J'aime bien ce genre de vieux film qui peuvent être très court, mais qui ont déjà tout ce qui va faire les lettres de noblesse d'un genre. Je veux dire par là que c'est très simple, on ne s'amuse pas à broder outre mesure, déjà on n'a pas le temps étant donné que ça ne dure qu'une heure. Les personnages sont simples, ce sont des archétypes : le méchant dépourvu de morale, le gentil bon et courageux et la blonde... blonde... Alors certes j'aurai peut-être aimé voir le héros se faire tenter par le discours de Zaroff histoire de pousser un peu la réflexion, cependant en terme d'efficacité pure le film fonctionne très bien comme ça.
J'aime bien toute la mise en place, avec tous les petits détails (enfin détails... parfois c'est très appuyé) qui sont là pour te faire comprendre que quelque chose ne va pas. Si aujourd'hui avant même de voir le film on sait ce que chasse le Comte Zaroff je me demande ce qu'il en était à l'époque de sa sortie. Forcément ça devait être plus inquiétant car on ne pouvait que suspecter ce qui allait se passer et ne pas le savoir avec certitude. Surtout que ce genre de film devait être assez inédit étant donné que ce film est souvent cité comme étant l'un des premiers, sinon le premier survival.
Dans la partie de chasse, ce que j'aime c'est ces décors de jungle, de marais, ça donne vraiment envie (comme tout ce qui est chaud et humide (que dirait Freud ?)). Après étant donné l'âge du film la chasse en elle-même semble un peu trop simpliste car trop courte et trop mécanique. Je veux dire que les héros font un piège, s'en sortent et hop le méchant va revenir avec une arme plus puissante et ainsi de suite. Disons que ce n'est pas le film le plus viscéral du monde et l'issue est assez convenue.
Cependant je ne dirai pas que c'est un bon film pour l'époque, c'est un bon film tout court (outre toutes les qualités que l'on peut trouver en tant que pionnier) puisque tout est fait pour est limpide et que ça fonctionne, à partir de là c'est un moment très agréable à passer. Et je crois que ça me rend assez réceptif à la chasse, pas à la chasse au sanglier, mais à la chasse au fauve, aux grands prédateurs... Et si j'étais né cent ans plus tôt je serai directement parti à la chasse au tigre.
C'est un film vraiment génial. Il date de 1934 mais je trouve qu'il n'a pas vieilli. Les acteurs sont grandiose, l'histoire quant a elle est très prenante et les décors sont très beaux. Un classique a voir.
Une merveille du duo Schoedsack et Cooper secondé par Irvin Pichel. Le métrage par souci d’économie a été tourné en même temps que King Kong. On retrouve la même impression d’irréalité que dans King Kong avec la même entame où le progrès technique se retrouve brutalement en péril (naufrage dans les deux films) . Brutalement les protagonistes se retrouvent confronté à la sauvagerie de contrées lointaines ignorées des cartes marines (nostalige du temps où le monde n’était pas encore fini). Cette fois-ci le héros joué par Joel Mac Rae se trouve confronté à la sauvagerie humaine plutôt qu’animale. Deux conception de la chasse s’affrontent le comte Zaroff lassé de courir le monde à la recherche du gibier a décidé de laisser venir à lui celui-ci en puisant ses proies parmi les naufragés qui s’échouent sur son île. S’ensuit une poursuite dans les déocrs magnifiques vus dans King Kong . L’ensemble est fascinant même si le métrage est moins flamboyant que celui qui met en scène le grand singe. La relation entre Fay Wray et Kong est sans doute la grande différence entre les deux films. Les chasses du comte Zaroff est sans aucun doute directement plus brutal
Le film est surtout resté célèbre de par son pitch qui peut donner lieu à bien des réflexions philosophiques… comme si Zaroff avait lu Nietzsche ! Le film dure 60 minutes : une demi-heure de préliminaires (peut-être un petit peu longuets), une demi-heure de poursuite à laquelle on ne croit pas une seconde (la désinvolture avec laquelle il échappe à la meute de chiens affamés, fallait le faire !) mais on ça n'en reste pas moins fascinant si on veut bien "jouer le jeu". Et puis Fray Wray est si belle. On savait faire du bon cinoche en 1932… sans numérique.
