La Trilogie d'Oslo / Amour
Note moyenne
4,0
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60 critiques spectateurs

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Oneyed Jack
Oneyed Jack

6 abonnés 85 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 février 2026
Mon volet préféré de la trilogie d’Oslo : on est bluffé par la douceur et la légéreté du film dont la réussite doit beaucoup à l’acteur incarnant Tor ainsi qu’aux décors (le ferry, les maisons) servant de support aux échanges. Une belle réflexion sur philosophie de vie et les actes.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 778 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 janvier 2026
Qui est le film ?
Amour vient refermer La Trilogie d’Oslo de Dag Johan Haugerud moins comme une synthèse que comme un geste de décantation. Après Désir et Rêves, le cinéaste s’attaque au mot le plus chargé, le plus galvaudé, le plus piégé de tous. Ici, l’amour n’est ni un horizon évident, ni une promesse narrative, ni même un refuge symbolique. Il apparaît comme un espace de négociation permanente, parfois traversé par la fatigue, parfois par l’inquiétude. Le film se concentre principalement sur Marianne, médecin quadragénaire, et Tor, infirmier. Une question s’y déploie en sourdine, sans jamais se formuler frontalement. Comment continuer à aimer lorsque les cadres anciens ne tiennent plus, sans pour autant en ériger de nouveaux, tout aussi normatifs, tout aussi contraignants.

Par quels moyens ?
Le premier choix structurant du film est d’ordre spatial. Le ferry n’y fonctionne jamais comme un simple décor utilitaire. Il devient un lieu liminal, suspendu entre deux rives, ni tout à fait public ni réellement intime. On s’y parle plus librement précisément parce que rien n’y engage durablement. Cette suspension géographique induit une suspension affective. Les rencontres s’y déploient dans un espace où la relation peut exister sans projection, sans promesse, sans dette. D’emblée, le film inscrit l’amour dans un état de transit, instable par nature, toujours provisoire, toujours en mouvement.

Ensuite, ce qui use Marianne n’est pas l’absence de lien mais la saturation d’un langage devenu trop prévisible. Les rendez vous, les récits de soi, les attentes tacites lui apparaissent comme des scénarios prémâchés, des formes déjà vues. Haugerud saisit ce moment singulier de l’existence où la solitude n’est plus une urgence mais où la relation devient suspecte parce qu’elle exige une mise en conformité avec des rôles éprouvés.

Face à elle, Tor incarne une autre manière d’habiter le lien. Sa sexualité fluide, ses relations sans lendemain ne sont jamais filmées comme une fuite, ni comme une stratégie défensive. Le film lui confère une véritable épaisseur morale. Tor ne promet pas mais il ne trompe pas non plus. Sa liberté affective n’a rien d’une posture cool ou transgressive. L’irruption de Bjorn vient fissurer cette apparente harmonie. En résistant au désir de Tor, il rappelle que même les formes relationnelles les plus ouvertes ne sont jamais exemptes de frustration, d’asymétrie, de manque. Le désir demeure un lieu de déséquilibre, de projection, parfois de douleur. Chaque modèle révèle sa fragilité dès lors qu’il est confronté à l’altérité réelle de l’autre.

La parole, comme dans l’ensemble de la trilogie, occupe une place centrale, mais son statut se transforme. Dans Désir, elle cherchait à cerner un trouble. Dans Rêves, elle fabriquait des fictions intimes. Dans Amour, elle devient un geste relationnel à part entière. Parler ne sert plus à se définir mais à rendre l’espace commun habitable. Aimer consiste ici moins à dire je t’aime qu’à écouter sans réduire. Qui plus est, Haugerud refuse toute intensification dramatique, comme si l’amour n’était plus un sommet émotionnel mais une pratique quotidienne, fragile, attentive, toujours en train de se chercher.

