Né dans une famille de cavaliers sans en être un lui-même, Julien Menanteau a choisi le milieu des courses de chevaux pour la réalisation de son premier long métrage de cinéma. Son film s’avère très documenté sur ce milieu si particulier, avec ses magouilles : paris truqués, dopage ou autres. Très bien documenté également sur ce que sont le travail d’un palefrenier et celui d’un jockey. La distribution est de qualité avec la découverte de Marco Luraschi, l’interprète de Ethan, un jeune comédien très prometteur, avec Jeanne Balibar, impeccable dans le rôle d’une bourgeoise patronne d’une écurie de course, avec Marc Barbé, tout à fait crédible dans le rôle de Hans. Toutefois, ces qualités indéniables ne suffisent pas à faire de Lads un film que l’on peut recommander sans aucune réserve. En effet, un certain nombre de scories arrivent malheureusement à rendre son appréciation beaucoup moins favorable. On citera en priorité une réalisation sans grand relief, avec un rythme trop indolent et des courses de chevaux filmées de façon trop conventionnelle. On peut aussi regretter la présence d’intrigues secondaires, telles les grosses difficultés rencontrées par le père d’Ethan du fait de son addiction aux paris sur les courses de chevaux ou l’idylle qui semble naitre entre Ethan et Zoé, une lad qui travaille avec lui, des intrigues secondaires qui n’enrichissent en rien le film : pour apporter quelque chose au film, il aurait fallu qu’elles soient davantage développées. Ici, elles ne font que l’alourdir inutilement. Critique complète sur https://www.critique-film.fr/critique-express-lads/ Film vu aux Rencontres cinématographiques de Cannes 2024.
L'on comprend bien que dans son premier long métrage, Lads, Julien Menanteau a tenté de filmer une histoire exaltante, l'ascension d'un apprenti-jockey, tout en décrivant, autant que faire se peut, le monde des courses hippiques, sans omettre d'en souligner les excès ou travers, le tout se développant dans le respect obligatoire du bien-être animal. Sans bénéficier d'une mise en selle audacieuse, Lads reste plutôt agréable à regarder, y compris pour les images des courses hippiques, sans recherche épique, alors que le film aborde pas mal de sujets qui risquent de fâcher dans le milieu concerné, mais sans avoir le temps d'approfondir, hélas, ce qui le rend parfois caricatural. Cependant, le scénario parvient à surprendre, en dépit de quelques sous-intrigues un peu lourdes, et notamment dans son dénouement, même si l'on peut considérer qu'il cherche ainsi à flatter les naseaux des spectateurs. Dans le rôle principal, Marco Luraschi montre un vrai charisme et tient la distance, confronté à des cracks du calibre de Jeanne Balibar et de Marc Barbé, parfaits malgré les quelques clichés inhérents à leurs personnages. En matière de course d'obstacles, bien définis, Lads a choisi le galop et soutient tant bien que mal la cadence, en oubliant peut-être que le simple trot permet de mieux voir le paysage environnant.
Vu en avant-première en présence du réalisateur Julien Menentau, "Lads" raconte l'ascension d'un jeune délinquant dans le monde des courses hippiques. Entre coups bas, petits arrangements ou même dopage, ce film décrit la vie de ce jeune jockey amoureux de ses montures. Tout cela est très instructif et rondement mené sur un milieu peu souvent abordé au cinéma. Marco Luraschi est une belle révélation et Jeanne Balibar est parfaite en reine mère gérant ses troupes d'une main de fer. Un chouette "petit" film avec un rendu des courses à voir sur grand écran.
Ethan est un jeune homme au passé criminel, sortant de prison avec un bracelet électronique à la jambe. Afin d'aider à sa réinsertion dans la société, il postule en tant que "lad" dans un élevage de chevaux de course. En même temps qu'une dizaine d'autres lads, son rôle est de nettoyer les écuries en espérant devenir un jour jockey, l'ultime honneur réservé à une élite. Il est pris en grippe par les autres jockeys.
spoiler: "Lads" nous emmène dans un univers très spécial et particulier : les écuries et notamment les coulisses des courses de chevaux. Le film a des atouts : un lien homme/animal touchant, un vrai focus sur les sujets qui comptent non-pollués par des thématiques parasites et des images de chevaux percutantes. Malheureusement, l'intrigue est un peu faible. On peine à comprendre en premier lieu ce qui attire la direction sur ce jeune sorti de prison, pourquoi lui et pas un autre ? La fin est assez brutale, et pose des questions sur la suite des évènements pour Hi Pépito.
