Molinaro adapte la pièce de théâtre d’une manière fidèle et efficace, y apportant son savoir-faire en matière de burlesque sans trop l’appuyer de sorte à générer une atmosphère capable de mêler la délicatesse au comique. Malgré quelques longueurs et une fin somme toute bâclée, on passe un agréable moment en compagnie d’excellents acteurs qui s’en donnent ici à cœur joie. Sans jamais tomber dans le vulgaire ou l’insulte, La Cage aux folles agit comme un espace de révélation comique où le comédien ose se travestir – ce qu’il fait d’ailleurs à chaque film, d’une certaine manière – et défend par la même occasion le droit à une sexualité autre.
Quelle joie de retrouver Zaza & Renato !! On ne s'en lasse pas !! Cette comédie est culte !! On s'amuse encore des extravagances de Serrault et des répliques de Galabru !! Deux ou trois scènes sont encore hilarantes 30 ans après !! Un chef d'oeuvre à voir et revoir sans modération !
On dira ce qu'on voudra mais les gays français doivent beaucoup au film "la cage aux folles"... En effet, malgré d'énormes clichés gros comme des camions, le film d'Edouard Molinaro a permis de désacraliser le ghetto gay en le rendant moins honteux et plus "gai"... Des scènes cultes à gogo... Un Michel Serrault en grande forme entourés par d'autres acteurs non moins méritants... Le film a eu un tel succès qu'il s'est exporté outre manche avec "the birdcage" aux USA... 2 autres suites ont été également tournées avec moins de succès... La Cage aux folles restera pour moi THE film culte qui engendra bien d'autres enfants mais aucun d'eux n'aura une telle popularité...
L'adaptation cinéma de la pièce de Jean Poiret connut un grand succès commercial,et eu droit à 2 suites de médiocre qualité."La cage aux folles"(1978)reste une des comédies francophones les mieux orchestrées.Renato et Albin sont un couple stable d'homosexuels à la tête d'un cabaret.Leur vie est bien réglée,jusqu'à ce que le fils de Renato vienne annonçer son mariage et la rencontre avec la future belle-famille...Les situations théâtrales s'enchaînent en prenant le temps de développer les enjeux et les caractères.La première partie parvient à rendre attendrissant un couple de gay(ce qui n'était pas gagné à ce moment là),alors que la seconde partie se met sur les rails du cllassqiue vaudeville.Michel Serrault parvient à alterner une interprétation de folle criant dans les aiguës,avec d'autres séquences plus lucides.Son duo avec Ugo Tognazzi,le réfléchi,est devenu célèbre.Mais c'est Michel Galabru qui se taille la part du lion,en ministre réac,obligé de se travestir pour échapper à une horde de paparazzis!Diffcile de dire si les homosexuels sont représentés de façon caricaturale ou de façon progressiste.Si les dialogues sont piquants,l'histoire ne se prêtait que moyennement à l'exercice cinématographique.
Une comédie populaire et irrésistible qui aura donné à Michel Serrault l'un ses meilleurs rôles au cinéma. Certaines scènes sont hilarantes et les situations imprévues cocasses (surtout la fin). De plus la composition de Michel Galabru est parfaite. Une comédie culte.
Une oeuvre culte qui malheureusement voit ses quiproquos vieillir de plus en plus mal!! !RESTE l'interprétation de Michel Serrault impeccable et la participation caustique comme toujours (ou souvent) de galabru!
Il n'y a vraiment rien de drôle dans ce film. Regarder un gars travesti en grande folle pousser des cris aigüs toutes les 10 secondes, c'est plus énervant que marrant.
Je ne comprendrai jamais l'engouement des français pour ce que j'appelle une pure merde. Ce film est nul, archi nul, plus que nul. J'ai horreur de ce genre de navet, spécialité française, encore que, dans le domaine fadasse, les américains ne sont pas mal non plus. Un gros zéro pointé pour ce super navet. Dommage qu'on ne puisse mettre une note négative, par exemple moins 20.
Une comédie "à la française", qui sans être honteuse, n'atteint pas il est vrai des sommets d'élégance. Mis en scène basiquement par Molinaro, la comédie ne décolle jamais vraiment, arrivant il est vrai à faire sourire le spectateur à quelques reprises. Michel Serrault réussit lui à rendre son personnage d'homosexuel touchant à quelques reprises, même si il est vrai que la vision de l'homosexualité et des homosexuels en généra est assez primaire (grande folle habillé de manière ridicule.) Si le film réussit donc miraculeusement à éviter la vulgarité, il n'en restera pas dans les mémoires pour autant. Limité.