Quelle lecture en tirer ?
En refermant la trilogie, Haugerud ne cherche ni la résolution ni la synthèse mais assume pleinement l’inachèvement comme horizon. Amour ne prescrit aucune manière d’aimer. Il explore ce qui subsiste lorsque l’on renonce à attendre de l’amour qu’il ordonne la vie, qu’il la stabilise ou qu’il lui donne une forme définitive. Ce reste est fragile. Peut être une disponibilité accrue à l’autre. Peut être une légèreté inquiète, débarrassée des certitudes mais non de l’attention. Le film invite à accepter que l’amour contemporain ne soit plus une réponse fondatrice mais une question persistante, à maintenir ouverte, comme une manière d’être au monde plutôt qu’une solution à lui opposer.
Mjoly
Mjoly

2 abonnés 196 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 22 janvier 2026
Après avoir regardé “Désir”, qui m'a beaucoup ennuyé, puis apprécié “Rêves”, je me suis lancé dans “Amour”, mais j'ai rapidement décroché, assistant à de nouveaux longs bavardages ennuyeux. Peut-être aurais-je dû tenir un peu? J'ai coupé au bout d'une demi-heure...
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 janvier 2026
A l’image d’un Woody Allen avec New-York ou Almodovar avec Madrid, Dag Johan Haugerud est amoureux de sa ville qui devient presque le personnage principal de son film et donc de la trilogie qui comporte logiquement son nom. Tous trois mettent en scène habilement leur ville pour en faire un écrin destiné à aborder les relations humaines et très souvent les relations amoureuses. Le titre, ici, est évocateur puisque ce sont toutes les façons d’aimer et de rencontrer l’autre qui sont abordés. Sur fond de belle lumière et de musique jazzy, au travers de 4 personnages, ce sont différentes manières d’aimer qui se croisent et se discutent sans asséner quelle est la meilleure ; encore que !!! Dès la première scène, lors d’une visite guidée de la mairie d’Oslo, c’est bien la liberté sexuelle qui est mise en valeur. Entre la femme qui ne peut aimer sans être dans une relation et sa copine urologue accompagnée de son ami infirmier qui s’accorde des relations au gré des rencontres sans chercher à intellectualiser ; le scénario a tout de même clairement choisi son camp. Qu’importe que la synthèse laisse de côté la fidélité au profit de son plaisir et son épanouissement personnel. Ce film est tendre de bout en bout, superbement écrit bien que très bavard ; et aborde de manière intelligente mille façons d’aimer. Un peu long à mon goût et lisse ; ma préférence va pour ses comparses cités précédemment même si parfois trop intellectuellement torturés ou pour le français Emmanuel Mouret.
Un moment plaisant intelligent.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 décembre 2025
Un film qui aborde de façon très réaliste et souvent émouvante l'amour, aussi bien homo qu'hétéro, la fidélité dans le couple, le sexe dans tous ses aspects, plaisir et désagréments de santé, sans jamais verser dans le sordide ou la vulgarité. C'est en plus une belle déclaration d'amour à la ville d'Oslo. Une belle réussite.
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 décembre 2025
Deuxième volet de la Trilogie d'Oslo : l’amour sous toutes ses coutures, ses attentes, ses espoirs. De cet infirmier , réellement à la tâche de son activité humaine, qu’il en oublie sa déontologie, à son chef de service qui soigne le mal et parle plus d’amour que de sexualité. Un rapport d’intention dans les gestes et la parole qui nous fait découvrir Oslo en proie aux préparatifs d’un centenaire, autant synonyme de fêtes que d’incertitudes. Cet entre-deux qui guette tous les protagonistes, qui un jour ou l’autre, passeront par le ferry où les rencontres, fruit du hasard, les met en scène de manière singulière. Pour une infidélité passagère, un adultère consenti, ou un regard amoureux plus simplement. Chaque personne, homme, femme, à l’écoute de cette petite musique de nuit , trémolos jazzistiques sur lesquels Oslo s’endort. Apaisée, peut-être, plus sereine, certainement.
Pour en savoir plus :
FaRem

10 571 abonnés 11 451 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 décembre 2025
"Kjærlighet" s'étale sur une vingtaine de jours au mois d'août avec Marianne et Tor, deux professionnels de santé dans un service d'urologie, qui vont s'ouvrir l'un à l'autre. Du moins, ce sont surtout les expériences de Tor qui vont pousser Marianne à se demander si elle pourrait faire de même. Dag Johan Haugerud poursuit donc sa réflexion sur l'amour, le sexe et les relations de couple dans un volet encore une fois très bavard qui met en lumière la différence de perception des gens sur ces sujets. Si j'ai trouvé les personnages intéressants, je n'ai pas vraiment réussi à me passionner pour ce qu'ils vivent. Le réalisateur arrive toujours bien à capter l'énergie du moment, la complicité entre les personnages et l'authenticité des échanges, mais le contenu est quelconque et sans profondeur. "Love" est le dernier film que je découvre de la trilogie et il se situe entre "Sex" que j'ai le moins apprécié et "Dreams" qui est le meilleur des trois.
Gentilbordelais