Je ne comprends pas toutes les mauvaises critiques sur cet opus car c'est très réussit et je note 5 étoiles. Mais résultat on était que 3 à l'UGC Halles à la séance du jour. Bravo les critiques ! Si vous soutenez pas le travail engagé. Et quid du respect pour le producteur qui a fait confiance à des étudiants alors que dans le cinéma c'est quand même rare qu'on donne la confiance aux jeunes ? En plus Jeanne Balibar et Marc Barnabé sont très bien dans leur rôles respectifs. Et la nouvelle révélation Mario Lurachi aussi (la teinture en blond du héro quel bon délire : c'est bien vu). Et en plus c'est aussi rare un film qui apprend autant de choses intéressantes, qu'on regrette qu'il soit si court et j'espère qu'il y aura une suite avec Zoé et encore plus d'infos sur ce monde. Moi il m'a donné envie de faire du cheval en vérité mais comme j'habite pas à côté d'une chevalerie alors j'ai acheté le Cheval Magazine numéro 639d'avril qui a offre l'affiche du film pour mettre dans mon salon et ainsi prolonger le rêve...éveillé ...
C’est un très bon film sur l’univers des course hippiques . Ainsi que l’envers du décor avec l’argent, les gains , l’appât.
On suit l’ascension d’un jeune délinquant , qui vas devenir extrêmement bon Jockey , je trouve Marc lurashi ce rôle lui vas très bien . C’est un univers dur pour être le meilleur.
J’ai beaucoup aimer ce Film , car étant passionné par les cheveux, c’est univers très peux exploité en film au cinéma.
Je mets 1 étoile parce que une star is born : Marco Luraschi qui crève littéralement l'écran (ce qui est loin d'être évident vu le choix artistique très discutable d'un vert "The Last of Us" en post-prod, qui rend les visages inexpressifs et cireux). La critique ne s'y est d'ailleurs pas trompé, il y a une véritable pépite qui émerge de cette fange. Certes l'absence de moyens peut expliquer une partie de la bérézina (il n'y a pas une scène d'intérieur qui ne soit sous-exposée, un usage immodéré de la caméra d'épaule, ...). Mais y'a un truc qui ne demande pas de moyens mais du talent : l'écriture, et c'est un naufrage. « Lads » n'est franchement pas bien dialogué, l'arc dramaturgique est complètement prévisible et d'une lourdeur dans son analyse des rapports sociaux niveau Jean-Kevin 4è B... Il y a des sous-intrigues spoiler: concernant le père notamment aussi pataudes qu'inutiles. Un début d’histoire entre Ethan (personnage principal) et une lad, qui fait pschitt. Quant à ce qui a guidé le choix de ce 'Lad", le spectateur n’a qu’à faire travailler son imagination et c’est peut-être tant mieux. Bref, une écriture peu inspirée et négligée. On finit par se perdre en conjecture sur l’ambition du projet au-delà-de nous infliger des poncifs lénifiants qui détournent tant de spectateurs des salles obscures. Les "secrets de tournage" d'Allociné apportent un début de réponse. Dans une mise en abîme fortuite, le film interroge en creux la question du talent et du parasitisme social dans un système à bout de souffle. On se console de l'heure et demi et des 12,90€ perdus en se disant qu’un Nathan Ambrosioni X Marie-Julie Maille auraient fait de de ce casting solide et de cet univers magnifique un chef-d’œuvre et pas un rosse.
