Note moyenne
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Absolument infect, le patriarche égocentrique, méprisant, plaintif, fainéant, profiteur, opportuniste, manipulateur, lâche, un géniteur déplorable, se permet d’initier ses petits-enfants au vol, à l’irrespect, à une bêtise déguisée en liberté d’esprit et la mise en scène ose le vendre comme une évolution positive! Sans demi-mesure, les choix d’éducation sont réduits à une protection obsessionnelle, à du coaching démesurément ambitieux ou à une indifférence ennuyée… Même si on lui reconnait une patte colorée, un cadrage précis, un ton fantaisiste, Wes Anderson en refusant de traiter tout sujet sérieux sur un ton véritablement dramatique, verse dans l’extravagance absurde ou la distance émotionnelle - et sans réussir à nous faire rire. Reste un casting prestigieux, à l’aise dans cet univers si particulier…
Un film une fois de plus esthétiquement irréprochable avec un casting haut de gamme, Angélica Huston en tête. Quelques longueurs toutefois, mais une très belle impression d'ensemble dans une légèreté mélancolique.
Quel film incroyable, la musique est de folie. Les décors topissimes . Les acteurs nous transporte, un pur génie WES . Tous les sentiments défilent à toutes vitesses. Bravo
Avec un casting xxl (Gene Hackman, Angelica Huston, les frères Wilson (Owen et Luke), Ben Stiller, Gwyneth Paltrow, Bil Muray, Dany Glover), on pouvait se dire que Wes Anderson allait nous proposer un film jubilatoire, décalé, plein d'humour.
Alors oui cette comédie est décalée, elle a son propre univers déjanté. Mais que c'est lent et ennuyant.
Petit 2 sur 5
Alors oui cette comédie est décalée, elle a son propre univers déjanté. Mais que c'est lent et ennuyant.
Petit 2 sur 5
Extrêmement perché, trop, à vrai dire. À la faveur d'un montage trop vitaminé et de beaucoup trop de personnages, Wes Anderson nous perd dans son univers hyper perché.
Dommage.
Dommage.
Il paraît que le slogan qui accompagnait la sortie du film était "Family is not a word, it's a sentence." On n'est pas déçu: absence, deuil, suicide, inceste font imploser les relations familiales. Comment reconstruire sur ce champ de ruine? La réponse pourrait être sinistre mais elle est traitée avec une légèreté de trait, une drôlerie et une grâce stylisée, digne de la comédie classique américaine.
Cette comédie dramatique de De Wes Anderson met en image les déboires de la famille Tannenbaum à travers les yeux du père Tannenbaum, un escroc ayant fait de la prison et voulant renouer avec sa famille qui a depuis bien grandi. Doté d’une mise en scène ( plutôt littéraire) et d’images assez original avec un côté rétro moderne, le tout met en avant l’antipathie de cette famille que le spectateur aura à loisir d’apprécier ou détester.
On sent que le réalisateur tient correctement son sujet, l’enjeu familial est certain mais des longueurs peuvent nous faire perdre le fil.
Il reste que cinématographiquement, le film est attrayant, beau, plutôt bien écrit et assez unique dans son genre.
Une œuvre originale.
On sent que le réalisateur tient correctement son sujet, l’enjeu familial est certain mais des longueurs peuvent nous faire perdre le fil.
Il reste que cinématographiquement, le film est attrayant, beau, plutôt bien écrit et assez unique dans son genre.
Une œuvre originale.
Attention à ne pas montrer ce film incestueux à vos proches !! Wes Anderson joue sur un ton soi-disant innocent mais c'est bien de l'inceste qu'il montre à l'écran. Non un frère et une soeur ne peuvent pas s'aimer romantiquement, l'inceste c'est de la domination. Le fait qu'un des deux soit adopté ne change rien, c'est toujours aussi grave.
Un des premiers films de Wes Anderson où son style commence à se faire ressentir. Peu de sourire ou de rire dans ce film mais une mélancolie laconique qui envie les personnages colorées à l'opposé de joie de vivre.
Une comédie dramatique ou plutôt un drame comique, à l’esthétique parfaite. Cette farce, servie par un casting impeccable, aborde des thèmes graves avec légèreté. Wes Anderson signe ici une réussite totale.
Le réalisateur Wes Anderson brosse le portrait d’une famille aux membres hors du commun mais sombrant dans une certaine mélancolie jusqu’au retour dans leur foyer du père de famille. Un film très inégal mais qui confirme le goût du cinéaste pour un univers décalé et coloré avec des protagonistes originaux et qui bénéficie pour la première fois d’une distribution prestigieuse qu’il dirige avec maitrise.