402 abonnés 3 539 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 décembre 2025
Sur ûn flot doux et paisible, cet opus propose une réflexion entre le couple, l'engagement et les rencontres furtives d'un moment, supposées faciles. Autour de ces quelques portraits, il y a tout un questionnement autour des applis de rencontres, du rapport entre hétéros ou homos, de la maladie à la vie. L'approche est délicate, pudique, sans morale, pleine d'humanité et d'espoir. La réalisation est tout de même linéaire autour d'un genre qui ne distrait pas mais qui fait réfléchir.
oloc
oloc

9 abonnés 72 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 septembre 2025
Amour est le deuxieme opus de la trilogie d'Oslo de Dag Johan Haugerud (avec Rêves et Désirs).
Marianne urologue épanouie et rigoureuse dans son travail s'accorde une souplesse dans sa vie amoureuse. Tor l'infirmier qui la seconde semble plus volage dans ses relations homosexuelles. Pourtant il s'attache au frileux Bjørn. Dépourvus des oripeaux hospitaliers sur un ferry de retour de soirée, ils se confient l'une à l'autre...

Hétérosexuels et homosexuels aspirent à la même espérance que ce soit le grand amour ou l'histoire sans lendemain. Ou sans surlendemain, jours suivants, on ne sait pas combien de temps peut durer l'amour...
L'Amour spontané, instinctif, direct, réfléchi, raisonné, raisonnable, cru, consommé, idéalisé, vécu, senti, ressenti... l’Amour. Tout l'objet de ce film qui gomme, lisse, met à même niveau les préférences sexuelles dans un profond principe universel.

Ce film est un journal, avec ses dates. Entre historique et intimité. L’Amour, les amours, au jour le jour.

Ce film parle de prostate, de verge et de vagin mais surtout de coeur. Anatomie des fluides voire d'une fuite. La dissection chirurgicale de ses histoires entremêlées, à coeur ouvert.

Ce film palpitant est à découvrir !
Laurent MERY
Laurent MERY

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 septembre 2025
Et la lumière d'une conversation, un instant, quelques minutes, intime et profond parfois avec un ou une inconnue
mat niro

462 abonnés 2 157 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 novembre 2025
Ce volet est à mon sens beaucoup plus réussi que le précédent "Rêves". Le début est inquiétant quand on assiste à une longue description artistique des monuments d'Oslo et l'on se prépare à une version intellectuelle sans réel intérêt. Cependant, le film prend une tout autre épaisseur quand il s'intéresse au métier et à la vie sentimentale de deux collègues en milieu hospitalier. L'une, Marianne est célibataire sans enfants et elle dirige le service de cancérologie, l'autre, Tor est infirmier homosexuel qui multiplie les conquêtes au gré de ses traversées sur le ferry. Il est beaucoup question d'amour mais jamais de manière mièvre car la maladie y est abordée avec la perte de virilité qui peut en découler chez les hommes. C'est une une façon très touchante de montrer les interactions entre les êtres et les réflexions philosophiques qui en découlent. Un hymne à l'amour et à la vie de manière générale.
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 septembre 2025
De la trilogie de Dag Johan Haugerud, Amour est pour moi le meilleur, opus et de loin.

Le film permet de suivre la trajectoire de personnages haut en couleur : Marianne, médecin célibataire, Tor, infirmier gay, Bjorn, papa récemment divorcé, et beaucoup d'autres.

Chacun est extrêmement attachant : Haugerud excelle à les filmer au plus près de leurs désirs, souvent très intenses, mais aussi décrits avec une grande finesse. J'ai souvent pensé au meilleur de Woody Allen, ou aux films les plus récents d'Emmanuel Mouret. Les conversations sont très crues quand elles portent sur le sexe, et contribuent à donner au film une teinte résolument moderne.