Le film est très court et comporte seulement 10 minutes qui sont réussis (à partir du moment où les chiens sont lachés jusqu'à la scène de la chute dans la cascade), les décors sont très beaux mais le début est trop long et la fin un peu vite expédiée. Si l'idée est excellente (une chasse à l'Homme) je trouve personnellement que la mise en scène ne dégage aucun suspense, aucun mystère et ne parvient pas à rendre l'atmosphère inquiétante, seul le personnage du Comte Zaroff est intéressant. A son époque Les Chasses du Comte Zaroff devait faire son effet, de nos jours malheureusement le film a mal vieilli bien qu'il y ait quelques très belles séquences.
L'ambiance est vraiment bonne, les lieux, les éclairages, les plans et le fou dangereux parfait pour son rôle mais le film traîne en longueur malgré sa courte durée..... le rythme est franchement d'une lenteur catastrophique. Même la chasse finale avec son suspense est ennuyeuse.....
Avec à sa tête le duo de coréalisateurs de King-Kong (en l’occurrence, Schoedsack à la réalisation et Cooper à la production), La chasse du comte Zaroff promettait d’être, malgré sa courte durée d’à peine plus d’une heure, une nouvelle aventure spectaculaire. C’est en effet ce qu’offre la dernière partie du long-métrage, une course-poursuite haletante dans d’immenses décors exotiques qui rappellent étrangement ceux de Skull Island. Ce qui le précède, un huis-clos dans un château isolé, renvoie quant à lui au Dracula de Tod Browning. Le film semble donc peu original mais cette chasse à l’homme, pensée comme étant le porte-étendard du genre horrifique des studios RKO, n’en reste pas moins un moment de cinéma intense, notamment grâce au personnage inquiétant de Zaroff qui, en réussissant à retourner le rapport de force entre le prédateur et la proie (en l’occurrence d’un chasseur allant se faire chasser), symbolise la peur profonde de l’Homme envers un éventuel retour de flammes de cette nature sauvage sur laquelle il veut se croire supérieur.
La Chasse du Comte Zaroff est un très bon film d'aventure des années 30. L'histoire est celle du comte Zaroff qui c'est réfugiée dans une île tropicale et qui provoque des naufrages de bateau afin de s'approvisionner en nouvelles victimes. Mais un jour, il va se retrouver face à un autre chasseur d'une habileté égale à la sienne. La mise en scène du duo Schoedsack - Pichel est interessante du début jusqu'à une fin un peu trop expedier à mon sens, ce qui reste pour moi le vrai point faible du film ( surtout que cette oeuvre dure a peine plus d'une heure ). Au niveau de l'interprétation, nous retrouvons un Leslie Banks qui joue son rôle du Comte Zaroff d'une superbe façon, et il reste pour moi la meilleure interprétation de ce long métrage. A noter également la présence de Fay Wray ( l'héroine de King Kong ) dans ce film. Voici un film qui possède des décors d'une belle réussite pour l'époque de la part de Carroll Clarke, par contre j'ai été assez dèçu de la partition musicale de Max Steiner. Voilà donc un film qui mélange aventure et fantastique et que les cinéphiles se doivent de découvrir, car on passe un moment agréable a le regarder.
Un chasseur de renom échoue sur une île à la suite d’un naufrage. Seul survivant, il est recueilli par le comte Zaroff. Tous deux partagent une même passion : la chasse, sauf que le comte l’envisage désormais sous un nouvel angle… pour plus de frissons.
Film culte et œuvre matricielle pour bon nombre de productions qui verront le jour près d’un siècle plus tard. Le film d’Ernest B. Schoedsack & Irving Pichel dresse le portrait d’un comte machiavélique & sadique qui, depuis son île, provoque les naufrages des navires aux alentours pour mieux secourir les naufragés pour ensuite, les livrer en pâture en tant que gibier pour ses parties de chasse.
Les Chasses du comte Zaroff (1932) ne dure qu’une heure et c’est bien là notre seul regret, tant on aurait voulu que cela dure plus longtemps. La mise en scène est remarquable (le naufrage du navire en passant par la traque en pleine jungle), on est comme happé au cœur de cette vénerie diabolique.
