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Pierre E
33 abonnés
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4,5
Publiée le 10 février 2025
Écrire que c'est efficace, c'est bien peu. On est à mille lieues de Munich de Spielberg. Ici, c'est une plongée hallucinante dans le studio d'enregistrement et de diffusion de la chaîne ABC. On se retrouve quasiment aux commandes, à assister à la première retransmission en direct de l'attentat du 5 septembre des jeux olympiques de Munich en 1972. Tout y est : la technique de l'époque qui a amusé grandement le jeune couple à côté de moi (!), les questions éthiques qui ne sont pas sans rappeler celles d'aujourd'hui, et la tension palpable alors que le drame se joue si près. C'est magistralement réalisé et interprété. Un vrai choc en ce qui me concerne.
Très intense, 5 septembre réussit ce que Vivants n'avait fait qu'effleurer : rendre passionnante la vie d'une équipe de presse et questionner son rôle social et politique, en s'attaquant à un moment historique réel et glaçant.
"5 septembre" nous raconte l'histoire de la prise d'otage qui a eu lieu le 5 septembre 1972. Un long-métrage qui se déroule à huis clos dans une équipe télé de la ABC. L'intensité est très bien réussie, le fait que ça soit à huis clos rend l'intrigue pesante et les acteurs sont top.
Raconter le massacre du 5 septembre 1972 à Munich relève de l'exploit! C'est pourtant le pari qu'ont fait le réalisateur et les producteurs du film. C'est une réussite grâce au choix de raconter de l'intérieur de la rédaction d'ABC sports présentes sur les lieux. Les reconstitutions mêlées à des images d'archive sont bluffantes de réalisme! Mais ce qui m'a scotché, c'est la réflexion que ces journalistes d'un autre siècle (le 20e) pose sur leur liberté de couvrir l'événement ; L'éthique du journalisme est interrogée comme jamais et nous sommes les spectateurs de ce débat que vit au quotidien cette rédaction mal préparée à un événement de ce genre. Le film interroge notre époque avec vigueur, alors que la fabrique du mensonge devient une valeur des chaînes d'information en continu. C'est une époque qui paraît bien lointaine mais qui ne l'est pas tant que ça. Nous devons rester vigilants et ne pas céder au sensationnalisme et à la caricature! Ce bijou de cinéma nous rappelle que ces questions demeurent entières.
Un chef d'oeuvre de docu-fiction à 8 clots survolté et qui nous tient en haleine pendant 1h35.
La tension est sans arrêt à son paroxysme, énorme coup de maître quand on sait que de tout le film on assiste à aucune scène d'action. On est tiraillé tout comme les personnage entre leur déontologie, leur humanité et l'unique opportunité professionnelle qui se présente à eux. On est plongé dans cette époque grâce à des décors sublimes qui intègre à merveille la technologie des années 70, nous faisant comprendre le stress d'organiser une diffusion live d'un drame pareil.
On a alors un propos marquant qui sonne malheureusement terriblement actuel mais qui ne prend pas position sur la situation géopolitique actuelle au moyen-orient. Rendant le dénouement terriblement touchant.
Chef d'œuvre cinématographique. Le synopsis est excellent, pas surprise qu'il est été élu meilleur scénario. Cette sorte de Huit clos où tout se passe en régis plonge les spectateurs dans un immense stress où on a l'impression d'être dans la peau des personnages. Entre moralité et popularité, le film décrit bien les enjeux et les décisions difficiles que les journalistes doivent parfois prendre. C'est 1h35 de tension et de frissons. Les décors des années 70 sont incroyable et il est super intéressant de voir comment, a l'époque, les journalistes travaillaient. L'intrigue est haletante et on s'ennuie pas.
Une très intéressante et plutôt haletante plongée dans les coulisses de la chaîne américaine ABC en plein direct (le premier au monde de cette envergure) et confrontée à un dilemme moral, éthique et déontologique qui - à bien des égards - fait écho à notre époque. Sobre et réussi. Un excellent moment.
