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Charlotte28
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4,0
Publiée le 17 juin 2026
Très habilement, le récit met au jour les masques que l'on porte, les mensonges qu'on (se) raconte, la complexité du coeur humain. Ainsi les personnages ne s'enferment pas dans un canevas simpliste, chacun portant en lui failles, douleurs, forces, sans que soient niées des réalités telles que le dédain égocentrique des plus puissants ou plus cultivés, l'aveuglement des plus riches sur leurs privilèges, le manque d'empathie ou de tentative de compréhension général. Montrant la solitude dans tous ses états autant que la difficulté à appréhender le monde avec une autre grille de lecture que la sienne, l'intrigue évite l'écueil de la mièvrerie ou du pathos en dépit des sujets sensibles évoqués. Bien que l'on connaisse l'évolution narrative à l'avance, le jeu extrêmement juste des comédiens, les dialogues révélateurs, la discrète mise en scène reprenant divers codes des années 70 conservent notre intérêt, faisant même sourdre quelque émotion. Délicat.
Giamatto parvient à nous faire rire avec un personnage de professeur vraiment détestable. Ensuite, le film menace de basculer dans le sentimentalisme à grand renfort de séquences musicales qui ressemblent à des pubs pour assurance vie. Au final, Payne parvient à maintenir l'équilibre entre l''humour vachard et les bons sentiments.
Difficile de faire plus téléguidée que cette comédie dramatique d'Alexander Payne : les enjeux et leurs résolutions se dessinent tels qu'attendus, sans faire aucune vague. Tout est convenu à tous les niveaux, et notamment les personnages qui sortent chacun d'un moule bien défini et sans aspérité. Pour ne rien arranger, le film n'offre aucune dynamique, et parait donc démesurément long.
Un conte de Noël chaleureux, mélancolique et profondément humaniste qui manque un peu de rythme, mais porté par une écriture subtile et une interprétation attachante. 3,25
Winter Break est de ces films qui font du bien, vraiment. Pas parce qu’ils cherchent à être brillants, mais parce qu’ils osent être vrais. On y retrouve de l’humain, du silence, des regards, des émotions qui prennent le temps d’exister. Paul Giamatti est bouleversant de justesse, Dominic Sessa apporte une sincérité rare, et Da’Vine Joy Randolph touche droit au cœur, sans jamais en faire trop. C’est un film simple et profond, qui rappelle ce que Noël peut être quand on enlève le décor : des liens, de la fragilité, de la chaleur humaine. Un film parfait pour les fêtes de fin d’année, pour se remettre dans le vrai, dans l’émotion, dans l’humain.
Un peu mitigé, j'aime bien la première partie du film mais quand il reste que les 3 principales protagonistes je trouve ça devient moins intéressant. Certes au niveau de l'acting c'est quali rien à dire la dessus mais je trouve que le film aurait du durer 15min de moins pour enlever certaines scènes pas très intéressantes. Il fallait garder le groupe entier et la on aurait eu un bon film. Mais certaines musiques et certains plans sont sympa.
Un film chaleureux et mélancolique, porté par des personnages attachants et une atmosphère douce-amère. Winter Break séduit par sa simplicité, son humanité et son émotion discrète.
"Winter Break" est un petit bijou de cinéma de Noël, porté par un charme vintage irrésistible. Dès les premières images, le film enveloppe le spectateur dans une atmosphère douce et rétro. Les personnages, simples mais profondément humains, deviennent rapidement très attachants. Leur sincérité donne au récit une chaleur rare et authentique. Le casting, impeccable, apporte une justesse qui renforce l’émotion. Chaque scène respire la nostalgie, sans jamais tomber dans la mièvrerie. Le film assume son classicisme et en fait une véritable force. Au final, "Winter Break" offre une parenthèse réconfortante, idéale pour retrouver la magie des fêtes.
C’est plein de bons sentiments ce faux film des années 70. Le jeune abandonné par sa famille et le vieux prof détesté qui va le chapeauter et qui vont lier une amitié sincère!!!! C’est quelque peu naïf et mièvre.
Un petit groupe de garçons d’une prestigieuse école de la nouvelle Angleterre pour rejetons de bonne famille, se retrouve contraint de rester ensemble pour y passer les vacances et fêtes de noël. Leur professeur d’histoire ancienne, Mr Hunham, celui-là même qu’ils détestent le plus, est chargé de leur surveillance.
L’univers créé par Alexander Payne restitue parfaitement les seventies, avec une colorimétrie de l’image particulière. Mais c’est le ton adopté dans Winter Break qui donne toute sa consistance au film, surfant avec délicatesse du burlesque à la comédie dramatique douce-amère, comme le faisait déjà si bien le très beau « The Descendants » avec Georges Clooney, du même réalisateur il y a une bonne dizaine d’années. Toute la beauté du film réside dans un brillant équilibre singulier et personnel, si compliqué à trouver au cinéma qui ne penche pourtant jamais ici dans le pathos ou la mièvrerie. Il y a dans l’écriture des 3 personnages éclopés de la vie beaucoup d’élégance, qui donne une touche de drôlerie très british avec émotion. Comme dans une série dont la longueur sur différent épisodes pourrait le permettre, les personnages prennent de la consistance pour s’épaissir au contact les uns des autres, et la magie opère avec beaucoup d’humanité. Les trois acteurs principaux sont très bons, on a pas du tout envie de les quitter quand arrive le générique de fin. C’est un film qui malgré la dureté des histoires de vie, par petites touches se déploie sous nos yeux dans cet hiver de 1970, et qui donne beaucoup d’espoir.
