Mikado
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Mikado" et de son tournage !

En Festival

Mikado a été présenté en compétition officielle lors du Festival Francophone d’Angoulême en 2024.

Le choix d’un titre

Le titre du film, Mikado, fait référence au surnom du personnage principal, incarné par Félix Moati. Selon la réalisatrice Baya Kasmi, c’est également un clin d’œil au jeu d’adresse qui lui rappelle sa jeunesse puisque, selon elle, le sujet du film est " l’enfance et le désir de liberté qui, souvent, l’accompagne".

Genèse

L’idée du film est venue à Baya Kasmi de plusieurs histoires qu’on lui a racontées, celles d’enfants placés dans des familles d’accueil ou en foyers, mais sans que l’autorité parentale de leurs pères ou mères ait été retirée. La réalisatrice a voulu explorer comment ces enfants ont grandi avec ce paradoxe et les séquelles que cela a pu avoir sur leur vie.

Jeu de miroirs

Baya Kasmi a créé volontairement un jeu de miroirs entre Mikado et Laëtitia d'un côté, vivant à l’année sur les routes dans un camion et, de l'autre côté, leurs enfants Nuage et Zéphyr, obligés de partager leur existence marginale. Ainsi, les quatre existences s’imbriquent, comme des baguettes de "mikados".

Un travail de longue haleine

Le scénario a mis des années à être écrit et Baya Kasmi a fait appel à deux scénaristes, Magaly Richard-Serrano et à l’écrivain Olivier Adam. Une construction si minutieuse qu’ils ont inventé toute la vie des personnages principaux, Mikado et Laëtitia depuis leur enfance, avant de finalement la supprimer du film.

Tonalité sombre

Si Mikado pourrait s’apparenter au départ à la comédie sociale, Baya Kasmi a voulu s’en éloigner progressivement en voyant notamment le parcours des enfants, Zéphyr et Nuage, qui n’ont même pas été déclaré à la naissance. Face à leur absence officielle d’identité, elle ne s’est pas "sentie le droit" d’en faire une comédie. C’est d’ailleurs la première fois qu’elle s’écarte autant de ce genre puisque ses deux précédents longs-métrages étaient des comédies.

Inspirations

Pour Mikado, la réalisatrice s’est inspirée du film À bout de course de Sidney Lumet et notamment du personnage incarné par River Phoenix pour écrire Nuage. Elle a également été influencée par Un monde parfait de Clint Eastwood, Gilbert Grape de Lasse Halström et, côté français, par L’Effrontée de Claude Miller. Des films qui parlent du passage de l’enfance à l’âge adulte et qui sont populaires, tout en parlant de personnages en marge.

Retrouvailles

C’est la quatrième fois que Baya Kasmi travaille avec Ramzy Bedia, puisqu’il figure dans tous ses longs-métrages (Je suis à vous tout de suite, Youssef Salem a du succès et Mikado) et a même fait la voix du bébé dans sa série, Le Grand Bazar (2019). Elle est d’ailleurs en train d’écrire un nouveau film pour lui. Vimala Pons, elle, collabore avec Baya Kasmi depuis son premier court-métrage. Quant à Félix Moati, elle l’a rencontré sur le film Télé Gaucho de Michel Leclerc, son compagnon, alors qu’il n’avait que 18 ans.

Je viens du sud

Le film a été tourné dans le sud de la France, précisément l’arrière-pays toulonnais, d’où est originaire la réalisatrice. Le tournage a eu lieu au mois d’août et septembre, quand "le soleil est encore écrasant", selon Baya Kasmi. Un contraste volontaire avec les films sociaux habituels, puisqu’elle souhaitait à tout prix éviter la grisaille du réalisme social.

Amour de l’impro

Si tout est écrit au préalable, Baya Kasmi a voulu laisser le hasard, l’imprévu, entrer sur le tournage et improviser avec lui, tant au niveau du cadre, grâce au chef-opérateur Romain Le Bonniec qu’au niveau des situations dans le film. C’est la raison pour laquelle elle aime travailler avec une équipe souple, pour permettre une certaine liberté en plateau.

Changement de sexe

Au départ, le personnage de Théa, la fille de Vincent, devait s’appeler Théo et être un garçon ! Mais c’est la fille de la réalisatrice, Mélinée, 13 ans, qui, à la lecture du scénario, lui a dit qu’une romance adolescente était trop clichée, et qu’il valait mieux transformer le personnage en fille.

Film féministe

Comme tous ses longs-métrages, Baya Kasmi considère Mikado comme un film féministe, puisque ce sont les personnages féminins de Laëtitia et Nuage qui font basculer le récit et influencent Mikado et Vincent.

Conductrice chevronnée

Vimala Pons savait conduire des camions avant d’incarner Laëtitia dans le film puisque, dans la vie, elle en conduit déjà.

À la recherche d’une pépite

Si la cinéaste a choisi rapidement Saül Benchetrit pour incarner Théa après l’avoir vu dans la série Chair Tendre, elle a eu plus de mal à trouver celle qui camperait Nuage. Si au départ, elle cherchait une fille de 13 ans, elle a eu un coup de cœur pour Patience Muchenbach et l’a prise même si elle avait 17 ans au moment du tournage.

L’histoire d’une musique

Tout au long de Mikado, la chanson de Nino Ferrer, La Rua Madureira revient de manière récurrente, avec l’interprète original, mais aussi dans une version signée Jérôme Bensoussan, le compositeur de la B.O. D’ailleurs, c’est sa fille adolescente, Avril, qui pose sa voix sur cette cover.

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