Un autre des points forts du film, c'est de prendre Oslo (et ses bateaux qui relient les différents quartiers) comme magnifique théâtre de l'action : rarement une ville aura été aussi bien filmée, notamment de nuit. La mise en scène est de ce point de vue d'une élégance rare.

J'ai été plusieurs fois ému, amusé, choqué, surpris par ce que proposait le film, riche en idées originales sur nombre de sujets : l'histoire, le sexe, l'amitié, la parentalité, la maladie, la mort, le plaisir, la vocation.

Du grand art.
MAMOU
MAMOU

5 abonnés 86 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 août 2025
J'ai beaucoup aimé ce film car l'atmosphère norvégienne y est apaisante. Beaucoup de dialogues forts et parfois crus décrivent avec sincérité les difficultés dans les relations à l'autre. Une mention toute particulière à l'infirmier homosexuel qui déborde de bonté et de sensibilité. Un très bon moment de cinéma.
Jeanlucchichery
Jeanlucchichery

30 abonnés 119 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 août 2025
Il y a autant d’individus qu’il y a de manières de vivre l’amour..Sur lle pont d’un ferry norvégien, nous assistons au huis clos d’une conversation qui porte sur le sentiment amoureux de deux individus: un médecin et un infirmier. Elle ne peut s’engager et ne vit que des aventure sans lendemain, lui est hmosexuel . Mais la situation pour lui va changer lors de la rencontre i d’un nouvel homme : Bjon .remarquemablelent joué et réalisé
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 août 2025
Mille et une façons d’aimer

Après Rêve, voici le 2ème volet de la trilogie du norvégien Dag Johan Haugerud. – Désolé de ne pas pouvoir vous parler du n°1 que je n’ai pas pu voir -. Sur un ferry qui les ramène à Oslo, Marianne, médecin, retrouve Tor, infirmier dans l’hôpital où elle exerce. Il lui raconte qu’il passe souvent ses nuits à bord, à la recherche d’aventures sans lendemain avec des hommes croisés sur des sites de rencontre. Ces propos résonnent en Marianne, qui revient d’un « blind date » organisé par sa meilleure amie et s’interroge sur le sens d’une vie amoureuse sans engagement. Mais ce soir-là, Tor succombe au charme de Bjorn, qui lui résiste et lui échappe... 120 minutes de drame et de romance qui ne sont pas sans rappeler le Rohmer du Conte d’été, par exemple. Douceur et émotion au rendez-vous pour nous parler des différents langages de l’Amour avec un grand H.
Phénomène de la Mostra de Venise et de la Berlinale, cette petite pépite voit une médecin et un infirmier confronter leurs regards sur l’amour et ses conventions. Ici, dans les rues d’Oslo, sur les toits ou à bord d’un ferry, on croise tous les visages de l’intime et de l’engagement. Ici, la sexualité est évoquée, voire discutée en détails par les femmes et les hommes, mais Dag Johan Haugerud fait le choix de refuser de l’illustrer à l’écran. Je pense que son propos en est d’autant plus fort. Mais la question centrale de ce film reste : « comment faire le bien ? ». Les personnages sont sympathiques et le plus souvent positifs malgré leurs doutes. Mais qui ne doutent pas ? Lorsqu’il parle de Tinder ou Grindr, on sent une inquiétude devant la problématique de confier la dimension la plus intime de nos vies à des plateformes commerciales. Une Carte du Tendre redessinée avec acuité par un cinéaste qui promet beaucoup.
En dehors du fait que les Andrea Bræin Hovig, Tayo Cittadella Jacobsen, Marte Engebrigtsen, Lars Jacob Holm, ont tous des noms aussi imprononçables que mémorisables, se sont tous d’excellents acteurs et actrices. Ça sonne toujours très juste et leur jeu est d’une sobriété exemplaire. On sort de ces deux heures persuadé qu’il reste encore mille façons de réinventer la manière d’aimer. Emmanuel Mouret fait ça, chez nous dans un style totalement différent. Mais n’arrive-t-il pas aux mêmes conclusions que Haugerud ? Délicatesse et élégance… A voir !
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