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Yann33 G
1 abonné
382 critiques
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3,0
Publiée le 4 août 2026
Margot Robbie et Colin Farrell nous offre un beau voyage dans ce film poétique. Tantôt drôle , tantôt dramatique , j'avoue que le charme opère dans la première heure , puis le recit s'essouffle quelque peu de par son manque de surprise ! Cela dit le film est très plaisant à regarder et n'a pas la prétention de complexifier le récit pour rien . Un début , une fin , un peu de fantastique et nous obtenons un film sympathique .
Film sympathique, mais quand même très poussif et dont le concept pourtant assez original est totalement sous exploité. La poésie est au rendez-vous, mais ça reste très téléphoné. Les acteurs sont attachants, et ça reste agréable à regarder.
Le film n’est pas une catastrophe, loin de là, mais il laisse surtout une impression de potentiel pas totalement exploité. Le concept de revisiter son passé pour mieux comprendre son avenir est intéressant et parfois même touchant. Certaines idées sont sincères et poétiques, mais l’écriture manque souvent de maturité et le montage paraît inégal.
Le début du film m’a un peu sorti de l’ambiance, notamment avec des dialogues inutilement vulgaires qui ne servent pas vraiment le scénario. On sent aussi que le film hésite constamment entre romance, introspection et fantaisie émotionnelle sans toujours trouver le bon équilibre.
Malgré cela, Colin Farrell reste un acteur que j’apprécie énormément depuis les années 2000 (Phone Booth, SWAT, The Recruit, Bons Baisers de Bruges…). Même si ce type de comédie romantique mélancolique ne lui va pas toujours naturellement aujourd’hui, son charisme fonctionne encore. Margot Robbie apporte quant à elle beaucoup de lumière et de douceur au film.
Au final, ce n’est pas un grand film, mais ce n’est pas non plus un désastre moderne à la Snow White ou Ariel. Il y a du cœur, de bonnes intentions et quelques beaux moments, simplement un manque d’expérience et de maîtrise dans l’écriture.
Le problème numéro un du film est son scénario. Déjà, le volet fantastique débarque d'entrée, avec ce célibataire allant voir sans rechigner une agence de location louche pour récupérer une voiture et se rendre à un mariage. Puis, après avoir rencontré une célibataire, ils se retrouvent téléportés dans des moments passés de leur vie sans que ça ne les choque plus que ça. Mais surtout, le récit manque cruellement d'enjeu et de naturel. Pourquoi ces deux personnes, qui n'ont rien en commun, devraient passer du temps ensemble ? Pourquoi écouter un GPS qui les envoie vers des moments passés, quand il n'y a aucune conséquence à ne pas suivre le GPS ? Quelle est la logique dans l'enchaînement des moments ? Tout ceci apparait donc très artificiel. Imaginez une sorte de "Eternal Sunshine of the Spotless Mind" où les déambulations des protagonistes dans les souvenirs seraient gratuites, sans enjeu émotionnel, et avec une mise en scène relativement sage. Vous obtenez "A Big Bold Beautiful Journey". Colin Farrell et Margot Robbie sauvent les meubles en célibataires écorchés... même s'ils n'ont pas vraiment d'alchimie... et que l'on cherche à faire passer Colin Farrell, presque cinquantenaire à la ville, pour un trentenaire à l'écran. A côté, même si elle manque de folie au vu du sujet, la réalisation fait le taff, jouant régulièrement avec les couleurs. Et proposant une séquence inattendue de comédie musicale. En revanche les dialogues paraissent tout aussi forcés que le scénario, formant un ensemble de réflexions sur le couple ou la vie qui ne paraissent jamais naturelles. Une vrai déception... qui n'a pas convaincu le box office non plus : à peine 20 millions de dollars de recettes, pour un budget de 45.
Un film décevant qui ne tient pas ses promesses. La magie ne prend quasiment jamais et chaque porte ouverte apporte vraiment peu à cette histoire d'amour bancale entre Colin Farrell et Margot Robbie, peu crédibles dans l'ensemble.
Un conte romantique fantastique au rythme lent, qui suit un homme et une femme se rencontrant lors d'un mariage.
Sur le chemin du retour, ils entreprennent un voyage grandiose et passionnant, qui leur permet de revisiter différentes périodes de leur vie afin de s'épanouir et d'améliorer leur avenir.
Le spoiler: mélange des styles peut déconcerter ceux qui ne sont pas particulièrement attirés par ce type de film atypique, axé sur l'expression artistique, la profondeur thématique et une narration non conventionnelle .
Quoi qu'il en soit, les performances exceptionnelles de Colin Farrell et Margot Robbie, véritables artistes « caméléons » qui portent le film sur leurs épaules, sont admirables.