Le plus triste et le plus émouvant des Wes Anderson. Ce film est d'une justesse mélancolique parfaite. Le premier film de Wes Anderson à avoir ce choix de couleurs et de plan parfait et on peut dire que c'est réussi. Le petit défaut de ce film c'est qu'il n'est en rien exceptionnel et marquant
La Famille Tenenbaum séduit par son univers unique et son esthétique très marquée, typique de Wes Anderson. Le casting est remarquable, avec Gene Hackman en patriarche excentrique et un ensemble d’acteurs très justes.
Cependant, si le ton décalé et l’humour noir fonctionnent par moments, le film peut aussi sembler un peu froid et distancié, ce qui empêche de s’attacher pleinement aux personnages. Certains trouveront le rythme inégal et les situations parfois trop stylisées au détriment de l’émotion.
Un film original et charmant, mais qui ne touche pas toujours au cœur.
Cependant, si le ton décalé et l’humour noir fonctionnent par moments, le film peut aussi sembler un peu froid et distancié, ce qui empêche de s’attacher pleinement aux personnages. Certains trouveront le rythme inégal et les situations parfois trop stylisées au détriment de l’émotion.
Un film original et charmant, mais qui ne touche pas toujours au cœur.
Avec La famille Tenenbaum, Wes Anderson affine son style. Sous ses allures de comédie burlesque, le film donne à voir une famille de prodiges déchus, prisonniers d’une gloire enfantine qui s’est étiolé.
Si La famille Tenenbaum est une tragédie, c’est une tragédie à contretemps, où la douleur est désamorcée par la stylisation, où le désastre se joue avec la politesse du plan symétrique et du montage en tableaux.
Dès l’ouverture, Alec Baldwin, narrateur, nous livre la biographie des enfants Tenenbaum : Chas, génie de la finance ; Margot, dramaturge précoce ; Richie, prodige du tennis. À eux trois, ils incarnent le fantasme du génie enfantin, figure obsédante du récit occidental.
Mais La famille Tenenbaum est le récit d’un rendez-vous manqué avec la grandeur. L’âge adulte n’est pas ici l’accomplissement d’un destin, mais l’usure progressive d’un éclat précoce. Chas, autrefois visionnaire, n’est plus qu’un père paranoïaque, obsédé par la sécurité après la mort de sa femme. Margot, figure de l’enfant prodige, est devenue une femme désabusée, enfermée dans un mariage sans amour. Richie, dont l’effondrement en plein match est devenu une légende tragique, vit reclus sur un paquebot.
Les Tenenbaum ne parviennent pas à se réinventer, car leur gloire passée les fige dans une identité qu’ils ne savent plus habiter. Ils sont comme les décors surchargés du film : figés dans un temps qui n’existe plus, incapables de sortir du musée de leur propre légende.
Au cœur du chaos familial trône Royal Tenenbaum (Gene Hackman), patriarche irresponsable, mythomane, père absent qui revient en simulant une maladie pour se réinsérer dans la vie de ses enfants. À lui seul, il incarne la double nature du film : figure toxique, mais moteur du récit, destructeur et réparateur tout à la fois.
Son imposture initiale est une métaphore : en inventant une maladie, il force ses enfants à confronter la leur. Il les oblige à briser l’inertie, à reformer un semblant de foyer, même sous le prétexte d’un mensonge. Anderson ne cède à aucune morale convenue : la réconciliation ne passe pas par la vérité, mais par le jeu. C’est en reprenant son rôle de père, même sous un prétexte fallacieux, que Royal réintroduit du mouvement dans une famille figée.
Son retour ne guérit rien, mais il provoque. Il fait remonter à la surface les blessures, les amours impossibles, les rancœurs mal digérées. Il est à la fois le poison et le remède, l’homme qui a brisé ses enfants et celui qui, en assumant enfin son propre chaos, leur permet d’accepter le leur.
La mise en scène d’Anderson est plus qu’un exercice esthétique : elle traduit la distance entre ses personnages et leurs émotions. Chaque plan compose un tableau où tout semble parfaitement agencé.
Les décors surchargés racontent une histoire de stagnation : Margot porte toujours sa barrette d’enfant, Richie ne quitte jamais son bandeau de tennis, Chas entraîne ses fils comme si la vie était une perpétuelle crise à anticiper. Tout est resté figé dans une esthétique du passé, incapable d’évoluer.
L’utilisation d’une bande-son pop britannique des années 60 et 70 joue sur le même décalage. Chaque morceau, de Me and Julio Down by the Schoolyard à Ruby Tuesday, agit comme un contrepoint ironique, soulignant la théâtralité de la tristesse.
La famille Tenenbaum ne se conclut pas par une réconciliation miraculeuse. Il n’y a pas de catharsis, seulement une forme d’apaisement. Chas, obsédé par la sécurité, accepte enfin l’incertitude. Margot reprend l’écriture sans que l’on sache si elle retrouvera son talent. Richie ne fuit plus.
Enfin, la mort de Royal est filmée sans emphase. Il disparaît comme il a vécu, dans une mise en scène discrète, presque anodine. Sa tombe ne porte qu’une épitaphe minimaliste, comme si, à la fin, le mythe du patriarche s’effaçait pour laisser place à autre chose.
