatrice, la fin est très émouvante……à vous de voir……
Formidable comédie sociale en cette époque où la question du travail est si malmenée car elle raconte à rebours de l'actualité l'histoire d'un homme qui ne veut pas partir à la retraite. Il a aimé son métier, dédié sa vie à des rites, y a sacrifié beaucoup et perdrait le fil de son destin en partant. En creux, avec des pointes de burlesque et des trouées de poésie comme le corps acrobatique et le regard perçant de Jacques Gamblin le permettent, apparaissent les questions brûlantes de la place qu'on occupe. Rencontre de deux solitudes fécondées par leur rôle contraire (l'une doit prouver à son chef qu'elle parviendra à convaincre l'autre qui s'accroche de quitter les lieux alors qu'elle ferait mieux de retrouver la route de ses origines) il est aussi le miroir lumineux de nos choix possibles, pour faire tourner un destin. Bravo Florence Vignon d'avoir adapté le livre de Thierry Beinstingel et d'avoir réalisé ce film avec tant de talent!
Un film touchant, loufoque, tendre et qui réussit le pari à s'inscrire à la fois dans la réalité et dans un conte intimiste. De beaux personnages (Jacques Gamblin exceptionnel! mais aussi tous les autres personnages Zita Hanrot et Tatiana Goussef pour ne citer qu'eux) qui chacun compose avec sa solitude et ses démons. On en ressort avec la banane! Un film qui fait du bien! Courez-y!
Un film bouleversant, Zita Hanrot et Jacques Gamblin sont magnifiques dans leur jeu, sensible, drôle et touchant. J'ai beaucoup aimé l'univers de comédie loufoque, la poésie du film, sa très belle lumière et les émotions fortes que ce film provoque. À voir absolument !
Florence Vignon, qu’on connaissait comme scénariste talentueuse, a bien fait de passer cette fois derrière la caméra ! Un film subtil, léger et profond à la fois -une approche tout en délicatesse de notre monde en changement. Juste la dose d’humour et d’espoir qu’il nous faut ! En outre, Jacques Gamblin et Zita Enroth sont simplement éblouissants ! Un film comme on aimerait en voir davantage dans le paysage cinématographique français.
Un commercial de papier peint refuse de prendre sa retraite. Le patron, prêt à tout pour s’en séparer envoie donc la nouvelle responsable des ressources humaines pour le convaincre mais elle va se lier d’amitié avec ce dernier. Honnêtement le film est mignon par moment mais très fade trop souvent.
Film très sensible et poétique. Jacques Gamblin et Zita Hanrot sont magnifiques. L’histoire est très actuelle, très bien filmée avec une vraie musique : un film d'une telle qualité est devenu rare de nos jours.
"L'Homme debout" présente un récit intéressant malgré un rythme légèrement lent. Il aborde de manière pertinente les rapports de force dans le monde du travail, offrant une vision réaliste de cet environnement brutal. Le traitement de l'exploitation subie par le personnage principal est bouleversant, créant une forte empathie et une puissante charge émotionnelle. Cependant, l'axe narratif lié à Clémence est déroutant, certains éléments étant essentiels tandis que d'autres sont inutiles. La nécessité d'un CDI pour échapper à la misère est traitée de manière convaincante, permettant de comprendre les enjeux du protagoniste sans porter de jugement sévère sur lui. Malheureusement, l'histoire de la sœur mentalement instable semble superflue et n'apporte rien à l'intrigue. Les performances de Zita Hanrot et Jacques Gamblin sont parfaites, leur interprétation exceptionnelle permettant de comprendre et de s'attacher aux personnages. Leur chimie est palpable et leur jeu individuel est remarquable, transmettant la complexité émotionnelle de leurs rôles et contribuant à l'immersion dans l'histoire.
Un tel film sur la réalité du monde du travail est rare à notre époque. Il sonne juste sans misérabilisme, ni optimisme exagéré. Jacques Gamblin est très convaincant et Zita Hanrot (déjà remarquée dans "Rouge") campe avec crédibilité une jeune employée aux prises avec les premières désillusions de sa vie professionnelle. Les personnages secondaires sont très réussis. Les images sont étonnantes de beauté (à l'image de nos vieux papiers peints) et la musique vient compléter l'émotion que l'on ressent tout au long de ce film sans temps mort. J'ai apprécié la place qu'on donne à Rimbaud : le monde du travail est poétique, on l'oublie trop souvent.