Film très surprenant et particulièrement violent qui m'a un peu dérouté. Intéressant dans sa narration et par le jeu de Bonnard et Amalric. Je crois que la version initiale japonaise par le même Kurozawa était meilleure.
Hebi no michi nous offre une expérience de cinéma déroutante, tout entière composée de spoiler: fausses pistes qui, à mesure que nous les empruntons, rebattent les cartes de la caractérisation des protagonistes et de leurs motivations. spoiler: La cruauté du traitement réservé aux bourreaux, formant à terme une chaîne qu’il s’agit de mettre en évidence en reliant ses maillons, produit paradoxalement un effet comique dû à la répétition d’actions tel un rituel tragique : la façon qu’a Albert Bacheret de faire glisser le téléviseur posé sur un meuble à roulettes, les réactions qu’elle suscite de la part de Laval (notamment), les erreurs et confusions quant à l’identité des prétendus coupables maintiennent le spectateur dans une tonalité crépusculaire où plusieurs registres antithétiques se complètent, se parasitent. Nous retrouvons là la maestria de Kiyoshi Kurosawa, spécialiste du polar qui renonce à sa stylisation extérieure du mal pour sonder les zones sombres et floues internes aux personnages et orchestrer spoiler: une vengeance au féminin qui, de prime abord, ne dit pas son nom. L’intelligence du scénario réside également dans son attention aux langues étrangères : si le réseau clandestin parle français, exigeant de la Japonaise des efforts de prononciation, il se déploie à une échelle mondialisée et appelle l’anglais puis même le japonais. La clausule resserre alors son intrigue sur la cellule familiale, thématique centrale d’une œuvre malsaine et mémorable.
Malgré un casting alléchant mené par Damien Bonnard, ce thriller est plus que moyen. Et pourtant, cette soif de vengeance d'un père détruit par le meutre atroce de sa fillette était attrayant sur le papier. Malheureusement, malgré un suspense efficace dans la première partie où l'on cherche à retrouver les membres d'un fameux cercle, le film s'étiole et devient incohérent à l'image de son personnage principal. Kurosawa voulait faire un remake haletant de son film "Serpent's Path" (1989), le résultat est plutôt faiblard.
Un polar tortueux mais qui s'avère rapidement assez répétitif. Bien que l'intention cinématographique soit claire et le casting impliqué, le film souffre d'une adaptation approximative qui nuit à sa crédibilité, les codes du polar japonais et français étant très différents. Si bien qu'on ressent un décalage constant qui donne l'impression récurrente que le film sonne faux, ce qui m'a tenue à distance des personnages, de leur histoire et de leurs intentions. J'ai trouvé le temps long.
Il m'arrive des fois de laisser une chance à des films dont je n'ai aucun écho, parfois il y a de bonnes surprises, car je n'attends rien en particulier du film, le scénario semble intéressant donc je me suis dit allons y. J'ai aimé : - le fait d'être le seul à la séance, c'est rare... Je n'ai pas aimé : - la mise en scène pas captivante du tout, je me suis noyé dans l'histoire, la scène des 3 cadavres est ridicule, - les personnages, on a l'impression d'avoir à faire à des acteurs non-professionnel, je n'ai ressenti aucune émotion. Le film se résume à la vengeance d'une femme, bref il n'y a rien à voir, faut circuler, j'ai perdu 1 h 51 de mon temps, 9/20 pour le rebondissement final, qui sauve un peu l'intérêt du film.
Une catastrophe complète, c'est rare de voir autant de maladresse dans la mise en scène, on sent que les acteurs peinent eux aussi à jouer tellement le scénario semble bancal.
Scénario foutraque, dialogues d'une pauvreté insigne et un jeu d'acteurs proche du néant. La palme à Amalric dans sa posture de mort grotesque dans le dernier tiers du film. A tel point qu'on pourrait penser qu'il le fait exprès pour se moquer lui même de cet ensemble indigeste. Fuyez!
"Oeuvre vénéneuse", frontale, ambiance glaciale qui ne vous laissera en aucun cas indifférente...
casting d'enfer, artistes de haut vol : Damien Bonnard, Slimane Dazi, Grégoire Colin Mathieu Amalric, Vimala Pons Kô Shibasaki, superbe soundtrack de Nicolas Errera ...que du très bon, je vous dis