Un ado paumé trouve refuge dans les écuries et se met à rêver de victoires et de trophées… sauf que dans les courses de haies, on se prend surtout des murs, au sens propre comme au figuré. Cette comédie dramatique nous offre une plongée assez intéressante dans le petit monde des jockeys, avec la noblesse, la puissance et la beauté du cheval bien sûr, mais aussi ses coups bas, son fric, ses chutes et ses non-dits. Le personnage principal est plutôt attachant, joué par Marco Luraschi, que je découvre avec curiosité. Malheureusement, le scénario manque globalement un peu de souffle pour en faire un film inoubliable. Pour sa première réalisation, Julien Menanteau propose un galop prometteur, même si l'on attendait une foulée plus ambitieuse. Honnête, appliqué, presque trop sage. Site CINEMADOURG.free.fr
D’un sujet rarement mis en avant au cinéma et qui peut intéresser un certain nombre, cette œuvre mérite vraiment d’être vu. Les interprètes sont tous impeccables et le scénario d’une belle tenu tient en haleine jusqu’au dénouement. Excellent film à voir sans hésitation.
Au ciné hier, il y avait le choix entre « Le Routard », « Lads » et « Doux Jésus ». Nous avons opté pour « Lads », mais nous aurions été mieux inspirés fait d'aller voir « Doux Jésus » dont les spectateurs ressortaient joyeux. La promo nous présente Lads comme un film social engagé (et un nouvel acteur prometteur). En lieu de Ken Loach on se retrouve avec Ken et Barbie Loches, revanchards : il y a une volonté affichée de « se payer » le milieu des courses et des entraîneurs tout en faisant passer un message politique tellement premier degré qu'il dessert complètement le propos. Je ne serais pas surpris que ces "jeunes de Creil" dont les auteurs s'improvisent en hérauts n'apprécient pas vraiment cette œuvre tant elle s’applique à salir leur univers professionnel avec méthode. On n’est pas loin du mépris de classe. Même malaise sur la mise en avant de Marco Luraschi, vraiment très, très bon, et qu'on nous présente avec un peu condescendance (un « simple » cascadeur qui se révèle être un excellent acteur). Ceux qui connaissent le milieu savent que c'est une profession assez peu respectée sur les plateaux, alors qu'ils payent parfois le prix fort. Il n'y a d'ailleurs pas de César qui lui soit consacrée, et les Oscars ont corrigé le tir aujourd'hui même après, ... 97 ans ! Le film a cependant le mérite d’annoncer la couleur très vite. On est fixé dès la scène de la pesée de jockeys pour laquelle les scénaristes ont chaussé leurs plus gros sabots pour établir un parallèle homme = animal, animal = homme. Quel contresens. La pesée, présentée comme un simple rituel technique, est en réalité un moment d'une grande profondeur symbolique. C'est l'instant où l'équité prend le pas sur la compétition brute, où chaque gramme compte pour rétablir les chances entre concurrents débutants ou confirmés. La suite n'est qu'un enchainement de ressorts dramaturgiques convenus et de dialogues mous. Les excellentes prestations de Marc Barbé et de Jeanne Balibar ne parvienne pas à éviter la déroute. Respect à la directrice de casting pour avoir su déceler l’immense potentiel de Marco Luraschi. Espérons que ses prochains films lui donnent la place qui lui revient dans le cinéma français !
Déçu. J’ai regardé Lads en espérant découvrir une vraie immersion dans l’univers des lads et des courses de chevaux, mais le film manque cruellement de structure. Pas de début marquant, aucune problématique clairement posée, ni évolution, ni vraie fin. On survole tout sans entrer dans le cœur du sujet. Les entraînements des chevaux, qui auraient pu être un point fort, sont à peine montrés. Résultat : on reste sur sa faim. Dommage, le thème avait du potentiel.
Énorme performance de Marco Lurachi dans le rôle principal. Histoire très réaliste, engagée et sans filtre. Tension très bien amené et maintenue pendant le film.
Vu dans le cadre du Festival du Film Francophone d'Angoulême : Un premier film prometteur qui pêche par son scénario trop clair, ses dialogues terribles et son interprétation globalement moyenne. Plein de bonne piste qui ne sont quasiment jamais exploité au profit de scènes banales d'un rise and fall très convenu... Très dommage.
Beaucoup de thèmes abordés parfois gauchement, des faussetés par ci par là mais les courses de cheval m’ont bien tenu en haleine et l’histoire est finalement pas inintéressante, et portée par la future révélation qu’est Marco Luraschi. Par contre la tension sexuelle créée entre les deux pour finalement pas du tout partir là-dessus c’était criminel