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Antoine Créon
6 critiques
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5,0
Publiée le 26 décembre 2025
Un film fascinant par sa musique, par son acteur principal par l’inversion d’un motif classique de la création artistique. Vous vivres de puissants moments de cinéma
Un très beau premier film, porté par 2 comédiens extraordinaires, plein de poésie et d'humour. Tout en retenu, romanesque. La musique est formidable et pleine d'émotion.
Ce que ça raconte c'est tellement de mauvais goût, avec des personnages ignobles dans leurs écritures et leurs directions.
La mise en scène, parlons en car ça m'a rappelé les plus mauvais épisodes de Strip-Tease, tout aussi gênant. 'Merci', pour les multiples rires nerveux Ridicule.
Franchement, la note est si haute pour la merveilleuse composition originale de la musique.
(C'est très dur de ma part et je veux éviter un maximum ce genre de retour et cette négativité. Cependant ce film m'a vraiment mis en colère)
Inquiétant comme « L’Homme d’argile » Je ne connaissais pas Anaïs Tellene, actrice, scénariste et réalisatrice française de trente-six ans. « L’Homme d’argile » est son premier long métrage. La poésie de ce film m’a touché profondément comme peut le faire un livre de Georges Bernanos. Emmanuelle Devos interprète une troublante Pygmalion féminine tombant amoureuse de sa sculpture, l’homme d’argile joué par l’inquiétant Raphaël Thiéry. La mère de ce grand sensible (l’inconnue Mireille Pitot) et sa maitresse factrice (Marie-Christine Orry) sont désopilantes. Une splendeur cinématographique révélant une grande cinéaste. #anaïstellene #lhommedargile #emmanuelledevos #raphaëlthiéry #mireillepitot #mariechristineorry Plus de critiques sur www.ericdugelay.com
Raphael est un homme solitaire vivant avec sa mère et sa cornemuse, il devient un peu malgré lui le modèle d’une artiste contemporaine réputée. Pour un premier film Anais Tellenne est bluffante par sa maitrise de la poésie, de l’originalité et du clair obscur, C’est une belle réflexion sur l’art et une œuvre nimbée d’un doux mystère sur la beauté que l’on a chacun en nous. Déjà hâte de voir son prochain film.
Pour son premier long-métrage, Anais Tellenne met en scène une romance improbable. Emmanuelle Devos, sculptrice en dépression, va trouver en la personne de Raphaël une source d'inspiration. L'analogie entre "La belle et la bête" de Cocteau est assez saisissante ,car celui-ci, vieux garçon au physique "difficile", va s'avérer plein de ressources. L'alchimie entre les deux opposés se fera t-elle? . Malgré un scénario prévisible, la magie opère dans la seconde partie et donne lieu à une fin en apothéose. Une relecture contemporaine convaincante et poétique d'un thème souvent exploité au cinéma. Raphaël Thierry est bouleversant.
Conte qui mêle 2 légendes ou mythes : la créature muette du GOLEM en argile et le mythe de Pygmalion sculpteur qui devient amoureux de sa statue Galatée (mais ici pas besoin de l'aide d'Aphrodite pour que la statue s'anime). THIERY est impressionnant, portant son fardeau extérieur avec profondeur. DEVOS est possédée par sa folie intérieure (oeuvres : spoiler: fioles de larmes, exposé de son corps nu, 9 mois dans une cavité alias un utérus ). La vieille mère de notre Golem est blessante et archaïque. Le château du Jeu dans le Morvan, sera le théâtre de cette romance dramatique. La chanson de Barzotti ("Souvent je pense à vous Madame") sera la vraie trouvaille subtile, exprimant la passion amoureuse de notre taiseux. Ne ratez pas l'épilogue sensuel de ce film!
Un film avec un duo d'acteurs qui vaut le détour juste pour leurs performances Emmanuelle Devos, Raphaël Thiéry. Un film qui arrive à capter une intensité au niveau des séquences de pétrissage avec une scène vers la fin du film qui lie ce duo sur un moment magnifique de cinéma. Un film à découvrir.
C'est (peut-être) un ouvrage contemplatif, sans perspective narrative mais voué à se prolonger en multiples interprétations chez l'esprit de celui qui se laisse embarquer dans son émerveillement. Néanmoins, nous pouvons y voir de manière unanime l'illustration prenante du contraste entre la beauté sensuelle et la beauté artistique. Cela en la personne de Raphaël, immédiatement saisissante par sa masse de laideur mais extrêmement sensible et profond dans son intériorité. Comme quoi l'artiste, très bien incarné par le personnage de Garance, est celui qui cherche le '' beau '' bien au-delà de nos premiers sens, celui qui saisit cette forme non-immédiate de la beauté et le réincarne dans la matérialité. Cette illustration nous fait voir que l'art entretient parfois une profonde humanité envers ces marginalisés de la société qui souffrent d'être tout simplement différents, en les transportant en dehors de nos regards '' réducteurs '' pour les reconnaitre et à les faire reconnaitre humainement comme une fin, une valeur et une beauté en soi. A la fin du film, si on a été embarqué, on commencera à regarder Raph comme une belle personne avec un charme étrange et non plus le Quasimodo réincarné ... tout simplement parce qu'on a appris à ne pas dissocier sa personne de sa profonde sensibilité.
Peut être que (comme moi) beaucoup auraient préféré plus de créativité, plus de '' folies '' surgissantes à la rencontre des deux principaux personnages, mais le réalisateur semble vouloir faire une illustration proprement portée sur l'art et non pas sur les personnes (et leurs émois) ... ce qui reste un choix de production tout à fait appréciable.
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3,0
Publiée le 29 mai 2024
« Ce n'est pas à 58 ans qu'on fait une crise d'adolescence. » Raphaël, un homme qui vit avec sa mère à côté d'un manoir presque abandonné dont il a la charge, n'est pas d'accord avec cette affirmation. Après tout, les sentiments ne se contrôlent pas, mais il n'a jamais eu le "ventre qui brûle" avec une autre femme contrairement à ce qu'il ressent en voyant Garance, la propriétaire du manoir. D'habitude, face à ce cas de figure, c'est la personne qui développe une fascination pour la "bête", mais c'est totalement l'inverse ici, même si Garance est attirée par son apparence. Raphaël est intrigué par elle, subjugué même. Il a envie de lui plaire et est prêt à changer pour celle qui le regarde comme personne ne l'a jamais fait. On est loin de la dynamique sentimentale ou sexuelle habituelle. Leur relation est étrange, presque mystique. Il en ressort beaucoup de tendresse, de poésie, mais aussi de frustration. C'est simple, sensible, humain, un petit moment agréable avec un convaincant Raphaël Thiéry.