Pour la petite anecdote, les décors (majestueux) furent utilisés sur deux films en simultané puisque lors du tournage, y était tourné "King Kong" le jour et "Zaroff" la nuit. C’est ce que l’on appelle une parfaite rentabilité
Exploitant diversement la topographie insulaire (entre cascade, marécages, bois feuillus), les deux réalisateurs signent un incontournable du survival/thriller grâce à leur choix d'une narration resserrée (nous plongeant dès le générique dans une tonalité dramatique), d'une caméra dynamique (avec variations de focalisations), d'une atmosphère inquiétante (musique menaçante, ombres récurrentes, mutiques hommes de main). Bien que didactique, le commentaire liminaire sur la vision de la chasse portée par un orgueilleux héros (athlétique Joel McCrea) permet d'en dénoncer la bestialité hypocrite avant même le raisonnement cruel jusqu'au-boutiste d'un charismatique sociopathe (glaçant Leslie Banks) à la misogynie dédaigneuse (alors que le personnage féminin - une Fay Wray tournant King Kong le jour dans les mêmes décors! - manifeste plus de finesse, d'intelligence et de volonté que son frère). Quite a dangerous game, indeed!
Nous sommes en 1932, soit quelques années après le lancement du cinéma parlant. Dans The most dangerous game, on ressent nettement cette influence du muet, surtout par l'utilisation tonitruante de la musique qui vient réellement accompagner nos protagonistes plongés sur cette île carrément hostile. Dans toute sa première partie, il y a une vraie ambigueté, une vraie tension sourde que les réalisateurs parviennent à mener. Cela passe par une utilisation intelligente de la lumière et du cadrage. On est toujours dans le doute (même si le spectateur contemporain averti, sait) et dans une sorte de perversion extrême. On ne peut être qu'admiratif de cette mise en scène qui est réellement au service de son scénario. Le second temps du film, qui concerne l'action, me semble moins bon ou du moins un peu moins intéressant. La faute probablement à une mise en scène qui ne parvient jamais à créer une réelle tension (alors qu'elle avait su si bien le faire dans ses débuts) et à des décors qui sentent le carton et le papier mâché (on mettra ça sur l'excuse du temps qui passe, cela peut aussi contribuer à donner un certain charme au village). Mais qu'importe, La chasse du comte Zaroff vaut au moins le coup d'oeil pour sa première partie, intrigante et maîtrisée.
un classique du film fantastique, qui vaut pour cela, mais dont l'intérêt est cependant limité... pour l'anecdote il a été tourné en même temps que King Kong, dans les mêmes décors, par la même équipe, avec la même actrice...
Le film débute en mer, où on est en présence de personnes privilégiées, l'élite dans divers domaines qui s'offrent une croisière mais dont on apprend rien, ni vraiment sur les raisons de cette croisière, ni sur les personnages à l'exception évidemment du héros, aventurier sûr de lui, courageux et droit cela va s'en dire. Cette partie aurait mérité 5-10mn de plus pour étoffer à la fois ce naufrage et le lien entre ces personnalités. On savoure l'arrivée sur l'île, où la jungle sauvage et le manoir gothique offre un paradoxe envoûtant, dans décors qui vont ensuite s'enrichir d'autres paysages, et surtout d'une atmosphère oscillant constamment entre Film Noir et fantastique. On note aussi un comte Zaroff qui serait le pendant "humain" d'un Dracula, a contrario le héros est beaucoup trop idéalisé, trop lisse avec une idylle qui manque un peu de sel. La traque est rythmée et assez brutale pour l'époque mais reste forcément un peu sage pour notre 21ème siècle mais on notera quelques passages particulièrement réussis comme l'assaut des chiens ou la chute dans la cascade. A voir ne serait-ce que pour son statut de film précurseur dans le genre. Site : Selenie
Vu ce film mythique en préparation de la sortie des Tourmentés, le film de Belvaux, qui y fait clairement référence, On y trouve beaucoup de points communs. Le Comte est à la place de Madame. Le chasseur devenu chassé, est en bonne compagnie (Fay Vray, que l'on retrouvera dans King kong) . Le Comte utilise d'abord un arc puis un fusil, puis des chiens! Tous les ingrédients sont là, dans le désordre. Dans ce film de l'époque des grands studios hollywoodiens, on retrouve en souriant les passagers en cravate à bord du yacht et Zaroff en queue de pie dans son ile perdue! De même la course poursuite en chaussures de ville dans la forêt luxuriante n'est pas réaliste , mais qu'importe. La bagarre finale ressemble à un pugilat de chiffonnier du temps des films muets, mais le principal est posé, autour de la question cruciale: "l'homme qui tue par plaisir est-il civilisé?". A connaitre, car aucun des remakes, a fait oublier ce long métrage. Si l'on excepte bien sur les films de guerre… Ce fut l'occasion de redécouvrir le grand musicien Max Steiner. streaming - septembre 25