Un gros casting pour une histoire sur l'introspection les remises en question et les regrets. Même si l'alchimie des 2 protagonistes fonctionne parfaitement, le scénario ne joue que sur une ligne et finit par nous lasser (les tableaux visités étant des souvenirs très classiques et sans âme véritable). Un beau gâchis, vraiment, car il y a de superbes scènes (à la manière du passage en comédie musicale) et un vrai côté artistique dans la proposition
J’ai ressenti beaucoup de plaisir à visionner A Big Bold Beautiful Journey. D’abord parce que le film est visuellement superbe. Chaque scène compose un véritable tableau et — cela pourra en dérouter certains — nous plonge à chaque fois dans un univers différent, presque autonome. Cette succession de mondes visuels ne cherche pas la continuité classique, mais invite le spectateur à se laisser porter par les sensations. Parmi les moments les plus marquants, je retiens notamment la scène de la comédie musicale à l’école de David — porté par un merveilleux Colin Farrell qui chante et danse très bien — ou encore celle où David et Sarah se font face dans une pièce noire et vide, le temps d’une chorégraphie moderne, aussi dépouillée que profondément expressive. Deux scènes très différentes, mais qui traduisent parfaitement la sensibilité du film et sa manière singulière de raconter une histoire. Colin Farrell et Margot Robbie dégagent une alchimie évidente, presque instinctive. Malgré les moments plus mélancoliques, parfois dramatiques, qui jalonnent la vie de leurs personnages, ils insufflent au film une belle énergie, une forme de joie de vivre fragile mais persistante. C’est sans doute ce mélange de douceur et de gravité qui fait que l’on sort de la séance le sourire aux lèvres. Inutile d’en dire davantage. A Big Bold Beautiful Journey est un film que l’on choisit — ou non — d’embrasser. Il faut accepter d’entrer dans l’univers très imagé de Kogonada, de se laisser guider par les émotions plutôt que par la logique narrative. Pour ma part, j’y ai vu une très belle comédie romantique, où l’extrême simplicité du scénario devient le parfait contrepoint à la beauté des images. Un film délicat, sensible, qui privilégie l’émotion à la démonstration et laisse une impression douce, presque apaisante, longtemps après le générique final.
Ah zut ! J'y croyais à celui-là, pourtant ! Sa bande-annonce m'avait vraiment donné envie. Le casting était plutôt attirant, les images, la musique et l'idée de ce voyage un peu fantastique dans le passé des personnages me plaisaient beaucoup. Mais je ne suis pas du tout rentré dedans. La rencontre des deux personnages et la relation qu'ils créent très rapidement paraissent tellement artificiels que je n'ai pas réussi à rentrer dans leur monde, dans ce voyage qui m'a uniquement paru long et ennuyeux. On recycle les mêmes douleurs du passé que l'on voit dans tous les films du genre. Elle a perdu sa mère, lui ne s'est pas remis d'un chagrin d'amour d'adolescence. C'est larmoyant sans être à aucun moment touchant. Pourtant les deux acteurs semblent vraiment y croire et s'être investis dans leurs rôles. Mais il m'a manqué quelque chose pour vraiment être embarqué dans cette aventure. Tout ça m'a paru trop artificiel. Loupé pour moi.
Et si l’on pouvait rouvrir certaines portes du passé pour mieux comprendre le présent ? A Big Bold Beautiful Journey imagine une romance douce et singulière, où deux inconnus se rencontrent presque par hasard et découvrent que les souvenirs peuvent parfois éclairer un avenir différent. Sarah, interprétée par Margot Robbie, et David, incarné par Colin Farrell, se croisent lors d’un mariage et se retrouvent entraînés dans une expérience étrange, à la frontière du réel et de l’intime. À travers des fragments de vie revisités, le film explore ce que chacun porte en soi, entre regrets, élans retenus et désirs inavoués.
Parfois, on a simplement besoin d’une comédie romantique qui ne cherche pas à impressionner mais à accompagner. À la manière de PS I Love You, le film assume pleinement sa sensibilité et son romantisme, sans cynisme. Il avance à pas feutrés, dans une atmosphère presque suspendue, où l’on déambule parmi les souvenirs comme dans une maison familière. On pense aussi à L’Effet papillon ou à La Cabane pour cette manière d’aborder le passé comme un espace intérieur à revisiter, non pour le corriger, mais pour mieux se comprendre et apprendre à se pardonner.
La force du récit repose sur une idée simple : revenir sur certains instants pour saisir ce qui a été manqué ou mal compris. Les actes manqués deviennent des points de bascule émotionnels, jamais appuyés, toujours humains. Le film ne juge pas ses personnages, il les observe avec douceur, laissant émerger leurs fragilités et leurs hésitations. La romance se construit ainsi dans l’écoute et la pudeur, loin des effets spectaculaires, privilégiant une émotion discrète, presque thérapeutique.