Sa date de sortie juste avant les vacances de noël en fait un délicieux film pour adultes de circonstance, mais qui risque de compter parmi les meilleures œuvres cinématographiques de l’année pour ceux qui comme moi viennent de la débuter avec « Winter Break ».
Winter Break (. - 2h13) de Alexander Payne avec Paul Giamatti, Da’vine Joy Randolph, Dominic Sessa...
Un film d’hiver simple et humain, qui trouve sa force dans la justesse de ses personnages et la délicatesse de son regard. Un professeur aigri, un élève laissé de côté et une femme qui tente simplement de tenir debout. The Holdovers réunit trois personnes que rien ne destinait à passer l’hiver ensemble.
Alexander Payne maîtrise parfaitement ce qu’il raconte. Il reconstitue les années soixante-dix avec une sobriété qui fonctionne immédiatement. L’image, les décors réels et le rythme calme donnent au film une cohérence solide. Rien n’est forcé, rien n’est appuyé, et cette retenue permet aux personnages d’exister avec une précision qui fait beaucoup pour sa réussite. La manière dont Payne filme leurs silences, leurs contradictions et leur lassitude installe un vrai naturel, sans chercher à attirer l’attention.
Les thèmes sont abordés avec mesure. La solitude, le sentiment d’être mis de côté, la fatigue que chacun porte sans la formuler. Le deuil traverse le récit comme un état diffus, jamais transformé en démonstration. Le film montre aussi comment une rencontre inattendue peut modifier une trajectoire, sans promesse de métamorphose. Payne ne cherche pas à héroïser ses personnages, seulement à les observer, et cette approche donne au récit une belle sincérité.
J’ai trouvé l’ensemble très réussi. Le film tient son équilibre avec une facilité apparente. L’humour fonctionne, les moments sensibles ne tombent jamais dans l’insistance. J’ai surtout apprécié la manière dont les personnages gagnent en nuance sans que le film ne cherche à les réhabiliter. Cette honnêteté crée une proximité réelle avec eux. L’ambiance hivernale, la reconstitution précise et le ton mesuré donnent au film une présence qui reste en tête.
Il subsiste quelques nuances. Un rythme posé qui étire certains passages, une trajectoire émotionnelle parfois attendue, quelques traits un peu marqués avant de s’affiner. Mais ce sont des détails qui n’entament pas l’ensemble.
The Holdovers est un film humain, cohérent et maîtrisé. Un récit qui s’impose par sa simplicité, par l’attention portée aux personnages et par sa capacité à toucher sans artifices. Il laisse une trace sans chercher à délivrer une leçon, en montrant simplement comment un hiver partagé peut suffire à déplacer quelque chose au fond de soi.
Certainement le meilleur film que j’ai vu cette année. Grande finesse psychologique, l’art du silence est maîtrisé. Très belle ouverture sur une musique de Nick Drake. Un beau film à regarder à l’approche de Noël, il invitera chacun à réfléchir.
Payne retrouve la veine de Sideways, toujours avec l'extraordinaire Paul Giamatti qui n'a pas son pareil pour jouer avec ses expressions faciales uniques (même ici avec un œil de verre). 3 solitudes, chacune avec ses blessures, se découvrent et s'apprécient au cours de tristes vacances de Noël dans un lycée déserté. Jeux de rôles, amertume, émotion, amitié, nostalgie, tout y passe. Giamatti a eu un Golden Globe. Il aurait du avoir l'oscar. Un feel good movie, sensible et émouvant.
J’ai repéré ce film à sa sortie, ce fut mon premier film au cinéma de cette nouvelle année (2024) !
Je n’ai pas été déçue, dès le début je suis plongée dans l’année 1970 aux Etats-Unis dans une ambiance de noël et c’est ce que j’étais venue chercher. L’histoire est touchante et belle, les acteurs et les actrices jouent remarquablement bien, l’atmosphère, l’ambiance, les musiques, les décors, tous les éléments sont réunis pour passer un très bon moment entre rires et larmes. Ce film m’a fait traverser plusieurs émotions : la joie, la tristesse, la compassion, le plaisir… Tous les personnages ont leur spécificité, leur place dans le scénario pour que tout s’imbrique, devienne fluide et vivre une belle histoire de noël. La fin est émouvante, je n’avais pas envie de quitter les personnages, pas envie que l’histoire s’arrête. J’ai d’autant plus apprécié le film dans sa version originale, sous-titré en français. Il m’a manqué un petit je-ne-sais-quoi pour qu’il devienne un coup de cœur, une petite lenteur à un moment.
C’est plaisant et reposant de regarder un film qui est dans le respect des Femmes.
Grand bravo aux actrices, aux acteurs, aux équipes et au réalisateur pour ce beau cadeau de noël.
Je prendrais plaisir à le revoir et vous le recommande fortement.
Hommage non dissimulé à des films comme " Le cercle des poètes disparus" ou "Breakfast Club", il en adopte l'époque aussi bien que le cadre. Les personnages sont crédibles et touchants, aussi bien l'élève en perdition que le professeur tendre sous sa couenne de tyran des salles de classe. Un beau conte de Noël malgré quelques longueurs inhérentes au genre.