Ce film est complètement ringard, il cible des individus à l'humour facile, et a une vision terriblement discriminatoire, méchante et outrante de l'homosexualité. Cependant, c'est pour cela qu'il correspond bien à son époque, avec des petits Français bien ignorants de ces cultures, de ces mondes inconnus... A noter que le travestisme et l'homosexualité sont des horizons très différents, que le premier n'est pas forcément à associer au second... J'ai l'impression de parler à des enfants peu éclairés, nourris à la connerie, et pourtant Je crois que cette petite leçon mériterait d'être amplement développée !
Je déplore vraiment d'être le premier à attribuer à cette sombre merde caricaturale sa vraie valeur. C'est un film honteux voire haineux, très grave, et absolument débile.
Et que si les homosexuels ressemblent à ça, ils n'ont qu'à se remettre en question, ou bien assumer d'être pathétique, parce que les "Zaza" ne sont rien de plus !
On apprécie beaucoup la finesse comique de Michel Serrault, génial dans le rôle d'un travesti homosexuel hyper caricaturé et de Ugo Tognazzi, qui lui donne la réplique à merveille. Une bonne comédie.
Albin (Ugo Tognazzi, en lieu et place de Jean Poiret pour des raisons regrettables de co-production italienne) et Zaza sont les patrons du cabaret "La cage aux folles" dont Zaza est la vedette travestie. Ils forment un couple (presque) ordinaire qu'animent les caprices, la coquetterie et les humeurs de Zaza. Jusqu'au moment où le fils d'Albin annonce son mariage avec la fille d'un député puritain (Galabru) A l'écart de la grosse farce et de la grossièreté, la mise en scène feutrée (et même intimiste dans l'appartement d'Albin et Zaza, décor prépondérant de la comédie) favorise la relation de couple entre Tognazzi et Serrault et leurs petits différends 'conjugaux" spécifiquement homosexuels. Albin et Zaza existent à travers le maniérisme du premier et l'émotivité, les affectations théatrales du second que Michel Serrault a rendues fameuses au théatre. Ce sont deux caractères drôles dont l'efficacité comique est diminuée cependant par une réalisation terne et une intrigue trop légère. Précisément, la comédie s'articule autour des vains efforts de virilisation du couple au moment de recevoir la future belle-famille. Les dernières séquences sont les plus cocasses car, comme on sait, le naturel revient au galop...
Comédie culte populaire. Qui ne connaît pas Renato (Tognazzi), le propriétaire de la boîte qui présente tous les soirs un spectacle de travesti, avec comme vedette, Zaza (Serrault) ? Surtout pas Albin, en couple avec Renato depuis une vingtaine d'années, qui n'est autre que Zaza les soirs de fête. L'élément perturbateur ? Le fils de Renato, qu'il a eu avec son ex-femme, a décidé de se marier avec la fille du député (Galabru). Avec de tels atouts, l'enjeu était lancé. La production italienne, qui a évincé Jean Poiret du casting (mais pas du scénario : il fait partie avec Veber et Molinaro des scénaristes), s'empare de la pièce à succès créée par Jean Poiret qui rencontra un succès énorme durant l'année 1973 (la première représentation se déroulait le 01/02/1973 sous la houlette de Pierre Mondy). Et cela donne "La cage aux folles", cette comédie débridée sur les affres de l'homosexualité dans toute sa splendeur. Choc aussi entre la famille catholique, rigide, soigneuse et les travelos de la boîte de nuit. Plus que de la comédie, une performance inoubliable de Michel Serrault césarisé l'année suivante (1979) pour son rôle de "femme hystérique". Il est hilarant, extraordinaire et donc encore toujours excellentissime. Un vrai rôle de composition pour l'acteur qu'est Michel Serrault. Il est alors immortalisé et reconnu de par la profession. Serrault forme avec ce bon vieux Ugo Tognazzi ce fameux couple homo. Détonnant, tous leurs gags reposent sur le comique de situations. Je n'en mentionnerai qu'une, celle de la biscotte. Inoubliable ! Dans cette verve comique, le dîner final est à se déchaîner de rire face au conformiste Galabru (qui a déjà tourné pour les Tavernier, Oury, Girault...), tout juste énorme du début à la fin. En gros, "La cage aux folles" est un pur délire comme une musique qui sifflote gaiement dans nos oreilles. L'une des meilleures comédies des années 1970, et sans doute la meilleure de Molinaro. Succès aidant, le film se verra affublé de deux suites nettement inférieures, la mayonnaise ne prenant plus. N'est-ce pas Renato ? A noter : Ennio Morricone signe les musiques additionnelles du film. Attention spectateurs ! Serrault va venir s'inviter chez vous. Préparez biscottes, beurre, perruques et... bibelots antiques grecs !!