Si La famille Tenenbaum est une tragédie, c’est une tragédie à contretemps, où la douleur est désamorcée par la stylisation, où le désastre se joue avec la politesse du plan symétrique et du montage en tableaux.
Dès l’ouverture, Alec Baldwin, narrateur, nous livre la biographie des enfants Tenenbaum : Chas, génie de la finance ; Margot, dramaturge précoce ; Richie, prodige du tennis. À eux trois, ils incarnent le fantasme du génie enfantin, figure obsédante du récit occidental.
Mais La famille Tenenbaum est le récit d’un rendez-vous manqué avec la grandeur. L’âge adulte n’est pas ici l’accomplissement d’un destin, mais l’usure progressive d’un éclat précoce. Chas, autrefois visionnaire, n’est plus qu’un père paranoïaque, obsédé par la sécurité après la mort de sa femme. Margot, figure de l’enfant prodige, est devenue une femme désabusée, enfermée dans un mariage sans amour. Richie, dont l’effondrement en plein match est devenu une légende tragique, vit reclus sur un paquebot.
Les Tenenbaum ne parviennent pas à se réinventer, car leur gloire passée les fige dans une identité qu’ils ne savent plus habiter. Ils sont comme les décors surchargés du film : figés dans un temps qui n’existe plus, incapables de sortir du musée de leur propre légende.
Au cœur du chaos familial trône Royal Tenenbaum (Gene Hackman), patriarche irresponsable, mythomane, père absent qui revient en simulant une maladie pour se réinsérer dans la vie de ses enfants. À lui seul, il incarne la double nature du film : figure toxique, mais moteur du récit, destructeur et réparateur tout à la fois.
Son imposture initiale est une métaphore : en inventant une maladie, il force ses enfants à confronter la leur. Il les oblige à briser l’inertie, à reformer un semblant de foyer, même sous le prétexte d’un mensonge. Anderson ne cède à aucune morale convenue : la réconciliation ne passe pas par la vérité, mais par le jeu. C’est en reprenant son rôle de père, même sous un prétexte fallacieux, que Royal réintroduit du mouvement dans une famille figée.
Son retour ne guérit rien, mais il provoque. Il fait remonter à la surface les blessures, les amours impossibles, les rancœurs mal digérées. Il est à la fois le poison et le remède, l’homme qui a brisé ses enfants et celui qui, en assumant enfin son propre chaos, leur permet d’accepter le leur.
La mise en scène d’Anderson est plus qu’un exercice esthétique : elle traduit la distance entre ses personnages et leurs émotions. Chaque plan compose un tableau où tout semble parfaitement agencé.
Les décors surchargés racontent une histoire de stagnation : Margot porte toujours sa barrette d’enfant, Richie ne quitte jamais son bandeau de tennis, Chas entraîne ses fils comme si la vie était une perpétuelle crise à anticiper. Tout est resté figé dans une esthétique du passé, incapable d’évoluer.
L’utilisation d’une bande-son pop britannique des années 60 et 70 joue sur le même décalage. Chaque morceau, de Me and Julio Down by the Schoolyard à Ruby Tuesday, agit comme un contrepoint ironique, soulignant la théâtralité de la tristesse.
La famille Tenenbaum ne se conclut pas par une réconciliation miraculeuse. Il n’y a pas de catharsis, seulement une forme d’apaisement. Chas, obsédé par la sécurité, accepte enfin l’incertitude. Margot reprend l’écriture sans que l’on sache si elle retrouvera son talent. Richie ne fuit plus.
Enfin, la mort de Royal est filmée sans emphase. Il disparaît comme il a vécu, dans une mise en scène discrète, presque anodine. Sa tombe ne porte qu’une épitaphe minimaliste, comme si, à la fin, le mythe du patriarche s’effaçait pour laisser place à autre chose.
Un très bon film où l'on oscille entre le rire et des moments plutôt émouvants, et ce malgré l'aspect burlesque et décalé du film.
Une réalisation originale et plaisante, qui change de ce qu'on voit la plupart du temps : un narrateur pour nous expliquer l'histoire, des personnages avec des histoires et anecdotes on ne peut plus originales, des retours en arrière très dynamique pour nous illustrer des moments précis... bref on ne s'ennuie pas une seconde.
Et puis on s'attache au fur et à mesure à cette famille où personne ne semble sain d'esprit.
Une réalisation originale et plaisante, qui change de ce qu'on voit la plupart du temps : un narrateur pour nous expliquer l'histoire, des personnages avec des histoires et anecdotes on ne peut plus originales, des retours en arrière très dynamique pour nous illustrer des moments précis... bref on ne s'ennuie pas une seconde.
Et puis on s'attache au fur et à mesure à cette famille où personne ne semble sain d'esprit.
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