Récit assez vide d’un événement pourtant majeur de l’histoire de la télévision. Le téléspectateur ressort dessus d’un film qui tient plus de la petite chaîne de télévision que de l’écran de cinéma.
« Mort en direct ?» Ce thriller palpitant nous montre de l’intérieur de la rédaction d’ABC à Munich au cœur des jeux Olympiques de 1972, la prise d’otage par des terroristes palestiens d’athlètes israéliens et tout son déroulé jusqu’à son épilogue. Le suspens est très bien rendu sur comment couvrir l’évènement et ses différentes phases – on est dans les années 70, il y a de lourdes caméras, des téléphones avec fil et des câbles partout ! Et surtout des questions fondamentales, valables encore aujourd’hui, sont posées : l’éthique de ce qu’on peut montrer ou pas, la course au scoop. Passionnant !
Un bon film que le travail des journalistes, la circulation des informations, le tri à faire de celles ci dans l’urgence, parfois des choix et des prises de risques …sur l’événement macabre des JO de Munich. Je reproche le manque de détails de cette sordide affaire qui aurait pu être approfondie davantage à mon goût . Un film à voir et à compléter avec un super livre sur le sujet « les fantômes de Munich » que je vais relire d’ailleurs !
Bof... je pensais suivre la prise d'otage version action mais pas du tout; on suit uniquement en huit clos les journalistes d'ABC qui ont filmé la première prise d'otage télévisé de l'histoire. Cela se passe quasiment dans la même pièce, des studios d'ABC à Munich lors des JO de 1972. On apprend rien des terroristes, on en voit un, durant 2 minutes en tout dans le film et filmé de loin, en noir et blanc sur un petit écran de tv.
Plus qu'un film sur la terrible prise d'otages qui avait frappé la délégation Israélienne lors des Jeux Olympiques de Munich en 1972, 5 Septembre traite davantage de la couverture médiatique de l'événement, considéré comme le premier attentat suivi en direct à la télévision.
Le film intègre d'ailleurs avec intelligence des images d'archive, comme les interventions en direct du journaliste présentateur à l'antenne à l'époque, Jim McKay, renforçant ainsi l'aspect documentaire et l'impact émotionnel.
Dans une époque où l'actualité semble rythmée et dictée par les chaînes d'info en continu, il est intéressant d'être placé en position de réfléchir aux limites que devrait se fixer le journalisme dans sa mission d'informer, et sur sa responsabilité, lorsque la tentation du sensationnalisme est trop grande.
C'est un film de facture assez classique mais un huit-clos efficace, qui fait le choix de laisser complètement hors champ les horreurs liées à l'attaque terroriste. Coincé entre les quatre murs de la régie des studios ABC, le spectateur est néanmoins happé par une tension permanente. Seuls quelques ressorts scénaristiques un peu trop appuyés et des performances pas toujours très nuancées viennent ternir l'impression générale.
Le premier acte terroriste filmé en direct, et du point de vue des journalistes, non préparés à un tel événement. Filmé comme un thriller, 5 septembre est un film instructif, intelligent et efficace. Et en cette période où il faut lutter sans relâche contre l'antisémitisme, il est de salubrité publique.
Le sujet est intéressant, c'est bien interprété mais la problématique de retransmettre en direct un évènement dramatique est assez vite traitée. On s'ennuie un peu dès la moitié du film.
Revenant sur la tragédie de Munich du 5 septembre 1972, " 5 septembre" propose pendant toute sa durée une immersion dans le studio de la chaîne de télévision ABC.
Le problème de ce titre est qu'il fait pâle figure à côté de la première demi-heure du "Munich" de Steven Spielberg.
Il y a une certaine intensité dans ce huis clos ( c'est ce qui est le plus réussi ) qui finit par perdre peu à peu de sa puissance évocatrice , en ne renouvelant pas son procédé.
Non seulement, le titre déçoit mais surtout, il n'apporte rien, ne montre rien ( ou pas grand chose) de ce qu'on savait déjà ou qu'on avait déjà vu ailleurs, de surcroît en beaucoup mieux ( cf plus haut).