L’atmosphère, souvent pluvieuse au sens symbolique, baigne le récit d’une mélancolie légère, tempérée par des touches d’humour fines et inattendues. « Parfois on doit interpréter un rôle pour découvrir la vérité » résume bien son propos : on se construit aussi à travers les masques que l’on porte. Comme le disait Eric Draven dans The Crow, « l’éclaircie vient après la pluie ». A Big Bold Beautiful Journey rappelle ainsi que les détours, les silences et les blessures participent pleinement du chemin, et que la lumière naît souvent d’une acceptation patiente de soi et de ses choix.
Par moments, le cinéma nous amène à ressentir des choses que nous sommes les seuls à comprendre. Et globalement, c'est un peu ce qui m'est arrivé lors de mon visionnage de "A Big Bold Beautiful Journey" , car c'est un film que je ne saurais expliquer. Si je comprends la plupart des critiques qui sont venues accompagner sa sortie, je suis également obligé d'avouer que je l'ai adoré. Réalisé par Kogonada, le long-métrage est une comédie romantique un peu particulière. En effet, le scénario est bien loin de nous exposer une rencontre classique entre deux personnes, et il va bien plus emprunter aux codes du fantastique qu'autre chose. Passant par différents aspects de leurs vies, l'histoire prend une tournure assez claire quand il assume le fait que nous allons revivre à la chaîne des moments ayant marqué nos personnages. L'objectif est donc établi : comprendre comment nos deux héros sont devenus ce qu'ils sont. Cela passe par des traumatismes, de la joie, des peines de cœur, etc... Tout est basé sur cette approche où notre passé construit la manière d'où nous envisageons nos relations futures. Et honnêtement, si l'idée était déjà très intéressante, je trouve que l'exécution la sublime encore plus. Personnellement, cette approche via des portes a parfaitement fonctionné sur moi, car chaque univers se cachant derrière celles-ci est emprunt d'une identité et d'une émotion qui lui est propre. Parfois, ce sera très dramatique, d'autres fois, ce sera beaucoup plus comique, et ça ira même jusqu'à des délires de comédie-musicale totalement assumés. Pour réussir à retranscrire la folie des émotions de nos héros, le film a donc choisi d'y aller à fond, et je trouve que ce mélange des genres est parfait pour cela. Certes, cette idée peut faire peur sur le papier, mais l'ensemble réussit à fonctionner comme un tout, on n'a jamais cette sensation que le mélange n'opère pas. Cette bonne construction, nous la devons à plusieurs choses. Déjà, comme je l'ai dit, à ce concept des portes, ce qui était une idée brillante. Mais également, à la bonne prestation des deux acteurs principaux, qui campent parfaitement leur rôle. Tout d'abord, Margot Robbie est parfaite dans le rôle de cette fille pétillante, mais torturée. J'aime notamment beaucoup ces séquences où elle se joue plus jeune, on y sent une adaptation dans un jeu plus délicat et moins parfait. Et globalement, c'est un peu le même constat pour Colin Farrell. Il est très intéressant dans son rôle, et sa complémentarité avec sa camarade de jeu fonctionne à merveille. Et pour finir, il est évident que la mise en scène de Kogonada aide beaucoup à cette magie. Il livre une réalisation très amusante à regarder, au niveau des décors, de la photographie, ou encore du montage. On sent que ce concept l'aide à se lâcher et qu'il veut donner de la vie à une histoire qui ne demande que cela. Par conséquent, même si je peux comprendre le fait que l'on peut avoir du mal à rentrer dans ce film, j'ai personnellement été absorbé par son histoire. Ici, tout respire la sincérité émotionnelle et cela m'a fait beaucoup de bien. Alors que vous n'aimez pas ce film, moi, je m'en fiche. J'ai adoré, et j'assume. Pour conclure, un petit coup de cœur personnel.
Globalement c'est un film sympa qui sait être pertinent ou émouvant par moment, mais qui ne réinvente rien du tout en soi. Le film se perds un peu dans le propos, et on en ressort un peu déçu parce que ça reste assez lisse. Il y a cette impression que ça ose pas aller plus loin dans les thématiques. Malgré tout j'ai passé un bon moment, le film est plutôt beau et original, mais n'apporte pas grand chose dans sa réflexion.
Un film poétique, une jolie romance. Comme dans le livre « tant que le café est encore chaud », les retours dans le passé permettent aux personnages de se réconcilier avec eux-mêmes et d'enfin oser aimer.
Un film « feel good » donc.
Pourquoi ce titre en anglais ? Les Canadiens ont bien trouvé une traduction, eux...
Film très profond et émouvant. Bien que le début semble lent, le reste suit parfaitement. Comme d'habitude, Margot Robbie est exceptionnelle et sa voix, très bien doublée par Dorothée Pousséo.